<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-8122179745272484880</id><updated>2012-02-01T23:50:02.231+01:00</updated><category term='Twitter'/><category term='Crise économique'/><category term='séronégatifs'/><category term='Gay Pride'/><category term='Sexy men'/><category term='Lala'/><category term='Frédéric Mitterrand'/><category term='Avatar'/><category term='Gay'/><category term='Magazine'/><category term='Eric Fassin'/><category term='Laurent Chambon'/><category term='Lady Gaga'/><category term='Warning'/><category term='Paris'/><category term='Obama'/><category term='Pierre Marly'/><category term='Joe Mitchell'/><category term='PS'/><category term='Hubert Duprat'/><category term='mariage gay'/><category term='Come out'/><category term='Facebook'/><category term='PACS'/><category term='Daft Punk'/><category term='Bareback'/><category term='Tashen'/><category term='didierlestrade.fr'/><category term='H1N1'/><category term='New York'/><category term='Prévention'/><category term='Delanoë'/><category term='Communauté'/><category term='K.A.B.P.'/><category term='rand'/><category term='Londres'/><category term='Intégration'/><category term='Kaiserin'/><category term='The Advocate'/><category term='Tumblr'/><category term='sida'/><category term='INPES'/><category term='SNEG'/><category term='Jardin'/><category term='Outing'/><category term='Sylvain Rouzières'/><category term='iPhone'/><category term='Sam Worthington'/><category term='Homophobie'/><category term='Gaza'/><category term='Minorités.org'/><category term='Brian Kenny'/><category term='Larry Kramer'/><category term='Tristan Garcia'/><category term='Le Monde'/><category term='house'/><category term='Crise'/><category term='Hervé Gauchet'/><category term='Act Up'/><category term='Michael Jackson'/><category term='Somerville'/><title type='text'>Didier Lestrade</title><subtitle type='html'>You know...</subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://didierlestrade.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8122179745272484880/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://didierlestrade.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><author><name>Didier Lestrade</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01860463568146138859</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_uk0axVVTK34/Sjoznqn3bvI/AAAAAAAAAB4/Aq4TYRtEvSg/S220/1.jpg'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>92</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8122179745272484880.post-3292416541974683225</id><published>2012-01-27T14:57:00.005+01:00</published><updated>2012-01-27T15:19:09.478+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Minorités.org'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Jardin'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Sexy men'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='didierlestrade.fr'/><title type='text'>La grisaille</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/-XG8XGpfnVYw/TyKxrS71-XI/AAAAAAAAAUE/oQ9k-w5fkIc/s1600/DSC09120.jpg"&gt;&lt;img style="cursor:pointer; cursor:hand;width: 300px; height: 400px;" src="http://3.bp.blogspot.com/-XG8XGpfnVYw/TyKxrS71-XI/AAAAAAAAAUE/oQ9k-w5fkIc/s400/DSC09120.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5702315435579799922" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;C'est la grisaille. Ce moment de l'année où la campagne et la nature, au nord de la Loire en tout cas, sont saturées d'humidité et la boue est partout, inévitable. Ce qui effraie tellement ceux qui n'aiment les paysages que lorsqu'il fait beau comme une extension de leurs rêves de farniente. Mais pour ceux qui aiment l'hiver, c'est le plus beau moment car la terre est riche et meuble et elle est pleine de secrets.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En général, les gens parlent peu de ce moment de l'année. Au mois de janvier, le temps est le plus gris, le ciel est bas, c'est l'hiver dans toute sa monotonie, l'esprit est déjà en train de rêver au printemps qui n'est plus très loin. Les bulbes commencent à pointer leur têtes, toujours fidèles, comme l'ail d'ornement qui est si gentil car il grandit d'année en année et les muscaris se multiplient sous le sol. Mais les jours restent courts, le soleil n'apparaît parfois pas de la journée et se couche tôt, les heures de jardinage sont limitées car à 17h30, il fait déjà presque nuit. Il faut alors apprendre à jardiner sous la bruine, quand ce n'est pas la pluie légère. Et quand on rentre à la maison, on est souvent trempé et recouvert de boue.&lt;br /&gt;Le fait de jardiner est encore plus solitaire car peu d'amis osent s'aventurer dans le jardin par si mauvais temps, mais l'hiver est encore exceptionnellement doux cette année, il ne gèle pratiquement pas, ce qui d'ailleurs est un problème, mais cela veut dire que beaucoup de tâches peuvent être menées à bien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'aime ce moment car la terre est spongieuse et facile à travailler, la pelle s'enfonce facilement, sans effort, même dans l'argile pure du jardin de mon voisin Ray. C'est le moment idéal pour agrandir les massifs, faire les bordures bien nettes, faire des trous pour planter les arbres, diviser les vivaces même si la règle est de le faire à l'automne ou au printemps, cerner les racines des arbres trop envahissants. Ce que la grisaille apporte, c'est la limpidité du terrain. Pour vous, les bords de route et de chemin de fer ne ressemblent à rien du tout, cela vous fout le cafard, mais pour nous, c'est le moment où l'on voit tout car les mauvaises herbes sont au repos. La moindre plante cachée derrière un buisson, on la voit. Tout ce qui va être joli dans deux mois est déjà en pleine préparation, les primevères que l'on peut aller voler sur le bord des fossés, les fougères qui se sont semées dans les bois, les euphorbes fétides qui fleurissent, les monnaies du pape que l'on peut repiquer dans n'importe quel endroit du jardin, les ronces qui sont faciles à arracher, etc. C'est encore le moment des labours, qui ne cessent tant qu'il ne gèle pas, ce qui prouve que le sol peut être retourné sans ménagement et cette boue qui vous fait si peur, avec vos chaussures toutes neuves, est la preuve que tout va bien, que l'humidité est le cadeau que tous les végétaux ou presque attendent avec tous ces lombrics qui remuent la terre, toute une biologie naturelle qui est à plein volume. Les potagers sont presque tous laids, surtout ceux des prolos, mais nous on les trouve jolis avec leurs poireaux et les choux de Bruxelles, le thym qui fait grise mine, la mare qui fait la gueule, les rosiers tous ridicules. Les terrains vagues que l'on voit en ville ou dans les friches de banlieue donnent des envies de suicide mais, pour nous, ce sont des endroit où l'on rêve de s'aventurer, une pelle à la main, pour y voler les plantes sauvages ou celles qui ont été oubliées dans un jardin abandonné ou un "espace vert" délaissé. C'est le moment où le travail le plus physique ne fait pas transpirer, un des grands avantages de l'hiver et on se fatigue moins car tout est plus facile, même monter dans les arbres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout est plus simple en hiver. On peut planter une vivace et attendre quelques heures avant de l'arroser alors qu'au printemps ou à l'automne, la chaleur est parfois là et il suffit de quelques heures pour que la plante souffre ou subisse un coup de chaleur. On y voit plus clair malgré la grisaille car le jardin est dénudé, les espaces vides dans les massifs sont plus identifiables, on voit mieux les "trous" qu'il faut combler et tous les endroits tristounets du jardin peuvent être décorés avec trois fois rien, une poterie, une chaise, une grosse pierre. C'est le meilleur moment pour disposer les nichoirs dans les haies de feuillus que l'on ne verra plus le reste de l'année, quand ils seront dissimulés, et ainsi les oiseaux ont le temps de s'habituer à leur présence avant de nicher.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En ce moment, le couple de &lt;a href="http://www.google.fr/search?q=sitelle+torchepot&amp;hl=fr&amp;client=safari&amp;rls=en&amp;prmd=imvns&amp;tbm=isch&amp;tbo=u&amp;source=univ&amp;sa=X&amp;ei=uq0iT7aACs-j8gPcpNW2Bw&amp;ved=0CEYQsAQ&amp;biw=1019&amp;bih=902&amp;sei=va0iT5OjBcOF8gOd8tm3Bw#hl=fr&amp;client=safari&amp;rls=en&amp;tbm=isch&amp;sa=X&amp;ei=va0iT9v3OIap8QOTm-W9Bw&amp;ved=0CDwQBSgA&amp;q=sittelle+torchepot&amp;spell=1&amp;bav=on.2,or.r_gc.r_pw.r_cp.,cf.osb&amp;fp=32c04f98ca67f1df&amp;biw=1019&amp;bih=902"&gt;Sitelles torchepot&lt;/a&gt; ne cesse de chanter devant la maison, du matin au soir. Ce sont les premiers oiseaux sur le pied de guerre (comme on dit), déjà déterminer à garder le meilleur trou dans le mur de la  façade exposé au sud, ils sont incroyablement grégaires. L semaine dernière, je suis resté plusieurs jours à Paris et le chant d'un merle, seul dans une cour d'immeuble, m'a fendu le cœur. Je voulais rentrer chez moi, entendre mes merles à moi, écouter cette mélodie qui est la plus belle lorsque l'on rentre d'un club à 5h du martin, dans la ville qui dort encore. L'hiver est une saison magnifique, la saison que tout le monde déteste. C'est le moment de la solitude. Dans le &lt;span style="font-style:italic;"&gt;New York Times&lt;/span&gt; du 13 janvier dernier, il y avait un &lt;a href="http://www.nytimes.com/2012/01/15/opinion/sunday/the-rise-of-the-new-groupthink.html?pagewanted=all"&gt;superbe article&lt;/a&gt; de Susan Cain qui racontait que cette solitude est absolument nécessaire pour créer et imaginer de nouvelles idées. Or, toute la culture moderne est basée sur le New &lt;a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Groupthink"&gt;Groupthink&lt;/a&gt;, le fait de faire des réunions sans arrêt, de travailler dans des espaces communs, de partager. C'est pourtant dans la solitude du jardin que l'on trouve ses meilleures idées et tous les concepteurs geeks aiment travailler seuls, chez eux, loin du brouhaha des réunions incessantes et du brainstorming. Les gens qui sont sans cesse interrompus dans leur travail font deux fois plus d'erreurs que les autres et mettent deux fois plus de temps pour finir leur travail. La solitude n'est plus à la mode.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Car pour le jardinier, c'est la saison égoïste pendant laquelle on apprécie la nature tout seul car les amis n'aiment pas la pluie, surtout quand la jolie cheminée crépite à l'intérieur. Le jardin vous appartient alors complètement, vous êtes le propriétaire de cette boue même si elle ne vous appartient pas dans les faits, elle vous accepte car elle est totalement à votre merci, sans les mauvaises herbes et cette expansion incontrôlable qui caractérise le printemps ou l'été. Le jardin est nu, il a froid, il a besoin de votre attention et de votre protection, il dort et vous pouvez le caresser autant que vous voulez, il se laisse faire, comme &lt;a href="http://didierlestrade.tumblr.com/"&gt;un homme&lt;/a&gt; que l'on aimerait trop et qu'il faut caresser nuit et jour, perdre son sommeil car chaque minute compte dans cette rêverie et ce désir d'être près de lui, de l'écouter pendant qu'il rêve, de l'imaginer au soleil au bord de la mer alors que le lit est toujours plongé dans cette grisaille douce de l'hiver, un moment perdu qui dure de longs mois et qui permet de prendre des forces pour une nouvelle année à venir, forcément remplie de conflits.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;PS : bon, maintenant s'il n'y a pas de média qui me demande d'écrire une chronique régulière sur le jardinage, c'est vraiment que vous êtes des branques, LOL.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8122179745272484880-3292416541974683225?l=didierlestrade.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://didierlestrade.blogspot.com/feeds/3292416541974683225/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8122179745272484880&amp;postID=3292416541974683225' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8122179745272484880/posts/default/3292416541974683225'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8122179745272484880/posts/default/3292416541974683225'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://didierlestrade.blogspot.com/2012/01/la-grisaille.html' title='La grisaille'/><author><name>Didier Lestrade</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01860463568146138859</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_uk0axVVTK34/Sjoznqn3bvI/AAAAAAAAAB4/Aq4TYRtEvSg/S220/1.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/-XG8XGpfnVYw/TyKxrS71-XI/AAAAAAAAAUE/oQ9k-w5fkIc/s72-c/DSC09120.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8122179745272484880.post-7242960414634445874</id><published>2011-12-29T15:07:00.006+01:00</published><updated>2011-12-29T17:34:41.214+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Bareback'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Minorités.org'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Gay'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Prévention'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='didierlestrade.fr'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='sida'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Tristan Garcia'/><title type='text'>Le Garcia de la honte</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/-6pnOWzJ6Pmc/Tvx46RS62dI/AAAAAAAAATg/V6g2gFgjdtU/s1600/DSCF6160.JPG"&gt;&lt;img style="cursor:pointer; cursor:hand;width: 300px; height: 400px;" src="http://2.bp.blogspot.com/-6pnOWzJ6Pmc/Tvx46RS62dI/AAAAAAAAATg/V6g2gFgjdtU/s400/DSCF6160.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5691556971559967186" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De toutes les tuiles qui me sont tombées dessus en 2008, une des plus perverses aura été la sortie de &lt;span style="font-style:italic;"&gt;La meilleure part des hommes&lt;/span&gt; de Tristan Garcia. J'ai dit ce que je pensais de ce livre dans des interviews pour la presse étrangère,&lt;a href="http://www.poz.com/articles/Didier_Lestrade_HIV_2591_20109.shtml"&gt; là&lt;/a&gt; et &lt;a href="http://www.buttmagazine.com/magazine/interviews/didier-lestrade/"&gt;là&lt;/a&gt;, mais en France j'ai pratiquement fermé ma grande gueule. J'étais tellement écœuré que je n'arrivais pas à exprimer ce que je ressentais.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour ceux qui ne savent pas, et je ne leur reproche rien, il y a des évènements autrement plus graves à notre époque, tout a commencé quand le responsable des pages culture de &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Têtu&lt;/span&gt; m'a téléphoné, en plein été 2008, pour m'apprendre qu'un bouquin allait sortir à partir de mon affrontement avec Guillaume Dustan. C'était un &lt;span style="font-style:italic;"&gt;roman&lt;/span&gt;, je mets en italique car dans mon esprit naïf, un roman représente une catégorie littéraire autrement supérieure mais bon, et cet inconnu total, Tristan Garcia, avait décidé de consacrer son premier livre à cette grande bataille de la prévention sur le sida : responsabilité versus bareback. Au lieu d'aider à résoudre le problème, ce livre a apporté encore plus de confusion à une discussion politique qui avait débuté en 2000, huit ans plus tôt. Les romans n'ont pas pour vocation de résoudre un conflit, certes, mais je considère qu'ils n'ont pas vocation, non plus, à mettre de l'huile sur le feu. Les essais et les manifestes sont écrits pour ça. Mais quand l'histoire ne vous appartient pas comme c'est le cas pour Tristan Garcia, quand vous n'y avez pas participé, même de très loin, et que vous n'avez pas levé le petit doigt contre le sida pendant les vingt-cinq premières années de l'épidémie, une certaine humilité exige de ne pas débouler dans le proverbial jeu de quilles pour causer encore plus de tort parmi ceux qui, eux, se sont vraiment battus contre la maladie. Vous pénétrez de plein pied dans un mauvais karma qui mérite justice, ou au moins, une baffe très violente en pleine gueule, ou un grand coup de pied dans les couilles, quelque chose dont on se souvient longtemps. Je n'ai ni l'argent ni l'envie d'attaquer les gens en justice pour ce qu'ils peuvent dire de moi, je considère que tout le monde est libre, c'est la vie, mais cela ne m'empêche pas de souffrir et de penser que Tristan Garcia est un ver de terre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce n'est pas que son roman ait interverti les rôles, les déclarations et les colères de mon affrontement avec Guillaume Dustan sur la prévention du sida. Je ne lui reproche même pas son manque de courage quand il n'a pas pris la peine de m'annoncer lui-même la sortie de son livre, moi le seul survivant de cette affaire (Dustan est décédé en 2005). Je n'en veux même pas aux éditeurs qui ont cru bon de publier ce livre, sachant le mal que cela provoquerait.&lt;br /&gt;Ce qui est grave dans ce livre, quand on ne connaît pas l'histoire qui a motivé cette guerre sur le bareback, c'est que les lecteurs, quand ils finissent ce bouquin, n'ont aucune idée de la profondeur du sujet, entre responsabilité militante et égoïsme culturel. Le seul apport de Tristan Garcia dans la lutte contre le sida aura donc été néfaste, alimentant les contre vérités, les mensonges sur une discussion réellement fondamentale alors que, je répète, il n'a lui-même rien fait contre cette épidémie. C'est comme si les gens souffraient et que vous décidiez de mettre de l'acide sur leurs plaies tout en s'enorgueillant de s'approcher de si près des malades. La jeunesse et la candeur de Tristan Garcia, au moment de la sortie de son livre, sa manière de prétendre "Oh je ne savais pas que ça allait te perturber" est une chose éminemment insultante et je considère personnellement que l'âme de cette personne est désormais souillée pour de nombreuses années. D'abord, on n'écrit pas un livre sur une personne décédée depuis peu (Dustan) comme ça, avec insouciance. On a un minimum de respect. Ensuite on n'écrit pas un livre sur un survivant, comme ça, avec la même insouciance, surtout quand la vie du "romancier" est une page blanche, quand vous êtes zéro, nada, rien du tout. On se ne se fait pas mousser sur le travail des autres. On n'écrit pas un livre sans connaître les "tenants et les aboutissants" du sida (tiens, Garcia, je ne l'avais jamais utilisée de ma vie, cette expression ridicule, et je te l'offre ici car c'est le signe de mon mépris pour toi).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Car aujourd'hui, cette guerre entre Dustan et moi est terminée et je suis &lt;span style="font-style:italic;"&gt;at peace with&lt;/span&gt; Dustan, exactement comme lorsque je reçois le livre de Frédéric Huet, &lt;a href="http://www.lc-editions.com/ebook/librairie-livres-numeriques/item/75-guillaume-dustan"&gt;sorti en septembre dernier&lt;/a&gt;, je n'ai rien de méchant à dire sur ce livre, c'est un témoignage sur une histoire d'amour et c'est tout. Je respecte. Tandis que Garcia, à un moment, je dois exprimer ce que je ressens car autrement ce serait vu comme un désintérêt de ma part ou, pire, une acceptation. Et lisez moi bien. Ce livre est une partie de ma vie mais distordue, mon personnage ne me ressemble pas dans la vraie vie, il est même le contraire de ce que je représente et de ce que j'aime, c'est crade. Vous croyez lire un livre sur le sida mais c'est l'antisida. Ce n'est même pas virologiquement correct, bordel! Vous croyez que c'est parce que c'est du roman qu'on a le droit de tout dire sur cette maladie? Mais vous vous prenez pour qui, éditeurs, jury de Prix de Flore, à pénétrer de cette manière dans cette maladie? Vous avez fait votre homework, pour savoir que vous faites du mal à des gens en publiant une histoire qui nous plonge tous dans la honte - ou vous faites semblant de ne pas le savoir? Vous avez Google chez vous? Dans dix jours je sors &lt;a href="http://www.fleuvenoir.fr/site/sida_20_&amp;100&amp;9782265094529.html"&gt;un bouquin&lt;/a&gt; qui raconte 30 ans d'épidémie, et même si c'est écrit d'une manière personnelle, vous, qu'avez-vous fait pendant ces trente dernières années de maladie?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais ce qui me pousse à écrire aujourd'hui, ce n'est même pas ce livre qui m'a fait tant de mal, puis le prix de Flore qu'il a reçu, puis les éditions américaines, allemandes et probablement espagnoles de &lt;span style="font-style:italic;"&gt;La meilleure part des hommes&lt;/span&gt;. Ce n'est même pas le fait que derrière le Prix de Flore il y ait Frédéric Beigbeder, qui était l'ami de Dustan, qui encore une fois me poignarde dans le dos alors qu'on ne s'est jamais rencontrés. Ce qui me met en colère, c'est ce que j'avais dit à Garcia en 2008.&lt;br /&gt;Par mail, je lui avais dit : "Déjà ce bouquin c'est la honte et tu devrais être vraiment être &lt;span style="font-style:italic;"&gt;ashamed&lt;/span&gt; de ce que tu as fait, à moi et Dustan. Mais si tu fais un film ou quoi que ce soit à partir de ce bouquin de merde, alors tu vas m'entendre. AND. YOU. DON'T. FUCK. WITH. ME. YOU. LITTLE. PIECE. OF. SHIT." Or, cet été 2012, qu'est-ce que j'entends auprès d'un ami de Caen? : "Heu Didier, tu es au courant qu'une pièce de théâtre est en train de se monter sur le bouquin de Garcia?" Ben non, je ne le suis pas, si Garcia n'a pas les couilles de me dire qu'il se fait encore du fric sur mon dos, comment le saurais-je?" En plus je DETESTE le théâtre de toute manière, je ne connais pas les attachées de presse du &lt;span style="font-style:italic;"&gt;spectacle vivant&lt;/span&gt; et c'est d'ailleurs sûrement pour ça que je ne suis pas un barebacker car 98.6% des gens que je connais qui vont au théâtre ne sont pas safe (une observation personnelle, vous en faites ce que vous voulez). Et là, j'apprends par Hélène Hazera, il y a quelques mois, que &lt;a href="http://www.ticketnet.fr/manifestation/idmanif/242450/idtier/8142466?&amp;idtier=8142466#"&gt;la pièce&lt;/a&gt; se "monte" à Paris avec encore plus de fric qui tombe dans le compte en banque de Garcia. Et Hélène me dit "Peut-être serait-il temps que tu dises ce que tu en penses". Vous voyez où je veux en venir. Non seulement Garcia fait du mal à Dustan et moiself, mais en plus il y a du commerce derrière. Je ne suis pas vénal, tous les gens qui me connaissent peuvent en témoigner, je suis au chômage depuis 2008 (vraiment une année sensass pour moi lol) et le mec, pas un merci ou quelque chose. Il a fallu que je lui demande, MOI, les éditions étrangères de &lt;span style="font-style:italic;"&gt;La meilleure part des hommes&lt;/span&gt; pour les recevoir. C'est hallucinant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En anglais, on appelle ça un &lt;span style="font-style:italic;"&gt;asshole&lt;/span&gt;, un terme qui est beaucoup plus péremptoire que le "trou du cul" français. Cela décrit un mec qui fait un truc pas correct, uniquement parce qu'il n'a pas de scrupule, parce que ses éditeurs lui disent "Coco, c'est génial!". Et Garcia va vivre pendant des années avec le prestige de son Prix de Flore à la con et désormais il y a une pièce de théâtre avec un metteur en scène qui gagne du fric, des acteurs et des actrices qui gagnent du fric, et des éclairagistes et des mecs qui prennent le ticket de théâtre à l'entrée et même le mec qui balaye les tickets de théâtre sur le trottoir le lendemain matin. C'est toute une organisation qui suit un livre paru en 2008 sur un mensonge, une arnaque. Et tout ça avec des noms astucieusement intervertis, des petits détails de littérature légèrement modifiés afin que le service juridique derrière ce livre puisse dire "C'est bon, on l'envoie à l'imprimerie". C'est absolument haram de faire un truc pareil, c'est le roman dans ce qu'il a de plus abject, un sous-produit de notre époque qui ne respecte rien ni personne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors, depuis la sortie du livre de Garcia, en 2008, il m'a fallu trois années, lentement, pour parvenir à relever la tête. Ce livre paru cet été-là, c'était un poison et il m'a détruit, cela m'a fait du mal car jamais, Dustan et moi, nous nous sommes affrontés avec l'idée de faire du fric sur notre dispute. Nous savions que notre affrontement serait discuté et commenté à travers Paris, qu'il serait le sujet de moqueries et de potins imaginaires. Nous avons perdu des amis communs dans cette guerre et il y a toujours des hommes et des femmes à qui je ne pardonnerai pas d'avoir choisi Dustan. Mais! Dustan est mort et il ne peut pas répondre. C'était un homme de loi et s'il avait vu &lt;span style="font-style:italic;"&gt;La meilleure part des hommes&lt;/span&gt;, il aurait probablement fait un procès, lui. Les bourgeois font des procès. Pas des gens comme moi. Mais ce n'est pas parce que Dustan est mort et que je suis au chômage que je ne peux pas m'élever une fois de plus contre le mal qu'on nous a fait en dénaturant ce que nous avons dit, lui et moi.  Alors, faites votre pièce de théâtre à la con. Je vous maudis. Et je ne sais pas ce que Dustan dit, mais il est déjà dans l'au-delà, et il est en train de tirer des ficelles que vous ne pouvez pas voir. yet.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8122179745272484880-7242960414634445874?l=didierlestrade.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://didierlestrade.blogspot.com/feeds/7242960414634445874/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8122179745272484880&amp;postID=7242960414634445874' title='15 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8122179745272484880/posts/default/7242960414634445874'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8122179745272484880/posts/default/7242960414634445874'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://didierlestrade.blogspot.com/2011/12/le-garcia-de-la-honte.html' title='Le Garcia de la honte'/><author><name>Didier Lestrade</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01860463568146138859</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_uk0axVVTK34/Sjoznqn3bvI/AAAAAAAAAB4/Aq4TYRtEvSg/S220/1.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/-6pnOWzJ6Pmc/Tvx46RS62dI/AAAAAAAAATg/V6g2gFgjdtU/s72-c/DSCF6160.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>15</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8122179745272484880.post-596410899458563636</id><published>2011-12-06T15:46:00.006+01:00</published><updated>2011-12-08T10:18:59.260+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Communauté'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Tumblr'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='iPhone'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Minorités.org'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Gay'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Sexy men'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Twitter'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Bareback'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Facebook'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='didierlestrade.fr'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Prévention'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='sida'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Come out'/><title type='text'>Sperme et "Jizz Art" sur Tumblr</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/-A4l3n7YNd2k/Tt4tOIJO6xI/AAAAAAAAATQ/FdIU32jQDqw/s1600/DSC08965.JPG"&gt;&lt;img style="cursor:pointer; cursor:hand;width: 300px; height: 400px;" src="http://3.bp.blogspot.com/-A4l3n7YNd2k/Tt4tOIJO6xI/AAAAAAAAATQ/FdIU32jQDqw/s400/DSC08965.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5683029500515773202" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand j'étais un ado homosexuel, une des choses qui me posait le plus de problème était d'imaginer le sexe des hommes que je voyais dans la rue. J'avais du mal à trouver une cohérence entre l'apparence publique de ces hommes et leur sexualité intime et j'avais compris très tôt que ce que l'on nous apprend à l'école, quand on se déshabillait avant d'aller à la piscine, était un mensonge universaliste. « On est tous faits pareils ». Je pense que ce lavage de cerveau culturel et social est une des raisons pour lesquelles nous développons, nous les gays, un gaydar subjectif sur ce qui est gay ou pas, qui a une belle bite ou pas, qui baise bien ou non. En regardant quelqu'un, notre cerveau calcule inconsciemment tout un faisceau de questions / probabilités qui peut nous donner une idée de ses secrets et le côté merveilleux de la découverte consiste à accepter ce fait si injuste : nous ne sommes pas faits pareil. C'est gros comme le nez sur la figure. Certains hommes sont plus beaux que d'autres, certains sont beaux de partout, ils sont vraiment bénis en naissant et notre équilibre, dans la vie, c'est d'accepter ce « Have &amp; Have Not » dans la sexualité, car il n'y a rien à faire. Il faut l'embrasser, pas le combattre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bien sûr, nous savons que ce gaydar est aléatoire. Certains homosexuels sont absolument impossibles à reconnaître, soit parce qu'ils sont parvenus à se cacher si bien qu'ils se fondent dans le paysage, soit parce qu'ils sont tellement masculins que rien ne transperce leur carapace, certains ont des petites bites alors qu'on est persuadés du contraire, et d'autres ont des grosses bites qui ne sont pas belles (ça existe, sisi). Ce qui est en train de changer dans le gaydar, ce n'est pas les sites de rencontre où vous savez tout sur le mec en question avec plein de cases cochées sur tout et n'importe quoi, même s'il mange de la main gauche, c'est &lt;a href="http://didierlestrade.tumblr.com/"&gt;Tumblr&lt;/a&gt;. Et je vois à quel point Tumblr nous change, exactement comme Facebook nous a changé quand on s'y est mis il y a 4 ans. Car Tumblr, qui se spécialise dans les photos et images, comme un Twitter de l'illustration, est aujourd'hui le principal réseau social de l'anatomie humaine. Plus de 70% des photos postées montrent des hommes comme vous et moi (enfin moi je suis pudique, je suis incapable de me montrer comme ça) qui se déshabillent devant le téléphone portable et montrent leur bite dans leur salle de bains, chez eux, ou n'importe où d'ailleurs. Cet exhibitionnisme n'est pas du tout celui des réseaux de drague, puisque le but n'est pas ici de se rencontrer et de draguer. C'est tout simplement le premier moment de l'histoire de la photographie où les hommes se montrent tels qu'ils sont, sans pudeur ni artifice d'éclairage ou de Photoshop, élucidant un peu plus le mystère de leur physique et de sa représentation publique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;OK, les trois quarts du temps, les mecs ont des bites superbes, ce qui ressemble à un catalogue mondial des plus beaux mecs de toutes les couleurs, et il y a en ce moment, par exemple, une montée en puissance sans précédent du physique asiatique, sûrement un autre marqueur de l'importance économique et de la libération des mœurs à l'Extrême Orient. Toutes les races sont là, dans leur présentation la plus simple et la plus &lt;span style="font-style:italic;"&gt;right in your face&lt;/span&gt;. Et même si cette représentation des bites est nettement au-dessus de la normale car on a forcément envie de forwarder les plus belles bites, donc mécaniquement les biais sont nombreux, Tumblr est le miroir de ce qui est aimé et apprécié, et c'est aussi le vecteur d'autres images. Il y a des blogs où les mecs ont des petites bites ou des bites normales, vraiment comme vous et moi.&lt;br /&gt;Tumblr est le réseau social qui change le plus vite les conceptions toutes faites. Et c'est pourquoi l'affrontement entre le réseau majoritaire, Facebook, est très réel avec le réseau minoritaire, Tumblr. Les gens de FB ne comprennent pas l'intérêt de Tumblr (dont la qualité première réside dans l'absence de censure, alors que FB est contrôlé) tandis que les fans de Tumblr se moquent de FB comme un modèle de pensée déjà dépassé, limité, pratiquement débile. En fait, la suprématie physique de ces hommes est en train de casser l'uniformisation masculine telle qu'elle a été forgée pendant des années avant la photographie numérique. Ce ne sont pas forcément les sexes merveilleux de ces hommes que l'on découvre sur Tumblr, c'est toute leur attitude générale, leurs tatouages, l'immense création que cela représente aujourd'hui, et toute l'attitude qui va avec. Les jeunes d'aujourd'hui sont réellement mieux foutus qu'avant car la modernité de la société a modifié leurs corps, leur musculature, leur maintien, même leurs complexes. Ils sont plus à l'aise, c'est indéniable. Et surtout, on comprend que cet universalisme physique, « On est tous pareils » est un concept créé par les Blancs pour imposer le physique des hommes blancs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a un autre aspect dont personne ne parle, c'est que Tumblr est aussi le média qui reflète à quel point l'abandon de la capote est banalisé, dans les photos de pénétration, les GIF où on voit les mecs baiser, etc. Mon analyse est que ce reflet est paradoxalement plus proche de la réalité, car on voit bien que ces mecs ne sont pas forcément des freaks, cette pratique concerne tout le monde, des très jeunes aux très âgés. Un des derniers symboles culturels de Tumblr, très récent, qui date à peine de quelques mois, est ce qu'on pourrait appeler le « &lt;a href="http://bonermaterial.tumblr.com/post/10056148026/jizz-art"&gt;Jizz Art&lt;/a&gt; ». On voit de plus en plus de photos de baise avec des mecs sans capote, mais dans cette catégorie apparaît désormais toute une production de photos d'art avec des sexes en gros plan, avec une qualité d'image et des couleurs ahurissantes, qui montrent des bites en train de jouir, avec des jets de sperme (« jizz ») qui ressemblent presque à de l'art abstrait. Tout le monde sait ce que je pense du safe sex (que du bien, pour résumer), mais ces photos ne montrent pas forcément le sperme en contact avec des muqueuses ou la bouche, des fois c'est juste une explosion, un feu d'artifice, une merveille de la nature, comme on filme un geyser. Bien sûr, il y a aussi du Jizz Art bareback, mais ce n'est pas limité à ça. Le sperme redevient à nouveau un sujet artistique, il n'est plus le sujet de la terreur et on voit ici la conséquence artistique des dernières études scientifiques dans le sida qui démocratisent l'idée selon laquelle le sperme pourrait être « lavé » par les traitements antirétroviraux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je trouve ça fabuleux, exactement comme j'ai toujours aimé l'art érotique gay, les dessins et la photographie, comme le reflet de ce que nous sommes vraiment, où ce que nous rêvons de devenir à travers l'effort, le sport, l'image, le développement de la personalité. Ce que le reste de l'art (le cinéma, la musique, etc.) ne montre pas vraiment. Tumblr est le media le plus gay actuellement, gay dans le sens positif du terme bien sûr, là où l'affirmation est évidente car ces hommes, ces milliers d'hommes se montrent tels qu'ils sont face au monde entier. C'est du coming-out en masse. Ce n'est donc pas uniquement de l'exhibitionnisme, c'est de l'affirmation, l'assurance que l'ego peut être un moyen de s'affirmer quand on est exclu par ailleurs, soit parce qu'on est pauvre ou en difficulté. Tumblr est de la poésie / porno, on passe directement de l'image crue de cul au portrait le plus intime de deux hommes ensemble, ou d'un homme seul qui boit son café ou qui marche dans la rue. C'est le media des hommes car, si les femmes sont éminemment présentes sur Tumblr, il existe enfin un équilibre nouveau, celui de la beauté masculine sous toutes ses formes, qui montre que la femme n'est plus l'objet central de l'érotisme. Nous sommes à nouveau dans le monde de l'homme, celui du physique qu'il a longtemps caché parce qu'il était trop puissant, trop beau, trop évident. Trop dangereux.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8122179745272484880-596410899458563636?l=didierlestrade.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://didierlestrade.blogspot.com/feeds/596410899458563636/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8122179745272484880&amp;postID=596410899458563636' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8122179745272484880/posts/default/596410899458563636'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8122179745272484880/posts/default/596410899458563636'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://didierlestrade.blogspot.com/2011/12/sperme-et-jizz-art-sur-tumblr.html' title='Sperme et &quot;Jizz Art&quot; sur Tumblr'/><author><name>Didier Lestrade</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01860463568146138859</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_uk0axVVTK34/Sjoznqn3bvI/AAAAAAAAAB4/Aq4TYRtEvSg/S220/1.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/-A4l3n7YNd2k/Tt4tOIJO6xI/AAAAAAAAATQ/FdIU32jQDqw/s72-c/DSC08965.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8122179745272484880.post-31220949373735901</id><published>2011-10-25T18:08:00.004+02:00</published><updated>2011-10-25T18:26:05.500+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Tumblr'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Minorités.org'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Gay'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Jardin'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Sexy men'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='didierlestrade.fr'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='sida'/><title type='text'>Un monde d'hommes</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/-Lyc215sfWVE/TqbgddC1fuI/AAAAAAAAASM/ZDlVfO25Koc/s1600/P1010760.JPG"&gt;&lt;img style="cursor:pointer; cursor:hand;width: 300px; height: 400px;" src="http://3.bp.blogspot.com/-Lyc215sfWVE/TqbgddC1fuI/AAAAAAAAASM/ZDlVfO25Koc/s400/P1010760.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5667463977709698786" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a des hommes que je n'ai pas aimés dans ma vie et je commence à accepter le fait que je ne les rencontrerai jamais. Sur &lt;a href="http://didierlestrade.tumblr.com/"&gt;Tumblr&lt;/a&gt;, on est régulièrement confronté à des idées comme "You only live once" ou "Bad decisions make beautiful stories" et à chaque fois, une partie de moi frémit car je sais que c'est un idiome dangereux qui encourage le risque le plus idiot. Et surtout, cela sous-entend que le moindre écart à cette obligation d'aller au bout de la pire connerie est une déception existentielle, ce qui est parfois vrai, mais il faut rappeler que la vie nous empêche parfois de réaliser tous ces rêves parce qu'il existe d'autres obligations qui sont au-dessus de ces rêves et l'expérience de la vie nous oblige, précisément, à ne pas se laisser dépasser par la frustration de ces rêves parfois impossibles à réaliser.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Depuis plusieurs années, je n'arrête pas de me dire que si j'étais tombé amoureux d'un Espagnol, ma vie aurait bifurqué d'une manière très importante en me dirigeant vers le sud au lieu d'aller vers l'ouest. J'aurais dépassé mes complexes face à la langue espagnole que j'admire tant et j'aurais découvert toutes ces étendues de terre à l'intérieur du pays, celles qu'on voit dans certains films d'Almodovar, une des régions les plus romantiques pour moi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De même, je n'ai jamais rencontré d'Italien et je considère que cette lacune est un des échecs de ma vie car la langue est aussi si belle et c'est d'ailleurs pourquoi je n'ai jamais mis le pied à Rome. Pour moi, c'était la seule ville à visiter avec un Italien amoureux, il n'était pas question que je découvre cette ville comme les autres, avec un plan et au hasard. C'était amoureux ou rien du tout. Et puis, il y a tout le reste de l'Italie, car ce que j'en ai vu était déjà si énorme que je ne me sentais pas assez fort pour affronter ça tout seul, je suis un vrai gay classique dans ce sens, ces paysages italiens et grecs, pour ma génération, c'est le summum de tout, ça va au plus profond de nos tripes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai rencontré un Allemand et il m'a beaucoup influencé. J'ai eu la chance de tomber amoureux d'un jeune Canadien moustachu blond qui m'a laissé admirer son accent et ses expressions concrètes. J'ai eu beaucoup d'Anglais et même des skinheads avec l'accent écossais mais jamais eu de mec avec l'accent cockney ou de Liverpool ou de Manchester et je n'ai malheureusement pas eu le plaisir de vivre, même une courte période, avec un Irlandais à l'accent prononcé. J'ai eu un Chilien qui m'a appris des choses et qui baisait avec une régularité réconfortante, un peu comme ce bourge Versaillais souriant, poilu blond de partout, toujours à l'aise, toujours expansif, toujours en sueur. J'ai eu de belles histoires avec des Antillais qui sont parvenus à me faire très vite comprendre que j'avais un don inné pour leur plaire et m'accommoder de leur étrange caractère.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais je n'ai jamais rencontré de mecs avec des dreadlocks ce qui est une tristesse dont je ne me remets toujours pas, je n'ai pas eu d'histoire d'amour avec un arabe ce qui explique beaucoup de complexes, et je ne parle même pas ici du continent africain car vous ne voulez pas que j'aborde ici ce sujet tellement il est vaste. J'ai eu un Grec aux jambes blondes poilues (il y a un terme pour ça dans la langue grecque je crois mais je l'ai oublié), mais cela n'a duré que le temps d'un blow-job, je n'ai jamais rencontré de Turc poilu de partout et surtout des jambes, je n'ai pas eu un seul homme d'Europe Centrale et plus loin, de Géorgie, un pays qui symbolise pour moi un des centres telluriques du monde. J'ai eu un Israélien tellement gentil et qui sentait si bon que cela m'a ouvert l'esprit sur beaucoup de choses, je n'ai jamais rencontré de Russe mais cela ne me gêne pas car c'est une partie du monde qui ne m'intéresse pas, mais j'ai eu un Polonais généreux, blond et poilu, qui baisait si bien qu'il en a fait son métier.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un des grands trous noirs, c'est de ne pas avoir eu d'histoire avec un Japonais, du genre de celui qui joue dans "L'empire des sens", mais je me dis de plus en plus que ces Japonais-là sont totalement inabordables pour des raisons extrêmement nombreuses et peut-être même n'existent-ils plus. Je n'ai pas rencontré d'Indien ou de Pakistanais et ça commence à me pomper grave car je les trouve incroyablement masculins et poilus et je suis assez en colère quand j'en vois de très jolis à Paris, surtout parmi les jeunes de la troisième génération. Les Chinois et les Coréens m'impressionnent de plus en plus, comme tout le monde de suppose, car le XXème siècle a fait semblant de ne pas les voir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'Amérique du Sud, c'est comme l'Espagne et le Portugal, des hommes d'une beauté hallucinante et là aussi, je fais partie de ces rares gays qui n'ont pas dépensé toutes leurs économies pour les rencontrer car je ne trouvais pas casher de faire du tourisme sexuel. Résultat : pas d'Argentins, pas un seul Brésilien, ce qui me met de facto dans une case où je dois être la dernière folle au monde à ne pas avoir été en contact direct avec leur beauté, probablement la plus aboutie sur la planète Terre. Il y a ici un sujet qui mériterait un livre tant la frustration est immense, pas uniquement dans le strict cadre sexuel, mais tout ce qui se cache derrière, les villes, les plages, la nourriture, les immenses étendues de pampas avec des graminées qu'on ne trouve que là-bas et qu'on est juste au stade de découvrir. Bien sûr, la langue, la musique, l'architecture, tout.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En remontant vers le nord, ce sont toutes les grandes îles qui me sont passé au-dessus de la tête, Cuba et Haïti, alors que je connais tant de gens qui sont tombés amoureux de ces pays, et le Venezuela et ses 2000 kilomètres de plages pratiquement intouchées et le piiiiiiiiiire pour moi, c'est le sud des Etats-Unis, la Nouvelle Orléans, la Géorgie, la Caroline du Sud, l'Alabama, la Louisiane, tout ça, le plus bel accent au monde pour moi, une sorte de piège fatal du sex appeal, quelque chose qui fait que vous êtes en demande de chaque mot, de chaque expression qui sort de la bouche d'un homme, ce qui est une situation très rare si vous y pensez une seconde. C'est comme un plus produit qui devient en fait presque plus important que la beauté et la sensibilité de l'homme, un puits sans fond, quelque chose qui se renouvelle chaque jour miraculeusement dès le réveil, même quand celui-ci s'avère difficile. C'est une introduction à tout ce méli-mélo complexe du sud, l'esclavage et la catastrophe, le choc de deux races qui se mélangent, l'origine de tout.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai eu ma part d'Américains mais je n'en ai jamais eu assez, bizarrement, au stade où je pense désormais en langue anglaise, dans mon esprit les premiers mots qui me viennent sont souvent dans cette langue et il faut parfois que je me pose la question : "Mais comment on dit ça en français déjà?". Je n'ai jamais rencontré de Latino et ce qui me rend triste aujourd'hui, c'est surtout de ne pas avoir rencontré de métis Américain - Japonais ou Américain - Chinois car &lt;span style="font-style:italic;"&gt;you don't wanna me to dwell on this&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout ce qui est protégé par le Pacifique est dans mon cœur le summum du summum. Tous ces peuples qui ont inventé le surf et le tatouage, les Maoris et les autres et plus on s'approche de la Nouvelle Calédonie, de la Nouvelle-Zélande et de l'Australie, je ne pourrais même pas le décrire dans un texte si court. Tout le monde sait dans ma famille que mon père a failli s'installer en Nouvelle-Zélande avant de partir de l'Algérie et nous avons passé notre jeunesse à lui reprocher de ne pas l'avoir fait. Là aussi, mon amour pour ces hommes et toutes les ethnies qui peuplent ces îles est accentuée par une erreur du destin, quelque chose qui était si proche. La vie de ma famille aurait été toute autre et je rage de ne pas avoir grandi dans ces vallées remplies de moutons et des plus belles graminées au monde, et de voir ça à partir du début, dans les années 60 quand c'était vraiment vraiment un monde pauvre. Nous aurions grandi avec les chevaux et les moutons et les hommes qui les élèvent, avec la mer si froide mais si riche, la proximité avec l'Australie et le Japon et l'Indonésie. Quelle erreur de destinée, tout cela pour arriver dans le Lot-et-Garonne. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On aurait vécu avec la terre rouge, nos mains seraient épaisses et brulées par le soleil, nos corps se seraient développés malgré les complexes de l'homosexualité d'alors, nous saurions survivre pendant plusieurs jours dans la dureté de la nature, bref je serais un homme Brokeback Mountain au lieu d'être un activiste sida. Je serais reconnaissant à mon père de nous avoir extirpé du drame algérien que nous payons encore jour après jour, année après année, décennie après décennie et j'aurais forcément développé une fascination sans borne pour la culture française, ce qui est loin d'être le cas aujourd'hui. Je ne suis jamais allé dans ces pays, redoutant toutes les choses qui m'émerverveillent, les paysages et les hommes, pour ne pas voir ce à quoi j'ai échappé. Inconsciemment, j'ai utilisé toutes les excuses financières, ou la longueur des voyages, ou la peur de tout laisser tomber pour recommencer à zéro à partir du choix malheureux de mon père, ce choix qu'il a pris pour respecter sa famille et ses propres fils, ce choix qui l'aurait pourtant rendu plus libre. Ces choix qu'on ne peut pas toujours faire, contrairement aux slogans que l'on nous impose aujourd'hui comme "Vivez votre vie comme si c'était le dernier jour" ou "You only live once", des slogans que l'on impose aux jeunes pour des raisons strictement commerciales et qui nourrissent finalement la vente de jeans et d'Energy drinks. Cette Nouvelle-Zélande, qui vient de gagner la Coupe de Rugby, qui aurait pu être mon pays, je n'ose même pas la découvrir car je crois que je me mettrais à trembler dès l'apparition du premier homme barbu blond ou des graminées à flancs de colline, brutalisées par le vent et le froid, et par tous ces hommes d'Australie, surtout ceux qui sont arrivés de Grèce il y a quelques décennies et ces accents différents qui sortent de leurs bouches. C'est juste too much et s'il n'y avait pas eu le sida et l'obligation de me soigner dès 1986, je serais parti, je le jure, je serais parti loin pour renouer avec le rêve de mon père qui ne s'est jamais réalisé.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8122179745272484880-31220949373735901?l=didierlestrade.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://didierlestrade.blogspot.com/feeds/31220949373735901/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8122179745272484880&amp;postID=31220949373735901' title='8 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8122179745272484880/posts/default/31220949373735901'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8122179745272484880/posts/default/31220949373735901'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://didierlestrade.blogspot.com/2011/10/un-monde-dhommes.html' title='Un monde d&apos;hommes'/><author><name>Didier Lestrade</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01860463568146138859</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_uk0axVVTK34/Sjoznqn3bvI/AAAAAAAAAB4/Aq4TYRtEvSg/S220/1.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/-Lyc215sfWVE/TqbgddC1fuI/AAAAAAAAASM/ZDlVfO25Koc/s72-c/P1010760.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>8</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8122179745272484880.post-7928946934287887479</id><published>2011-10-23T14:22:00.006+02:00</published><updated>2011-10-23T14:45:27.103+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Tumblr'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Minorités.org'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Jardin'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='didierlestrade.fr'/><title type='text'>Les noix</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/-RSm5smBtYxo/TqQJd6DRXSI/AAAAAAAAAR8/W-yJQPO4zP8/s1600/DSC06308.jpg"&gt;&lt;img style="cursor:pointer; cursor:hand;width: 300px; height: 400px;" src="http://3.bp.blogspot.com/-RSm5smBtYxo/TqQJd6DRXSI/AAAAAAAAAR8/W-yJQPO4zP8/s400/DSC06308.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5666664640542760226" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Il y a une impression désagréable dans la récolte des noix. Je crois que c'est un trait commun à toute l'agriculture, le moment de la récolte, c'est le plus énervant de l'année. Même si la récolte est bonne, comme cette année, et que les noix n'ont jamais été si grosses et si belles grâce à la pluie cet été, la vie quotidienne change car il faut les ramasser le matin et soir, c'est impératif.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mon père avait déjà ça pendant la récolte des prunes, dans le Lot-et-Garonne. Il ne fallait pas l'embêter à ce moment-là. Comme la ferme était au centre de 4 fours à pruneaux, le travail se faisait jour et nuit car les fours ne doivent pas s'arrêter et il faut surveiller la cuisson et débarrasser les cagettes cuites pour y mettre les prunes à cuire. Chaque fin d'été, le bruit des fours était incessant, un vrombissement qui s'associait au parfum renversant, celle de la prune qui cuit, comme si une immense tarte aux prunes embaumait l'air, un parfum si chaleureux qu'on se demande pourquoi un parfumeur ne l'a pas encore commercialisé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ah bon, ça existe? Donc les noix sont à la merci de mes écureuils qui n'arrêtent pas de les piquer et de les enfouir dans les massifs, ce qui me donne une pépinière de jeunes noyers dans mon jardin, de très bons cultivars car ils viennent d'un arbre très solide et reproducteur. Le matin quand je me réveille, je le vois déjà en train de faire des allers et retours pour me piquer les noix sur le sol et il commence dès le lever du jour le petit salopiot et si je ne vais pas ramasser ce qu'il n'a pas déjà volé, il a gagné quoi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai beau offrir ces noix aux amis pendant tout l'hiver, ce noyer donne tellement que je ne sais pas quoi en faire. En plus, on ne ramasse pas les noix comme ça. D'habitude, ma pelouse est grillée en fin d'été et les noix se voient bien au milieu des premières feuilles mortes. Là il faut les chercher dans la pelouse toute verte qui pousse encore et enlever cette petite barbe noire qui entoure la coque parce que ce n'est pas joli autrement. Je ne garde que les grosses noix, les autres je les jette à la base de l'arbre, ça fait un petit cadeau à l'écureuil et peut-être même un &lt;span style="font-style:italic;"&gt;decoy&lt;/span&gt; pour qu'il ne prenne pas les plus belles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il faut avoir un panier en grillage pour permettre aux noix humides de mieux sécher, moi je les laisse au soleil pendant la journée, recouvertes d'un tissu autrement l'écureuil vient se servir dedans directement le petit salopiot. Quand on a fini un coin sous l'arbre, on tourne tout autour du tronc dans un mouvement concentrique. Souvent, les plus belles noix ne sont pas sous l'arbre, elles sont à son extrémité extérieure, elles viennent des nouvelles branches plus exposées au soleil, ou elles ont roulé en tombant. Quand on a fini de faire le tour dans un sens, on recommence la même chose dans l'autre sens car il y a toujours des noix qui se sont cachées derrière une touffe d'herbe. Enfin, quand j'ai fait deux tours, je regarde toujours sous l'arbre avec le soleil derrière moi. La couleur des noix qui restent sur le sol ressort alors avec leur belle tonalité qui brille sous la lumière. Il faut aussi utiliser son pied pour sentir les noix sous les feuilles mortes, donc ça fait bouger toute une section du bassin pour gagner la taille fine. Après ça, je peux considérer que la récolte est finie. Avant le soir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ca tombe bien parce que ça fait un peu mal au dos. J'ai des amis qui n'aiment pas ramasser les noix et c'est vrai, il y a un côté tatillon et obséquieux dans cette récolte qui ne ressemble pas à celle des pommes ou des poires, même les petits fruits rouges. C'est un peu comme les prunes en fait. On s'en met plein les mains, les doigts deviennent noirs (juste un peu, arrêtez de crier), un ami m'a dit que ça ressemblait aux marques des poppers et c'est vrai, j'avais oublié ça. Mais l'odeur est magnifique, même si certains ne l'aiment pas. Après tout, le noyer est rempli de l'odeur du tanin, une substance que l'on conseille de ne pas ajouter aux massifs de fleurs ou dans le potager car c'est toxique. Pourtant, une des beautés de l'automne, c'est aussi d'écraser dans ses mains quelques feuilles de noyer et de renifler l'odeur poivrée dans le creux de la paume. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le noyer ne demande aucun entretien, aucun traitement, mais il faut penser à couper les branches qui poussent à l'intérieur de l'arbre car elles ne servent à rien et réduisent la circulation de l'air. C'est un arbre qui n'aime pas la taille donc il faut le faire maintenant (je crois), mais je n'en suis pas sûr, quand la sève se retire des branches pour l'hiver.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est un arbre merveilleux pour la sieste et oui, c'est vrai, il est frais en été quand il fait chaud et non, je ne crois pas qu'on attrape un rhume parce qu'on a dormi dessous. En général, surtout en Normandie, le noyer a la délicatesse de coordonner sa récolte avec les derniers beaux jours de soleil comme en ce moment mais parfois, certaines années, elle tombe en pleine saison des pluies et ce n'est pas drôle du tout. Il faut ramasser les noix avec les gants, tout est gluant à cause des coques externes qui pourrissent et il y a toujours la goutte d'eau qui tombe de l'arbre dans votre cou, grrrrrr. Tout est humide, les noix doivent être mises dans un seau d'eau pour les nettoyer un peu, et ensuite mises devant la cheminée pour les sécher et qu'elles retrouvent leur belle couleur blonde. Tout ce qui n'est pas ramassé sera mangé, soit par les écureuils, soit par les corbeaux. Mais c'est le meilleur moment pour regarder ces animaux et l'écureuil est tellement excité qu'il s'approche de la maison car il cache les noix dans tous les massifs, même les plus proches. Il est capable de venir mettre une noix derrière une pierre juste à côté de la porte d'entrée. S'il pouvait, il irait en mettre dans le réfrigérateur de la cuisine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ils sont si mignons. Ils jouent à plusieurs dans le grand pin, ils font leur nid dans les charmes près de la maison, ça ressemble à une petite boule de nid de pie à base de brindilles et de feuilles, très haut dans l'arbre, ce qui fait que les jours de tempête ça doit être assez shaky. Avoir un noyer et un châtaignier côte à côte, comme chez moi, c'est l'assurance d'avoir des écureuils pendant des années et des années, bien qu'ils soient très fragiles et perdent beaucoup de petits.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le noyer à aussi cette couleur d'écorce unique avec un lichen qui forme des taches grises presque argentées et d'autres jaunes vif, un &lt;a href="http://www.paperblog.fr/4085475/couleurs-naturelles/"&gt;excellent motif&lt;/a&gt; de papier mural si je peux me permettre. C'est un peu comme les gens de la mode qui n'ont pas encore compris que le plus joli motif de kaki camouflage, c'est celui du platane. Sortez dans la rue, regardez un platane et imaginez une veste Stüssy ou Supreme avec ce motif. Ah bon, ça existe? Moi je dis ça je dis rien, j'ai pondu le concept de &lt;a href="http://olympialetan.tumblr.com/post/10721791610/still-ill-by-olympia-le-tan-handbags-and"&gt;la dernière expo&lt;/a&gt; d'Olympia Le-Tan lui disant il y a 5 mois qu'elle devrait faire des sacs à mains à partir des gros livres sur le sida ou les encyclopédies médicales qui sont toujours super bien reliées avec du brochage de la mort, des titres gauffrés en doré, des trucs comme ça sur gros tissu. Bing, elle fait une expo super jolie avec des drôles de canapés en forme de seringues et de logos de la Croix Rouge. Conceptuel or what.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bref, l'écorce de noyer est magnifique et on aimerait bien porter ça sur soi, une veste avec ce motif-là, c'est reblogué 10.000 fois sur Tumblr, sans problème. Enfin, ce qu'il faut dire sur les noix, c'est que leur récolte n'est pas facile mais c'est celle qui ressemble le plus à la récolte des œufs de Pâques. Bon moi je n'ai jamais été dedans et quand on était petits, il y avait tellement peu de bonbons à récolter dans le jardin, et en plus avec 3 grands frères qui allaient plus vite que moi, c'était un non évènement, mais je suis sûr que parmi les lecteurs de ce blog certains y trouveront une sorte d'excitation fétichiste que je n'encourage pas mais qu'il était bon de signaler à toutes fins utiles.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8122179745272484880-7928946934287887479?l=didierlestrade.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://didierlestrade.blogspot.com/feeds/7928946934287887479/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8122179745272484880&amp;postID=7928946934287887479' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8122179745272484880/posts/default/7928946934287887479'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8122179745272484880/posts/default/7928946934287887479'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://didierlestrade.blogspot.com/2011/10/les-noix.html' title='Les noix'/><author><name>Didier Lestrade</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01860463568146138859</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_uk0axVVTK34/Sjoznqn3bvI/AAAAAAAAAB4/Aq4TYRtEvSg/S220/1.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/-RSm5smBtYxo/TqQJd6DRXSI/AAAAAAAAAR8/W-yJQPO4zP8/s72-c/DSC06308.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8122179745272484880.post-632741764037348638</id><published>2011-10-07T14:28:00.007+02:00</published><updated>2011-10-07T15:03:34.871+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Minorités.org'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Jardin'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='didierlestrade.fr'/><title type='text'>Le jardin, là maintenant</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/-EvzEjbhjovo/To7yKEhNZmI/AAAAAAAAAR0/rQB3Wu_u4VM/s1600/DSC06300.jpg"&gt;&lt;img style="cursor:pointer; cursor:hand;width: 300px; height: 400px;" src="http://2.bp.blogspot.com/-EvzEjbhjovo/To7yKEhNZmI/AAAAAAAAAR0/rQB3Wu_u4VM/s400/DSC06300.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5660728036476937826" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Oui, j'ai rien écrit de fondamentalement nouveau sur ce blog depuis deux mois à part ma déclaration pour Hubert Duprat et c'est pas comme si j'avais rien foutu, je suis resté blocada devant mon ordi tout l'été pour écrire deux bouquins et je reprends ce blog là où je l'ai quitté (conceptuel) : le jardin. Il est, comment dire, stupendous. Il a tellement plu en juillet et aout que je n'ai même pas eu à perdre du temps à arroser et en fait, je n'ai presque pas regarder le jardin pousser. Certains jours, je n'avais même pas le temps ou l'envie d'aller chercher le courrier. &lt;br /&gt;En fait, tout ça était prévisible. Printemps très sec, été pluvieux, les agriculteurs du coin l'on vu venir et c'est pour ça qu'ils ont semé, en pleine canicule de fin du printemps, des champs de maïs qui demandent beaucoup d'eau. Ils ont fait le pari de semer une plante qui aurait été incapable de pousser si le manque d'eau persévérait et ils se sont dit que la pluie arriverait au milieu de l'été, quand le maïs pousse très vite avec la chaleur. Avec la pénurie de céréales à travers le monde, ils sont sûrs de faire des bénéfices record. Ils vont se faire plein de fric, comme en 2007. Donc la prochaine fois que vous les entendrez se plaindre à la télé, vous pourrez leur dire pouet pouet.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://didierlestrade.fr/archives/photos/article/jardin-31-aout-2011"&gt;Le jardin est si beau&lt;/a&gt; chaque jour davantage que je n'ose pas m'en approcher. Je le jure. De mes fenêtres, je vois les miscanthus qui fleurissent à une hauteur que je n'ai jamais vue. Certains font bien 3m50 de hauteur. Au bout de trois ans, ce massif a bénéficié lui aussi de toute l'eau de l'été, des orages en pagaille, et tout se mélange, sans la moindre mauvaise herbe. C'est hallucinant de perfection et je rappelle que je ne m'en suis pas occupé de tout l'été. Donc le massif se tient désormais tout seul, c'est pratiquement impossible d'y pénétrer et chaque jour, chaque variété différente de graminée est en train de lancer ses têtes vers le ciel, on les voit pratiquement pousser. Contrairement à l'année dernière, où il avait fait sec et la majorité des miscanthus n'avaient pas fleuri, cette année tout le monde y va de son plumet, avec chacun une texture, une couleur et un duvet différent. Même le pied de Sorghastrum nutans "Indian Steel" qui avait végété pendant ses deux premières années de plantation est heureux avec ses tiges qui se dégagent bien au-dessus du feuillage. Pareil pour les miscanthus Purpurascens qui faisaient la gueule, leurs tiges se préparent et j'attends de voir ce que ça donne car cette variété est connue pour faire des tiges bien droites avec des plumets verticaux, ce sont eux que l'on voit souvent dans les films chinois ou japonais quand vous voyez des étendues d'herbes argentées qui ondulent sous la tempête.&lt;br /&gt;Tout est vert, tout pousse, pour culminer fin septembre et octobre, le moment où tous les miscanthus sont parvenus en floraison. Je sais, tout ceci ne produit pas beaucoup de pollen contrairement au champ de cosmos que je plantais il y a 8 ans. &lt;br /&gt;Mais il y a une foule d'insectes dans ces herbes et des bourdons sur les eryngeiums et bien sûr des campagnols. Hier soir j'ai vu sur le bord du massif, sur la pelouse, une longue crotte de la fouine qui vit sous le toit de ma maison : plein de poils de souris et un bout de coquille d'œuf d'oiseau. Funky. Il y a aussi les araignées magnifiques, les &lt;a href="http://www.google.fr/search?q=argiopes&amp;hl=fr&amp;client=safari&amp;rls=en&amp;prmd=imvns&amp;tbm=isch&amp;tbo=u&amp;source=univ&amp;sa=X&amp;ei=ifaOTqGRL-aI4gTd8bTNAQ&amp;ved=0CGYQsAQ&amp;biw=1049&amp;bih=966"&gt;argiopes&lt;/a&gt;, qui se sont installées, que j'ai reconnues ensuite dans le "&lt;a href="http://www.amazon.fr/Guide-nature-milieu-par/dp/2700310322"&gt;Guide de la nature, milieu par milieu&lt;/a&gt;". Une belle bête qu'on voit toujours la tête en bas dans sa toile, avec son ventre strié de noir et de blanc qui copie les couleurs de la guêpe pour faire peur à ses ennemis.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les artichauts ont des têtes droites de 4 mètres de haut, je ne mens pas. Encore cette année, j'ai refusé de les manger car les fleurs étaient trop belles. Je les laisse sécher sur place pour l'hiver. J'avais beaucoup plus de chardonnerets à l'époque des cosmos, mais il reste quelques couples qui restent dans le jardin tout l'hiver et qui se nourrissent des graines qui s'ouvrent avec le froid.&lt;br /&gt;Les grandes révélations de cette année, ce sont deux plantes achetées pour les tester. La première est &lt;a href="http://www.google.fr/search?q=Stipa+capillata&amp;hl=fr&amp;client=safari&amp;rls=en&amp;prmd=imvns&amp;tbm=isch&amp;tbo=u&amp;source=univ&amp;sa=X&amp;ei=t_SOTvn4J-mx0AWuzY0d&amp;ved=0CCgQsAQ&amp;biw=1049&amp;bih=966"&gt;Stipa capillata&lt;/a&gt;, qui a fait dès cet été une demie douzaine d'épis de 50cm de hauteur, un artifice de graines si fines qu'il faut vraiment s'approcher pour les discerner. Elles sont très douces quand on les prend dans la main pour les faire glisser à l'intérieur de la paume. Dès le première année. Je me demande comment ce pied sera dans deux ou trois ans, ce sera sidérant. C'est une plante à installer en groupe, c'est trop joli. Ou en pot.&lt;br /&gt;La seconde, &lt;a href="Elymus Hystrix"&gt;Elymus Hystrix&lt;/a&gt;, était vendue comme une graminée qui accepte la mi-ombre, ce qui est assez rare pour celles qui font plus de 80cm de haut. Et c'est vrai, je l'ai mise dans un pot pour la tester à l'endroit d'un nouveau massif que je terminerai cet hiver, sous un châtaignier, et elle est si impressionnante que tous mes amis à qui je la présente sont bouche bée (comme on dit). C'est une graminée qui dès la première année produit une jolie touffe de feuilles basales fines d'où surgissent de grandes tiges bien droites avec un goupillon au bout qui ressemble à un porc-épic (d'où son nom). On dirait un immeuble de Dubaï, un délire architectural : à la mi-ombre, dans le sous-bois, on voit ces étincelles qui captent le moindre rayon de soleil, surtout si le fond des arbres est sombre. Elle est généreuse, elle tient bien droit, une vraie tour, et si l'on cueille les tiges pour en faire un bouquet, elle produit une seconde vague au mois d'août. Je vais faire un massif avec 10 pieds de cette merveille!&lt;br /&gt;Les anémones Honorine Jobert sont bonkers, les roses et les blanches, je sais c'est un cliché cette vivace, mais c'est la première année où elles sont si belles et elles envahissent le moindre espace entre les graminées. Les plus beaux sont les panicauts "Heavy Metal" avec des feuilles glauques grises en épis pointus qui se dressent très haut, et encore, je n'ai pas réussi à trouver les plus beaux de tous, le "Northwind" qui est supposé être une sorte de fusée verticale qui résiste à tout, même en hiver.&lt;br /&gt;Le flop du jardin de cet été, c'est tout le côté nord de la maison qui ne s'est pas remis de la sécheresse du printemps, malgré la pluie arrivée en été. Tout a été raté dans ce coin, même les fougères qui ont été mangées par je ne sais pas quoi, je n'ai jamais vu des fougères se faire dévorer de la sorte. Les primevères sont presque toutes mortes, sympa pour ma fleur préférée, et même les primevères à étages sont si malheureuses qu'elles n'ont pas produit d'épis. C'est tellement dégoûtant que je détourne le regard. Les osmondes royales ont grillé, ça me rend vénère, le rosier Mermaid a trop souffert de la taille radicale que je lui ai imposée car il devenait ingérable à monter sur le toit de la maison. Je crois qu'il va mourir et tant pis, ça lui apprendra, c'est un rosier trop piquant. Vraiment, c'est un rosier magnifique, mais mettez-le dans un endroit abrité où vous n'aurez jamais à le tailler, c'est un baobab ce truc. De toute manière, je sais déjà ce que je vais mettre à la place.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et puis les premières poires n'ont pas été bonnes, peu de goût, de toute manière elles sont arrivées en plein rush de deadline de rendu de livre et je les ai vues tomber au sol et se faire manger par les merles. C'est affreux d'avoir des fruits du jardin et de ne pas les manger, mais c'est comme ça, arrêtez de crier, j'étais tout seul et je n'allais pas avaler 2 kilos de poires par jour, je n'ai pas besoin de faire de régime moi, je ne suis pas du tout attiré par les mecs bedonnants, je suis naturellement svelte grâce au VIH. Fat Fat Fat is not my game. &lt;br /&gt;Depuis, les autres variétés de poires sont délicieuses et là ce sont les noix, j'en ramasse matin, et soir et les châtaignes n'en parlons pas, j'en ai VRAIMENT trop. Bon, j'arrête, j'ai des amateurs de jardins qui viennent demain et il faut que je tonde la pelouse &lt;a href="http://www.youtube.com/watch?v=ru2uixqA7Fk"&gt;before the Germans get there&lt;/a&gt;.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8122179745272484880-632741764037348638?l=didierlestrade.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://didierlestrade.blogspot.com/feeds/632741764037348638/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8122179745272484880&amp;postID=632741764037348638' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8122179745272484880/posts/default/632741764037348638'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8122179745272484880/posts/default/632741764037348638'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://didierlestrade.blogspot.com/2011/10/le-jardin-la-maintenant.html' title='Le jardin, là maintenant'/><author><name>Didier Lestrade</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01860463568146138859</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_uk0axVVTK34/Sjoznqn3bvI/AAAAAAAAAB4/Aq4TYRtEvSg/S220/1.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/-EvzEjbhjovo/To7yKEhNZmI/AAAAAAAAAR0/rQB3Wu_u4VM/s72-c/DSC06300.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8122179745272484880.post-2969187336964681621</id><published>2011-10-04T12:54:00.005+02:00</published><updated>2011-10-04T13:10:30.291+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Homophobie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Outing'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Intégration'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Communauté'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Le Monde'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Minorités.org'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Delanoë'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Gay'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='PS'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='didierlestrade.fr'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Come out'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='mariage gay'/><title type='text'>Google is Outing's best  friend</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/-Qub07pEHihU/TornSO5KYxI/AAAAAAAAARs/bHMeIs9t_JQ/s1600/DSC05714.JPG"&gt;&lt;img style="cursor:pointer; cursor:hand;width: 300px; height: 400px;" src="http://3.bp.blogspot.com/-Qub07pEHihU/TornSO5KYxI/AAAAAAAAARs/bHMeIs9t_JQ/s400/DSC05714.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5659590182165963538" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Pour la première fois de ma vie, j'ai envoyé un texte à l'&lt;span style="font-style:italic;"&gt;International Herald Tribune&lt;/span&gt; pour leurs pages Op-Ed. Il n'aura fallu que 24h pour recevoir un mail de rejet. Et ça, ça veut dire beaucoup de choses de la part d'un quotidien que j'adore.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Last february, &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Le Monde&lt;/span&gt; published an interesting article regarding the french obsession about knowing which personality is Jewish. Okay... Apparently, the French google the names of famous politicians and personalities to check what appears first in terms of identity on search engines. Another article from &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Le Nouvel Observateur&lt;/span&gt; also went on wondering who is Jew with similar questions about identities.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;In the past two weeks, a debate is happening in Italy as a big bunch of politicians are being outed as homosexuals. The French gay media has been responding with horror, like if it was discovering the issue. And everytime a sex scandals happens in France (which seems to be quite often these days since the DSK Affair), people want to found out the truth about what is not really said in the media. Because private life is so particularly well protected in this country, "Off the record"  has become a parallel outlet. And wondering who is gay is a common interest because so few people actually come out. As a result, gay activism is at a standstill in France and coming-out has been erased from the LBTG agenda. Same sex mariage is still not a law, compared with surrounding countries. Not a single deputy at the National Assembly or the Senate with a proper coming-out. It should not come as a surprise that people use their fingers and keyboards to seek who are the most coward people in our gay elite. If they have a pathological fear of their identities, &lt;span style="font-style:italic;"&gt;we do not.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Thankfully, there is Google. Google reveals everything you want to know. Each time someone asks Google the Oracle if a very famous actor or politician is gay, the search engine saves the request and the more people ask the same question, the higher the request ranks. It certainly does not answer the question like a statement would but it does shows that you're not the only one asking it. It makes Google coming-out's favorite aggregator. Enter someone's name in the search engine and witness what the power of statistics can do with a simple rumor.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;It's fascinating no gay activist group has already used  this powerful tool. The vast majority of the French gay and lesbian elite is not out. Worse, they do absolutely nothing for the cause, they stay silent. Some of them actually use the secrecy surrounding their sexuality to impose more taboo on the topic in their political party. They work in education but do not feel concerned by homophobia in school, high school or University. They are CEO's of big companies but endorse bullying and discrimination. They are journalists but subtly avoid any news concerning LGBT matters.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;According to Valérie Touranian from &lt;span style="font-style:italic;"&gt;ELLE&lt;/span&gt;, the DSK case was the catalyst for a change. She said there will be a before and an after DSK but we're still waiting for the "after" part. In France, most leaders insist private life must be preserved. No wonder gay marriage is blocked when LGBT leaders themselves support such a narrow-minded political vision.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;So we thank Google for being coming-out's best friend.&lt;br /&gt;Enter the name of the female or male politicians you suspect the most following your gaydar and check the results. The word gay comes first ? Bingo ! But there's more. Sometimes the name of the partner comes right under the word gay. But even don't stop there. On the first page or the second, you'll find  a naïve person talking about his encounter on his blog "Wow, I did not know XX was gay ! I met him at a gay club in South of France and he told me he was gay himself !". Or better yet, you'll get the testimony of the hustler he spent time with in 2009 or 2010.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;So thank you, Google. Albert R. Hunt said in an editorial in the &lt;span style="font-style:italic;"&gt;New York Times&lt;/span&gt;: "What electors never forgive is hypocrisy". With a few goodwill, this could be a new golden age for LGBT activism. Everything's there... just reach out for it.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Didier Lestrade is a journalist, author, co-founder of Act Up-Paris and Têtu. He is out as a gay man and as HIV positive.&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8122179745272484880-2969187336964681621?l=didierlestrade.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://didierlestrade.blogspot.com/feeds/2969187336964681621/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8122179745272484880&amp;postID=2969187336964681621' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8122179745272484880/posts/default/2969187336964681621'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8122179745272484880/posts/default/2969187336964681621'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://didierlestrade.blogspot.com/2011/10/google-is-outings-best-friend.html' title='Google is Outing&apos;s best  friend'/><author><name>Didier Lestrade</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01860463568146138859</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_uk0axVVTK34/Sjoznqn3bvI/AAAAAAAAAB4/Aq4TYRtEvSg/S220/1.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/-Qub07pEHihU/TornSO5KYxI/AAAAAAAAARs/bHMeIs9t_JQ/s72-c/DSC05714.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8122179745272484880.post-3860449717903288429</id><published>2011-10-01T17:07:00.008+02:00</published><updated>2011-10-03T16:55:14.752+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='New York'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Hubert Duprat'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Minorités.org'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Paris'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Gay'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='didierlestrade.fr'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Lala'/><title type='text'>Hubert Duprat</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/-myo7ePg5j1U/ToczwYy4IFI/AAAAAAAAARk/Xj9T_zHlrqA/s1600/resizer.php.jpeg"&gt;&lt;img style="cursor:pointer; cursor:hand;width: 275px; height: 381px;" src="http://3.bp.blogspot.com/-myo7ePg5j1U/ToczwYy4IFI/AAAAAAAAARk/Xj9T_zHlrqA/s400/resizer.php.jpeg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5658548363196899410" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De tous les artistes que je connais, à part mon frère &lt;a href="http://www.fondationtanagra.com/index.cfm?nsy=1&amp;cfid=81064&amp;cftoken=53357"&gt;Lala&lt;/a&gt;, &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Hubert_Duprat"&gt;Hubert Duprat&lt;/a&gt; est le seul avec qui j'ai grandi. Nous étions tous les deux dans le même lycée d'Agen, c'était mon seul vrai ami, celui qui a averti le Principal le soir de ma tentative de suicide, à 17 ans, quand je m'étais réfugié sur le toit d'un parking à étage du centre ville, avec pour seuls objets le premier livre édité en France sur les graffitis de New York, et le premier livre sur la Factory d'Andy Warhol. Plus tôt dans l'après-midi, j'avais acheté 200 comprimés d'aspirine et une bouteille d'eau minérale et après avoir avalé (difficilement) les comprimés âcres et secs, j'attendais que le soleil se couche sur la ville, avec des tons de rouge et d'orange, regardant ces livres qui me faisaient rêver d'un au-delà plus grand, plus tolérant, plus wild.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Hubert Duprat était mon confident et j'étais le sien dans un lycée religieux intransigeant, à la discipline intraitable, et nous étions en terminale. Les seuls bons profs étaient ceux qui traitaient d'histoire et de géo et la vie était dure, sans argent, sans culture, dans une ville stupide où même les gays étaient méchants et pervers. Nous étions tous les deux fils d'agriculteurs, mon père du côté de Sainte Livrade-sur-Lot, lui du côté d'Aiguillon. Ses parents étaient gentils et nous nous retrouvions souvent chez un ami commun, Ariel, là où j'ai pris mes premiers LSD.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est dans cette campagne ensoleillée qu'Hubert m'a parlé pour la première fois d'archéologie et de minerais, une de ses passions d'alors. Il était capable de reconnaître de loin les tracés des voies romaines et, au début, j'étais incrédule, je pensais qu'il était impossible de discerner dans les champs des routes datant de 2000 ans. J'ai su plus tard que ces vestiges sont visibles par voie aérienne et j'étais fasciné par sa collection de pierres et de silex.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nos vies se sont séparées après le Bac (qu'il a réussi, moi pas), mais nous avons passé 30 ans à suivre chacun le travail de l'autre et dès le début, avec ses objets d'arts conçus à partir des &lt;a href="http://www.google.fr/search?q=Hubert+Duprat&amp;hl=fr&amp;client=safari&amp;rls=en&amp;prmd=imvnso&amp;tbm=isch&amp;tbo=u&amp;source=univ&amp;sa=X&amp;ei=Si6HTqb3FaTT0QXJ3I0H&amp;ved=0CDUQsAQ&amp;biw=1049&amp;bih=966"&gt;Trichoptères&lt;/a&gt; qui formaient des fourreaux de protection à base de pierres précieuses, d'or et de diamants, j'ai compris que j'avais eu la chance de grandir avec un garçon qui avait une vision, à mi-chemin entre l'art conceptuel et le musée de curiosités. Pendant longtemps, j'ai pensé qu'il m'était impossible d'écrire correctement sur son travail. Les textes érudits qui décryptaient ses expositions me semblaient incroyablement complexes, une manière de parler et d'écrire sur l'art qui m'a toujours irritée, celle d'&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Art Press&lt;/span&gt; de notre époque. Pourtant, les gens de ma génération ont bénéficié d'une éducation artistique assez poussée dans les années 70, nous avions toutes les bases pour comprendre les grandes familles de l'art et quand nous sommes arrivés à Paris, nous avons scrupuleusement visité tous les grands musées, et les petits aussi, comme celui de &lt;a href="http://www.musee-moreau.fr/"&gt;Gustave-Moreau&lt;/a&gt;. Hubert s'est installé dans le Sud, moi à Paris. Nous avons gardé le contact, même épisodiquement, tous les deux très respectueux du travail de l'autre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Récemment, Hubert m'a envoyé deux &lt;a href="http://www.lespressesdureel.com/ouvrage.php?id=2223"&gt;livres&lt;/a&gt; et &lt;a href="http://mappingthemarvellous.wordpress.com/2011/05/12/hubert-duprat-coral-caddis-crystal/"&gt;catalogues&lt;/a&gt; sur l'ensemble de son œuvre et je me suis dit qu'il était temps que j'exprime mon émerveillement pour tout ce qu'il a fait. Je n'avais pas besoin de décrire son cheminement avec des références érudites et je pouvais en parler avec des mots simples car ce qu'il fait m'émeut d'une manière très magique. Il y a chez lui un élément naturel et concret qui est en phase avec ce que j'admire dans la nature et chez les artistes qui font battre mon cœur plus vite, comme Richard Long, Andy Goldsworthy ou l'art artisanal japonais. Des hommes qui font des choses profondes et mystérieuses à partir de l'équilibre instable des objets naturels. Avec une méthode rigide et calculée, Hubert ouvre une porte mystique puissante qui persévère à travers le temps comme un objet vaudou, ou un objet païen et pourtant religieux. Ce qui m'a émerveillé dans les mises en scène d'Hubert, c'est le craftmenship, un travail artisanal dont je ne comprends toujours pas le mécanisme. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Par exemple, de toutes les pièces qu'il a conçues, celle que j'aime le plus ne sont pas les larves de Phryganes, que j'ai vu pourtant naître, mais "&lt;a href="http://www.google.fr/imgres?q=hubert+duprat+coupé-cloué&amp;hl=fr&amp;client=safari&amp;sa=X&amp;rls=en&amp;biw=1049&amp;bih=966&amp;tbm=isch&amp;prmd=imvnso&amp;tbnid=L3bcYsGcxcD2SM:&amp;imgrefurl=http://www.mamco.ch/artistes_fichiers/D/duprat.html&amp;docid=pLhO0-Zi_H3xdM&amp;w=265&amp;h=183&amp;ei=VjCHTvOzNYGr-Qao_40z&amp;zoom=1&amp;iact=hc&amp;vpx=137&amp;vpy=187&amp;dur=447&amp;hovh=146&amp;hovw=197&amp;tx=131&amp;ty=94&amp;page=1&amp;tbnh=146&amp;tbnw=189&amp;start=0&amp;ndsp=22&amp;ved=1t:429,r:0,s:0"&gt;Coupé-Cloué&lt;/a&gt;", les troncs d'arbres recouvert de clous dorés. Ce sont ces objets qui m'ont fait poser ces questions naïves, "Comment tu as fait?". Techniquement, je voyais le travail répétitif des assistants, mais j'étais abasourdi par la précision du détail, ces lignes de clous si bien dessinées qui mettent en valeur, sans les cacher, les courbes des troncs d'arbre. Pour moi, c'est un travail très masculin, exactement comme j'ai fini par associer instinctivement le legs féminin du design de Barbara Kruger et de Jenny Holzer. J'ai toujours été envieux de ces hommes comme Richard Long qui passent des jours à marcher ou Andy Goldsworthy qui passe des mois à tourner autour de ruisseaux ou de murs de pierres. Quand Hubert m'a raconté ses voyages à Madagascar pour trouver et choisir les éclats de &lt;a href="http://www.google.fr/search?q=calcite&amp;hl=fr&amp;client=safari&amp;rls=en&amp;prmd=imvns&amp;tbm=isch&amp;tbo=u&amp;source=univ&amp;sa=X&amp;ei=rzCHTufaFOOY0QWV9rDWDw&amp;ved=0CEwQsAQ&amp;biw=1049&amp;bih=966"&gt;calcite&lt;/a&gt; qui sont à la base de ses &lt;a href="http://www.region-limousin.fr/Hubert-Duprat-Sans-Titre"&gt;constructions&lt;/a&gt;, j'ai compris qu'il était passé à un niveau supérieur de son travail tout en restant très fidèle à ses origines archéologiques et minières. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et pendant ce temps, j'étais conscient de la difficulté de vivre de son travail, de l'incompréhension de sa démarche car elle reste sincèrement indépendante. Il me parlait de la difficulté d'enseigner dans des écoles d'art où l'on ne dessine plus désormais, exactement comme les professeurs réalisent aujourd'hui que leurs élèves de 12 ans passent leur vie devant YouTube sans avoir la curiosité d'aller sur Google pour découvrir tout ce que Internet peut offrir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est surtout son côté intègre que j'admire le plus, une sorte de défaitisme face à la dureté du marché de l'art, comme le marché des médias est pourri, au tel point que je finis par développer un rejet pour des photographes comme Tony Richardson (ce soir chez Colette, &lt;span style="font-style:italic;"&gt;of all places&lt;/span&gt;) ou Wolfgang Tillmans, qui sont intrinsèquement intéressants mais qui deviennent gerbants à cause de leur opportunisme commercial. A vouloir toujours vendre, toujours courir après le succès en se foutant à poil comme les pédés se mettent à 4 pattes sur les sites Internet pour gagner une bite, ces artistes ont perdu la dignité qu'ils avaient au début et je fais partie de ces gens démodés qui pensent que la dignité est le degré ultime de l'art, c'est ce que l'on atteint en fin de compte quand on a tout réussi et si l'on pousse le bouchon trop loin, &lt;span style="font-style:italic;"&gt;a bridge too far&lt;/span&gt;, c'est l'ensemble de l'œuvre qui vacille car tout le monde n'est pas Picasso, Warhol ou même Jeff Koons.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'aime l'art d'Hubert Duprat comme j'aime l'art de &lt;a href="http://www.google.fr/search?q=Djamel+Shabazz&amp;hl=fr&amp;client=safari&amp;rls=en&amp;prmd=imvnso&amp;source=lnms&amp;tbm=isch&amp;ei=cTGHTtjLKufJ0QWYrK3_Dw&amp;sa=X&amp;oi=mode_link&amp;ct=mode&amp;cd=2&amp;ved=0CBEQ_AUoAQ&amp;biw=1049&amp;bih=966"&gt;Djamel Shabazz&lt;/a&gt;, parce que j'y vois une ligne qui ne s'est jamais brisée entre leurs dernières créations et leurs racines modestes. Nous avons beaucoup souffert, de nos complexes et de la société dans laquelle nous avions grandi car notre adolescence a été quasi dramatique, d'une dureté implacable, celle de la chaleur étouffante du Sud-Ouest quand cette terre riche, lourde, se craquelle sous le soleil pour devenir aussi imperméable que les gens qui y vivent, toujours à vous juger et vous rendre la vie plus difficile. Ce furent des années de cauchemar quand elles devaient être les plus belles de la jeunesse et lui hétéro, comme moi homosexuel, nous avons reçu ça en pleine figure sans que personne ne nous aide ou nous comprenne. De là est né le voyage d'Hubert vers la pierre et le mien vers la musique. Nous avons grandi avec le complexe de vivre à mi-chemin entre les belles grandes villes que sont Bordeaux et Toulouse, dans un no man's land de fruits et de légumes, une plaine du Lot et de la Garonne nourricière, mais étrangement réfractaire à toute culture et cela nous a marqué à tout jamais. Même si désormais nous sommes tous les deux assez âgés pour être parvenus à dépasser tout ça depuis longtemps. Mais j'ai été témoin de la blessure d'Hubert, et il a été témoin de la mienne, et il m'a sauvé la vie, le soir des 200 aspirines, du livre des graffitis de New York et de la Factory recouverte de papier aluminium.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8122179745272484880-3860449717903288429?l=didierlestrade.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://didierlestrade.blogspot.com/feeds/3860449717903288429/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8122179745272484880&amp;postID=3860449717903288429' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8122179745272484880/posts/default/3860449717903288429'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8122179745272484880/posts/default/3860449717903288429'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://didierlestrade.blogspot.com/2011/10/hubert-duprat.html' title='Hubert Duprat'/><author><name>Didier Lestrade</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01860463568146138859</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_uk0axVVTK34/Sjoznqn3bvI/AAAAAAAAAB4/Aq4TYRtEvSg/S220/1.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/-myo7ePg5j1U/ToczwYy4IFI/AAAAAAAAARk/Xj9T_zHlrqA/s72-c/resizer.php.jpeg' height='72' width='72'/><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8122179745272484880.post-5424754392402908861</id><published>2011-09-26T11:48:00.005+02:00</published><updated>2011-09-26T12:19:25.821+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='house'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Tumblr'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Minorités.org'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Gay'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Jardin'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Sexy men'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='didierlestrade.fr'/><title type='text'>Le moment</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/-TdxhVJwDDpY/ToBOCID5q3I/AAAAAAAAARM/823Nm5kH31w/s1600/DSC06408.jpg"&gt;&lt;img style="cursor:pointer; cursor:hand;width: 300px; height: 400px;" src="http://4.bp.blogspot.com/-TdxhVJwDDpY/ToBOCID5q3I/AAAAAAAAARM/823Nm5kH31w/s400/DSC06408.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5656606930407893874" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;- The moment you stay in the garden until the very last minute of daylight, smoking a pipe, and you wish the sun would stay 10 more minutes&lt;br /&gt;- The moment you thought that would never happen, when your garden is tidier than your home&lt;br /&gt;- The moment you wake up in the morning and you look outside with a mug of coffee and you see the squirrel already stealing the nuts from your nut tree&lt;br /&gt;- The moment a plant pops up where you never expected like a tulip in the middle of a mixed border and you never put it there and it's fabby because it's totally random&lt;br /&gt;- The moment you dig in a very dry corner and a sleeping salamandre appears in the ground, so beautiful&lt;br /&gt;- The moment you get invaded by a plant, wheter &lt;a href="http://www.leclosdarmoise.com/plantes-vivaces-terre-ordinaire/228-euphorbia-cyparissias-fens-ruby-.html"&gt;euphorbia&lt;/a&gt; or &lt;a href="http://www.jardindumorvan.com/symphytum-caucasicum-173-,fr,4,A11173.cfm"&gt;symphytum&lt;/a&gt;, and you surrender, saying "OK, you want all the space, take it!"&lt;br /&gt;- The moment you pull bad weeds on the terrace and you tear a self seeding rare plant, shiiiit&lt;br /&gt;- The moment a bluetit keep on knocking on the window pane and it annoys you, what a fucking liberty&lt;br /&gt;- The moment in september when butterflies go bonkers on sedums&lt;br /&gt;- The moment in winters when all the big rocks stand out and overshade anything else&lt;br /&gt;- The moment you wish you had a little stream&lt;br /&gt;- The moment everything gets windy and rainy and dark in september and everybody is depressed except you because you live in nature&lt;br /&gt;- The moment the weasel comes in your attick at midnight every night to play and stay the night or go hunting&lt;br /&gt;- The moment you stay in the garden and enjoy and wonder why a boy is not at your side&lt;br /&gt;- The moment you wish you had MDMA and go crazy with the cows&lt;br /&gt;- The moment you develop a new theory : people nowadays are so obsessed with music because they lost touch with fucking nature&lt;br /&gt;- The moment you have to give friends lots of plants and fruits because you have way too many of them&lt;br /&gt;- The moment you realize a special plant will never be happy in your garden no matter hard you try and you have to accept it&lt;br /&gt;- The moment birds all go quiet in the middle of august&lt;br /&gt;- The moment you discover you could more or less write about gardening in English&lt;br /&gt;- The moment just before dusk when little bats fly around the house&lt;br /&gt;- The moment when you hate mowing but it has to be done&lt;br /&gt;- The moment you wonder if you could have sex outside again&lt;br /&gt;- The moment good friends make blackberry jam in the kitchen&lt;br /&gt;- The moment you step outside at night in the winter in freezing cold with a planket on your shoulders to stare at the moon &amp; stars before going to bed&lt;br /&gt;- The moment when lightning strikes!&lt;br /&gt;- The moment you wish you had noted everything you do in the garden just like you used to&lt;br /&gt;- The moment you put on Veneer or Monolake "&lt;a href="http://www.youtube.com/watch?v=vT5DS3Huyxo"&gt;Gobi The Desert&lt;/a&gt;" and it's like the nature outside&lt;br /&gt;- The moment you're so excited because you're going to devote a full day stealing wild plants in the fields or the side of the road to plant them in your own garden&lt;br /&gt;- The moment in june when crickets make so much noise in the lawn that you believe it's coming from the TV&lt;br /&gt;- The moment friends arrive for the week-end and they crash on the iron bed outside for the longest nap ever&lt;br /&gt;- The moment howls shout at each other just outside your house on the big pine tree&lt;br /&gt;- The moment an English shamen gay friend tells you holws are doing exactly the same thing around his own house!&lt;br /&gt;- The moment you leave home to go to Paris and you wish you could stay&lt;br /&gt;- The moment you spend turning the compost upside down and it kills your back&lt;br /&gt;- The moment you think you should have done a totally different garden and you shrug the idea because what U did was inevitable&lt;br /&gt;- The moment the FedEx man congrats you for the garden&lt;br /&gt;- The moment the good wind cleans it all&lt;br /&gt;- The moment you start the fire outside to burn all the bad weeds and stuff you can't put in the compost and it smells so good&lt;br /&gt;- The moment some apple falls on you and ouch that was not necessary&lt;br /&gt;- The moment Tumblr gave you the idea for this piece&lt;br /&gt;- The moment something in the light of the day reconnects you with the kid you were growing in a farm&lt;br /&gt;- The moment you're thankful for what you've got&lt;br /&gt;- The moment when crows go East&lt;br /&gt;- The moment church bells ring in the village of the valley&lt;br /&gt;- The moment everything stands still&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8122179745272484880-5424754392402908861?l=didierlestrade.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://didierlestrade.blogspot.com/feeds/5424754392402908861/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8122179745272484880&amp;postID=5424754392402908861' title='6 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8122179745272484880/posts/default/5424754392402908861'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8122179745272484880/posts/default/5424754392402908861'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://didierlestrade.blogspot.com/2011/09/le-moment.html' title='Le moment'/><author><name>Didier Lestrade</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01860463568146138859</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_uk0axVVTK34/Sjoznqn3bvI/AAAAAAAAAB4/Aq4TYRtEvSg/S220/1.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/-TdxhVJwDDpY/ToBOCID5q3I/AAAAAAAAARM/823Nm5kH31w/s72-c/DSC06408.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8122179745272484880.post-5562789641681196811</id><published>2011-09-15T11:42:00.003+02:00</published><updated>2011-09-17T12:25:47.394+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='New York'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Brian Kenny'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='house'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Minorités.org'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Paris'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Gay'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Sexy men'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='didierlestrade.fr'/><title type='text'>Man in the streets</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/-VIFuio1EE9E/TnHQXP_hNNI/AAAAAAAAAPc/cdIs4xLLtXk/s1600/DSC05828.jpg"&gt;&lt;img style="cursor:pointer; cursor:hand;width: 300px; height: 400px;" src="http://1.bp.blogspot.com/-VIFuio1EE9E/TnHQXP_hNNI/AAAAAAAAAPc/cdIs4xLLtXk/s400/DSC05828.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5652528105175200978" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;I have always been amazed at the way old clichés about famous towns linger, like the Paris that you see in the latest Woody Allen film, Midnight in Paris, a 1920-ish city of light that never looked that shiny and stupid. Paris is still used for that nostalgia effect, distorted by the bourgie state of mind of Woody Allen, a man who can’t seem to direct a flick that doesn’t belong to the blasé rich of the Upper East Side.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;My vision of New York is of July 1987 when I fell in love with the man of my life during a heat wave. It was around the same time that house music was having it’s most sincere moment. I was religiously taping &lt;a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Marley_Marl"&gt;Marley Marl&lt;/a&gt;’s WBLS mixes. I still own the cherished tapes and they still sound damn good today. When you’re a 29-year-old Frenchman and you discover—and dance—at &lt;a href="http://www.discomusic.com/clubs-more/13383_0_6_0_C/"&gt;Better Days&lt;/a&gt;, Escualitas, &lt;a href="http://www.saintdisco.com/"&gt;The Saint&lt;/a&gt; and the &lt;a href="http://www.google.fr/search?q=paradise+garage&amp;hl=fr&amp;client=safari&amp;rls=en&amp;prmd=imvns&amp;tbm=isch&amp;tbo=u&amp;source=univ&amp;sa=X&amp;ei=nMtxTqHdEo_U4QTT14GICA&amp;ved=0CC8QsAQ&amp;biw=1049&amp;bih=966"&gt;Paradise Garage&lt;/a&gt; in one whopper of a night, you fall in love with the guy who got you there, who’s grinning and saying, at the end of the night, “I told you so, honey.” &lt;a href="http://didierlestrade.fr/archives/photos/article/jim-dolinsky"&gt;Jim Dolinsky&lt;/a&gt; (R.I.P.) was very white but all I was listening in New York in 1987 was either black or latin music. East 4th Street between B &amp; C was the most beautiful place in the world for me and I will never forget the strange chemical smell in the hallway, something that got quickly Pavlovian, as I knew there was pleasure and happiness right behind that door.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;I believed in long distance love affairs, even in a time before fax, Internet and mobile phones. The long letters from Jim typed on white clean paper are still here to prove it. Though I learned I was HIV-positive the year before, New York gave me a reason to live, through music, love, clubbing, ACT-UP and a dash of E. It’s no bullshit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1987 was a magical year on many levels. I had met Jim six months before in Paris and he had brought me to this town that I was bound to love from the get-go. All my friends kept coming back from the States and saying, “Oh, Didier, you’ll love New York, it’s so you.” That prediction annoyed me and I kept on postponing NYC. I was broke anyway, couldn’t afford it.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;What I’m telling you here I’ve written many times in French. I get the feeling now and then that it’s all a dream. Jim’s death, a few years later, was a total fail for me. When he was sick, I was helping and I didn’t mind kicking away his cute little dachshund, always eager to lick the feces on the bathroom floor when Jim was too sick to reach for the toilet. I cleaned and bleached everything. That was AIDS at that time: a disease of bowels on the loose, people going blind or losing their minds altogether, tied on their hospital beds. Real fear came later when he was dying in his own flat that I loved so much. I failed and didn’t know what to do, going into town to shop at Gap to clear my mind in the most selfish way. It took that death in particular to learn how to do the right thing with others in the following years. Maybe you have to fuck up in a big way the first time around.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;After that, New York was an epicenter of pain for me and when I got to walk in the East Village again, Jim’s street was a magnet where everything had changed but me. I was no longer invited. I felt guilty going to Dance Tracks, I felt guilty staying true to Frankie Knuckles. I even felt guilty enjoying &lt;a href="http://www.facebook.com/soundfactorynyc"&gt;Sound Factory&lt;/a&gt; and then &lt;a href="http://www.bodyandsoul-nyc.com/"&gt;Body &amp; Soul&lt;/a&gt;. I had lost the most important man of my life, the one I never had an argument with. The one that never rose his voice at me and to whom I never raised mine. I was so thankful for all the things he had shown me and for being the man I was dreaming of in my teens: a beautiful smiling man with pearly white skin, a fantastic smell and a neat cut dick. And such a good dancer. Damn.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;It took a solid ten years to overcome the loss. It gets better as they say, but New York made me feel uneasy. I moved to the countryside in 2002 and New York is the only city that almost makes me regret my house and the Normandy landscapes around it. I still can’t explain it. It’s a paradox. New York is all things urban. I don’t know. But I’ll tell you something. Of all the things that disappeared in Manhattan, like the &lt;a href="http://www.google.fr/search?q=Pop+shop&amp;hl=fr&amp;client=safari&amp;rls=en&amp;prmd=imvns&amp;tbm=isch&amp;tbo=u&amp;source=univ&amp;sa=X&amp;ei=Ac1xTs7FBo6eOv-2nZUJ&amp;ved=0CEkQsAQ&amp;biw=1049&amp;bih=966"&gt;Pop Shop&lt;/a&gt;, Dance Tracks, &lt;a href="http://didierlestrade.fr/archives/photos/article/physique-memorabilia"&gt;Physique Memorabilia&lt;/a&gt;, the odd flyer with Larry Levan’s name on it, Sound Factory, the seedy porn shops of the Village, SYP in front of Pyramid, the Bar on First Avenue—it’s the old feeling of Odessa that I miss the most. I loved it there. It was the place where I could be face to face with Jim and absorb every little detail from the street.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;I never loved NYC for the big things: the MoMA, the Guggenheim, the Statue of Liberty, the Empire State building—OK the Brooklyn Bridge is awesome. I love the little things, the ones that go cheap: the Cinnamon Dentine, the carrot cakes on the counter of delis, the takeaway food, the piers down Christopher Street, cheap lube, Ivory soap, Johnson &amp; Johnson baby bedtime powder. That sums me up all right: I was the man in the streets, not at the Eagle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;I guess there is no other French journalist who’s been so adamant about his love for America. It closed a lot of doors for me, as our culture looks down on gay guys like me who marvel at the beauty of boys from NYU. It’s not Foucault for me, it’s &lt;a href="http://en.wikipedia.org/wiki/David_B._Feinberg"&gt;David B. Feinberg&lt;/a&gt;. It’s not Queer studies, it’s &lt;a href="http://www.google.fr/search?q=Vito+Russo&amp;hl=fr&amp;client=safari&amp;rls=en&amp;prmd=imvnsbo&amp;source=lnms&amp;tbm=isch&amp;ei=zc1xTpL0HYWhOsPvjaYJ&amp;sa=X&amp;oi=mode_link&amp;ct=mode&amp;cd=2&amp;ved=0CBAQ_AUoAQ&amp;biw=1049&amp;bih=966"&gt;Vito Russo&lt;/a&gt;. I marvel at American men, I have many theories about their size and allure. At 53, I’m still taken away by the mystery of their genes and beautiful accents. Louisiana men, talk to me. My love goes to the working class and the suburban guys, men you see in amateur sex movies like &lt;a href="http://www.amvc.com/showroom/spp-videos.shtml"&gt;Sneek Peek&lt;/a&gt;, the foundation of the Brian Kenny world, the guys you see on Tumblr with their iPhones taking pics of themselves.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;New York is still all this to me, walking in the streets for hours even when I don’t like walking anymore (older age maybe). In New York, I can even see America beyond New Jersey, the deep lands I never got to see: guys in Boulder, Colorado with their shirts off, the outdoors, the horses and tall grass, the Joe Gage myth…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;It’s all political too. I know it’s part of the propaganda that shadows the ills of America in the rest of the world. I do know that. But I believe it in my bones. I’m coming to terms with the fact I will never experience again this love before my time is gone, that I won’t drive from Dallas to&lt;a href="http://www.google.fr/search?q=Marfa,+Texa&amp;hl=fr&amp;client=safari&amp;rls=en&amp;prmd=imvns&amp;source=lnms&amp;tbm=isch&amp;ei=Yc9xTredMYqXOv-OlacJ&amp;sa=X&amp;oi=mode_link&amp;ct=mode&amp;cd=2&amp;ved=0CBAQ_AUoAQ&amp;biw=1049&amp;bih=966"&gt; Marfa&lt;/a&gt;, Texas, to check out men in the gas stations on the way. I’m a working-class queen far away from the working-class men of America, whether white, black, Latin, Asian, Italian or Irish, and that’s my curse, but it’s OK because my main man gave me New York and &lt;a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Cherry_Grove,_New_York"&gt;Cherry Grove&lt;/a&gt; and a glimpse of what was far beyond. In 1987.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce texte a été écrit pour le site &lt;a href="http://keepthelightsonfilm.com/archives/gay-new-york/man-in-the-streets"&gt;Keep Your Lights On&lt;/a&gt;.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8122179745272484880-5562789641681196811?l=didierlestrade.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://didierlestrade.blogspot.com/feeds/5562789641681196811/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8122179745272484880&amp;postID=5562789641681196811' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8122179745272484880/posts/default/5562789641681196811'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8122179745272484880/posts/default/5562789641681196811'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://didierlestrade.blogspot.com/2011/09/man-in-streets.html' title='Man in the streets'/><author><name>Didier Lestrade</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01860463568146138859</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_uk0axVVTK34/Sjoznqn3bvI/AAAAAAAAAB4/Aq4TYRtEvSg/S220/1.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/-VIFuio1EE9E/TnHQXP_hNNI/AAAAAAAAAPc/cdIs4xLLtXk/s72-c/DSC05828.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8122179745272484880.post-6383710858462666351</id><published>2011-06-29T17:55:00.011+02:00</published><updated>2011-06-29T19:18:10.452+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Facebook'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Minorités.org'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Delanoë'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Gay'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Jardin'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Sexy men'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='didierlestrade.fr'/><title type='text'>la vida es espléndida</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/-JJTL-dxQk-Q/TgtS2-Kb7AI/AAAAAAAAAPU/AT6LVVNbgxM/s1600/IMG_4561.jpg"&gt;&lt;img style="cursor:pointer; cursor:hand;width: 267px; height: 400px;" src="http://4.bp.blogspot.com/-JJTL-dxQk-Q/TgtS2-Kb7AI/AAAAAAAAAPU/AT6LVVNbgxM/s400/IMG_4561.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5623679664055380994" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Le jardin est merveilleux en ce moment. Je le dis parce qu’il faut que ça sorte comme une urgence politique syrienne ou un autre sujet de controverse mondiale comme : est-ce qu’on peut avoir un follow-up journalistique de qualité sur ce qui se passe au Yémen SVP ou on va encore nous offrir la preuve que les médias sont trop paresseux à rester dans leurs hôtels pour occidentaux ? &lt;br /&gt;Avec la pluie des derniers 15 jours, c’est toute la nature qui a été rassurée, dans le genre « OK, on est un mois en avance sur tout, cette année les poires vont arriver en juillet et les premiers miscanthus sont en train de sortir leurs plumets alors que jamais jamais jamais on les voit avant août au plus tôt », mais toutes les plantes étaient dans la dernière ligne droite du calvaire de la sécheresse. Les fruitiers en espalier ont tellement souffert que quelques branches entières ont séché d’un coup, c’est normal je ne leur donne pas assez d’eau alors qu’il faut y aller pour avoir de gros fruits, je le sais, et certains hortensias ont fait la gueule, comme les fougères après un joli départ, les chèvrefeuilles aussi et je ne parle pas de la pelouse qui a grillé mais ça je m’en fiche et les primevères d’été je ne compte pas dessus cette année – déjà si elles ne meurent pas je serai content, mais le reste du jardin a résisté vaillamment (comme on dit) à une période sans pluie très rare, surtout en Normandie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Du coup, ce printemps a été exceptionnel pour toutes les roses, tellement heureuses de ne pas subir les averses qui abîment les pétales, les clématites aussi qui sont parfois fragiles et le &lt;a href="http://www.google.fr/search?q=crambe+cordifolia&amp;hl=fr&amp;client=safari&amp;rls=en&amp;prmd=ivns&amp;tbm=isch&amp;tbo=u&amp;source=univ&amp;sa=X&amp;ei=yEsLTorXA4qUOuuhtaEB&amp;ved=0CCQQsAQ&amp;biw=1234&amp;bih=900"&gt;crambe cordifolia&lt;/a&gt; qui a fleuri pour la première fois après deux années de patience, avec ce panaché inouï de fleurs minuscules de chou qui ressemblent à du gypsophile nucléaire. Dans un parterre de graminées qui poussent, on dirait une boule radioactive, un nuage qui se détache avec des petites étoiles partout. Avec la &lt;a href="http://www.google.fr/search?q=stipa+gigantea&amp;hl=fr&amp;client=safari&amp;rls=en&amp;prmd=ivns&amp;tbm=isch&amp;tbo=u&amp;source=univ&amp;sa=X&amp;ei=OUwLTty9E4zoOa6-sYgL&amp;ved=0CB0QsAQ&amp;biw=1234&amp;bih=900"&gt;stipa gigantea&lt;/a&gt;, ce fut la plante phare du mois dernier même si autour il y avait toutes ces fleurs, les aliums en boule, les ancolies de toutes les formes qui s’hybrident pour créer des couleurs vraiment zarbi, même les coquelourdes se mélangent entre les blanches et les shocking purple, les campanules ont été suprêmes, mais les deux pieds de stipa gigantea, l’un à côté de l’autre, c’est un émerveillement total, une couronne de tiges de deux mètres de haut avec des graines d’avoine qui s’ouvrent comme un feu d’artifice qui revint chaque année toujours plus fort à partir d’une plante qui ne demande aucun entretien, strictement aucun. Il faut juste la place dans un endroit dégagé, en plein soleil, assez proche pour pouvoir la toucher, afin de faire un point focal et dès qu’elle sent qu’elle ne sera pas dérangée par ses voisines, alors elle prend le dessus et s’impose à tout le monde. Il faut lui donner de la place.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce massif central de graminées, planté il y a 3 ans quand j’ai eu ce petit problème cardiaque est désormais adulte. Oui, avant j’avais un champ de cosmos qui attirait beaucoup plus d’insectes et de bêtes de toutes sortes, ça buzzait non stop all day long et il y avait ces grosses sauterelles vertes que j’adore car elles sont le signe que tout va bien, mais c’était trop d’entretien et désormais toutes ces plantes ont pris leur place et s'élargissent, je n’ai même plus à désherber, les vivaces se mélangent et se chevauchent comme les eryngium planum qui font des rejets dans les rares endroits non envahis par les asters et les anémones d’automne. Il n’y a plus de place libre, le dégradé entre les différentes variétés de miscanthus, de panicums, de &lt;a href="http://www.google.fr/search?q=poa+cita&amp;hl=fr&amp;client=safari&amp;rls=en&amp;prmd=ivns&amp;tbm=isch&amp;tbo=u&amp;source=univ&amp;sa=X&amp;ei=DU0LToWIMYydOvK3-LIB&amp;ved=0CCMQsAQ&amp;biw=1234&amp;bih=900"&gt;poa cita&lt;/a&gt; est juste parfait, on dirait que ça a été fait avec une app mais non, et j’ai même mis de temps en temps quelques glaïeuls cheapos au milieu de tout ça qui sont super choucards. Tout est sauvage avec des scabieuses qui fleurissent non stop et qui germent ensuite dans des endroits pas possibles comme entre les pierres de la terrasse, il faut pratiquement leur marcher dessus pour aller à la table pour manger et je commence à comprendre ce que je lisais sur les graminées,  sur le fait qu’elles attiraient certains oiseaux pour les nids, je me disais « Nan c’est pas possible, il n’y a pas assez de volume pour faire un abri » et maintenant je vois bien que ce massif est impénétrable à part pour les chats des voisins qui, de toute manière, ne peuvent pas accéder à des grosses touffes de miscanthus d’un mètre de diamètre avec des tiges si serrées que cela forme une carapace.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand je passe devant ce massif, je peux bloquer sans réfléchir devant les fleurs du &lt;a href="http://www.google.fr/search?q=verbascum+bombyciferum&amp;hl=fr&amp;client=safari&amp;rls=en&amp;prmd=ivns&amp;tbm=isch&amp;tbo=u&amp;source=univ&amp;sa=X&amp;ei=fk0LTv2ZKMiBOorZ6aAB&amp;ved=0CBwQsAQ&amp;biw=1234&amp;bih=900"&gt;verbascum bombiciferum&lt;/a&gt;, j’en ai enfin planté deux même si la terre est trop bonne là où ils sont, il faut les mettre dans les endroits les plus ingrats car c’est vraiment une molène qui vit de rien mais il faut vous rappeler que j’ai l’air d’un méchant garçon comme ça à taper sans cesse comme un branque sur Delanoë mais ce jardin, vous n’imaginez pas à quel point c’est une source de bonheur. Je n’en reviens toujours pas de la possibilité de me fritter sur FB à cause de Caroline Fourest tout en pouvant, dans la minute d’après, sortir de la maison pour aller là où ça se passe et regarder ce qui a changé par rapport au jour précédent. Oh, ce &lt;a href="http://www.google.fr/search?q=hystrix+patula&amp;hl=fr&amp;client=safari&amp;pwst=1&amp;rls=en&amp;prmd=ivns&amp;tbm=isch&amp;tbo=u&amp;source=univ&amp;sa=X&amp;ei=B04LTouuN4ecOpPp1aQB&amp;ved=0CB8QsAQ&amp;biw=1234&amp;bih=900"&gt;Hystrix patula&lt;/a&gt; que j’ai acheté cette année a ses tiges qui sortent de la pénombre du petit bosquet, c’est vraiment une graminée qui peut rester droite à semi-shade et puis il y a la &lt;a href="http://www.google.fr/search?q=stipa+capillata&amp;hl=fr&amp;client=safari&amp;rls=en&amp;prmd=ivns&amp;tbm=isch&amp;tbo=u&amp;source=univ&amp;sa=X&amp;ei=Wk4LTsCsEM6gOsrutJQB&amp;ved=0CBwQsAQ&amp;biw=1234&amp;bih=900"&gt;stipa capillata&lt;/a&gt; qui est en train de sortir des épis si fins qu’on croit que c’est vos lunettes qui sont rayées ou qu’il y a un cheveu sur vos verres, et puis il y a ces &lt;a href="http://www.google.fr/search?q=melica&amp;hl=fr&amp;client=safari&amp;rls=en&amp;prmd=ivns&amp;tbm=isch&amp;tbo=u&amp;source=univ&amp;sa=X&amp;ei=AU8LTqj6Hcei-gbmybXgDA&amp;ved=0CEkQsAQ&amp;biw=1234&amp;bih=900"&gt;Melica&lt;/a&gt; qui sont parmi mes graminées préférées avec leurs chaton de poutou qui ressortent au soleil, il y a les verbascums sauvages qui lancent leurs grosses tiges vers le soleil, les &lt;a href="http://www.google.fr/search?q=sauges+sclarée+Turkestanica&amp;hl=fr&amp;client=safari&amp;rls=en&amp;biw=1234&amp;bih=900&amp;prmd=ivns&amp;source=lnms&amp;tbm=isch&amp;ei=JFALTvLfAYzs-gapgJ3hDA&amp;sa=X&amp;oi=mode_link&amp;ct=mode&amp;cd=2&amp;ved=0CA0Q_AUoAQ"&gt;sauges sclarea Turkestanica&lt;/a&gt; qui sentent le camphre et qui poussent partout, et ce pied de &lt;a href="http://www.google.fr/search?q=chicorée+sauvage&amp;hl=fr&amp;client=safari&amp;rls=en&amp;prmd=ivns&amp;tbm=isch&amp;tbo=u&amp;source=univ&amp;sa=X&amp;ei=TE8LTvuAOsuh-QbBvOTOAg&amp;ved=0CBwQsAQ&amp;biw=1234&amp;bih=900"&gt;chicorée sauvage&lt;/a&gt; qui me donne chaque matin 60 petites fleurs bleues ciel pur que j’adorais tellement quand j’étais petit car il y en avait partout sur les bords de chemin dans les années 60 et ce &lt;a href="http://www.jardindumorvan.com/helianthus-lemon-queen-19-,fr,4,P11026.cfm"&gt;Helianthus Lemon Queen de Thierry Denis&lt;/a&gt; qui est vraiment la plante que vous devez absolument acheter sans réfléchir car le moindre petit godet de rien du tout vous offre dès la première année un baobab de fleurs lemon incest et au bout de 2 ans à peine vous êtes OBLIGE de le diviser pour en mettre partout tellement ça pousse vite, il faut faire un effet de masse avec une plante aussi généreuse, là aussi sans entretien. Et il y a les knautias pourpres que j’ai semées au pire moment l’automne dernier quand Deom Christian m’a envoyé les graines et qui ont passé tout l’hiver si dur dans un pot avec une vitre de verre dessus, c’était voué à l’échec et je les ai réussies, et il y a mes c&lt;a href="http://didierlestrade.blogspot.com/2009/09/calamagrostis-x-acutiflora-karl.html"&gt;alamagrostis adorés&lt;/a&gt; bien sûr, un vrai rideau de tiges bien droites qui sont l’architecture de ce massif avec ces immenses artichauts de 3 mètres de haut que m’a offert mon frère Philippe et qui sont si beaux que je n’ose pas les manger et les mûres à tiges blanches offertes par Jean-Luc qui sont en train de produire ce bois argenté qui sera le plus beau à regarder en hiver quand il n’y a rien à regarder et le vent passe dans tout ça  et fait moutonner les herbes comme dans une séquence de Ridley Scott ou de Terence Malik, il ne me manque plus que la main de Russel Crowe pour caresser tout ça car il n’y a rien de plus beau qu’un homme au milieu de tant de délicatesse foliaire. C’est un attrape nigaud pour lover ce jardin et quand mon ami Fred Javelaud m’envoie &lt;a href="http://didierlestrade.fr/archives/photos/article/home-by-fred-javelaud-more-and"&gt;un fichier&lt;/a&gt; avec toutes ces photos prises lors du &lt;a href="http://didierlestrade.fr/archives/photos/article/home-by-fred-javelaud-more"&gt;dernier week-end&lt;/a&gt;, je suis là à sauter d’excitation comme quand je reçois le dernier paquet de Falcon.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est comme une création qui se voit clairement mais dont on ne connaît pas le cheminement intellectuel. Tout commence à partir des catalogues de plantes et une feuille blanche avec un plan et une visualisation de ce que ça va donner dans 2 ou 3 ans, et quand on arrive au bout de 3 ans de patience et d’entretien, on est vraiment étonné de réaliser que la préparation a donné des résultats bien au-delà de ce qu’on pouvait imaginer au départ. Vous avez bien calculé la hauteur des plantes choisies, leur emplacement, tout pour que le regard monte naturellement du premier plan avec les  petites plantes, puis vers les plants de taille moyenne pour culminer vers les géants du milieu du massif et après ça redescend de l’autre côté avec le même système. Et les plantes le savent, elles se soutiennent les unes les autres, sentant qu’elles sont épaulées pour résister aux orages et aux coups de vent et qu’il faut tenir jusqu’à l’automne qui est le moment d’extase des graminées pour arriver en hiver où là, votre jardin est plus beau que tous les autres car c’est le moment où les graminées donnent leur plus produit bonus ++, quand le froid et le gel les mettent en valeur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bref, le jardin a été sauvé par la pluie et les orages, il était parti pour une très mauvaise année et la pluie est arrivée à la dernière limite de ses résistances et toutes les plantes et tous les semis prennent, c’est le moment de l’année où le châtaignier émet son odeur de sperme si étrange et quand les oiseaux arrêtent de chanter sauf ce crétin de pinson qui n’a pas encore pigé qu’on est un mois en avance sur tout et que c’est le mois du chill-out et du barbecue. Ecrire deux bouquins dans des conditions pareilles, moi je le souhaite à tout le monde sauf à Caroline Fourest bien sûr, je me demande quel est son jardin secret à elle.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8122179745272484880-6383710858462666351?l=didierlestrade.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://didierlestrade.blogspot.com/feeds/6383710858462666351/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8122179745272484880&amp;postID=6383710858462666351' title='8 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8122179745272484880/posts/default/6383710858462666351'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8122179745272484880/posts/default/6383710858462666351'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://didierlestrade.blogspot.com/2011/06/la-vida-es-esplendida.html' title='la vida es espléndida'/><author><name>Didier Lestrade</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01860463568146138859</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_uk0axVVTK34/Sjoznqn3bvI/AAAAAAAAAB4/Aq4TYRtEvSg/S220/1.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/-JJTL-dxQk-Q/TgtS2-Kb7AI/AAAAAAAAAPU/AT6LVVNbgxM/s72-c/IMG_4561.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>8</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8122179745272484880.post-3886038779546418150</id><published>2011-06-23T18:38:00.008+02:00</published><updated>2011-06-24T10:33:00.163+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Communauté'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Minorités.org'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Paris'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Gay'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='didierlestrade.fr'/><title type='text'>L'enfer de Solidays</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/-G-ykd3A8I4I/TgN1rO911EI/AAAAAAAAAPM/IUKJqZ9wGls/s1600/DSC01761.JPG"&gt;&lt;img style="cursor:pointer; cursor:hand;width: 300px; height: 400px;" src="http://3.bp.blogspot.com/-G-ykd3A8I4I/TgN1rO911EI/AAAAAAAAAPM/IUKJqZ9wGls/s400/DSC01761.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5621466145500812354" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;C’est le moment de l’année où ces affiches atroces apparaissent sur les murs et dans le métro et même à la station essence et god knows quel autre support-surface encore. Je n’ai rien écrit sur Solidays de ma vie donc pour une fois ça ne sera pas du radotage bien que, vous me direz, il paraît que je passe mon temps à donner des bons points à certains et des cartons rouges à d’autres, ce croyais que ça s’appelait de &lt;span style="font-style:italic;"&gt;l’opinion&lt;/span&gt; et donc une bonne chose  mais passons. Je déteste Solidays. Chaque année, c’est comme le Sidaction, je me mets en mode pause, attendant que ça passe en laissant cette machine se déployer comme une énorme structure tentaculaire sensée représenter l’aboutissement de toutes nos chimères de militantisme sincère. C’est comme ça quand on est séropositif, il ne faut pas s’attendre à tout aimer dans le sida (je dis ça pour rire vous savez), il y a des événements qui vous font encore plus honte que le fait d’avoir un visage amaigri à cause des &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Lipodystrophie"&gt;lipodystrophies&lt;/a&gt;.  Les lipos quoi ? Man, vous savez vraiment que dalle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D’abord, je n’ai jamais rien compris à ces grandes messes de récolte de sous sur le sida. Solidays, c’est comme le dîner de l’Amfar à Cannes ou le bal des folles costumées à Vienne, il faudrait me payer très cher pour y mettre les pieds. Finalement, ce sont toujours des rassemblements de pouffiasses qui ne font rien pour le sida le reste de l’année et qui ont trouvé une niche rien que pour elles, comme ça elles ne se sentent pas « alliénées » par le sujet. À Cannes, je me suis toujours demandé si quelqu’un allait enfin faire un jour un papier pour raconter dans le détail ce qu’ils mangent, vraiment, ce qu’on leur met dans l’assiette pour que ça coûte si cher et comme tout le monde est anorexique dans ce milieu du cinéma et de la mode, si ça serait pas conceptuel de leur faire payer 10.000$ pour un Happy Meal de Mac Do. À Vienne, il y a tellement de  connes qui jouent au Carnaval de Venise qu’on a juste envie de se mettre à côté de la porte d’entrée et de leur foutre une mandale dès qu’ils ont payé le ticket. Paf ! Paf ! Paf ! La blague à répétition ! Et Solidays, je rêverais de faire un papier sur : ce concert est nul. Non cet autre concert est nul. Non, celui-là est vraiment de la dauberie totale. Non attends, y’a M qui va jouer, c’est sûrement le pire qu’on peut imaginer nan ? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le point commun à tout ça, ce sont des milliers de personnes qui n’en ont rien à foutre du sida, mais qui en profitent pour se montrer avec des robes qui valent plus que le budget santé du Mozambique et tiens, on va faire raccord puisqu’un grand joaillier de la place Vendôme m’a prêté pour le dîner de l’Amfar une rivière de diamants qui a été trouvée grâce à 1000 Africains sûrement séropos qui sont morts en creusant des trous pas sécurisés et je te parle pas du désastre écolo autour. Chez Solidays, je trouve ça tellement grossier que je m’empêche de réfléchir au fric que ça prend pour rassembler l’armée de roadies nécessaire pour monter toutes ces scènes, ces sonos, ces lumières, ces chiottes en plein air, cette machinerie d’organisation qui n’a absolument rien à voir avec le sujet.&lt;br /&gt;Solidays, c’est un endroit où vous allez voir de la musique pas gratos, et c’est pas grand chose d’autre. Les associations sont là pour faire semblant d’éduquer la masse de kids qui ne savent même pas ce qu’est une &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Chlamydiose"&gt;chlamydiose&lt;/a&gt; et pourquoi les séropos brûlent 25% d’énergie en plus uniquement pour alimenter ce système immunitaire qui attaque des millions de particules de VIH par jour, as we speak. Ah vous ne saviez pas ça ? Ben c’est pour ça que les séropos ont la ligne, c’est pas parce qu’ils vont chez Weight Watchers mfgrr.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et puis ces concerts, c’est quoi, c’est de la merde. Vous avez vraiment besoin d’un festival de plus pour « découvrir » la mauvaise musique française ? C’est quoi, vous n’avez pas assez d’Universal dans votre vie, il vous en faut une louche en plus ? Ah bon, vous ratez Arielle Dombasle à la Gay Pride et vous n’avez pas déjà vu 20 fois Bernard Lavilliers? Ou alors vous voulez vous infiltrer dans la bande de kids qui sont venus de Bar-le-Duc en bus et vous voulez leur faire peur en leur disant que vous avez eu des condylomes il y a 10 ans ? C’est drôle je l’admets, mais est-ce bien sérieux ? Et le village des associations, vous avez vu tous ces « volontaires » qui sont là à se faire chier avec leurs dépliants que personne ne lit et qui s’envolent au moindre coup de vent mais qui sont là pour prouver que l’association en question a bien envoyé 10 militants sur 3 jours pour s’assurer de recevoir un chèque de subvention à la fin de l’année car, bouh, la chute des subventions sida va faire très mal ? Tout ça c’est du paraître, on fait semblant de mener une politique d’&lt;span style="font-style:italic;"&gt;outreach&lt;/span&gt;, les artistes font semblant, le public fait semblant, et tout le monde est là pour dire que, bah, si on fait 500.000 euros de bénef, ça veut dire qu’on aura dépensé 5 fois plus pour l’avoir. Là aussi, c’est une industrie qui finance le son, les affiches, le marketing, l’air qu’on respire, le sujet du sida qui est banalisé à travers un événement qui est sorti du cerveau de je sais pas qui d’ailleurs, le parrain c'est encore Antoine de Caunes ? Ah oui.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ah mais Didier tu peux pas dire du mal d’Antoine de Caunes ! C’est le fils du père, le père de la fille, le mari de sa femme, c'est la substantifique moelle de Canal, tu vas prendre cher ! M’en fous. Je trouve que ça ressemble à une immense machine de PR pour Canal, tu passes au Grand Journal, je te garde une place sur l'affiche. Et pendant des années, on s’est demandé où allait cet argent et franchement, on ne savait pas du tout. Allez voir &lt;a href="http://www.solidarite-sida.org/medias/editor/RA2009-OKV3-BD.pdf"&gt;leur rapport d’activité &lt;/a&gt;sur le site, c’est transparent, mais je ne sais pas si j'ai compris ce qu'ils font concrètement. Enfin moi je reçois des dizaines et des dizaines de mails sur le sida par jour, je suis au confluent de beaucoup de spams et de newsletters et je vous garantis que je ne reçois jamais rien sur Solidays. Ils sont un peu &lt;a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Down-low"&gt;down low&lt;/a&gt; quoi. En tout cas si vous savez où l'argent est allé, vous avez plus de chance que moi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors je ne sais pas s’il faut dire merci à Solidays comme on le dit à Danette, mais je crois que c’est tout le monde qui leur dit merci. Longchamp, les transports publics, les vendeurs de merguez, les artistes qui ont tous besoin d’une date sur leur « Summer Tour », les fabricants de papier hygiénique et d’eau minérale,  les parents parce que les kids ont une « activité culturelle » avec un environnement où les capotes sont gratuites mais personne ne les utilise, les frères ennemis Jean-Paul Huchon  et Delanoë qui s’imaginent que Solidays entre dans leur case du volontarisme sida dans la région Ile-de-France, le milieu sida qui ferme sa gueule car il aura un petit chèque pour Noël (330.000 euros pour 48 associations en France, ça fait 6875 euros de moyenne, bof), l’armada de folles qui travaillent toute l’année sur un événement qui ne dure que 3 jours, un peu comme les autres folles qui travaillent sur la Gay Pride, merde c’est le même week-end, peut-être qu’ils ont outsourcé le management dans un élan généreux de co-branding, ah oui n’oublions pas les corbeaux qui auront de quoi manger avec toutes ces miettes de sandwiches qui vont rester sur l’herbe écrasée, et le cycle de la nature qui apportera un nouvel été, un automne, un hiver et un autre printemps avant la prochaine édition, pour fêter grandiosement la gueule de bois des présidentielles de 2012. &lt;br /&gt;Vu sous cet angle, c’est excitant.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8122179745272484880-3886038779546418150?l=didierlestrade.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://didierlestrade.blogspot.com/feeds/3886038779546418150/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8122179745272484880&amp;postID=3886038779546418150' title='22 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8122179745272484880/posts/default/3886038779546418150'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8122179745272484880/posts/default/3886038779546418150'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://didierlestrade.blogspot.com/2011/06/lenfer-de-solidays.html' title='L&apos;enfer de Solidays'/><author><name>Didier Lestrade</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01860463568146138859</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_uk0axVVTK34/Sjoznqn3bvI/AAAAAAAAAB4/Aq4TYRtEvSg/S220/1.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/-G-ykd3A8I4I/TgN1rO911EI/AAAAAAAAAPM/IUKJqZ9wGls/s72-c/DSC01761.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>22</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8122179745272484880.post-8835750113096492992</id><published>2011-06-15T14:30:00.009+02:00</published><updated>2011-06-16T16:36:05.903+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='house'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Minorités.org'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Delanoë'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Paris'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Gay'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Sexy men'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='didierlestrade.fr'/><title type='text'>Corps et âme</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/-N-HRhYNXSQU/TfinIvcbkkI/AAAAAAAAAPE/m6fnxoS2cI4/s1600/DSC06399.jpg"&gt;&lt;img style="cursor:pointer; cursor:hand;width: 300px; height: 400px;" src="http://4.bp.blogspot.com/-N-HRhYNXSQU/TfinIvcbkkI/AAAAAAAAAPE/m6fnxoS2cI4/s400/DSC06399.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5618424303761199682" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Oui je suis allé à Paris uniquement pour Body &amp; Soul, mais en sortant du train je me suis dirigé vers un tatoueur que j’avais vu par hasard et je comptais prendre RDV pour un motif qu’ils ont et bien sûr il était fermé samedi et je me suis dit « Mmmm, des tatoueurs hétéros hardos qui prennent leur week-end de Pentecôte, j’aurais pas pensé ». Heureusement, on est allé voir « The Tree of Life » samedi soir et c’était merveilleux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dimanche, ça a donc commencé tôt, vers 13h chez Jean-Luc Morel et la bande de Robert + d’autres amis dans cet appartement rempli de belles photos et de dessins d’hommes avec des barbes et des moustaches du début du siècle dernier, toujours une belle manière de se préparer à écouter de la house. Noisette avait fait les choses parfaitement avec des déliciosités libanaises et des gaufres chaudes avec beaucoup de Chantilly et j’étais heureux de retrouver tout le monde. Ensuite on est allés à la Gaité Lyrique, certains en scooter et d’autres en métro et nous sommes arrivés assez tôt, vers 15h30, quand la salle était encore peu remplie. Le kid à la caisse était sweet, tout était beau comme je l’imaginais après avoir vu des reportages à la télé, j’ai rigolé en découvrant le foyer où une folle a du travailler pendant 9 mois sur la patine des murs comme s’il s’agissait de la chapelle Sixtine (« J’ai pas encore fini chef, je recommence tout car je voudrais mieux travailler &lt;span style="font-style:italic;"&gt;sur le geste&lt;/span&gt; ») et Robert a râlé sur les fenêtres du foyer qui étaient fermées alors qu’on aurait pu aller sur le balcon pour fumer une cigarette mais bon, je ne dis rien, je ne fume plus de cigarettes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans le cube, c’était comme les gens disaient, un très bon son équilibré dans n’importe quel coin, bonnes basses mais pas du tout d’agression sonore, exactement ce qu’il faut bien qu’on aurait pu mettre 5 à 10% plus de volume, mais c’est peut-être moi qui deviens sourde. Les lumières étaient simples mais directes, des néons au fond très K.A.B.P. du pauvre, un peu de fumigènes pour donner du relief à la salle et sur deux côtés des murs de ballons multicolores (bon ça c’était naff, quand on met des ballons, il faut juste une couleur ou deux maximum, pas du multicolore car c’est plouc mais c’était gentil quand même allez y’a de l’effort) et les mecs de la table de son étaient gentils, cool.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’explique à mon mari qui sont les DJ’s (alors le vieux avec pas beaucoup de cheveux c’est Danny Krivit, il est disco et très gentil, le black avec le bonnet et les dreads c’est Joe Clausell qui est très fort sur les rythmes latinos et africains, il peut être parfois barbant quand il bloque trop sur ça mais c’est pas grave car c’est son truc, et le mec à droite c’est François K alors lui il est hallucinant parce qu’il peut mixer 4 disques en même temps tu vois). Bien sûr, quand on arrive, il y a déjà Elisabeth Lebovici et sa jolie amie et comme toute notre bande est arrivée, les cinquantenaires vont sur la piste de danse au centre, à 10 mètres des DJ’s et commencent à danser alors que très peu de gens dansent (une vingtaine) et ils sont incroyables, ils font toujours ça quand ils vont dans un club comme &lt;a href="http://didierlestrade.fr/mot/kabp-otra-otra"&gt;K.A.B.P., Otra Otra&lt;/a&gt; ou Culte, ils sont là dès le début à encourager par leur présence les DJ’s, dans le genre « On est là, this is our ground, we love you » mais sans en faire tout un foin non plus. C’est juste de la grande politesse de clubbing. La musique est déjà warm-up qui s’échauffe et Body &amp; Soul est toujours très chaleureux dans ce style, ce sont des DJ’s qui savent vraiment bien faire leurs débuts et leurs fins de set.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand on sort du cube, le sas est si efficace et l’insonorisation est si parfaite que l’on entend pratiquement rien de l’autre côté où le bar est donc idéal pour discuter car il n’y a jamais de queue bien que si on veut une limonade il faut aller dans le foyer qui, lui, ne vend pas de bière, ah la Mairie de Paris, so conceptuel idiot. Moi je sais déjà que ça va être une soirée parfaite, je suis hyper content de voir tout le monde et je ne vais pas parler de tout le monde ici, c’est impossible car je n’ai pas pris de note (quand même !). Robert est super content mais n’arrête pas de souligner les incohérences politico-sociales de cet endroit, &lt;a href="http://tiphainebressin.tumblr.com/post/6492526550/a-night-with-je-sors-cet-apres-midi"&gt;Tiphaine&lt;/a&gt; est drôle, Romain Tassinari est tellement beau qu’il a encore embelli depuis « &lt;a href="http://didierlestrade.fr/musique/compilations/article/slow-jamz-hot-songs"&gt;Slow Jamz &amp; Hot Songs&lt;/a&gt; »,  c’est pas possible ces mecs, Fred Agostini rigole en disant qu’à 40 ans c’est plus pareil mais je lui dis que 40 ans c’est rien du tout, Vix est Vix as always et je lui dis que la confiture de prune d’Henri Maurel était vraiment délicieuse, j’ai dévoré le pot en 3 jours, Alice est en forme et n’arrête pas de m’offrir des bières, Thomas Bourdeau devient de plus en plus aristocratique et part le lendemain en Ecosse faire du golf, mon mari Marc commence à avoir la fièvre à cause d’une angine qui se présente et les gens arrivent de plus en plus, il y a un black en hot pants très drôle avec son sac à dos Vogueing, Nick V est sexy avec sa casquette en cuir, il y a beaucoup d’hétéros avec leurs T-shirts Body &amp; Soul achetés à New York et on sent bien qu’une grande partie du public est allé à NYC et connaît le club originel.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au début, il y a quelques enfants de 10 ans sur le dancefloor et je trouve ça génial alors qu’Alice a entendu des gens dire qu’ils ne trouvaient pas ça bien et qu’ils sont à la limite de dire aux parents « Mais qu’est-ce que vous foutez avec vos gosses dans un club ? » - pff, c’est formidable au contraire, il est 17h,  c’est toute l’idée de Kitsuné pour ados, si les gosses n’ont pas le droit de découvrir la house avec des adultes sur un dancefloor où on n’est pas les uns sur les autres, alors ça sert à quoi ? Vous croyez qu’à Woodstock, les bébés de 2 ans n’ont pas avalé des décibels et de la boue ? Bande de bobos crétins, il en faudrait davantage de kids !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a Patrick Vidal qui est en forme comme toujours, Mandel Turner qui me dit qu’il va partir vivre à Bali parce qu’il a plus de travail là-bas, go girl mais tu devrais apprendre à nager car Bali sans la mer c’est un peu comme les cornflakes sans le lait. Il y a 3 gays sympas que je vois toujours dans les endroits bien et qui dansent dans le fond de la salle où on est vraiment à l’aise et ils font des sourires pendant « I Hear Music In The Streets » d’&lt;a href="http://www.youtube.com/watch?v=IqWZ9VTFUig"&gt;Unlimited Touch&lt;/a&gt;, Fabien porte un T-shirt destructuré à la Véronique &amp; Davina, son mari Pierre-Jean est une crème totale car il a toujours des histoires à raconter comme qui est le vrai inventeur du Coca Cola, je tease Gérard Pina all night long parce qu’il n’a pas aimé « The Tree Of Life » (« C’est un pensum ! » dit-il). Ah non ça Gérard, venant de toi, tu fais du yoga bordel. Je vois &lt;a href="http://www.minorites.org/index.php/2-la-revue/665-la-loi-de-kamel.html"&gt;Kamel&lt;/a&gt; danser au milieu du dancefloor, c’est comme si 50 visions de lui se superposaient, ramenant à d’autres clubs et d’autres années, toujours le même, menaçant et gentil à la fois, Rafael me dit qu’il a du mal à comprendre le décalage horaire de Madrid car il arrive toujours trop tôt ou trop tard quelque part, et son mari David me fout la honte en me demandant « Comment je m’appelle ? » et je regarde mes pieds car j’ai encore un trou de mémoire. Dehors c’est agréable de fumer ma pipe avec Yvan Lebleu, un marseillais qui connaît bien &lt;a href="http://www.minorites.org/index.php/membre/4-auteurs/profil-pierre-jean+chiarelli-112.html"&gt;Pierre-Jean Chiarelli&lt;/a&gt;, en fait on se croirait à l’ancien hôtel Régina de Nice ou dans un palace de Monte Carlo où je ne suis jamais allé, mais la Gaité Lyrique, c’est assez ça. Patrick Thévenin arrive du Point Ephémère où il a passé des disques et il est dans une humeur cool, détachée gentille, à la fin Danny Krivit lance « &lt;a href="http://www.youtube.com/watch?v=K2axbXDjYqA"&gt;The Love I Lost&lt;/a&gt; » d’Arold Melvin et les Blue Notes, la salle est remplie avec les bras en l’air, les mecs de la sono font des dance routines, il y a un black dans le fond à droite qui danse vraiment bien avec sa copine qui a the right moves aussi, il y a un rappel, puis deux, les gens sont contents et je tombe sur Christophe Hamaide Persion qui a toujours ce sourire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On se retrouve dehors  sous une pluie très fine, John qui accompagne Elisabeth a fait du shopping avant la fête et porte un sac avec des chaussures taille 43 je crois et un mec gentil vient me faire un compliment sur ma vie mon œuvre mon château mon cheval merde quoi et je lui dis « Oh tu es gentil mais tu sais, à la fin de la journée, personne ne veut coucher avec moi anyway » ce qui fait sourire à la ronde du genre « OMG, here she goes &lt;span style="font-style:italic;"&gt;again&lt;/span&gt; » et on dit au revoir à tout le monde en montant sur le scooter de Robert, direction chez Morel pour avaler les restes du before et ensuite Noisette me fait gouter un thé chinois qui se présente sous forme d’une boule qui se déplie dans la théière transparente comme une petite méduse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ensuite on arrive chez Christophe et Patrick qui ont un apparte vraiment joli et arty avec un jardin où je crois reconnaître un juncus strié à 2 couleurs mais je peux me tromper car il fait sombre et je retrouve Franck et Antoine que je n’ai pas vus depuis 4 ans au moins et Antoine parle parle parle et il me fait toujours rire avec ses idées de laïcard 100% pur jus, mais il m’explique les lignes de ma main et me dit que j’ai une ligne de chance maousse qui traverse toute la paume (« Of course je suis pas morte patate ») et Noisette me dit « Ah ta veste c’est Penfield » pendant que Jean-Luc raconte qu’il a vu au Cox ce soir même un Italien avec une barbe rousse dont la moustache remonte un peu en pointe ce qui est toujours super classe. Robert est surexcité d’ailleurs quand on va au Point Ephémère qui est juste à côté, il disparaît quand un Iranien ou un Afghan lui demande son chemin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En faisant la queue pour acheter mon ticket il y a deux mecs derrière moi, un joli avec de belles lunettes et un black adorable et ils parlent de Larry Heard et du tout début et comme je suis de bonne humeur je me retourne un peu sans être trop invasif et je leur sors ma théorie de 1995 comme étant le sommet de la house, un peu comme certains disent que 1987 est le sommet du hip hop et ils me parlent de Maurizio et de Monolake et je souris quand ils s’adressent à moi en disant « vous » du genre « Mais alors vous avez vu des concerts de Can ? » et quand on entre dans la salle principale c’est déjà sombre, sweaty, bourré de monde et berlinois et il me demande mon numéro de portable que je ne connais pas encore par cœur parce que je l’ai que depuis 6 jours, puis ma carte de visite mais j’en ai pas et je lui dis de regarder sur FB et voilà, c’est comme ça que je rencontre &lt;a href="http://dement3d.blogspot.com/"&gt;Julien Haguenauer&lt;/a&gt;. House authentics.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bon, je ne raconterai pas trop le reste de la nuit, un de mes meilleurs amis s’est séparé de son mec le soir même et ça me rend triste, vraiment, et très vite il y a tellement de monde que c’est impossible d’aller au bar pour offrir un verre à Noisette qui le mérite, il y a des mecs et des filles presque à poil sur le balcon et vraiment  on n’a pas besoin de ça, même dans un endroit « alternatif » parce qu’à la base c’est la même chose qu’au Queen et je le dis à DJ Crame qui me regarde toujours comme si j’étais un énorme mystère pour lui et son copain Hervé Carvalho me fait une déclaration de 20 minutes et on parle de notre amour commun pour Guido, et de la house du début, et de &lt;a href="http://chezmoune.fr/"&gt;Chez Moune&lt;/a&gt; et de la pop aussi, en fait je passe mon temps avec les fumeurs dehors à regarder les kids et le mélange de ce club est quasiment parfait avec des gens de tous les milieux et de tous les âges et Gildas sort trempé de 3 heures de danse et me demande « Ah bon, tu n’aimes pas te coller à la sueur des autres ? » - euh non  enfin si, avant oui mais là non vraiment, Antoine est hallucinant de drôlerie mais on dirait que je suis le seul à m’extasier, c’est Monsieur ADD en chef, &lt;a href="http://vernissage.tv/blog/2011/05/28/anish-kapoor-leviathan-at-grand-palais-paris-monumenta-2011-interview/"&gt;Christophe Ecoffet&lt;/a&gt; me parle de l’expo Anish Kapoor que je devrais aller voir bien sûr, Alfredo Piola fait pipi dehors, il y a un jeune black qui est mon préféré de toute la soirée qui arrive alors et à qui je serre la main alors qu’une bise ou rien du tout aurait suffi, trop de respect tue le respect, Paul vient dire bonjour et merci, il est 4h et il est temps de rentrer et en remontant vers Jaurès, 2 petits mecs de banlieue demandent à Ecoffet et Oscar « Tu crois qu’on peut rentrer comme ça ? » en montrant leurs fringues blanches de streewear hyper propre et on est dans la situation où 3 folles sont en train de rassurer 2 hétéros en leur disant « Bien sûr tu peux entrer comme ça, vous êtes très bien, tu crois qu’on s’est déshabillés pour entrer ? ». Sweet.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8122179745272484880-8835750113096492992?l=didierlestrade.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://didierlestrade.blogspot.com/feeds/8835750113096492992/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8122179745272484880&amp;postID=8835750113096492992' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8122179745272484880/posts/default/8835750113096492992'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8122179745272484880/posts/default/8835750113096492992'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://didierlestrade.blogspot.com/2011/06/corps-et-ame.html' title='Corps et âme'/><author><name>Didier Lestrade</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01860463568146138859</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_uk0axVVTK34/Sjoznqn3bvI/AAAAAAAAAB4/Aq4TYRtEvSg/S220/1.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/-N-HRhYNXSQU/TfinIvcbkkI/AAAAAAAAAPE/m6fnxoS2cI4/s72-c/DSC06399.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8122179745272484880.post-3245322474812021786</id><published>2011-06-08T12:17:00.012+02:00</published><updated>2011-06-09T20:52:01.679+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Outing'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Communauté'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Gay Pride'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Minorités.org'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Gay'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='PS'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='didierlestrade.fr'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Come out'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Lady Gaga'/><title type='text'>Golum du coming out</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/-Hb05VwuqK_s/Te9R17ep-vI/AAAAAAAAAO8/f5mpGNiOaHg/s1600/DSC06067.jpg"&gt;&lt;img style="cursor:pointer; cursor:hand;width: 300px; height: 400px;" src="http://2.bp.blogspot.com/-Hb05VwuqK_s/Te9R17ep-vI/AAAAAAAAAO8/f5mpGNiOaHg/s400/DSC06067.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5615797247295486706" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Donc il étaient tous gays, c’est ça ? Même pour un homosexuel grand teint comme moi, les révélations successives sur la sexualité d’&lt;a href="http://query.nytimes.com/gst/fullpage.html?res=9f05e5d61439f93aa35752c0a9639c8b63"&gt;Abraham Lincoln&lt;/a&gt;, de &lt;a href="http://www.guardian.co.uk/world/2005/may/19/gayrights.usa"&gt;Malcolm X&lt;/a&gt;, de &lt;a href="http://www.rawstory.com/rs/2011/03/26/was-gandhi-gay/"&gt;Ghandi&lt;/a&gt; etc. sont une sorte d’émerveillement naïf. On y avait pensé, notre gaydar avait fonctionné et émis les signaux de rigueur, mais personne n’osait penser que de tels leaders politiques puissent être des suceurs de bites. Ben, c’est fait, c’est dit, c’est acté. Et on se demande toujours pourquoi l’homosexualité fait tellement peur, quand elle est associée à l’Histoire avec un grand H et au Destin avec un grand D. On finit par se dire que ces hommes étaient immenses dans leurs domaines parce qu’ils étaient vraiment amoureux des hommes – et pas seulement de l’humanité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Chez les gays eux-mêmes, il existe toujours une part d’incrédulité quand on apprend que telle ou telle personnalité historique était gay. Je ne parle pas ici d'Etienne Daho, je parle des très grands leaders à la Alexandre. Dans le cas de Malcolm X, si quelqu’un avait osé affirmer une chose pareille il y a 30 ans, au moment de la sortie du fantastique &lt;a href="http://www.youtube.com/watch?v=GK6KhR7meqQ"&gt;maxi de Keith LeBlanc&lt;/a&gt;, personne ne l’aurait cru. Pareil pour Lincoln, il fallu un livre respecté et reconnu par l’académie pour imposer une idée relativement peu discutée : et si les USA, à leur naissance, avaient été influencés par un groupe d’homosexuels très visionnaires ? Ghandi, là on est au sommet de l’inavouable, d’ailleurs les réactions à ce livre, &lt;a href="http://www.nytimes.com/2011/04/01/books/gandhi-biography-by-joseph-lelyveld-roils-india.html"&gt;en Inde&lt;/a&gt;, on été si vives que le livre qui raconte tout ça est pratiquement interdit. Et quand j’ai consacré &lt;a href="http://didierlestrade.fr/about-me/livres/cheikh-journal-de-campagne/article/cheikh-chapitre-4"&gt;un chapitre entier&lt;/a&gt; sur l’homosexualité de David Henri Thoreau dans « Cheikh », j’ai été épaté de voir le dédain que cela a provoqué chez les spécialistes de cet auteur. Car si on additionne les figures américaines très importantes du milieu du XIXème siècle, de Melville à Whitman, il est très facile de démontrer que la naissance et l’essor des Etats-Unis, en tant que nation, ont été fortement marqués par une homosexualité décomplexée, franche, lumineuse, qui contribue toujours, pour moi en tout cas, à rendre l’Amérique plus gay que tous les autres pays. Car le mouvement gay est bien né aux USA, rappelons-le, pas dans l’esprit de cette folle coinçada de Foucault.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je l’ai toujours dit. Je ne fais pas partie de ces gays qui sont à l’affut de ce qui est gay ou pas. Les newsletters des medias gays font ce job désormais.  Je ne pensais même pas que Ghandi et Malcolm X étaient gays tels qu’on imagine des homosexuels sous le terme gay. Mais ce sont des hommes politiques de premier ordre, au niveau mondial, qui ont eu des relations sexuelles avec des hommes et des passions amoureuses avec des hommes et cela a influencé leur philosophie – et ça me suffit. Le premier homme dont je suis tombé amoureux à 18 ans n’était pas gay et pourtant il m’a aimé physiquement et sentimentalement comme peu d’homosexuels m’ont aimé. Je le mets, hétéro qu’il est, dans le TOP 10 des hommes de ma vie. Il m’a influencé, je l’ai influencé. Il m’influence d’ailleurs toujours aujourd’hui et je l’influence toujours aujourd’hui.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand on apprend, dans le détail des correspondances et des voyages, que des hommes illustres comme Gandhi ou Lincoln ou Malcolm X étaient homosexuels, cela rend encore plus méprisable le refus de célébrités beaucoup moins remarquables d’aujourd’hui à faire leur coming out. Bien sûr, Gandhi, Malcolm X ou Lincoln n’ont pas fait de coming out ; ils vivaient dans des époques où le terme de coming out n’existait pas vraiment. Mais ceux qui vivent aujourd’hui savent très bien de quoi je parle. Et ils se cachent. Alors que les scandales français sur la vie privée ne cessent de se multiplier – et il vont se multiplier car ils sont de plus en plus fréquents à travers le monde et la France n’est pas une île à part dans cette envie de transparence - les folles françaises dans le placard s’imaginent qu’Internet ne fera pas remonter au grand jour les cochonneries parfois pas très éthiques qu’ils ont pu accumuler ces dernières années. Car tout ce caca est beaucoup plus chargé émotionnellement quand il est caché. À partir du moment où vous écrivez un livre pour raconter vos expériences parfois borderline, comme &lt;a href="http://www.amazon.fr/Journal-apprenti-pervers-Alex-Taylor/dp/2709629615"&gt;Alex Taylor&lt;/a&gt; ou &lt;a href="http://www.evene.fr/livres/livre/olivier-py-paradis-de-tristesse-15557.php"&gt;Olivier Py&lt;/a&gt; l’on fait, c’est complètement ouvert, c’est dit, c’est revendiqué. Et il n’y a rien à dire, il n’y a pas eu de backlash contre Alex Taylor ni Olivier Py, à la rigueur, ça devient de la littérature. Au contraire, tout le monde a dit que c’était courageux de raconter leurs histoires SM.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais les mêmes pratiques, cachées et défendues par une armée d’avocats qui entourent tel ou tel exécutif de maison de disques ou tel ou tel PDG industriel, c’est beaucoup plus explosif. Et ce qui est explosif explose toujours. Shit &lt;span style="font-style:italic;"&gt;always&lt;/span&gt; happen. Un mec qui s’est fait contaminer par une célébrité le dit un jour ou l’autre. Et ce qui se passe au niveau des élites gays de ce pays est exactement ce qui se passe avec les élites politiques au sens plus large. Ces élites gays nous déçoivent parce que ça fait dix ans qu’on attend un geste politique de leur part et il ne vient toujours pas. Pire, ils nous préviennent en off dès à présent qu’ils ne feront pas de coming out à l’occasion des prochaines élections présidentielles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous, on a fait notre coming out depuis longtemps et il y a plein de gays et de lesbiennes qui font leur coming out tous les jours. Et ces célébrités se persuadent que ça ne sert à rien. Ils sont là, à tenir leur lâcheté politique comme le &lt;a href="http://www.youtube.com/watch?v=Gk4Ntcq5uNg"&gt;golum&lt;/a&gt; du « Seigneur des Anneaux » : « My precious ! » murmurent-ils comme des créatures souterraines qu’elles sont. My precious ! Ils imprègnent les partis politiques et le PS en particulier, que ce n’est pas important. De toute manière, pour le PS, ce n’est jamais le bon moment. Avant DSK, ce n’était pas le bon moment. Après DSK, c’est encore moins le bon moment. Il y a toujours une excuse pour la lâcheté de l’affirmation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et la colère gronde à la base. Le milieu associatif gay et sida a tellement reculé en France sur le coming out que les magazines gays préfèrent interviewer des stars hétéros sur le coming out qu’ils n’ont pas à faire plutôt que d’interroger des stars gays qui se cachent. A mon avis, Patrick Bloche n’a toujours pas fait de coming out officiel. On préfère se faire chier avec Lady Gaga plutôt que lancer une dynamique de l’affirmation qui aurait un vrai impact lors des élections présidentielles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Car ces élections seront marquées par la vie privée et par toutes les casseroles éthiques et les boules puantes accumulées dans le secret de la classe politique et ça va être saignant. C’est donc aujourd’hui qu’il faut faire son coming out, tant que le climat n’est pas passé à la tuerie d’une échéance électorale qui risque de déchirer le pays. Car les gays et les lesbiennes, à la base, en ont marre. Ils défilent à la Gay Pride, mais ils ne voient toujours pas une seule célébrité à leurs côtés. Et bientôt, ils se tourneront vers le lobby LGBT qui est sensé défendre leurs droits et ils leur demanderont : « C’est tout ?  Vous voulez dire que la &lt;a href="http://www.tetu.com/actualites/international/violences-et-arrestations-a-la-gay-pride-de-moscou-19517"&gt;Gay Pride de Moscou&lt;/a&gt;, c’est plus important que le coming out des leaders de ce pays ? Vous vous foutez de notre gueule ou quoi ? C’est &lt;a href="http://www.minorites.org/index.php/2-la-revue/1098-google-le-meilleur-ami-de-l-outing.html"&gt;marqué sur Google&lt;/a&gt; qu’ils sont gays !&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8122179745272484880-3245322474812021786?l=didierlestrade.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://didierlestrade.blogspot.com/feeds/3245322474812021786/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8122179745272484880&amp;postID=3245322474812021786' title='12 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8122179745272484880/posts/default/3245322474812021786'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8122179745272484880/posts/default/3245322474812021786'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://didierlestrade.blogspot.com/2011/06/golum-du-coming-out.html' title='Golum du coming out'/><author><name>Didier Lestrade</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01860463568146138859</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_uk0axVVTK34/Sjoznqn3bvI/AAAAAAAAAB4/Aq4TYRtEvSg/S220/1.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/-Hb05VwuqK_s/Te9R17ep-vI/AAAAAAAAAO8/f5mpGNiOaHg/s72-c/DSC06067.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>12</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8122179745272484880.post-6841983578016900602</id><published>2011-05-08T16:18:00.008+02:00</published><updated>2011-05-09T00:49:03.455+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Bareback'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Facebook'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Tumblr'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Minorités.org'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='iPhone'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Delanoë'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Gay'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='didierlestrade.fr'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Twitter'/><title type='text'>Cris et murmures</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/-XrcZsamcZ5o/Tcao0O9CVwI/AAAAAAAAAOw/cX_zY_yn8GQ/s1600/DSC05645.JPG"&gt;&lt;img style="cursor:pointer; cursor:hand;width: 300px; height: 400px;" src="http://3.bp.blogspot.com/-XrcZsamcZ5o/Tcao0O9CVwI/AAAAAAAAAOw/cX_zY_yn8GQ/s400/DSC05645.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5604352401629927170" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Il y a une chronique dans le &lt;span style="font-style:italic;"&gt;New Yorker&lt;/span&gt; qui s'appelle "Shouts &amp; Murmurs" et qui se moque avec drôlerie des délires techies, du genre « Wow, je vais t’envoyer une vidéo où je t’explique en temps réel comment je fais ce que je fais en temps réel ». Ou alors « Je t‘ai posté une vidéo sur Youtube pour t’expliquer comment écouter ce que je dis, ça s’appelle Ecoute ». Au niveau gay, ça donne ça :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Non je suis dans les sciences sociales et ça m’intéresse beaucoup vos discussions sur FB sur l’affirmation identitaire – mais je signe sous un faux nom.&lt;br /&gt;- En fait, je cache mon nom car je suis contre le contrôle policier des idées et le NPA, c’est vachement trop à droite pour moi tu vois.&lt;br /&gt;- Nooooon, tu es anarchiste alors ?&lt;br /&gt;- Non juste hétéro.&lt;br /&gt;- Ah. C’est pour ça que tu es dans l’affirmation identitaire connard.&lt;br /&gt;- Moi je suis militant, mais je ne supporte pas qu’on ne soit pas poli les uns envers les autres.&lt;br /&gt;- Tu peux jouir dans mon cul, mais on dira au juge que c’était safe, OK ?&lt;br /&gt;- J’ai 5 profils de cul différents avec des infos contradictoires sur la même photo, mais je suppose que je suis contre l’hétéronormalité.&lt;br /&gt;- Je t’ai vu sur Grindr, j’étais juste à côté de toi quand tu t’es fait dépister pour la syph.&lt;br /&gt;- En fait, je t’ai carrément suivi jusqu’à chez toi quand tu as lancé ta GPOW sur Tumblr.&lt;br /&gt;- Ensuite j’ai publié sur Twitter les derniers datas sur mon dépistage du cancer du colon en précisant que j’avais pas 50 ans mais 22 – et fier !&lt;br /&gt;- J’ai 3 chats qui me regardent à chaque fois que je baise avec mon mec, mais ça me gêne pas puisque tout le monde regarde aussi avec la webcam sur Internet as we speak.&lt;br /&gt;- J’ai une app super délire de Homosexualités et Socialisme qui nous montre où on en est, en temps réel, de la réflexion de Martine Aubry et Fabius sur Tariq Ramadan.&lt;br /&gt;- Si tu veux, j’ai un montage de pics de moi en slow motion sur le set de &lt;span style="font-style:italic;"&gt;True Blood&lt;/span&gt; en train de boire du &lt;span style="font-style:italic;"&gt;vrai&lt;/span&gt; sang.&lt;br /&gt;- Que j’ai donné moi-même car je n’ai pas eu de relation sexuelle depuis 10 ans, c’est la loi en Angleterre pour les pédés.&lt;br /&gt;- Oh j’arrive pas à t’envoyer un texto avec la taille de ma bite, j’ai les doigts trop gros.&lt;br /&gt;- J’ai fait une hallu sur Salvia divinorum et c’était si fort que je suis tombé raide dans Séronet.&lt;br /&gt;- J’ai reblogué 45 fois la même photo de Jean-Luc Roméro sur Tumblr et depuis je suis suivi par tous les hipsters d’Amérique du sud, et surtout du Chili, parce qu’ils ont pensé que c’était un collage arty.&lt;br /&gt;- J’ai vu un de mes ennemis à Gambetta, il était si terne avec son par-dessus gris, ses vieilles chaussures en cuir marron, son cartable de prof, et son petit sac en plastic transparent avec le déjeuner pour midi dedans que je me suis vraiment demandé pourquoi je considère &lt;span style="font-style:italic;"&gt;ça &lt;/span&gt;comme un ennemi. Vive l’Education nationale.&lt;br /&gt;- Un autre que moi l’aurait pris en photo pour l’envoyer sur un site de barebacker, mais j’ai encore un peu de décence en moi.&lt;br /&gt;- J’ai vraiment tout ce qu’il faut, un iPad, in MacPro, un iPod, un iPhone et un Tenga, mais quand je prends le train, j’ai une putain de valise sur roulettes et je me tiens bien droit à la gare pour faire croire que j’ai pas conscience du disconnect.&lt;br /&gt;- I am gay !&lt;br /&gt;- Il y a un mec qui s’est trompé de « logiciel » quand il a mis Joe Dallessandro dans la catégorie des twinkies. Attends, t’es conne ou quoi, tu as vu comment il était foutu dans « Heat » ? Si t’appelles ça un twinkie, autant dire que Michel Simon en était un aussi. Ah oui, et Freddy Mercury n’a jamais été un « bear » non plus pauvre conne.&lt;br /&gt;- Il y a un Tumblr entièrement consacré aux corbeaux. J’attends celui de la 61ème association du centre LGBT qui s’appelle « Gay Corbacks for Antinoüs ». Ils ont payé leur cotisation, eux.&lt;br /&gt;- Il va bien falloir s’habituer à l’idée selon laquelle nous serons tous géolocalisables quand on tirera la chasse des nouvelles chiottes de Philippe Stark, qui utilise une télécommenade. Je te dis pas les traces de caca qui s’incrustent sur la touche « Play » ou « Enter », je ne sais pas ce qui a été choisi pour le modèle d’exposition.&lt;br /&gt;- Il y a un mec que j’aime tellement sur Tumblr, je l’appelle mon Tumbler swag.&lt;br /&gt;- J’ai passé 2 jours à Chaumont pour le prochain Festival international du graphisme et je n’ai rien de vu de très LGBTQUIII je t’assure&lt;br /&gt;- Oui mais c’est encore une manifestation de l’impérialisme homo masculin sexiste et pinkwashing.&lt;br /&gt;- « Oui, c’est une sorte de Savignac pour Starbucks ! » - Mathias Augustyniak de M/M&lt;br /&gt;- « Ils chantent des chansons mais ils ont oublié les paroles ! » - Mathias Augustyniak de M/M&lt;br /&gt;- « A un moment, il faut les laisser subir leur propre laideur ! » - Mathias Ayugustyniak de M/M&lt;br /&gt;- « Let’s not evangelize about &lt;span style="font-style:italic;"&gt;that&lt;/span&gt; » - Daniel Mason&lt;br /&gt;- « Ça c’est pas fini mon plus »&lt;br /&gt;- Pour reconnaître les consonnes B et P, 22 sites du cerveau sont sollicités en même temps. Pour reconnaître DSK, il n’en faut qu’un seul.&lt;br /&gt;- Je viens de voir sur le site IEM des pilules qui te donnent la trique pendant 36 heures, je me demande s’ils en vendent pour avoir un cou aussi épais de Channing Tatum dans « L’aigle ».&lt;br /&gt;- C’est quand même incroyable que les pédés aient même peur de l’idée de bromance, dès que tu t’approches trop, tu reçois un coup de tazer.&lt;br /&gt;- Roméro sort un livre sur l’histoire du mouvement gay en France et c’est chez un tout petit éditeur si marginal que ça doit être conceptuel comme démarche.&lt;br /&gt;- Et je te jure, sa liste de références bibliographiques et docus fait UNE PAGE ET DEMIE et dedans il y a des livres super majeurs de l’histoire gay comme, wait for it, « Moi, l’autobiographie » de Ricky Martin et « Entre émoi et moi » de Catherine Lara « et surtout « Père comme les autres » de Christophe Girard !&lt;br /&gt;- Il y a une conne anonyme qui a dit sur mon blog que c’était homophobe d’écrire sur le « pédé à chat ».&lt;br /&gt;- Il y en a une autre qui ne comprend pas du tout cette manie de mettre des expressions anglaises dans l’écrit français. Hello ? Tu comprends GTFO ? Pauvre conne, tu lis encore Yves Navarre ?&lt;br /&gt;- Caroline Fourest a été débordée par le printemps arabe sur FB. Son nouveau surnom c’est Irhal, as in « Irhal ! Irhal ! Leave ! Leave ! »&lt;br /&gt;- Le concept de bromance est incompatible avec l’idée de kiss-in devant la Grande Mosquée de Lyon, surtout quand c’est organisé par des gens qui ont trop lu &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Charlie Hebdo&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;- J’ai vu la fin de la Halde en direct sur Vevo.&lt;br /&gt;- Oui tu crois, c'est trop ? 4800 copines sur FB, 456 followers sur Tumblr, 430 sur Twitter, 25 working girls sur LinkedIn et le matin je me réveille avec 150 mails et 99 notifications. Pourquoi ? D’un autre côté, comme je disais sur mon mur ce matin, ça fait 4592 jours que j’ai pas couché avec un Black et ça me manque grave là.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8122179745272484880-6841983578016900602?l=didierlestrade.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://didierlestrade.blogspot.com/feeds/6841983578016900602/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8122179745272484880&amp;postID=6841983578016900602' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8122179745272484880/posts/default/6841983578016900602'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8122179745272484880/posts/default/6841983578016900602'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://didierlestrade.blogspot.com/2011/05/cris-et-murmures.html' title='Cris et murmures'/><author><name>Didier Lestrade</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01860463568146138859</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_uk0axVVTK34/Sjoznqn3bvI/AAAAAAAAAB4/Aq4TYRtEvSg/S220/1.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/-XrcZsamcZ5o/Tcao0O9CVwI/AAAAAAAAAOw/cX_zY_yn8GQ/s72-c/DSC05645.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8122179745272484880.post-6074078141448558119</id><published>2011-04-30T17:54:00.024+02:00</published><updated>2011-05-01T00:41:46.486+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Tumblr'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Minorités.org'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='iPhone'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Delanoë'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Gay'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='didierlestrade.fr'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Lady Gaga'/><title type='text'>Le pédé à chat</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/-FLa7lgr29L4/Tbwye0uQSAI/AAAAAAAAAOo/aChwCuGbshM/s1600/IMGP6897.JPG"&gt;&lt;img style="cursor:pointer; cursor:hand;width: 300px; height: 400px;" src="http://2.bp.blogspot.com/-FLa7lgr29L4/Tbwye0uQSAI/AAAAAAAAAOo/aChwCuGbshM/s400/IMGP6897.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5601407541672167426" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est quand même incroyable d’avoir à le rappeler : &lt;span style="font-style:italic;"&gt;cats are cunts&lt;/span&gt;. Désormais, même les gens les plus intelligents se montrent des images de chats sur leurs iPhones. On a beau leur dire que c’est une des plus grandes arnaques intellectuelles des temps modernes, ils le savent et répondent Ben oui, c’est comme ça, get used to it.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;NOT. A cause des chats, Youtube est devenu payant. Vous avez vu ces pubs de 20 secondes qu’ils nous infligent maintenant au début de chaque vidéo de Justus Köhncke ? Quand la moindre vidéo avec un chat au piano fait 6 milliards de hits (OK j’exagère) c’est le média lui-même qui change parce que s’il n’y avait pas eu ces chats, il n’y aurait pas eu un tel succès capitaliste et on n’aurait pas passé la première décennie du siècle sous le signe du chat qui se casse la gueule, puis qui recommence le même truc, con comme il est. C’est tout un média qui bascule alors sous le signe d’un animal en particulier, et pas le plus gentil en plus, c’est celui qui porte plein de germes de maladies particulièrement sournoises. A l’époque du sida grave, il était fortement conseillé de ne pas vivre avec des chats, des oiseaux et des poissons qui transportent tous les merdes du monde moderne (d’ailleurs c’est logique puisque le chat mange les oiseaux et le poisson).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Là, aujourd’hui, c’est &lt;a href="http://didierlestrade.tumblr.com/"&gt;Tumblr&lt;/a&gt;. Il y a encore 4 mois, il y avait 10 chats sur ce nouveau réseau social, pas plus. Aujourd’hui, ils sont de plus en plus nombreux, même sur les Tumblr de pédés. Personnellement, j’ai décidé d’une nouvelle règle de comportement : ne plus suivre un mec qui met des images de chat sur son blog. Je trouve ça atrocement pas masculin. OK, on laisse ces idioties aux filles de 12 ans. Mais un mec de 30 ans qui met une photo de chat sur son profil FB, c’est juste un &lt;span style="font-style:italic;"&gt;surrogate marker&lt;/span&gt; pour crétine. Même s’il met des photos géniales par ailleurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour moi, un chat ça sert à attraper les souris. Comme il n’y a plus de souris dans le monde moderne (enfin, vous croyez), le chat est devenu un membre de la famille. Quand on est gay, c’est un symbole si envahissant que ça fait du mec un « pédé à chat ». Le mec qui va vivre jour après jour avec l’odeur du pipi et qui te jure que ça ne sent pas mauvais parce qu’il sait comment laver la litière pour qu’elle reste propre. Oui, c’est cela, c’est comme le mec qui a un labrador de 6 mois et qui sait comment faire pour que les pieds de chaise en bois de sa cuisine ne soient pas réduits à des allumettes. On connaît. Le pédé à chat, c’est celui qui s’imagine que ça ne nous dérange pas qu’il se comporte comme un félin quand il te fait une pipe ou, pire, qu’il invite le chat sur le lit pour qu’il puisse participer en regardant. Berk. Le pédé à chat, c’est celui qui va vivre avec l’odeur du ronron qui sèche dans la soucoupe parce que cet idiot de minet n’est pas foutu de finir son repas (c’est d’ailleurs un des rares animaux à faire ça, on n’a jamais vu de fourmi se dire « Ah tiens, je vais prendre la moitié de ce grain de riz et je viendrai prendre le reste dans 4 semaines »). &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce que l’on n’accepterait jamais de son enfant, on l’accorde au chat. Le pédé à chat, c’est celui qui sera OK pour dépenser des centaines d’euros pour faire un scanner d’animal pour un bobo qui reste à diagnostiquer, j’attends impatiemment le concept de coloscopie féline, de chirurgie réparatrice pour museau ou d’IRM pour chat de gouttière, une sorte d’oxymoron en soi. Le pédé à chat, c’est celui qui ne sait plus quand il faut arrêter vraiment les frais et piquer cette putain de bête car elle souffre là et qui se prend pour un « protectionniste » doublé d’un « humaniste » (voir le &lt;a href="http://www.nytimes.com/2011/03/15/health/15pets.html?_r=1&amp;src=me&amp;ref=general"&gt;très bon article&lt;/a&gt; du NYT du 11 mars dernier). Le pédé à chat, c‘est celui qui lui offre plus d’affection qu’à son propre mec (une manifestation de névrose totale selon moi qui appartient à la classe des « dominionistes) et qui est la source de nombreuses disputes conjugales. Enfin, le pédé à chat, c’est celui qui a besoin d’un animal  de compagnie pour ne pas péter un câble face à la vie et la société et au lieu d'être un mentsch ou d’acheter un chien, ce qui est toujours plus masculin (et encore), c’est celui qui va chercher la solution la plus simple, la méchante petite bestiole qui engage à moins, qui prend moins de place, qui est facile à transporter dans le train (même si c’est un tue l’amour total).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour moi, un mec qui a un chat, même s’il a une bite de 25 cm, c’est comme si sa bite ne faisait plus que 20 cm. C’est rogné aux angles. Ca rabote la personnalité. C’est des discussions incroyablement ennuyeuses. C’est &lt;span style="font-style:italic;"&gt;much ado about nothing&lt;/span&gt;. C’est &lt;span style="font-style:italic;"&gt;something recherché&lt;/span&gt; mais pas vraiment. C’est le mec qui s‘est fait avoir à la SPA alors qu’il aurait pu envoyer 20 euros en Afrique à une personne qui en a VRAIMENT besoin. C’est se satisfaire d’une structure de poils alors qu’il y a 200 types de chats et pourquoi tu vas prendre celui-là pitite connasse alors qu’il y a un Assyrien sur le marché pas loin de chez toi ? Ah oui, toi tu as choisi le gros chat persan blanc à la Alice aux Pays des merveilles qui a tellement de poils qu’il se chie et se pisse sur lui-même, c’est haram. En fait, le mec à chat, c’est celui qui reste tellement chez lui devant l’ordi à regarder des chats sur le câble, Youtube, FB, Twitter, Tumblr et même LinkedIn qu’il a aussi besoin d’un chat sur les genoux (bonjour les hémorroïdes, l’effet secondaire assuré du chat) ou pire, carrément sur l’ordi puisqu’il est toujours branché et donc chaud.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le pédé à chatte, je veux même pas en parler tellement je trouve ça zarbi. C’est celui qui croit qu’il va avoir des petits chatons et ça remplacera le mari et les enfants qu’il n’a pas parce qu’il ne s’est pas pris par la peau du cul pour trouver le mari et avoir des vrais enfants mais c’est à cause de la société qu’est homophobe hein. Je me demande en moi-même : Delanoë a un chat ? Passons. Le pédé à chat, c’est celui qui répond aux questions d’un bloggeur de chat, qui pose réellement des questions du genre : « Et pourquoi tu l’as appelée Philistine ? »  et qui trouve normal de publier ça comme si on parlait d’un être humain. Ca ne le dérange pas de savoir que les animaux de compagnie affectent la hiérarchie de la famille, son rythme social, son entourage. Les animaux sont tellement mal élevés de nos jours que l’on les laisse gueuler comme les enfants. Et des fois, à Paris, vous entendez des chats dans les appartements qui font plus de bruit que leurs maîtres. &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Sick. Totally sick, man&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En 1995, je me suis juré que je ne tomberais plus amoureux d'un mec à chat, même si le mec est une bombe. Souvent, le chat est laid, il est gros et vieux, il a les yeux qui coulent et il a un nom d’humain. OK, c’est parfois drôle, quand votre mec n’est pas là ou qu’il est dans la cuisine et qu’on fout une torniole au chat parce qu’il vous regarde en chien de faïence. C’est presque aussi jouissif que lorsqu’on a mis du Tabasco dans l’eau de sa soucoupe. Trois ans après, je suis allé voir sur le site du mec et il avait toujours son chat, encore plus vieux et avec une flaque d’eau sous lui à cause des yeux qui coulent. Je me suis dit que ce mec qui avait des idées précises sur les do's &amp; don’t de tout dans la vie avait un sérieux angle mort dans son axe de direction.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour moi, un chien est un animal qui doit être habitué à dormir dehors le plus souvent possible (enfin pas les petits chiens, je suis pas un monstre) car il doit garder la maison, parce qu’il est résistant, qu’il aime ça en plus parce qu’il écoute tous les petits bruits de la nuit, à condition qu’il ne pleuve pas et qu’il ne gèle pas. En tout cas never never never dans la cuisine et dans la chambre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bref, il y a un tel délire sur les chats dans la culture pop moderne que si vous voulez avoir du succès, c’est comme Lady Gaga, il suffit de se mettre un chat entre les  jambes et vous êtes assuré de pulvériser tous les records de vente, ever. Et ça va continuer car ce n’est pas une mode, c’est u&lt;span style="font-style:italic;"&gt;n signe des temps&lt;/span&gt; qui durera longtemps puisque les parents sont si crétins qu’ils offrent des chats à leurs enfants pour aller avec le stylo Kitty et qu’ensuite les enfants achètent d’autres chats pour tenir compagnie à leurs poupées et tout ça grouille ensemble et &lt;span style="font-style:italic;"&gt;the family that cats together stays together&lt;/span&gt;. C’est l’industrie agroalimentaire qui se frotte les mains et Monsanto qui fait une herbe à chats transgénique et la boucle est bouclée puisqu’il faut plus de bètes pour nourrir les bètes et vous avez compris ma démonstration.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ca fait partie de la métrosexualisation du chat, le chat n’a pas un engagement politique contrairement au chien (de garde, de police, de chasse, d’attaque, etc.). c’est un handicap pour bouger, pour être libre, pour partir demain matin si on veut. Un chien te suit, mais c’est toi qui suis le chat – et tu dois le porter en plus le connard! Et il lui faut 2 jours pour "décompresser" !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je dis tout ça et ce sont mes derniers mots puisque demain je serai mort, mordu de partout par tous les chats de mon village. Je sais que je prends de très grands risques politiques face au courroux que ne manqueront pas de provoquer tous ces propos médisants sur les Lol Cats. JE SAIS que les Lol Cats sont très importants dans votre vie. Vous les utilisez comme ringtones, for fxxxsake. Mais je suis là, seul contre l’adversité féline et je dis fièrement : « Donnez-moi un homme sans chat ! ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;PS : Parce que je me sens incroyablement isolé et j’invoque à moi les forces du bien pour me sauver de tous ces Lol Cats qui débarquent dans ma vie, au point où même mes amis m’envoient des chats par mail uniquement pour me narguer et certains tentent même de m’attirer vers une Scientologie du Chat en me parlant de la mythologie du chat égyptien ou, pire, de la psychologie franchouillarde du chat &lt;span style="font-style:italic;"&gt;dit&lt;/span&gt; de gouttière. Il am calling you au secours ! C’est un peu comme ces folles qui se promènent à 4 pattes sur le lit en miaulant vers vous avec la patte devant et qui ronronnent à la Eartha Kitt en disant ; « Je suis LA féline ! » &lt;br /&gt;HELP !!!! Et c’est quoi aussi, cette mode de la panthère qui revient depuis 2 ans, vous regardez d’un œil distrait des photos de clubbing gay et tout à coup il y a une panthère qui apparaît. Le mec est entièrement habillé en panthère. Même au studio 54 il n’y en avait pas beaucoup! Nous voila devant la félinisation de la société, phrase zémourienne du jour car nous devons nous lever, ensemble, et nous préserver de tous ces Lol Cats et de leurs prières de rue ! Voulez-vous vivre à jamais avec des poils de chats coincés dans le clavier de votre ordi ? Oh merde, ton chat ne vient pas de pisser sur ton iPad, là ?&lt;br /&gt;Miaou.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8122179745272484880-6074078141448558119?l=didierlestrade.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://didierlestrade.blogspot.com/feeds/6074078141448558119/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8122179745272484880&amp;postID=6074078141448558119' title='44 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8122179745272484880/posts/default/6074078141448558119'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8122179745272484880/posts/default/6074078141448558119'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://didierlestrade.blogspot.com/2011/04/le-pede-chat.html' title='Le pédé à chat'/><author><name>Didier Lestrade</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01860463568146138859</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_uk0axVVTK34/Sjoznqn3bvI/AAAAAAAAAB4/Aq4TYRtEvSg/S220/1.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/-FLa7lgr29L4/Tbwye0uQSAI/AAAAAAAAAOo/aChwCuGbshM/s72-c/IMGP6897.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>44</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8122179745272484880.post-2823385558348963919</id><published>2011-04-25T16:21:00.017+02:00</published><updated>2011-04-26T00:35:17.869+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Bareback'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Minorités.org'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Gay'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Jardin'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='didierlestrade.fr'/><title type='text'>Dance, fools, dance ! (1931)</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/-R5lS3qVBnW4/TbWJqXIH9HI/AAAAAAAAAOg/Su9p-y_CrRU/s1600/DSC05217.JPG"&gt;&lt;img style="cursor:pointer; cursor:hand;width: 300px; height: 400px;" src="http://4.bp.blogspot.com/-R5lS3qVBnW4/TbWJqXIH9HI/AAAAAAAAAOg/Su9p-y_CrRU/s400/DSC05217.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5599533072560682098" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les magazines de jardinage abordent très rarement un aspect caché de la nature, quand elle s’emballe et qu’elle joue avec nos nerfs. On fait généralement du « how to », comment choisir les plantes, comment les installer et les tailler. &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Tecknikart&lt;/span&gt; de son côté, poursuit son travail de moquerie des geeks de la nature, ceux qui font pousser des tomates dans leur cuisine, &lt;span style="font-style:italic;"&gt;indoors&lt;/span&gt;, ce qui est une absurdité totale quand on pense à la dose de soleil brut, tapant, violent, pour qu’une tomate ait un goût de quelque chose. Après les idiotes qui font leur compost dans la même cuisine avec des lombrics (eeek !), le jardinage est en train de dépasser toutes les limites du n’importe quoi. Et je ne peux rien dire, je n’ai rien écrit sur ce blog depuis un mois. Le printemps est décidément arrivé trop tôt.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce n’est pas la même chose qu’en 2004, quand il a fait si chaud dès le mois de mars après la sécheresse de 2003. Les grillons s’étaient réveillés vers le… 15 mars (pour comparer, ils s’y sont mis ici cette semaine). Cette pelouse était déjà pratiquement grillée par le manque d’eau et les grillons s’étaient mis à grignoter méthodiquement le moindre brin d’herbe qui osait pousser, tout ça dans un délire de chant qui était si puissant qu’il produisait une onde sonore qui vous plaquait contre la porte quand vous osiez sortir de chez vous. Moi, ça ne me dérangeait pas, je suis toujours heureux à l’idée de ne pas utiliser la tondeuse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bref, cette année, c’est pas si grave mais la sécheresse est bien là, assez perturbante pour exagérer l’avancée du printemps avec des pics de chaleurs vraiment pas normaux. Ce mois d’avril a foutu en l’air tout ce qui était prévu de longue date pendant cet interminable hiver pendant lequel on a eu assez de temps pour rêver aux plantations et décider à l'avance du travail à faire. Mais la nature s’est emballée, peut-être à cause du &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Gulf Stream&lt;/span&gt; qui ne fonctionne plus normalement, il n’y a pas eu du tout de giboulées de mars et pas de pluie en avril non plus. Cela fait longtemps que les seaux en bas des gouttières sont vides et secs, les parisiens sont heureux, pas nous.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me rappellerai toujours le regard sombre qu’avait mon père quand il revenait des champs et qu’il pestait parce que ça allait trop vite, parce que les vergers étaient envahis en quelques jours par un parasite quelconque, parce que l’orage avait fait tomber les fleurs, parce que la pluie ne venait pas, parce qu’il fallait aller chercher quelque chose à la coopérative alors qu’il fallait aller labourer tout de suite, parce que c’est comme ça, les plantes n’attendent pas. Il parlait alors de scoumoune pour les grandes catastrophes, mais c’était souvent un énervement passif face au déclenchement de la nature, que les agriculteurs respectent et voient venir, comme les pêcheurs avec la mer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Chez moi, c’est beaucoup plus terre à terre. Quand il faut finir un livre pour le 30 avril, et je déteste dépasser mes deadlines, le mois le plus important de l’année, en termes de plantations, est foutu. Quand, en plus, j’ai des dizaines et des dizaines de gros pieds de vivaces  à diviser et planter moi-même dans les jardins des amis Ray et Chantal, c’est la panique. Chaque jour sans pluie est un risque accru quand on divise et plante, chaque pic de chaleur fragilise un peu plus les jeunes sujets. Lors d’un mois d’avril normal, pluvieux et assez frais, il suffit de diviser la vivace, faire un trou, la planter sans ménagement, tasser la terre, bien arroser et attendre que la pluie fasse le reste, gardant la plante à l’humidité, tassant la terre un peu plus – on est tranquille.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En ce moment, c’est tout le contraire qui se passe. Bien sûr, il fait beau, ce qui a d’énormes avantages aussi. Les fruitiers n’ont pas eu leurs fleurs lessivées par la pluie, tous les insectes butinent et fécondent à mort, pas de gelées dangereuses, les fleurs restent plus longtemps belles, sans agression extérieure et l’on peut désherber au soleil sans vergogne avec du vinaigre dans le pulvérisateur, ce qui grille les mauvaises herbes en un temps record. Les oiseaux et les insectes sont heureux, puisqu’ils n’aiment pas la pluie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme la sécheresse sévit sur les deux tiers du territoire, grosso modo toute la partie ouest et centrale, toute plantation devient risquée. Normalement, on peut toujours pousser les plantations plus tard, tricher un peu, dépasser mai et même juin. Mais là on a un temps de juin en avril et en mars c’était déjà mi-mai. Tout va beaucoup trop vite. La saison des &lt;a href="http://www.google.fr/search?q=primevères+coucous&amp;hl=fr&amp;client=safari&amp;rls=en&amp;prmd=ivns&amp;source=lnms&amp;tbm=isch&amp;ei=Xaq1Tdm9NcuZhQeY3ajkDw&amp;sa=X&amp;oi=mode_link&amp;ct=mode&amp;cd=2&amp;ved=0CBQQ_AUoAQ&amp;biw=1305&amp;bih=886"&gt;primevères coucous&lt;/a&gt; a été hallucinante cette année, les bords de route grouillaient de ces fleurs simples qui sont pratiquement mes préférées du règne végétal (j'en ai des &lt;a href="http://www.google.fr/imgres?imgurl=http://hortiauray.com/forum/userimages/IMG-2521.jpg&amp;imgrefurl=http://hortiauray.com/forum/viewtopic.php%3Fpid%3D36477&amp;usg=__zdsgXRuyZzYwwjYKTPlTQYsj9Uk=&amp;h=500&amp;w=375&amp;sz=52&amp;hl=fr&amp;start=0&amp;sig2=GViBr0ajN9ct8c9usoxVpg&amp;zoom=1&amp;tbnid=n7M91dCYgdbyKM:&amp;tbnh=138&amp;tbnw=104&amp;ei=vKq1TbvsIoOT4Aa0_K2IDA&amp;prev=/search%3Fq%3Dprimev%25C3%25A8res%2Bcoucous%2Brouges%26hl%3Dfr%26client%3Dsafari%26sa%3DG%26rls%3Den%26biw%3D1305%26bih%3D886%26tbm%3Disch&amp;itbs=1&amp;iact=hc&amp;vpx=310&amp;vpy=47&amp;dur=2864&amp;hovh=259&amp;hovw=194&amp;tx=111&amp;ty=127&amp;page=1&amp;ndsp=34&amp;ved=1t:429,r:1,s:0"&gt;rouges&lt;/a&gt; aussi, encore plus belles). Mais les grosses chaleurs ont fait passer les fleurs plus rapidement et, chez moi, je dois arroser mes propres primevères, ce qui est une hérésie. Le rosier le plus précoce chez moi, le Primavera, qui est précisément appelé ainsi parce qu’il fleurit avec la première primevère, avec ce jaune doux et frais qui les caractérise, a encore fleuri plus tôt que les années précédentes (c’est tellement étrange de voir un rosier fleurir en début avril, il faut absolument en avoir un dans tout jardin et le mettre devant une fenêtre, en plein soleil, pour voir ses pétales simples en contre jour. Vous êtes là à faire des spaghettis et tout à coup, vous restez devant la fenêtre, hypnotisé, oubliant que l’eau est en train de bouillir).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand un jardin arrive à l’âge adulte comme le mien, beaucoup de choses doivent être divisées. Les vivaces deviennent trop grosses, il faut les partager pour leur donner une deuxième jeunesse, c’est ce qu’elles attendent. Alors, il faut avoir des amis pas loin et remplir leurs jardins naissants de toutes ces vivaces qui ne peuvent rester chez vous car elles sont trop nombreuses. Et quand il s’agit de soulever un gros pied de miscanthus, de le sortir de terre, le diviser à la bèche ou au gros couteau, l’amener chez des amis, faire des trous, planter çà nouveau, arroser, et que vous faites ça avec 30 énormes pieds de  &lt;a href="http://www.plantes-et-jardins.com/catalogue/catalogue4.asp?id_variations=699"&gt;centaurées dealbatas&lt;/a&gt;, de &lt;a href="http://www.google.fr/search?q=carex+pendula&amp;hl=fr&amp;client=safari&amp;rls=en&amp;prmd=ivns&amp;tbm=isch&amp;tbo=u&amp;source=univ&amp;sa=X&amp;ei=yYm1TZqfE8aEhQfQ4L3kDw&amp;ved=0CBwQsAQ&amp;biw=1305&amp;bih=886"&gt;carex pendula&lt;/a&gt;, de marjolaine qui envahit tout chez moi, des euphorbes, des &lt;a href="http://www.google.fr/search?q=tenuissima&amp;hl=fr&amp;client=safari&amp;rls=en&amp;prmd=ivns&amp;tbm=isch&amp;tbo=u&amp;source=univ&amp;sa=X&amp;ei=9Ym1TbOCIMTIhAfHrKk2&amp;ved=0CDMQsAQ&amp;biw=1305&amp;bih=886"&gt;tenuissima&lt;/a&gt;, des milliers de muscaris qui se sèment dans le gravier et qu’il faut transbahuter dans la terre, les &lt;a href="http://courtiljardinmedieval.blog4ever.com/blog/photo-302612-5515653-euphorbe_fetide.html"&gt;euphorbes fétides,&lt;/a&gt; les &lt;a href="http://www.google.fr/search?q=anémones+Honorine+Jobert,&amp;hl=fr&amp;client=safari&amp;rls=en&amp;prmd=ivnso&amp;tbm=isch&amp;tbo=u&amp;source=univ&amp;sa=X&amp;ei=boq1TeXRCcqKhQed9ZHkDw&amp;ved=0CCwQsAQ&amp;biw=1305&amp;bih=886"&gt;anémones Honorine Jobert,&lt;/a&gt; les &lt;a href="http://www.1jardin2plantes.info/fiches/632/pulmonaire.php"&gt;pulmonaires&lt;/a&gt;, le fenouil vert et bronze, le pick-up est rempli et il faut planter ça en une après midi, presque en courant, sous le soleil et la chaleur, avec une horloge interne qui dit « Attends, ça va être encore plus dangereux chez Ray avec sa terre qui est de la glaise pure et chez Chantal, c’est sympa aussi puisqu’elle n’a pas encore de tuyau d’arrosage et qu’il faut tout arroser avec le bidon ». C’est maintenant ou à l’automne prochain, il n’y a pas d’alternative, ce n’est pas en juin ou en été que l’on plante, en tout cas pas chez moi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vous allez dire, même dans le jardinage, il faut qu’il râle. Mais non. La sécheresse a réduit les nappes sous-terraines, les agriculteurs pompent l’eau comme des branques pour faire lever des semis qui devraient, normalement, germer tous seuls, les arbustes sont en train de réaliser que, mince, ils n’ont plus de réserve d’eau pour leurs racines et les arbres sont hésitants entre l’appréciation de la chaleur et le manque de ressources.  Il n’y a vraiment que les animaux à être contents, les papillons sont là, les souris font des bébés partout, les fourmis se croient en Afrique et les oiseaux gueulent comme s’ils avaient pris possession de &lt;a href="http://www.minorites.org/index.php/2-la-revue/1051-attention-aux-cretes-de-coq.html"&gt;l’affiche de la Gay Pride&lt;/a&gt;, eux aussi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et pendant cette course à la montre, car il faut &lt;span style="font-style:italic;"&gt;aussi&lt;/span&gt; faire tout ce qu’il faut faire à ce moment de l’année: traiter contre les maladies et les pucerons, planter les derniers rosiers, tondre la pelouse, arracher les mauvaises herbes qui deviennent &lt;span style="font-style:italic;"&gt;bonkers&lt;/span&gt;, couper les miscanthus et les passer au broyeur, nettoyer les allées et le potager, ranger la cabane (pas fait), curer le fossé du bord de la route (pas fait), aller chercher le bois offert par le voisin (pas fait), acheter 800 Kg de gravier pour le chemin (pas fait), déterrer les buis pour les mettre ailleurs (pas fait) et des centaines de boutures (pas faites). Quand on rajoute à ça le livre à finir, les articles pour &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Minorités&lt;/span&gt;, un autre livre à commencer, ma mère qui déménage, je ne me suis même pas attaqué au ménage de printemps. Pour la première fois chez moi, l’intérieur de la maison est plus sale que le jardin. C’est rempli de poussière ici !!!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Parce que c’est ça, un jardin. C’est pas &lt;span style="font-style:italic;"&gt;lovey dovey&lt;/span&gt; tout le temps. On n’est pas toujours dans la sérénité et le zen et tout ça. Les plantes vous observent passer devant elles alors qu’elles vous attendent, comme un champ d’agriculteur est observé par les voisins agriculteurs qui se moquent parce qu’on n’a pas encore passé la herse pour casser les mottes de terre qui durcissent chaque jour davantage. Il y a un coin de mon jardin où je n’ai pas mis les pieds depuis des mois, ça doit être envahi de serpents. C’est le bordel quoi. Le jardin peut être dans votre esprit comme une idée qui vous nargue. C’est comme certaines fleurs qui ne durent que 5 jours. Votre appareil à photo est juste à côté de la porte d’entrée et vous avez tellement de choses à faire que vous réalisez, chaque soir, que vous n’avez toujours pas pris la photo. Et chaque année, cette fleur n’est pas photographiée car elle a le chic d’apparaître au moment du printemps où vous êtes le plus charrette et &lt;span style="font-style:italic;"&gt;guess what&lt;/span&gt;, vous n’avez jamais cette photo à regarder en hiver pour vous faire rêver de la belle saison.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand on grandit dans un environnement agricole, c’est encore pire car on sait que ce que l’on ne fait pas pour les plantes, c’est de l’argent gagné en moins. Moi ça va, je ne vais pas vendre  des fraises que je n’ai pas, mais si on ne change pas un arbuste de place parce qu’il est devenu trop grand ou parce qu’il étouffe et qu’il est assoiffé tout le temps, il peut mourir. Vous avez acheté une plante cher (ou pas), elle est devenue adulte et belle (ou pas), vous l’avez entretenue pendant des années (ou pas) et elle crève. Si vous ne lui trouvez pas un autre endroit pour vivre en avril dernier délai, il ne vous reste qu’à prier pour qu’une catastrophe n’arrive pas avant le mois d’octobre pour la bouger pour de bon dans un meilleur spot.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors, vous comprenez, quand vous recevez des messages de folles qui disent « je viens – je viens pas » ou qui vous envoient un message au dernier moment pour vous dire qu’elles ne viennent pas « parce qu’il fait trop beau », c’est un peu comme le connard barebacker qui était venu chez moi il y a 6 ans et qui m’avait dit qu’il y avait « trop de fleurs ». Les gens sont vraiment stupides avec la nature de nos jours. Ils ont perdu le fil.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8122179745272484880-2823385558348963919?l=didierlestrade.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://didierlestrade.blogspot.com/feeds/2823385558348963919/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8122179745272484880&amp;postID=2823385558348963919' title='16 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8122179745272484880/posts/default/2823385558348963919'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8122179745272484880/posts/default/2823385558348963919'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://didierlestrade.blogspot.com/2011/04/dance-fools-dance-1931.html' title='Dance, fools, dance ! (1931)'/><author><name>Didier Lestrade</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01860463568146138859</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_uk0axVVTK34/Sjoznqn3bvI/AAAAAAAAAB4/Aq4TYRtEvSg/S220/1.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/-R5lS3qVBnW4/TbWJqXIH9HI/AAAAAAAAAOg/Su9p-y_CrRU/s72-c/DSC05217.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>16</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8122179745272484880.post-7686586978523186088</id><published>2011-03-28T11:20:00.019+02:00</published><updated>2011-04-05T02:46:47.321+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Tumblr'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Minorités.org'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Gay'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Jardin'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Sexy men'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='didierlestrade.fr'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Londres'/><title type='text'>Deux tendances inévitables</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/-inxRoHIJ6tQ/TZBZ6FBO_dI/AAAAAAAAAOY/k9sN4OLcVAU/s1600/DSC00195.JPG"&gt;&lt;img style="cursor:pointer; cursor:hand;width: 300px; height: 400px;" src="http://1.bp.blogspot.com/-inxRoHIJ6tQ/TZBZ6FBO_dI/AAAAAAAAAOY/k9sN4OLcVAU/s400/DSC00195.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5589065991881424338" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’ai compris à &lt;a href="http://www.fluidfoundation.com/venuedetails.aspx?VenueID=2737"&gt;Joiners&lt;/a&gt; que le fait de fumer la pipe était un très bon &lt;span style="font-style:italic;"&gt;conversation starter&lt;/span&gt;. Dès que Marc et moi avons pénétré dans ce bar / club de l’est de Londres, je me suis senti chez moi, ce qui est loin d’être le cas dans la majorité des endroits gays aujourd’hui. Il était 23h30, on était passé au &lt;a href="http://www.timeout.com/london/bars/venue/2:20431/george-dragon"&gt;George &amp; Dragon&lt;/a&gt; juste à côté, le pub où tout le monde nous disait d’aller pour commencer une soirée dans le coin. Rien de renversant à part une ambiance sympa, ce qui est déjà très bien, et un mélange agréable d’hypsters, de lesbiennes, de mecs plus âgés à l’aise et une musique mélange de hits des années 80 Electro et de disques plus récents tout aussi Electro 80 joués par des jeunes teenagers qui auraient pu être des trans. On était serrés, la déco était drôle mais n’importe quoi dans le genre kitsch.&lt;br /&gt;Joiners, à 200 mètres, était bien mieux. D’abord c’est plus grand avec de la place pour aller au bar, pleins d’endroits pour se mettre pour regarder ce qui se passe, des toilettes propres et modernes et le truc génial: une petite cour extérieure pour ceux qui veulent prendre l’air ou fumer une cigarette. Il y avait encore peu de gens qui dansaient mais c’était déjà bien rempli, on s’est mis naturellement devant un groupe de mecs funkys dont un barbu brun vraiment joli et souriant qui dansait.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a plein d’endroits comme ça à Londres qui existent depuis des années et qui sont des clubs locaux, sans prétention, qui traversent le temps pour redevenir à la mode à un moment. Joiners me rappelle certains bars et clubs de l’East Village avec des murs laiteux, en tout cas pas sombres, quelques posters au mur qui n’ont rien de spécial mais qui ne font pas mal au yeux, quelques lumières (au plus fort de la soirée, j’ai noté UN spot qui clignotait — à ce stade du rudimentaire, c’est presque classe) et un mix parfait de beaux mecs (blancs, blacks, asiats, clones, bears, hypsters, folles) pas du tout prétentieux du genre « Je suis joli et je vais t’écraser avec mon look surcool », assez peu de filles mais quand même, des hétéros par ci par là, bref de quoi draguer des mecs vraiment bien sans être dans un bar de pré-cul bien lourdingue comme ailleurs.&lt;br /&gt;Tout ceci a l’air très banal mais on sait, à Paris, que même le banal de ce type est rare, avec un personnel sympa, un vestiaire qui va vite et même, youpi, un distributeur de billets dans un coin si on a besoin de liquide. Après être allé aux toilettes, j’ai remarqué un barbu gentil qui me regardait d’une drôle de manière et 10 minutes plus tard, il est venu me voir et on a réalisé qu’on se connaissait depuis des conférences sur le sida des années 90. Il était là avec son mari psy américain juif, joli lui aussi, et ils connaissaient bien, forcément, le joli barbu brun dont je parlais plus haut, qui est espagnol, of course, et qui était au centre d’une bande de mecs tout aussi sympas. Tout à coup, entre la musique et le club qui commençait à prendre forme, on parlait de prévention et de Crystal parce que cet homme était au &lt;a href="http://www.tht.org.uk/"&gt;THT&lt;/a&gt; et il était confronté depuis des années à des gays qui lui reprochaient son jugement trop moral sur le cul et la drogue et la capote. On était sur la même longueur d’onde, tout en rigolant de ce qu’on nous faisait subir comme bêtises.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À ce moment, et c’est là où j’arrive au sujet, je me suis dirigé vers la cour extérieure avec l’envie de fumer une pipe. Il n‘y avait pas beaucoup de monde dehors, à la porte une femme noire en gilet de sécurité jaune fluo qui s’assurait que tout se passait bien et que les gens avec des cigarettes ne revenaient pas sur le dancefloor. &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Flying High&lt;a href="http://www.youtube.com/watch?v=mfwtNwv29ww"&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt; de &lt;a href="http://www.youtube.com/watch?v=mfwtNwv29ww"&gt;Freeez&lt;/a&gt; passait et je n’ai pas pu m’empêcher de souffler de soulagement à un petit black et son copain blanc : « Mmmm, I know this song » en sortant ma pipe et mon tabac. Le temps de sortir le briquet et de me mettre contre le mur pour ne pas déranger, j’ai senti le regard de 15 personnes se tourner vers moi, comme si j’avais un gros masturbateur &lt;a href="http://www.iem.fr/index.php?page=shop.product_details&amp;flypage=shop.flypage&amp;product_id=6425&amp;category_id=143&amp;manufacturer_id=0&amp;option=com_virtuemart&amp;Itemid=128&amp;vmcchk=1&amp;Itemid=128"&gt;Tenga Flip Hole&lt;/a&gt; à 89,90€ ou que je me faisais un fix devant tout le monde. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les anglais et Marc sont venus me rejoindre avec des bières, tout le monde parlait comme si on se connaissait depuis longtemps, Marc s’est fait brancher par un beur français magnifique, un des plus beaux de la soirée, grand et smart, qui avait passé deux ans à Berlin et qui se souvenait des articles de Marc. Le psy juif américain avait passé deux ans à Toulouse et c’est la première fois que j’ai entendu un gay américain de me parler, en français, des merveilleux champs de tournesol sur les collines qui entourent Condom, dans le Gers, et des étendues des pins des Landes. L’espagnol nous a rejoint et de près il était encore plus joli et souriant, surtout quand un de ses copains espagnols, qui avait l’air d’être héréro – mais s’il était gay ? Mon dieu, ce serait le phénix des hôtes de ce bois — est venu dire qu’il allait partir. Un skinhead hollandais de 35 ans vivant à Londres est venu me voir pour me parler de ma pipe et, comme tout le monde, m’a dit que ça lui rappelait son grand père qui avait toujours à proximité une allumette pour relancer sa pipe éteinte. Je lui ai dit que c’était tout nouveau pour moi, que je ne fumais plus à cause de mon cœur et que je n’avais pas encore trouvé mes gestes naturels. « I haven’t got my moves yet » et alors il m’a pris la pipe pour me montrer en faisant des poses à la Popeye et j’ai souri en lui disant que non, justement, ce n’était pas ça que je voulais faire. Il faut savoir fumer la pipe sans attirer l’attention et ressembler à un cartoon.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout ça a commencé il y a 3 mois quand mon cardiologue m’a dit: « Vous savez, si vous êtes vraiment frustré à l’idée de ne pas fumer, vous pouvez fumer sur une pipe de temps en temps ». Je lui ai dit que j’arrivais très bien à ne pas fumer, ça faisait trois ans, mais que ça avait changé ma relation au jardinage, le fait de finir une journée de bon travail et de ne pas pouvoir regarder le jardin avec une cigarette, comme une récompense ou un plaisir de contemplation. Par exemple, il m’est totalement impossible d’aller à la mer et de passer une après midi sur la plage ou de revenir de la baignade sans fumer une cigarette. La mer, c’est tellement beau que je refuse catégoriquement de m’empêcher de fumer une cigarette ou deux parce que c’est une célébration de cet espace, de tous les souvenirs de ma vie associés à la mer et à l’amour des hommes qui m’ont accompagné et qui sont restés avec moi sur le sable, comme les amoureux le font. En fait, je crois que je ne passe plus de vacances à la mer parce que je redoute inconsciemment de retomber dans le tabac.&lt;br /&gt;Quand il m’a parlé de la pipe, j’ai été surpris et je me suis dit: un cardiologue qui autorise une pipe de temps en temps ? C’est pas possible. Et puis il m’a dit que le tabac des cigarettes était nettement plus nocif que celui de la pipe, ce que je savais, mais j’en suis resté là. Au fil des mois, je me disais que fumer la pipe pourrait contribuer à une autre image de moi-même, plus daddy, plus calme, comme un tatouage dans le cou ou comme le fait de se tenir un &lt;a href="http://www.google.fr/images?client=safari&amp;rls=en&amp;q=Komboloï&amp;oe=UTF-8&amp;redir_esc=&amp;um=1&amp;ie=UTF-8&amp;source=univ&amp;sa=X&amp;ei=RlWQTf6jLsuv8QOK7JygDw&amp;ved=0CFEQsAQ&amp;biw=1263&amp;bih=897"&gt;Komboloï&lt;/a&gt; comme le font les papys grecs ou turcs sur la place du village.&lt;br /&gt;Et puis un jour je suis passé par l’Emmaüs de ma ville et, bien sûr, dans une boite il y avait plein de pipes que personne ne voulait acheter et je me suis dit qu’il valait mieux essayer avec des vieux objets à 1 euro pièce plutôt qu’acheter une pipe toute neuve et réaliser ensuite que ce n’était pas une bonne idée. Je suis revenu à la maison, j’ai démonté les pipes et je les ai nettoyées et désinfectées. La première, droite et simple, était la plus basique. La seconde avait cette courbe old school qui retombe sur le menton, pour essayer aussi.&lt;br /&gt;Et après, j’ai fumé ma première pipe, dans le jardin. J’ai tout de suite retrouvé l’impression de mes 5 ans, quand j’essayais la pipe froide de mon père qui était passé par là avant d’arrêter pour de bon les cigarettes pour ne plus revenir en arrière. Je me suis regardé dans la glace en rentrant dans la maison pour vérifier si j’avais une gueule de vieux schnock ou pas. J’avais acheté le tabac le plus doux. Je suis sorti à nouveau dans le jardin. En effet, le cardio avait raison, la nature avait l’air plus belle encore, comme si la petite fumée qui sortait de la pipe me liait davantage avec le paysage de la fin de l’hiver.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand nous sommes partis de Joiners, Marc et moi étions très heureux de notre nuit. Personne ne s’attendait à rencontrer qui que ce soit et tout le monde dans ce club était génial. En traversant le quartier, à trois heures du matin, le George &amp; Dragon était entouré de camions de flics qui disaient à tout le monde de quitter la rue RIGHT NOW comme si une explosion de gaz était imminente, mais les rues étaient envahies de &lt;span style="font-style:italic;"&gt;party goers&lt;/span&gt; hétéros bourrés, drôles, se jetant sur n’importe quel vendeur de snacks pour faire marcher le système digestif après tant d’alcool et de bières. Tout le monde me dit que l’ecsta disparu de Londres et que tout le monde est revenu à l’alcool, like old times. En passant devant ce qui était avant le LA Bar où j’allais parfois, le grand pub slash club SM slash cuir des années 90, et désormais un club hétéro, il y avait plein de beaux mecs bourracha, Londres quoi. Moi qui ne voulait pas sortir, j’étais très content de cette nuit, malgré le froid. Dans le bus de nuit pris à Old Street, plein de filles qui jacassaient et rigolaient, typique. La nuit à Londres est toujours plus rigolote, même quand il gèle le 31 décembre.&lt;br /&gt;Depuis sur &lt;a href="http://didierlestrade.tumblr.com/post/3938631099/filmbear-what-a-comically-chunky-pipe"&gt;Tumblr&lt;/a&gt;, je vois de plus en plus de photos de mecs barbus avec des pipes. Il y a 4 mois, je ne crois pas que j’en voyais autant ou alors je ne faisais pas attention. Hier soir, dans &lt;span style="font-style:italic;"&gt;True Grit&lt;/span&gt;, Matt Damon fumait une ce ces très belles pipes blanches du &lt;a href="http://www.youtube.com/watch?v=CUiCu-zuAgM"&gt;Far Ouest&lt;/a&gt;. Je n’ai pas encore cherché la pipe que je vais m’acheter pour passer de la pipe Emmaüs à une vraie, mais j’ai toujours aimé ces pipes banches ou beiges. Très Hemingway. Il y a définitivement un revival de la pipe qui va s’étendre aux plus jeunes, c’est gros comme une maison, et je me trouve dans cette tendance grâce à un cardio qui a été assez gentil pour m’offrir, à condition de ne pas le faire souvent, un moyen de me reconnecter avec mon jardin et mes sorties dans les clubs gays.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’autre tendance irrévocable, c’est celle des initiales sur les chemises. Bon là je m’avance dans un domaine fashion qui n’est pas le mien, mais je ne suis pas la dernière idiote non plus sur ces sujets et je suis capable d’être le premier à découvrir Supreme et Nixon dans les années 90 mais on ne va pas crâner non plus hein. Les tendances, je les vois venir gros comme un pustule de condylome sur l’anus d’une folle pas safe. Il y a 4 ans, dans &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Cheikh&lt;/span&gt;, je racontais que j’avais remarqué une boutique de blasons dans le centre de Saint Malo et je m’étais dit que c’était inévitable. Et pouf, on a vu après des blasons apparaître sur toutes les vestes preppy ou pas, puis déborder sur le streetwear, des logos de Ralf Lauren qui multiplient leur taille par 110%, une hérésie si vous me demandez mon avis. Et là, sur Brick Lane, on voit des dizaines et des dizaines de magasins de fripes dirigés par des anciens babas house, exactement comme &lt;a href="http://www.london-rip.com/goneshopping999.html"&gt;Flip&lt;/a&gt; à Covent Garden dans les années 80 ou rue Tiquetonne dans les années 90. Le vintage (ce mot !) développe même des marques comme &lt;a href="http://shop.canterbury.com/home?&amp;cm_mmc=Hurra-_-PPC-_-Google-_-Canterbury_Canterbury%20clothing&amp;aid=1100"&gt;Canterbury&lt;/a&gt;  de Nouvelle Zélande (qui ne voudrait pas avoir un logo brodé de kiwi ?) qui font des polos de rugby avec tellement de logos et de couleurs que c’est exactement ce que faisait le Sentier en… 1985.&lt;br /&gt;Quand on était petits (il y a très longtemps !), nos mères et nos grand mères brodaient sur nos serviettes, nos gants et nos chemises les initiales de nos noms pour ne pas mélanger les habits des frères et ne pas perdre les survêts à la gym. On n’aimait pas particulièrement ça, on ne nous demandait pas notre avis de toute manière, c’était la France des années 60 quand les habits se gardaient longtemps et que les parents étaient trop heureux de personnaliser les habits pour mieux les posséder, je suppose. Il y avait déjà, à cette époque, un côté vieux jeu et old times dans ces petites languettes avec vos initiales (dans mon cas, DL, ou Down Low pour les intimes) et mes frères et moi n’aimions pas particulièrement ça.&lt;br /&gt;Et puis, il y a 5 ans, quand mon père a vendu sa ferme et qu’il a fallu aider à vider la maison pour trier tout ce qu’il fallait jeter, je suis tombé dans les placards sur un certain nombre de torchons et de petites serviettes au nom de mon frère ainé. Je les ai prises car je les ai trouvées jolies, la broderie de ses initiales était  simple et ça m’a attiré.&lt;br /&gt;Ces dessins de lettres se trouvent aujourd’hui dans le tatouage. Et il est évident que l’obsession actuelle pour le logo, la marque, l’estampille, le tampon, le marquage, le branding, tout ce qui peut transformer une chemise toute bête, ça va revenir, c’est obligé. Dans les dernières décennies, seuls les gens très riches qui se font faire des chemises sur mesure chez Charvet continuaient à mettre leurs initiales. C’était vraiment un truc de bourge de la rive gauche. Aujourd’hui, tout le monde va s’y mettre. Vous imaginez un barbu sympa, hypster mais pas dingue, en train de porter une chemise toute simple avec ses initiales brodées en petit sur son cœur avec une pipe &lt;a href="http://www.pipeslacroix.fr/FR/produit.php"&gt;en bois de bruyère&lt;/a&gt; de Saint-Claude. Pfff, it’s a turn-on assuré. Et quel &lt;span style="font-style:italic;"&gt;conversation starter&lt;/span&gt; ! &lt;a href="http://www.youtube.com/watch?v=VTNp9Z3rRPQ&amp;feature=related"&gt;Love comes quickly !&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8122179745272484880-7686586978523186088?l=didierlestrade.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://didierlestrade.blogspot.com/feeds/7686586978523186088/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8122179745272484880&amp;postID=7686586978523186088' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8122179745272484880/posts/default/7686586978523186088'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8122179745272484880/posts/default/7686586978523186088'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://didierlestrade.blogspot.com/2011/03/deux-tendances-inevitables.html' title='Deux tendances inévitables'/><author><name>Didier Lestrade</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01860463568146138859</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_uk0axVVTK34/Sjoznqn3bvI/AAAAAAAAAB4/Aq4TYRtEvSg/S220/1.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/-inxRoHIJ6tQ/TZBZ6FBO_dI/AAAAAAAAAOY/k9sN4OLcVAU/s72-c/DSC00195.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8122179745272484880.post-4078040730923651283</id><published>2011-03-12T18:09:00.018+01:00</published><updated>2011-04-01T13:37:33.142+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Outing'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Delanoë'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='iPhone'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Minorités.org'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Gay'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Hervé Gauchet'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Bareback'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Facebook'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='house'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='didierlestrade.fr'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Prévention'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Warning'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Come out'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='séronégatifs'/><title type='text'>Super des pilules!</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/-YVZFRW8NN8M/TXup5-RPZEI/AAAAAAAAAOQ/zA8dq1kZYSI/s1600/DSC06457.jpg"&gt;&lt;img style="cursor:pointer; cursor:hand;width: 300px; height: 400px;" src="http://4.bp.blogspot.com/-YVZFRW8NN8M/TXup5-RPZEI/AAAAAAAAAOQ/zA8dq1kZYSI/s400/DSC06457.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5583242976488809538" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cela fait des années que je prends un traitement contre le sida et j’en ai parfois parlé dans le contexte de mes &lt;a href="http://didierlestrade.fr/politique-sida/le-journal-du-sida/"&gt;chroniques&lt;/a&gt; du J&lt;span style="font-style:italic;"&gt;ournal du Sida&lt;/span&gt; qu’il faudra bien publier un jour et puis là pour m’amuser je me suis mis à faire la liste des impressions qui me passent par la tête tous les soirs quand je prends mes médocs. Ce n’est pas pour se plaindre, je me trouve chanceux de ne jamais être tombé malade à cause du sida depuis 1987 et comme j’ai commencé un traitement en 1990 ou 1991 je crois (à ce stade une année de plus ou de moins, je m’en fous un peu) mais ça fait quand même 20 ans et ça donne un peu une idée de la fatigue sur le long terme, à prendre ses putains de cachets. Je pourrais mettre ici 850 remarques mais à partir d’un moment, ça tourne toujours autour de la même idée : fait chier.&lt;br /&gt;- Fait chier.&lt;br /&gt;- Fait chier mais on peut pas faire autrement.&lt;br /&gt;- Fait chier mais c’est pas très différent d’hier soir.&lt;br /&gt;- De toute façon je les prends tout le temps.&lt;br /&gt;- Mais certains soirs je me permets de ne pas les prendre parce que ça me donne l’impression d’être super wild tu vois.&lt;br /&gt;- Attends il manque la toute petite de Bisoprolol, où elle est c’te pute.&lt;br /&gt;- Alors la soucoupe, je le dis toute de suite mais c’est fondamental ce truc pour encourager la &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Compliance"&gt;compliance&lt;/a&gt;, vous devez avoir une petite soucoupe qui a une valeur affective et je vous assure que ça vous aidera à prendre vos médocs pendant des années. Le truc est simple, soit vous avez un pilulier (pas groovy) soit vous les mettez dans un bol ou une petite coupelle qui vous rappelle un joli moment de votre vie. Moi c’est un truc en métal violet que m’a offert mon mari Jim en 1991. Donc je me dis que si je ne suis pas mort, c’est grâce à cette soucoupe dans laquelle je mets mes médocs tous les soirs et que des gens prennent pour un cendrier et il faut que je leur dise que ce truc est magique et qu’il ne faut pas mettre des mégots dedans.&lt;br /&gt;- Ou des cendres.&lt;br /&gt;- À partir d’un certain stade, vaut mieux pas savoir combien vous prenez de pilules exactement (10 ? 11 ? who cares) parce que c’est déprimant. Sortez-les des blisters et avalez-les, c’est le seul truc qu’on vous demande pour rester vivant.&lt;br /&gt;- Non, vous n’êtes pas une personne incroyablement spéciale parce que vous êtes séropo, il y a des maladies 100 fois plus graves que le sida et au moins vous avez la Sécu donc arrêtez de geindre.&lt;br /&gt;- Des fois je me couche très tard car je retarde inconsciemment le moment où je devrai prendre ces putains de pilules tellement ça me fait chier.&lt;br /&gt;- Le pire, c’est de savoir qu’on est toujours surdosé, les industriels mettent toujours la dose la plus forte pour prévenir les échecs thérapeutiques.&lt;br /&gt;- Le sida ça commence par la trithérapie avec 3 molécules (dont une qui est pas top, je reviendrai là-dessus) mais après c’est toujours more.&lt;br /&gt;- À partir de 10 ans de pilules, on en a déjà très marre.&lt;br /&gt;- À partir de 20 ans de pilules, il y a une sorte de banalité dégoûtante qui peut être le sujet de beaucoup de blagues.&lt;br /&gt;- C’est comme un running joke tous les soirs.&lt;br /&gt;- J’aime pas déballer mes pilules devant tout le monde mais des fois je le fais tellement je m’en branle.&lt;br /&gt;- Tous les 3 mois mon médecin de demande gentiment mais avec une certaine insistance si je ne devrais pas arrêter le somnifère mais je lui dis tous les 3 mois « ça va pas la tête, si j’avais pas cette pilule qui est la seule que je suis content de prendre, alors les autres je ne les prendrais jamais ! C’est le somnifère qui me fait avaler les autres avec ! » Et il sourit.&lt;br /&gt;- Si je compte bien, ça fait 3 appartes et une maison dans lesquels j’ai vécu et dans lesquels on a entendu tous les soirs le petit bruit que font les pilules quand elles tombent dans la soucoupe. C’est comme un exorcisme ou « The Omen ».&lt;br /&gt;- Je n’ai jamais eu de mari qui me préparait les pilules, thank god.&lt;br /&gt;- Des fois on a un boyfriend séropo aussi, on fait des concours super cons comme celui qui sort les pilules le plus vite des blisters. On s’amuse comme on peut.&lt;br /&gt;- Quand tu penses qu’il y a des folles qui ont pensé à un pilulier électronique. Booooo-ring ! C’est vrai qu’à notre époque, on ne peut pas avaler une pilule sans passer par le portable. Bientôt la putain de pilule qui apparaît en fond d’écran sur l’iPad, I can’t wait.&lt;br /&gt;- « Oh toi tu est jolie la super grosse pilule bleue ! ». Quand vous commencez à parler à vos pilules, il est temps de mourir.&lt;br /&gt;- Si votre médecin insiste pour que vous preniez du &lt;a href="http://www.actions-traitements.org/spip.php?article1389"&gt;Sustiva&lt;/a&gt; même si vous ne vous rappelez plus l’adresse de votre maison, je suggère une transhumance thérapeutique et changer de médecin qui ne sera pas complètement vendu au Big Brother pharmaceutique.&lt;br /&gt;- Non, avaler votre trithérapie avec deux litres de bières n’est pas une bonne analyse de la situation.&lt;br /&gt;- Un jeu toujours drôle: faire avaler une pilule de votre multithérapie à un ami séronéga ! Quelle bonne blague ! La tête qu’ils font ! Très fun !&lt;br /&gt;- Vous savez que ces pilules sont un miracle de la science, non ? Pas une seule infection opportuniste en 20 ans !&lt;br /&gt;- Bon remarquez je suis cardiaque à cause de ces pilules aussi, c’est vrai.&lt;br /&gt;- Non en fait si je réfléchis bien, je suis devenu cardiaque à cause de quelqu’un donc ça ne compte pas.&lt;br /&gt;- Nan je rigole, c’est les cigarettes.&lt;br /&gt;- Tiens ce soir je vais me faire une petite gâterie, je vais les prendre dans le désordre.&lt;br /&gt;- Tiens ce soir, je vais me faire une petite gâterie, je vais prendre une ecsta à la place.&lt;br /&gt;- Pffff je rigole, j’ai pas pris d’ecsta depuis des années.&lt;br /&gt;- Et ça me manque.&lt;br /&gt;- Le pire c’est quand on part en vacances dans un endroit magnifique qui vous coupe le souffle et qu’il y a toutes ces pilules qui font partie du voyage aussi.&lt;br /&gt;- Je crois que je prends plus de pilules que mon père. Non ça c’est pas possible en fait. En tout cas, je suis sûr que j’en prends plus que ma mère.&lt;br /&gt;- Oh merci d’avoir créé une app pour mon iPhone ! Prendre des pilules ne sera plus jamais pareil ! not&lt;br /&gt;- J’en suis au stade où je connais tellement bien mes médicaments que mon inconscient s’amuse à me faire oublier leurs noms ! So freudien !&lt;br /&gt;- À un moment j’ai pensé à épingler sur le mur tous les blisters vides et puis je me suis dit qu’il valait mieux que ça soit une folle conceptuelle qui fasse ça.&lt;br /&gt;- Genre, ça serait joli en tout cas.&lt;br /&gt;- Quand tu vois tous ces pédés séropos qui font de la musique et y’en a pas un seul qui a fait une (bonne) chanson sur ça. Genre un morceau de house qui s’appellerait &lt;span style="font-style:italic;"&gt;The Medication&lt;/span&gt; (STD Remix).&lt;br /&gt;- Remarque y’en a pas beaucoup qui ont fait leur coming out et c’est normal, sur FB ils disent tout que ce qui est important c’est l’art et l’artiste mais pas &lt;a href="http://reloaded.e-llico.com/article.htm?articleID=26148"&gt;s’il est gay à 80%&lt;/a&gt;. Le reste des 20%, on ne sait toujours pas ce que c’est.&lt;br /&gt;- Quand je pense que je me fais cher à avaler ces pilules quand Delanoë dort déjà. Il se couche tôt quand même.&lt;br /&gt;- C’est un peu Chirac sans la bière.&lt;br /&gt;- Le truc qui est incroyablement répétitif avec ces pilules, c’est la répétition.&lt;br /&gt;- Ah tu en veux toi aussi petit chenapan. Ben non tu peux pas, passe ta séroconversion d’abord.&lt;br /&gt;- Je ne crois pas que les mecs de Warning prennent des pilules depuis 20 ans, autrement ils diraient pas la même chose.&lt;br /&gt;- En fait, ces pilules ça forme la jeunesse comme les voyages.&lt;br /&gt;- J’espère que vous n'avez pas pris du vintage &lt;a href="http://www.actions-traitements.org/spip.php?article1387"&gt;Kaletra&lt;/a&gt; car ça a beau avoir été la Rolls Royce des antiprotéases il y a quelques années, la carrosserie de la voiture était quand même aspergée de caca tous les jours.&lt;br /&gt;- Même parfois plusieurs fois par jour.&lt;br /&gt;- Mais c’était il y a 10 ans.&lt;br /&gt;- Les mecs de Warning étaient alors tous séronégas.&lt;br /&gt;- Moi dans ma boite à médocs, j’ai gardé le petit bout d’ambre que m’avait ramené &lt;a href="http://didierlestrade.fr/politique-sida/tetu-28/article/herve-gauchet-mort-en-2008"&gt;Hervé Gauchet &lt;/a&gt;de Marrakech et là comme Hervé est mort depuis 3 ans, l’ambre ne sent plus du tout.&lt;br /&gt;- Quand tu penses qu’en Afrique du Sud y’a des blacks qui avalent le Sustiva comme si c’était &lt;a href="http://www.boingboing.net/2011/03/07/a-drug-mystery-in-so.html?utm_source=feedburner&amp;utm_medium=feed&amp;utm_campaign=Feed%3A+boingboing%2FiBag+%28Boing+Boing%29"&gt;une drogue hallucinogène&lt;/a&gt;. Finalement on va finir par apprendre que la formule moléculaire c’est du MDMA frelaté.&lt;br /&gt;- Chaque soir quand j’avale mes pilules, c’est comme si je gobais un chèque avec pleins d’euros dessus.&lt;br /&gt;- Tous les mois, ce traitement, c’est l’équivalent de mon loyer multiplié par 4.3.&lt;br /&gt;- C’est comme la haute couture mais c’est juste l’industrie pharmaceutique.&lt;br /&gt;- Ah bon c’est pas LVMH qui fait les pilules ? Pourtant ça serait logique comme positionnement industriel.&lt;br /&gt;- C’était pas ces pilules là Galliano mais rappelez-vous : ça coûte la peau du cul quand même !&lt;br /&gt;- Quand tu prenais les premières trithérapies, ça faisait comme une bombe H dans ton estomac. Aujourd’hui tu pètes un coup et c’est tout.&lt;br /&gt;- Bon qu’est-ce que je pourrais faire ce soir pour changer la monotonie ? Avaler les cachets la tête en bas et les pieds en l’air ? Mmmm pas casher.&lt;br /&gt;- Peut-être que si je m’abrutis avec 3 films à la télé et deux séries je serai assez naze pour ne pas remarquer que je prends encore une fois ces putains de pilules.&lt;br /&gt;- Des fois je me dis que je suis en unisson  avec plein de folles à travers le monde qui avalent leurs pilules en même temps. Ça fait chaud au cœur.&lt;br /&gt;- Mais non ça n’interfère pas avec les relations sentimentales ! Tu peux passer 4 ans avec ton mec et il sait toujours pas ce que tu prends !&lt;br /&gt;- C’est ma part de mystère à moi.&lt;br /&gt;- T’as gobé ?&lt;br /&gt;- Oui oui on peut aller se coucher. Laisse moi regarder mes mails d’abord.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8122179745272484880-4078040730923651283?l=didierlestrade.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://didierlestrade.blogspot.com/feeds/4078040730923651283/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8122179745272484880&amp;postID=4078040730923651283' title='26 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8122179745272484880/posts/default/4078040730923651283'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8122179745272484880/posts/default/4078040730923651283'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://didierlestrade.blogspot.com/2011/03/super-des-pilules.html' title='Super des pilules!'/><author><name>Didier Lestrade</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01860463568146138859</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_uk0axVVTK34/Sjoznqn3bvI/AAAAAAAAAB4/Aq4TYRtEvSg/S220/1.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/-YVZFRW8NN8M/TXup5-RPZEI/AAAAAAAAAOQ/zA8dq1kZYSI/s72-c/DSC06457.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>26</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8122179745272484880.post-4639931028528769522</id><published>2011-03-08T12:18:00.005+01:00</published><updated>2011-03-09T01:57:21.958+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Intégration'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Minorités.org'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Delanoë'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Paris'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Gay'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Sexy men'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='PS'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Crise économique'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='didierlestrade.fr'/><title type='text'>C'est la France!</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/-XRUSNkks81Y/TXYVC-B34PI/AAAAAAAAAOI/HuLQrUInqVk/s1600/DSC06637.JPG"&gt;&lt;img style="cursor:pointer; cursor:hand;width: 300px; height: 400px;" src="http://3.bp.blogspot.com/-XRUSNkks81Y/TXYVC-B34PI/AAAAAAAAAOI/HuLQrUInqVk/s400/DSC06637.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5581671928927084786" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Just arrived at Gare du Nord from St Pancras International and you already can see their faces. And English couple with a huge staircase is looking around, obviously lost. Their eyes are widening, they just don’t get it. The man is typically brit and white, the woman is from beautiful Indian origins. They’re stepping in a métro that is full capacity, heading south on Ligne 4 and they can’t make it of the dirt.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;You usually see this in a more cruel way when American land in Roissy and they have to take the RER into town. Maybe they fucked up with their destination, this &lt;span style="font-style:italic;"&gt;can’t be&lt;/span&gt; Paris. The woman manages to sit on a strapontin in a corner, surrounded by pressing bodies, her nose against men’s crotches. At that point, she’s kinda giggling with her boyfriend, trying to laugh at the mayhem that she suspects to be usual. The difference between St Pancras’ cathedral space and beauty is staggering, it’s like they arrived in some third world country without a warning. I smile gently at her, silently trying to show her that I understand her emotional shock, it works on me everytime too. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Looking around, I can see right away that we’re surrounded by beautiful men, challenging my stupid notion that English people are sexier, more up to it, more out there. Here they are, the beautiful black men of my dreams, tall and proud, the young Arab gods with their head shaved and fab streetwear, the laidback bearded students. But their faces are shut down, their minds in far away places, trying to get home after work without falling into some hole of deep depression. The Ligne 4 is still dirty, like nobody has wiped the windows and steel walls for months, if not years. In the stations we pass by, the posters are all about some France that is long gone, Johnny Halliday &lt;span style="font-style:italic;"&gt;again&lt;/span&gt; at the Stade de France, some naff new musical about Mike Brandt (now THAT was necessary), some concert with Charles Aznavour who is not dead yet I suppose. Sixties pop stars for the 21st Century nightmare. It’s a métro for the ederly, an underground system that doesn’t renew itself because the gay mayor of Paris, Bertrand Delanoë (somebody who was supposed to embody modern times) can’t move a finger to help millions of people who commute in this great capital, the most popular touritic destination in the world. But he keeps on doing nothing and pretends this is not his job, it’s the &lt;a href="http://www.ratp.fr/"&gt;RATP&lt;/a&gt; stupid. &lt;br /&gt;C’est la France.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;By the time we reach Chatelet on our way to Montparnasse, the English couple nearby is like all the people around them. Their faces have shut down too. It was supposed to be a climax, a special moment discovering the town of their dreams, the city for which they saved their money for a love trip. Their faces have shut down because they are adults and they know that they have to deal wih it for the moment being, holding hands like when you travel in a rough place and you cling to each other to make it through. More people go in and out, we are now on the Left Bank and it’s not so bad anymore but it’s too late: The Paris effect is full on. They’ll always remember their first encounter with a town that is stuck in bad management, poor architectural insight, catastrophic planning. What used to be the old poetic shabby Richard Avedon Paris is now just a big town with a bad métro, appaling ads on the walls with out of touch typos, visual design for morons, sensory pollution, bad industrial smells and no ventilation whatsoever. The London Tube might be much deeper into the ground but this métro is obviously closer to hell. No escalators, nothing at all for the handicaped, people pushing and shoving in corridors with no rules about who should be stepping on the right or left side, a drama that goes on every single day with nobody saying anything about it. This is the French like they are mocked around the world.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Chances are, the English couple is only crossing town to get on another train at Montparnasse. I get off there too, on my way home to Normandy, and I left my boyfriend at Gare du Nord, unable to face the comedown in Paris after 5 great days in London. I already decided to write this rudimentary post in Franglish on my blog, words are coming to my mind as I step off the Métro and I see the English couple on the side of the platform, letting the crowd pass by. When it comes to that godawful long runway, both running escalators are broken. I’m not lying, this was yesterday evening, you can check. On both sides, it’s a standstill. Maybe it still doesn't work as we speak. This tunnel has cost already millions to get fixed and it still doesn’t work and nobody is saying anything. Millions of people use it every month, cringing their teeth as they are running late to take a train or they just got off a train from a far away town. Everytime, they are on the brink of some &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Network&lt;/span&gt; moment, &lt;span style="font-style:italic;"&gt;I am mad as hell and I won’t take it anymore&lt;/span&gt; but nothing comes out of their mouths. Like sheep, they mumble some despair and anger but hey, don’t forget Bertrand Delanoë is a socialist mayor, there’s nothing he can do about it, it’s the RATP’s fault you see.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;I have long left the English couple with their big red suitcase, I don’t want to see their faces as they have to endure that long runway too, I’m on a survival mode here, earplugs in my ears to shut myself from the noise, carrying on my luggage, desperate to get on any train to get out this city that is no longer mine. See, I’ve been waiting 20 years for this runway to work, we are in 2011 and it’s still a mess. And today, all the French media are all about Marine Le Pen doing 23% in the next presidential elections polls. Oh what a surprise. We didn’t see it coming ! How did we come to this ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Well, ask the millions who take the métro and RER B every day, honey. It's not all Sarkozy's fault. Ask them what they think of the stinking corridors of Réaumur Sébastopol, a place so dirty you get the feeling the stingy smell is coming from &lt;span style="font-style:italic;"&gt;inside the walls&lt;/span&gt;. Ask them about the Montparnasse runway. Ask them about riot police in train stations when France hasn’t had a terrorist attack in years and ask them about this police state that is OK with a gay socialist mayor who doesn’t see any problem with it. It’s so much fun facing a machine gun when you wake up in the morning ! Ask them about a socialist mayor that doesn’t do ziltch about Paris when London has the Tate Modern. Ask them about the pain of everyday life when millions of Londoners party in the streets of many up &amp; coming districts like Shoreditch when nothing existed there just a mere decade ago. But I suppose I’m doing my &lt;a href="http://www.nick-alexander.com/"&gt;Nick Alexander&lt;/a&gt; ranting there.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;It’s dead in Paris, utterly dead, each day is 24 hours backwards into more dirt, more old métro lines, more seedy corridors, more fuck all attitude. I just crossed by fingers, hoping that the English couple didn’t stay in Paris after all and took a train south to San Sebastian (I pick this town at the top of my head) when 10 years ago, its new métro system was so new and clever that everytime a new train is coming into the station, the lights all go go down and up again, in such a sweet and beautiful manner, just to help the deaf people, to let them know that safety first, somebody up there has been thinking about them to warn them a train that they can’t hear is coming in this new spacious and modern glass and concrete place. And the Spanish are smiling of course. They actually sing in the métro.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Wait until 2030 to see that – maybe- in Paris.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8122179745272484880-4639931028528769522?l=didierlestrade.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://didierlestrade.blogspot.com/feeds/4639931028528769522/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8122179745272484880&amp;postID=4639931028528769522' title='7 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8122179745272484880/posts/default/4639931028528769522'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8122179745272484880/posts/default/4639931028528769522'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://didierlestrade.blogspot.com/2011/03/cest-la-france.html' title='C&apos;est la France!'/><author><name>Didier Lestrade</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01860463568146138859</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_uk0axVVTK34/Sjoznqn3bvI/AAAAAAAAAB4/Aq4TYRtEvSg/S220/1.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/-XRUSNkks81Y/TXYVC-B34PI/AAAAAAAAAOI/HuLQrUInqVk/s72-c/DSC06637.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>7</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8122179745272484880.post-2686009658501690740</id><published>2011-02-25T18:10:00.018+01:00</published><updated>2011-03-01T15:37:19.899+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Bareback'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Communauté'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Tumblr'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Minorités.org'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Gay'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Sexy men'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='didierlestrade.fr'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Twitter'/><title type='text'>I love my Tumblr! (2)</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/-ZwgvE1FDT-4/TWfpoJqlAhI/AAAAAAAAAOA/wt7zU2ZvjM0/s1600/DSC05836.jpg"&gt;&lt;img style="cursor:pointer; cursor:hand;width: 300px; height: 400px;" src="http://3.bp.blogspot.com/-ZwgvE1FDT-4/TWfpoJqlAhI/AAAAAAAAAOA/wt7zU2ZvjM0/s400/DSC05836.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5577683539520193042" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;There’s a new sensation&lt;br /&gt;A fabulous creation &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;(&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Do The Strand&lt;/span&gt; – &lt;a href="http://www.youtube.com/watch?v=3MJQxvX5WvA&amp;feature=related"&gt;Roxy Music&lt;/a&gt; )&lt;br /&gt;&lt;a href="http://beardedcod.tumblr.com/"&gt;Arlindo&lt;/a&gt; me disait qu’une des &lt;a href="http://ossohvonb.tumblr.com/post/2387251297/tumblr-rules"&gt;règles secrètes&lt;/a&gt; de Tumblr consiste à ne pas parler de Tumblr, comme dans &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Fight Club&lt;/span&gt;. C’est très joli sur le papier (comme on dit parce que là on est sur Internet, remember) et ça fait très malin dans le genre marketing de niche hypra sélect, mais c’est impossible de ne pas parler de &lt;a href="http://didierlestrade.tumblr.com/"&gt;Tumblr&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;Car ça va très vite. Avant les révolutions arabes qui ont lieu en ce moment, Tumblr était surtout un objet de plaisir et de découverte avec beaucoup de sexe et de très belles images d’art. Depuis la Tunisie, l’infime partie des Tumblrmen qui s’intéressent à la politique a commencé à publier des images de manifs ou de docus d’info tirés de Twitter ou ailleurs. Quand je dis l’infime minorité des gays, c’est vraiment le cas. Peu de gays encore sur Twitter comparés aux millions qui vont bientôt arriver et parmi eux &lt;a href="http://mafrance.tumblr.com/"&gt;les très rares&lt;/a&gt; qui ont une conscience politique qui ne se limite pas à la défense des droits LGBT mais qui les oblige à intervenir sur n’importe quel réseau social pour soutenir les peuples arabes en lutte à mort. On est quoi, 5 ou 6 à parler de ça et ça fait du bien.&lt;br /&gt;Le mélange de photos de cul se trouve haché par des images de manifestants blessés ou tués par des dictateurs &lt;span style="font-style:italic;"&gt;way out west&lt;/span&gt; et ce sang, cette douleur, et cette détermination aussi deviennent un nouvel élément poignant et dramatique de la poésie de Tumblr. Depuis mon &lt;a href="http://didierlestrade.blogspot.com/2010/11/i-love-my-tumblr.html"&gt;dernier post&lt;/a&gt;, beaucoup de choses ont évolué et je me dis que si j’avais un iPad, je ne travaillerais plus du tout à cause de Tumblr. Ce truc est tellement addictif. Heureusement que je ne suis jamais allé sur les sites de cul, Tumblr me permet de passer directement à la case suivante.&lt;br /&gt;Une chose me fascine terriblement, c’est le nombre finalement très réduit des personnes que je suis avec assiduité. Je ne cherche pas sans cesse de nouvelles personnes sur ce site (peut-être devrais-je), je me laisse conceptuellement diriger par le hasard. Il y a donc forcément énormément de personnes que je n’ai pas encore découvertes. Mais si on réfléchit bien, nous sommes une petite communauté de 300 à 500 personnes à travers le monde qui communique en ping pong en s’envoyant des photos parfois pour répondre à une même idée. Par exemple, quelqu’un va poster une série de portraits de mecs en train de fumer (un sujet qui a l’air d’exciter beaucoup de mecs, moi compris, c’est toujours un bel effet visuel et érotique) et quelqu’un d’autre va poster tout de suite quelques photos de mecs complètement cassés par des joints. Il y a de plus en plus de dialogues entre Tumblrmen, surtout les très jeunes qui ont beaucoup besoin de communiquer, mais souvent l'échange se fait par le contenu des photos. Si tu postes des images de typos, c’est que tu es dans une humeur un peu précieuse. Si tu mets des images de défilés de mode, je vais pas rester chez toi longtemps. Si tu postes des bites venant de l’espace, c’est pas le même état d’esprit non plus.&lt;br /&gt;Mon point est que nous sommes encore très peu sur Tumblr à essayer de réussir ce mélange équilibré entre photos de beaux mecs, pas gnangnan et pétasses, des vraies images de mecs quoi, des documents d’archives, les &lt;a href="http://fuckyeahgifs.tumblr.com/"&gt;GIF qui déchirent&lt;/a&gt;, et les messages en texte qui sont le backbone intellectuel de Tumbr. Une manière de créer « la pensée Tumblr » sans la décortiquer. Par exemple, &lt;a href="http://didierlestrade.tumblr.com/post/3429410155/its-not-porn-mom-its-on-tumblr-theres-a"&gt;celui-ci&lt;/a&gt; résume assez bien ce qu’est Tumblr pour quelqu’un qui ne saurait pas ce que c’est : « Mais maman, c’est pas du porno, c’est Tumblr, c’est de l’art ! »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Oui oui c’est de l’art toutes ces photos bareback où on voit des bites superbes en train d’arroser des culs de sperme, bien sûr, oui oui ben voyons. Mais le déroulé lui-même de Tumblr, ce collage vertical d’images postées par des personnes vivant aux quatre coins du monde, comme un fil d’info de la photographie, comme un Twitter qui parlait à 85% de sexe, c’est un fonctionnement incroyablement conceptuel. Tumblr est la chatroulette de Flickr. Toutes les images porno et les portraits magnifiques de &lt;a href="http://sissydudeomen2.tumblr.com/post/2876653861"&gt;lutteurs Turcs&lt;/a&gt; (mais laissez donc entrer ces hommes dans l’Europe ! Je le dis encore une fois !) sont alimentés par des gays obsédés qui passent leurs journées à chercher les plus belles images de Flickr . On passe d’une idée à l’autre, c’est du collage dans le plus grand sens du terme, des associations d’idées et de cut-up, tout ça dans l’art moderne d’aujourd’hui. C’est ce qui impose cette idée du porno en tant qu’art.&lt;br /&gt;Les artistes qui font du visuel n’ont pas encore compris les immenses possibilités de diffusion de leur travail, en France en tout cas. Aux USA, les leaders gays de Tumblr rassemblent déjà des milliers de followers et dans la communauté hétéro, c’est des dizaines de milliers. Et tous sont complètement dans l’idée de découverte. Ils pompent comme des éponges tout ce qui les impressionne. Et je ne parle pas des kids qui ont envahi Tumblr après l’oubli consommé de la laideur MySpace (Myquoi ?). Ici, c’est une nouvelle génération qui nous renvoie les photos qu’ils prennent à longueur de journée et les images qu’ils picorent avec leur regard de teenager. Et le pire, c’est qu’un mec comme moi puisse avoir les même goûts qu’eux et qu’eux puissent s’intéresser, au Chili ou aux USA, à ce qui m’inspire.&lt;br /&gt;Et puis tous ces nouveaux acronymes comme NFSW qui veut dire « heu, les images que je publie ne sont pas très conseillées sur votre écran si vous êtes au boulot » et DTS (&lt;span style="font-style:italic;"&gt;down to sleep&lt;/span&gt;) qui veut dire « Bon, je suis crevé, ça fait 4 heures que je suis sur Tumblr, je vais me coucher. Mais j’ai mis le réveil pour dans 3 heures et je reviens, promis ».&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8122179745272484880-2686009658501690740?l=didierlestrade.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://didierlestrade.blogspot.com/feeds/2686009658501690740/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8122179745272484880&amp;postID=2686009658501690740' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8122179745272484880/posts/default/2686009658501690740'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8122179745272484880/posts/default/2686009658501690740'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://didierlestrade.blogspot.com/2011/02/i-love-my-tumblr-2.html' title='I love my Tumblr! (2)'/><author><name>Didier Lestrade</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01860463568146138859</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_uk0axVVTK34/Sjoznqn3bvI/AAAAAAAAAB4/Aq4TYRtEvSg/S220/1.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/-ZwgvE1FDT-4/TWfpoJqlAhI/AAAAAAAAAOA/wt7zU2ZvjM0/s72-c/DSC05836.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8122179745272484880.post-8598260554196988829</id><published>2011-02-09T18:59:00.009+01:00</published><updated>2011-02-09T19:35:26.020+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Minorités.org'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Jardin'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Crise économique'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='didierlestrade.fr'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Lala'/><title type='text'>Catalogué</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_uk0axVVTK34/TVLZYupvtsI/AAAAAAAAAN4/uHoMv2bJvhg/s1600/DSC06341.jpg"&gt;&lt;img style="cursor:pointer; cursor:hand;width: 300px; height: 400px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_uk0axVVTK34/TVLZYupvtsI/AAAAAAAAAN4/uHoMv2bJvhg/s400/DSC06341.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5571754707873937090" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis déstabilisé par un petit groupe d’amis FB qui s’y connaissent tellement en jardinage et en botanique que je n’ose plus écrire quoi que ce soit désormais car je me goure toujours quelque part sur un détail, sur une plante ou quoi que ce soit. Mais il y a un texte que je voulais écrire depuis quelque temps. C’est sur les catalogues de plantes. Je sais, ça fait sur nous, amis de la nature, le même effet que lorsque vous allez sur le site de &lt;a href="http://www.thecorner.com/searchresult.asp/dept/tckitsunem/tskay/46A7A276/toll/A/ipp/30/gender/U/tp/18599&amp;?gclid=CJbi9a_U-6YCFYMRfAodV3ObFA"&gt;Kitsuné&lt;/a&gt; : vous avez envie de dépenser l’argent que vous n’avez plus depuis longtemps. En plus, on commande tous nos plantes sur Internet désormais, mais les catalogues de plantes, sur papier, c’est notre doudou à lire au lit le soir avant de se mettre à rêver à toutes ces plantes qu’on aimerait avoir. Il y a un aspect commercial évident, ça peut pousser à faire des folies de dépenses, mais j’arrive à me retenir et je réfléchis beaucoup avant d’acheter quoi que ce soit. En général, je reçois ces catalogues parce que j’ai déjà commandé des plantes chez tel ou tel commerçant. Mais quand je reçois un catalogue par la poste, c’est toujours un jour de fête, un peu comme si c’était un DVD porno.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je commence par &lt;a href="http://www.graines-baumaux.fr/"&gt;Baumaux&lt;/a&gt; parce que Christian s’est moqué de moi récemment car, selon lui, ils ne sont pas assez écolos. Bon, moi je suis pourtant attentif à ça, mais pas vraiment quand ce catalogue a plus de 1000 pages en couleurs, une épaisseur de tranche d’1cm et à peu près 5 trillions de références. Baumaux est LE catalogue qui a accompagné mon arrivée à la campagne et je ne l’oublierai pas. Avant, je n’en pouvais plus de feuilleter cette bible de graines en rêvant de les semer. C’est le supplice des jardiniers qui vivent en ville. J’ai passé les premières années ici à semer comme un dingue, mon massif central est passé par toutes les couleurs d’annuelles, mais au bout de trois ans, je me suis stabilisé avec un mix quasi exclusif de cosmos Versailles Dazzler pourpres (2476) et de cosmos sulphureus Sunny Red (2492). Quand Jean-Luc m’a dit « Ca serait bien de changer un peu, non? c’est la même chose tous les ans » je me suis renfrogné en contre attaquant parce qu’il ne voyait pas que le fait de ressemer ce champ tous les ans, c’était le seul moyen de se débarrasser une fois pour toutes du liseron et des autres mauvaises herbes que je ne voulais plus voir. Ce mix de cosmos, c’était comme si j’étais arrivé à un plateau de qualité et ce mini champ était envahi de milliers d’abeilles et de papillons et de grosses sauterelles vertes et toutes les bêtes qui vont avec, même les belettes et tous les chardonnerets venaient de tous les coins pour manger les graines. Avant, j’avais mélangé tout ça avec plusieurs variétés de coquelicots, de pavots, d’immortelles, d’achillées, de giroflées, de pensées, de violettes, tous les trucs qui se sèment facilement. Alors, quand j’ai eu des problèmes cardiaques en 2008, je me suis dit que c’était fini le champ à retourner et désherber à la main, à arroser l’été, à retourner la terre en hiver. J’ai tout transformé en champ de graminées. Maximum d’effet pour un minimum d’entretien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais ces catalogues ne cessent de proposer de nouvelles graines et de nouveaux tubercules. Il y a une révolution en marche depuis dix ans qui renverse toutes les idées reçues sur les plantes et ces catalogues nous donnent une idée de ce qui est imaginé par les ingénieurs en agronomie, surtout quand on ne va plus, comme moi, dans les festivals du genre Chaumont ou Courson. Je découvre les nouvelles espèces dans mon lit, au chaud.&lt;br /&gt;Pour que ce texte ne fasse pas un livre, voici ce que j’ai trouvé dans le catalogue Beaumaux &lt;a href="http://www.graines-baumaux.fr/catalogue_papier.php"&gt;Printemps 2011&lt;/a&gt;. Cette année, je vais recommencer les semis de vivaces pour mes amis Ray et Chantal qui ont besoin de belles plantes qui se débrouillent toutes seules. J’aimerais bien essayer les Eryngium leaven Worthii (1338), Eryngium giganteum Silver Frost (1600) et Eryngium alpinum Suberbum (1602) mais c’est super dur à faire lever ces trucs là, je n’ai réussi bien qu’avec les Planum. &lt;br /&gt;- Isatis Tinctoria (1456) pour les cailloux chez Chantal. &lt;br /&gt;- Mulhenbergia Capillaris (2092) qui est une graminée avec une floraison rose&lt;br /&gt;- Hierochloe Odorata (2072), une graminée avec des fleurs qui sentent la vanille&lt;br /&gt;- Hordeum Jubatum (2108) et bien sur Lagurus Bonny Tails, les plus jolies graminées à pompon&lt;br /&gt;- Ammi visnagra Casablanca (2009) et Anathum graveolens Mariska (2015) pour le champ naturel de Chantal&lt;br /&gt;- Centaurée moschara Suavolens Magnus (2391) jaune citron&lt;br /&gt;- Chrysanthème coronarium Primrose en jaune primevère, de toute manière je suis gaga de toutes les fleures qui ressemblent à des fleurs de camomille comme les Tetra White Wonder (2416) et les achillées ptarmina Pearl (1007) tellement faciles à semer&lt;br /&gt;- Carotte Black Night (2344) woaou, une fleur de carotte lilas mauve.&lt;br /&gt;Toujours des œillets d’Inde tenuifolia Ornament brun rouge  (3060) pour le potager mais je rêve de les remplacer par les Red (3051) en rouge acajou plus pétard. Ou alors des roses d’Inde Golden Trumpets (3308), absolument dingo et un tournesol Valentine (3457) jaune clair à disque noir, toujours très facile à semer. Il faut absolument que j’essaye cette reine marguerite Hulk (3244), une sorte de monstruosité verte radioactive, du Réséda pyramidal Machet (3290) ou la versio bio (1950) qui sentent bon l’été et je veux essayer le Teloxys aristata Ecume de mer (3532), une mauvaise graminée qui fait une floraison rougeâtre pour faire sécher.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Baumaux est un bel endroit pour noter les délires de la mode qui font que certaines plantes démodées comme des zinnias vont leur popularité remonter depuis 10 ou 15 ans. Les dahlias, c’est la folie depuis la mode des Bishop of York et Bishop of Leceister. Là il ya des couleurs qui pètent comme Night Buttefly (831), Pink Isa (797), les 3 Lucky Love (766), Lucky Heart (767) et Lucky Stripe (765) (oui, acheter une plante pour son nom !) et je ne parle pas du délirant Smarty (850), une découverte bionique avec des pétales alternés dans le désordre if you please. Les glaïeuls c’est kif kif, il y a encore 5 ans personne n’osait y toucher réellement c’est beauf, maintenant ils ont des couleurs si extrêmes qu’on peut les glisser dans n’importe quel massif pour faire genre comme le Kings Lynn (9916). Bon, les bégonias, j’y arrive toujours pas même si mon frère Lala adore ça et je vois aussi que ça bouge de ce côté. Les lys, j’y arrive pas non plus, uniquement parce que c’est trop cher mais finalement les gros lys monstrueux style Honeymoon (931) sont pas chers (3 pour 6.80€). Les arums, j’y arrive enfin avec Alberville qui a un puits noir funky dans une fleur blanche (9431) et bien sûr cet arum  Cornutum mythologique (9486) dont j’ai parlé dans « Cheikh » je crois. Les hémérocalles sont en pleine vogue à nouveau avec, comme les lys, des feuillages panachés qui changent tout comme Golden Zebra (86771) et les coréopsis, c’est tellement beau que je n’en ai jamais planté pourtant Bolero (93443) est woaou ! avec des fleurs rouge bourgogne. Les hostas, j’y suis enfin, après toutes ces années pendant lesquelles je remettais à plus tard et je commence à craquer sur le monstrueux Indépendance (9680) et surtout White Feather (9687) qui est un hosta albinos à mettre dans un coin sombre pour provoquer un double take à chaque fois qu’on passe devant, mais je me demande si mon préféré n’est pas le nouveau War Paint (96826) ou Jurassic Park (96828), monstrueux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Echinaceas hybrides Meringue (9345) un joli pompon blanc vert, une euphorbe amygdaloïdes Helena’s Blush ( 79086), pourpre marginée de crème. Je saute ici très vite plein de variétés que j’adore comme les œillets et les graminées parce que ça fait mal aux yeux et si je me mets à parler de ça, on va vraiment penser que je suis débile et on retourne le catalogue qui commence dans l’autre sens, the arabe way, pour le potager. Cette année encore, j’ai décidé de sacrifier le potager pour faire des semis de vivaces pour les amis, mais cette partie du catalogue Baumaux est vraiment ce qui rend cette marque unique. Ils vendent des trucs qui n’existent pas en France. Je ne vous décris pas les 800 engrais (OK j’exagère un peu) qu’ils ont, c’est affolant maintenant ils font des engrais spécifiques pour chaque plante, si ça continue il y en aura pour les mauvaises herbes. But what is a mauvaise herbe de nos jours anyway je vous le demande.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’ai découvert un produit qui s’appelle Mascara (ben voyons) que l’on sulfate sur les plantes avant un gros coup de chaleur en été, ça forme une fine pellicule sur les feuilles qui arrête les UV (98488). Cool ! J’ai vu le meilleur incinérateur de jardin ever (77096) bien que lorsqu’on voit le modèle on se dit qu’on peut le faire soi-même au lieu de dépenser 30,80€ mais quelle bonne idée. Et à partir de la page 270, on pénètre dans le monde des serres en plastoc et tout le matériel qui va avec, c’est hallucinant ce qu’on trouve comme ces sacs en plastic rouge super jolis (77823) pour planter des tomates hors sol (3 pour 20.60€), des radiateurs de serre qui n’existaient qu’en Angleterre et des outils rares comme cette faucille que je n’ai jamais vue pour faucher facilement l’herbe haute (78527) et tellement de mini-serres d’appartement qu’on se demande si Baumaux n’est pas le principal ami des accros à la ganja. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ensuite on est noyé par les centaines de variés de salades, les légumes de toutes les couleurs et de tous les goûts et je ne reprends mon souffle qu’avec les plantes aromatiques de la fin où là, il y a vraiment plus de choix que partout ailleurs. Plein d’ail différents dont un allium fistulosom bleu (9014), plein de ciboulettes : Toga, Totem, Staro, de lepazotte pour ne pas péter le soir (9104), des poireaux chinois (9205) et toutes les plantes médicinales importantes de l’Orient qui guérissent de tout. Un truc très drôle : la seule plante qui a droit a une page entière est la Steva rebaudiana qui est interdite et le texte vous dit laconiquement pourquoi (9239) et plein de marjolaines, de thyms et de menthes (à ce stade je stabilosse tout et je finis par rien acheter, comme chaque année).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour résumer : un catalogue qui fait peur ! Quand on fait la liste des plantes qu’on se promet d’acheter chaque année, on arrive à un total de commande (et pourtant c’est pas cher) qui impose de tout barrer sur la liste pour ne prendre que ce qui est ABSOLUMENT nécessaire pour traverser ce cruel cruel world.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.promessedefleurs.com/"&gt;Promesse de fleurs&lt;/a&gt;, le nouveau nom du catalogue Schryve, est toujours aussi fascinant. Les plantes sont chères mais il y a toujours des spécimens qu’on ne voit pas ailleurs. Et parfois, j’achète une plante en quantité unique, pour l’essayer, ou pour en récolter les graines et multiplier. C’est un catalogue un peu chabada précieuse mais beaucoup d’idées, avec une maquette très claire aussi, car Baumaux a tellement de références que Christophe Hamaide Pierson m’a dit une fois qu’il n’arrivait pas à trouver les textes qui vont avec l’image, ce qui est VRAI !&lt;br /&gt;Alors, &lt;a href="http://www.promessedefleurs.com/contact_us.php?cmd=1&amp;osCsid=648a007125bc0d6f346e16cf0bce7636"&gt;Printemps Eté 2011&lt;/a&gt;. La tendance est : les clématites deviennent barges. Pour la première fois, une fleur blanche avec des taches de vert sur Yukiokoshi (681419) et d’autres clématites pour jardinier qu’a gobé comme I’m Lady J (681376) et Dancing Smile (681373) qui donne des fleurs si doubles qu’on dirait un dahlia. Un Echinacea Green Envy (7443). Un géranium vivace Summer Sky double mauve (7455) et un autre que je vois depuis quelques années et que je vais enfin essayer, Splish Splash (7240), trop joli avec des fleurs blanches « éclaboussées de bleu mauve ». Une euphorbe griffithii Fireglow (7297) avec des fleurs oranges « mises en valeur sur un feuillage vert olive teinté de pourpre », un arum vert Goddles en spirale de tournicotis de feuilles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.jacques-briant.fr/"&gt;Jacques Briant&lt;/a&gt;. Bah, moquez vous. Oui c’est cheap, mais c’est toujours le meilleur &lt;a href="http://www.jacques-briant.fr/demande-catalogue-inscription-newsletter"&gt;catalogue&lt;/a&gt; quand vous voulez acheter une vivace en plusieurs exemplaires pour faire un effet de masse. Au départ, c’est un catalogue de vieux, pour les jardins qui gagnent des prix dans les petites villes de province. Mais ! Parfois vous trouvez des plantes super criardes que les autres n’osent pas vendre et des fleurs que personne ne vous propose. Et les prix sont si bas ici que vous pouvez faire une folie, genre acheter deux bulbes d’arum avec des couleurs psyché comme Picasso (4251) ou Lavender (4516), le genre de truc qui arrache dans un pot mis à un endroit étonnant. Par exemple, moi qui trouve que les lys sont trop chers partout, le très classique Regale (4593) coûte 8.99€ pour 3. Il y a un dahlia à fleur d’orchidée complètement barjo, Honka Surprise (4634) et le plus délire de tous est Funanbule (4638) avec des pétales fuchsia autour d’un centre bombé en nid d’abeille. Une pomme de terre bleue foncée, Bleue d’Artois (4783) et une autre encore violette, Vitelotte (4802). Une clématite de folle, Avant Garde (5457), le summum étant Viennetta (5460) qui ressemble à un paon qui ferait la roue. Et où trouver trois phlox pour 7.45€ ? Trois héleniums Ruby Tuesday pour 8.99€ ? 5 roses trémières doubles pour 8.75€ ? Je vous demande ? Et 2 chardons bleus des Alpes Blue Star (5776) que tout le monde veut pour 6.99€ ? C’mon.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.hortiflorbureau.com/"&gt;Hortiflor&lt;/a&gt;, c’est pareil, un catalogue de prolos avec la fâcheuse tendance à donner des noms chrétiens à toutes les plantes, même celles qui sont connues sous des noms « normaux ».  Mais les prix sont les plus bas et ils ont aussi des plantes que les autres n’ont pas. Par exemple, ils ont un géranium vivace Splish Splash (15007) moins cher que chez Schryve, des saxifrages, des asters, des campanules, des scabieuses et beaucoup d’autres plantes nécessaires comme l’énorme centaurée macrocephala (01226) à 2.10€  pièce. À un tel prix, ça vaut le coup d’acheter une plante que l’on ne connaît pas du tout pour voir si elle capable de nous étonner et il y a des sauges dont les graines Nemesa seront faciles à semer aussi. Je ne vais pas rater une nouveauté aussi, un lychnis flos-cuculi Nana (03004), c’est tellement facile à resemer ces trucs ! Et quelle collection de pélargoniums odorants, 31 au total, avec tous des parfums et des formes différentes, et 27 menthes différentes, toutes belles avec des parfums et des formes différentes aussi. Plein de vieux légumes aussi comme le poireau perpétuel (00925), un oignon rocambole (00923), etc.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne parle pas ici de &lt;a href="http://www.jardindumorvan.com/index.cfm"&gt;Thierry Denis&lt;/a&gt; sur lequel j’ai déjà &lt;a href="http://didierlestrade.blogspot.com/2010/02/dehors.html"&gt;écrit&lt;/a&gt;, mais il y a une chose qui est très intéressante dans &lt;span style="font-style:italic;"&gt;The Garden&lt;/span&gt;. J’ai des cartons entiers de cette revue que me donne Ray et je suis épaté de voir le niveau de sophistication qu’ont les Anglais quand il s’agit du jardin. Bien sûr, on voit là que c’est une industrie énorme, les publicités nous montrent des outils introuvables ici ou carrément des maisons pour y parquer sa voiture que je vois moi comme de vraies maisons. Mais pour une revue hypra-select, les sujets sont toujours écolos et il y a des débats captivants dans des table rondes avec des experts qui disent des choses que même les écolos ici ne disent pas, avec un contenu très politique. C’est quand même le &lt;a href="http://www.rhs.org.uk/"&gt;Journal of the Royal Horticural Society&lt;/a&gt;, quoi. More on that later.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;PS : oui, OK, je vais vous metre les liens hypertexte pour toutes les références mais j'ai faim là.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8122179745272484880-8598260554196988829?l=didierlestrade.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://didierlestrade.blogspot.com/feeds/8598260554196988829/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8122179745272484880&amp;postID=8598260554196988829' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8122179745272484880/posts/default/8598260554196988829'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8122179745272484880/posts/default/8598260554196988829'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://didierlestrade.blogspot.com/2011/02/catalogue.html' title='Catalogué'/><author><name>Didier Lestrade</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01860463568146138859</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_uk0axVVTK34/Sjoznqn3bvI/AAAAAAAAAB4/Aq4TYRtEvSg/S220/1.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_uk0axVVTK34/TVLZYupvtsI/AAAAAAAAAN4/uHoMv2bJvhg/s72-c/DSC06341.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8122179745272484880.post-7392758697103215820</id><published>2011-01-16T16:54:00.007+01:00</published><updated>2011-01-19T08:47:44.259+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='house'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Minorités.org'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Gay'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Crise économique'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='didierlestrade.fr'/><title type='text'>Si Kafka avait été DJ....</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_uk0axVVTK34/TTMWmawvCGI/AAAAAAAAANs/STDRP_uR_Qo/s1600/DSC06584.JPG"&gt;&lt;img style="cursor:pointer; cursor:hand;width: 300px; height: 400px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_uk0axVVTK34/TTMWmawvCGI/AAAAAAAAANs/STDRP_uR_Qo/s400/DSC06584.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5562814814007265378" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Il y a un mois exactement, j'ai publié&lt;a href="http://didierlestrade.blogspot.com/2010/12/bisounours-et-musique-de-bear.html"&gt; ici &lt;/a&gt;un texte d'un ami, Yves, qui critiquait la musique qui passait dans les soirées bears. Une grande discussion a suivi, sur FB et ailleurs, et &lt;a href="http://www.facebook.com/pages/DJ-Yohm/151499888625"&gt;DJ Yohm&lt;/a&gt;, qui est un ami aussi, m'a proposé d'écrire une réponse pour expliquer son point de vue. J'ai mis du temps pour le faire, je suis en retard et je m'en excuse. So it goes like this...&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si Kafka avait été DJ...&lt;br /&gt;… Je parie qu’il serait pédé, séropo et voudrait jouer de la musique “pointue” dans des soirées pour Ours (Bears si vous préférez).&lt;br /&gt;“Weg-von-hier', das ist mein Ziel”, vous connaissez?&lt;br /&gt;Cela décrit une situation kafkaïenne qui pourrait être celle que ressentent un certain nombre de DJ’s aujourd’hui, suite à de nombreuses critiques.&lt;br /&gt;Et de se poser la question:&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;En fait, à quoi sert un DJ?&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;C’est un vieux débat que nous abordons, nous DJ’s de tous bords, connus ou anonymes, depuis que nous avons commencé à pousser quelques disques près d’une simili piste de danse.&lt;br /&gt;Le DJ est un bâtard. Ni musicien (à l’origine de la création de son statut), ni simple juke-box (ou en tout cas qui tente de faire croire qu’il est plus que cela).&lt;br /&gt;Au départ, il a eu droit à peu d’égards. On ne l’a considéré comme artiste qu’après l’assimilation du phénomène des raves parties et de la house music. Il a fallu en France un Laurent Garnier  pour se rendre compte de ce que pouvait offrir un DJ a son public. Et découvrir aussi qu’il pouvait être à son tour musicien.&lt;br /&gt;Pourtant le monde du remix est également son domaine, et cela depuis la disco, donc bien avant les années 90.&lt;br /&gt;Aujourd’hui on est en 2011 et le rôle du DJ est enfin reconnu. Et bien mieux valorisé. On sait qu’il est capable de produire à son tour, d’étonner, de détonner, de mixer le non-miscible, d’oser, de se lâcher, pour le plus grand plaisir soit des oreilles, soit des jambes et parfois des deux.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Mais pourtant voila que des voix s’élèvent à nouveau. Le DJ doit-il avant tout “servir” un public?&lt;br /&gt;Doit-il faire ce que l’on attend de lui? Doit-il plaire à tout prix? Doit-il vendre son âme à l’enfer du “commercial” comme il y a un enfer du politiquement correct....&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Il y a plusieurs facettes dans ce que certains considèrent comme un métier, et d’autres comme un passion.&lt;br /&gt;C’est peut-être le grand écart entre ces deux approches qui sème la confusion: il y a les DJ’s qui pratiquent pour (essayer d’) en vivre, et les “amateurs” au sens noble du terme, qui s’adonnent à une passion et aimeraient malgré tout partager cette dite passion.&lt;br /&gt;Vouloir vivre du fait de passer des disques amène à plusieurs réflexions: il y a de l’argent en  jeu. La rémunération d’un tel DJ dépend plus ou moins directement de la fréquentation du lieu où il opère, et donc de la satisfaction du public. Il est de facto tenu à une notion de “rendre service”, vision professionnelle  que l’on rencontre dans une foultitude d’autres métiers.&lt;br /&gt;Faire plaisir musicalement, c’est un service. C’est faire entendre au public ce qu’il a envie d’entendre à un instant donné. En cela, ces DJs devraient-ils être considérés, presque, comme des employés de service.&lt;br /&gt;Cela ne ressemble-t-il pas à cette profession que l’on nommait un temps, du joli nom, peut-être un peu désuet, de disquaire? Profession qui requiert de grandes qualités d’écoute et d’anticipation des désirs du public.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Pour d’autres DJ’s, c’est la passion qui les anime avant tout, bien avant la nécessité d’une fiche de paye; une passion très personnelle pour la musique et que l’on veut faire découvrir aux autres. Le sens de l’action que mène alors le DJ est plutôt flou, protéiforme, et difficile à saisir.&lt;br /&gt;Il devient délicat de parler de travail, plutôt d’un ouvrage, ou d’une œuvre, au sens premier du terme. Un DJ ne passe pas des morceaux au hasard. Il les sélectionne. Il opère donc un choix. Ce choix est personnel.&lt;br /&gt;Quelles sont les motivations de ces choix? Son unique plaisir? Le plaisir qu’il sait qu’il va procurer aux autres? Sa curiosité musicale? Ses propres goûts qu’il va mettre en avant à travers la musique qu’il aime chez les autres?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Est-ce une artiste raté qui va chercher dans la musique d’autrui celle qu’il n’est hélas par capable de composer lui même? Est-ce un dénicheur de son, car la production musicale actuelle est d’une telle importance que finalement les “sélectionneurs” de musique sont tout aussi importants que ceux qui en créent? Est-ce une assembleur de génie, qui a développé l’art de mettre ensemble, et pour cela a poussé plus ou moins loin une technique, aujourd’hui reconnue, et qui s’adjoint de systèmes électroniques et informatiques toujours plus sophistiqués?&lt;br /&gt;Oui, le DJ est dans tous les cas artisan.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Mais qu’est ce qu’un artisan?&lt;br /&gt;Permettez moi cette citation:&lt;br /&gt;“ Outre la mise en œuvre des procédés qui font l'objet de l'apprentissage, un ouvrage réussi exige de l'artisan quelque chose d'autre, (...) quelque chose qui ne s'apprend pas et qu'en désespoir de cause nous appelons le « tour de main »...”&lt;br /&gt;Jankélévitch, Le Je-ne-sais-quoi et le presque-rien, 1957, p. 42.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Et n’en deviendrait-il pas artiste, en poussant encore plus loin l’appropriation des morceaux qu’il choisi, de telle sorte à entrer dans une quasi composition originale, tant le mix est poussé et l'originalité du choix des morceaux inégalable par rapport à un autre DJ.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Voila le portrait des multiples facettes de ce personnage.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Mais les frontières ne sont pas aussi rigides. Car la question du succès (donc commercial) se pose aussi pour l’artiste.&lt;br /&gt;Il y a des artistes maudits, et d’autres qui sont plein aux as.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Mais qu’attend le public d’un DJ?&lt;br /&gt;Je pense qu’il y a autant de réponses différentes que d’individus différents venus mettre leur pied un jour ou l’autre sur un “dancefloor”.&lt;br /&gt;Du coup, tout débat devient stérile, et tourne vite en rond.&lt;br /&gt;Comme “on ne peut pas plaire à tout le monde”, mieux vaut se poser la question de voir si un DJ est à même de trouver son public....et au public de trouver son DJ.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Un DJ, une soirée, ce n’est pas quelque chose que l’on impose. Ce sont les gens qui vont chercher, comme un film ou un bouquin, leur soirée, leurs DJs.&lt;br /&gt;C’est aussi en cela une démarche similaire au parcours qui nous fait approcher l’art, en général.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Et du choix il y en a. Des endroits différents dans lesquels se produisent des DJ’s différents.&lt;br /&gt;On aime, on n’aime pas. Finalement tout cela ne se discute pas.&lt;br /&gt;L’important c’est d’avoir le choix. Et pour cela il y a les directeurs artistiques, les responsables des différents lieux. C’est à eux à proposer la diversité.&lt;br /&gt;La diversité s’obtient dans la durée.&lt;br /&gt;Chaque soirée a ses spécificités. Chaque DJ, si on le perçoit comme artisan, a son univers musical. Et il vous est simplement proposé de le rencontrer.&lt;br /&gt;Un DJ a une programmation, et des goûts. Ceux-ci sont vite connus.&lt;br /&gt;Aujourd’hui plus qu’hier avec Internet, Facebook, les blogs, etc.... le DJ publie ses playlsits (parfois) et ses mixes, on peut écouter avant de choisir. Le zapping est aisé.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Le DJ, comme tout artiste, propose, le public dispose.&lt;br /&gt;Les directeurs artistiques font leur programmation en fonction de ce qu’ils croient être les goûts de leur public.&lt;br /&gt;Nous espérons seulement que le public ne vient pas dans des soirées ou des concerts par hasard, et qu’il garde une attitude musicale active.&lt;br /&gt;Qu’il soit encore en mesure de trouver l’énergie de se déplacer pour ce qu’il lui plait. Et de développer son propre sens critique; plutôt que d’écouter passivement et avoir l’impression qu’on lui bourre les oreilles, alors que c’est toujours lui qui a la zapette entre les mains.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8122179745272484880-7392758697103215820?l=didierlestrade.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://didierlestrade.blogspot.com/feeds/7392758697103215820/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8122179745272484880&amp;postID=7392758697103215820' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8122179745272484880/posts/default/7392758697103215820'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8122179745272484880/posts/default/7392758697103215820'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://didierlestrade.blogspot.com/2011/01/si-kafka-avait-ete-dj.html' title='Si Kafka avait été DJ....'/><author><name>Didier Lestrade</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01860463568146138859</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_uk0axVVTK34/Sjoznqn3bvI/AAAAAAAAAB4/Aq4TYRtEvSg/S220/1.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_uk0axVVTK34/TTMWmawvCGI/AAAAAAAAANs/STDRP_uR_Qo/s72-c/DSC06584.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8122179745272484880.post-3575128294385779405</id><published>2011-01-16T16:05:00.010+01:00</published><updated>2011-01-21T13:27:27.849+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Communauté'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Outing'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Minorités.org'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Act Up'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Gay'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Larry Kramer'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Bareback'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Homophobie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Facebook'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='didierlestrade.fr'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Prévention'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Come out'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='mariage gay'/><title type='text'>Larry Kramer écrit</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_uk0axVVTK34/TTMNC4elktI/AAAAAAAAANk/j-ZOGuqkHk4/s1600/DSC06580.JPG"&gt;&lt;img style="cursor:pointer; cursor:hand;width: 300px; height: 400px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_uk0axVVTK34/TTMNC4elktI/AAAAAAAAANk/j-ZOGuqkHk4/s400/DSC06580.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5562804307904271058" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Quand je reçois un message de Kramer, je sais qu'il ne sera repris par personne ici, alors que son bouquin de 1000 pages et plus va enfin sortir dans quelques mois et qu'il serait temps de s'intéresser à nouveau &lt;a href="http://didierlestrade.fr/IMG/pdf/Larry_100.pdf"&gt;à ce grand homme&lt;/a&gt;. Bref, les réjouissances du trentième anniversaire du sida approchent et CNN a consacré une émission sur le sujet par Anderson Cooper. Larry ne figure pas dans le reportage, trop grande gueule, mais a écrit un texte à l'occasion, que je reproduis ici. Très intéressant aussi, son introduction réservée à sa longue liste d'amis, qui explique le contexte de sa contribution sur laquelle je ne suis pas d'accord à 100% mais, hey, c'est Larry Kramer, et n'importe quoi de sa part est supérieur à (.......) remplissez la case.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Note: Anderson Cooper did a special last night (jan. 14, 2011) about 30 years of AIDS. for the most part it was a pretty lackluster and bloodless affair, with the exception of a magnificent appearance by Elton John and a moving one by Mo'nique. The rest of it was pretty much pablum, recycled stuff from eons of too familiar footage, and appearances by people with nothing new or challenging to offer. While the producer spoke to me for hours to pick my brains, he made it plain from the beginning that i was not going to be asked to be on the show because of my outspokenness (and because I threatened jokingly—yeah right—to ask Anderson when he was going to come out and be seen with his boy friend publicly), which, when I heard the cast of who was going to appear, was fine with me. instead, I was invited to write this opinion piece to say what they would not welcome on the show. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;What troubled me most about the show was Anderson himself. It was a noble gesture for a reporter, closeted or not, to put on an AIDS special, but did he have to be such a wimp on it himself? Reporters are meant to ask questions, and good questions (Anderson once had a reputation for doing just that; what in the world has happened to him?); the questions Anderson asked were puerile beyond belief. He challenged no one with anything. Ss that what good reporters do? He had America's leading AIDS doctor, Anthony Fauci, on: how could Anderson not challenge him with some of the points that I made below (in a piece Anderson's folks asked me to write for him)? or indeed to raise one single point anywhere else on the show that I write about below. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;The most honest part of the program came at the very end when he asked Elton (whom Anderson kept fawningly deferring to as "Sir Elton;" even Elton gave him a look as if to say, enough of that already, boy), if he was positive about the future. Elton, after a long pause, a very long pause, where you could see this great man deciding whether to say what he really thought, which was "no i am not hopeful about the future," mumble some painful words along the lines of  "after thirty years we are still here talking about the same things!" and then he too offering up a platitude of hope, disingenuous in the extreme. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;One wonders why Anderson put on the show at all. At least he gave me the chance to write this piece. It appears to have had a goodly number of Facebook recommendations (evidently the be-all and end-all of today's pulse taking) along with some thousand of the nastiest, most hateful comments imaginable. I am told this is usually the case with posted comments: the nutcases are ready and waiting to pounce. Still it is always disheartening to see in black and white the visible manifestations of just the hate i speak of in my article below.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;larry&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;AIDS IS A PLAGUE ALLOWED TO HAPPEN&lt;br /&gt;By Larry Kramer, Special to CNN&lt;br /&gt;January 14, 2011 1:20 p.m. EST&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Editor's note. Larry Kramer co-founded Gay Men's Health Crisis and founded ACT UP, an activist organization that has campaigned for treatments for HIV/AIDS. His play, "The Normal Heart," about the early years of AIDS and directed by Joel Grey, will be produced on Broadway by Daryl Roth and will star Joe Mantello; it will also be filmed next summer starring Mark Ruffalo and directed by Ryan Murphy. "The American People," his novel about the history of homosexuals in America, will be published by Farrar Straus and Giroux. Kramer, whose partner is David Webster, is HIV+ and the recipient of a liver transplant.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;New York City (CNN) -- I want this article to break your heart. But it deals with a subject that has had a tough time of it in the break-everyone's-heart department. I'll bet that a number of you will be more angry at me than sympathetic by the time you finish reading it. If indeed you finish reading it.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;From its very beginning, most people have not wanted to know the truths about AIDS. This is an indisputable fact that continues until this very minute. I have been on the front lines since Day 1, so I know what I'm talking about.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Here are 10 realities about AIDS, and I've learned them the hard way:&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;1. AIDS is a plague -- numerically, statistically and by any definition known to modern public health -- though no one in authority has the guts to call it one.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;2. Too many people hate the people that AIDS most affects, gay people and people of color. I do not mean dislike, or feel uncomfortable with. I mean hate. Downright hate. Down and dirty hate.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;3. Likewise, both people who don't have sex the way they do (if they have it at all) and people who take drugs in order to feel better in a world that they find wretched are considered two highly expendable populations by the powerful forces that control this world.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;4. AIDS was allowed to happen. It is a plague that need not have happened. It is a plague that could have been contained from the very beginning.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;5. It is a plague that is not going to go away. It is only going to get worse.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;6. There is no cure and the amount of money expended toward finding one is pathetically small, miniscule, puny, and totally indicative of a system and a government and a country and a world that does not want to end this plague.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;7. There is no incentive for pharmaceutical companies to find a cure since they are making billions selling, at highly inflated prices, the many anti-viral drugs that those infected must consume -- drugs that only keep us living but still infected just enough to continue to possibly still infect others.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;8. Educational campaigns, indeed all attempts at prevention, have been too stupid, useless, lily-livered, and nicey-nicey to accomplish much of anything.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;9. There is no one of any use really in charge of this plague, in America or anywhere else in the world -- and it is a worldwide plague by now -- and this lack of decent, responsible and humane leaders has been so since its beginning in 1981. They lie to us. I consider most of those who have been or are in charge as equal to murderers.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;10. One out of every five men who have sex with men in America is now HIV-positive, and more than 50% of gay men do not know it. Doctors in Chelsea say the statistics for that New York neighborhood have jumped from one out of five to one out of four. At the rate things are going, almost all gay men in America could be HIV-positive, which a lot of people would really like to see happen.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;These are appalling statistics, appalling statements, appalling facts, and yet no one responds to them when I raise them. Why should they? Too many people want too many other people dead, and it is fearful and as we continue to see over and over, often dangerous to confront them.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Governments and bureaucrats and presidents and politicians and the people who run this world lie to people. They tell us HIV is under control. They tell us case numbers are decreasing. They tell us that all is being done that can be done. They tell us HIV is too complicated to eradicate. They tell us gay people and people of color have made more progress than ever before. These are all lies.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;We must not believe them. How could we when, in one place or another:&lt;br /&gt;-- They also tell us we can't get legally married.&lt;br /&gt;-- They also tell us that we cannot legally adopt children.&lt;br /&gt;-- They also tell us religions will not recognize us.&lt;br /&gt;-- They also tell us we can't serve our country yet.&lt;br /&gt;-- They also tell us our real history cannot be taught in schools.&lt;br /&gt;-- They also tell us that gay students cannot organize in schools.&lt;br /&gt;-- They also tell us that people who murder us are not committing hate crimes.&lt;br /&gt;-- They also tell us we cannot insure our partners.&lt;br /&gt;-- They also tell us our partners are not legal.&lt;br /&gt;-- They also tell us we cannot have equal opportunities.&lt;br /&gt;-- They also tell us we can't kiss each other or hold each other's hands in public.&lt;br /&gt;-- They also tell us that our Supreme Court doesn't want to know about any of this, doesn't want to make us free and equal, doesn't want to honor the Bill of Rights.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;If you want to know why AIDS is a plague, I have just told you why.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;I could add a thousand more "they also's." I could expound and expand and add so many facts and figures to the above they'd put you to sleep. I helped start the two major AIDS organizations in America. I have watched almost everyone I once knew die.&lt;br /&gt;For some 30-plus years, I have been trying to tell the world where this plague came from and why, and I will continue to do so until I die, too.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;You see, I simply can't get the memories and the ghosts of just about every friend I had out of my life. And since there is no doubt in my mind that this plague of HIV/AIDS that took them from me was and continues to be allowed to happen, I am duty bound to tell this hideous history as best and as fully as I can. It's the least I can do.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;That is correct: This plague of HIV/AIDS was intentionally allowed to happen. It still is. Nothing has changed in the intentionality department. Hate has a way of hanging around forever and too often winning out in the end.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8122179745272484880-3575128294385779405?l=didierlestrade.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://didierlestrade.blogspot.com/feeds/3575128294385779405/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8122179745272484880&amp;postID=3575128294385779405' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8122179745272484880/posts/default/3575128294385779405'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8122179745272484880/posts/default/3575128294385779405'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://didierlestrade.blogspot.com/2011/01/larry-kramer-ecrit.html' title='Larry Kramer écrit'/><author><name>Didier Lestrade</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01860463568146138859</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_uk0axVVTK34/Sjoznqn3bvI/AAAAAAAAAB4/Aq4TYRtEvSg/S220/1.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_uk0axVVTK34/TTMNC4elktI/AAAAAAAAANk/j-ZOGuqkHk4/s72-c/DSC06580.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8122179745272484880.post-6106331836481976062</id><published>2011-01-14T13:50:00.019+01:00</published><updated>2011-01-15T11:18:45.387+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Tashen'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Facebook'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Tumblr'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Minorités.org'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Gay'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='didierlestrade.fr'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Twitter'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Magazine'/><title type='text'>Archives envy</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_uk0axVVTK34/TTBZ5C9G84I/AAAAAAAAANc/8-JiBdVqs8o/s1600/Photo0152.jpg"&gt;&lt;img style="cursor:pointer; cursor:hand;width: 300px; height: 400px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_uk0axVVTK34/TTBZ5C9G84I/AAAAAAAAANc/8-JiBdVqs8o/s400/Photo0152.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5562044376383157122" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Ce qui est passionnant quand on publie ses archives sur le net, c’est de regarder en détail le traffic que cela provoque. Il y a des documents qui plaisent et qui font plaisir à tout le monde parce qu’ils &lt;a href="http://didierlestrade.fr/about-me/actus/article/vernissage-magazine-outside"&gt;s’y retrouvent&lt;/a&gt;. Il y a les vieilles &lt;a href="http://didierlestrade.fr/archives/photos/article/photos-de-moquette-noire"&gt;photos en noir et blanc&lt;/a&gt; des années 80, tout le monde aime ça aussi, c’est innoffensif et ça n’engage à rien. Les &lt;a href="http://didierlestrade.fr/politique-sida/act-up/article/je-desavoue-act-up"&gt;articles vieux de 10 ans&lt;/a&gt;, déjà ça commence à être compliqué, ce n’est pas assez daté pour être vintage et c’est trop polémique pour être accessible à tous. Les &lt;a href="http://didierlestrade.fr/musique/mon-carnet-bleu-1980/article/17-janvier-1981"&gt;chroniques&lt;/a&gt; qui ressemblent à ce que dit le détective dans « &lt;a href="http://www.minorites.org/index.php/2-la-revue/954-le-culte-du-sperme-et-true-blood.html"&gt;True Blood&lt;/a&gt; : « Avant ils se moquaient de moi parce que je disais la vérité, maintenant ils se moquent de moi parce que j’avais raison », ça les fait chier.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et puis, il y a les récentes publications de &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Magazine&lt;/span&gt;. Quand j'ai mis les premières le &lt;a href="http://didierlestrade.fr/archives/magazine/the-magazine-collection/article/introduction-a-magazine"&gt;31 décembre&lt;/a&gt; dernier, il y a eu un intérêt, c’est vrai, mais moins prononcé que ce que j’imaginais. Je n’ai pas pris la mouche, après tout les gens font ce qu’ils veulent et puis les jours qui suivent le réveillon, tout le monde est de mauvais poil et pas très réveillé de toute manière. C’est quand &lt;a href="http://www.buttmagazine.com/magazine/interviews/didier-lestrade/"&gt;l’interview&lt;/a&gt; de &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Butt&lt;/span&gt; sur &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Magazine &lt;/span&gt;a été publiée que le pic des visites a été impressionnant. Soudain, mon site dépassait tous les records précédents, je n’avais jamais vu autant de monde, c’est comme si c’était le premier jour des soldes dans un grand magasin. Le nombre de visiteurs après &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Butt&lt;/span&gt; m’a étonné. Visiblement, les étrangers qui vont sur le site de &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Butt&lt;/span&gt; sont beaucoup plus curieux que les français, pourtant plus directement concernés puisque la majeure partie des textes est en français. Faut dire que ça commence à être drôle: peu de médias gay français intéressés par l’expo Maga et de ces archives alors que &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Butt&lt;/span&gt; en parle, ça commence à être ridicule pour eux, m’enfin…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout le monde sait que pour motiver un intérêt durable sur n’importe quel site, il faut le nourrir tous les jours. Ce qui est totalement &lt;span style="font-style:italic;"&gt;burdensome&lt;/span&gt; et factice de toute manière. On n'est pas la Poste et je n’ai pas envie de devenir slave to my own website après avoir passé 40 ans à être slave to the rhythm. Ma première analyse, c’est que les français sont moins intéressés par l’idée d’archives que les américains (le site de &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Butt&lt;/span&gt; est à New York, pas à Amsterdam). Ce n’est pas parce que les américains ont une population 5 fois supérieure à la nôtre, ils sont sincèrement curieux de découvrir des archives qu’ils ne comprennent pas entièrement mais qui font partie de la culture gay en général. Les français sont intéressés par les archives de &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Magazine&lt;/span&gt;, mais mollo, et c’est leur droit. Par exemple, ils sont très rares à forwarder sur leur site les archives de Maga, à en parler sur FB, Twitter et Tumblr, alors que les américains sont plus enclins à encourager un reblog, un commentaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On va encore dire que je privilégie la culture américaine, que je regarde toujours ce qui est positif chez eux et le négatif chez nous. Après tout, les américains ne se sont pas beaucoup mobilisés quand les librairies LGBT ont fermé les unes après les autres. Et la disparition de ces librairies célèbres et symboliques, comme A Different Light à New York et San Francisco, Giovanni’s Room à Philadelphie, accentuent ce phénomène alors que Les Mots à la Bouche de Paris existe encore. Un &lt;a href="http://www.metafilter.com/99304/Didier-Lestrade-Gays-are-forgetting-their-history"&gt;commentaire intéressant&lt;/a&gt; sur un site américain déplorait la fermeture de ces librairies gays et la perte de l’ambiance qu’on y trouvait. Il y avait dans ces endroits un feeling important et chaleureux. &lt;a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Alison_Bechdel"&gt;Alison Bechdel&lt;/a&gt; a fait beaucoup de BD à partir de l'univers des librairies lesbiennes. Pour ma part, à chaque fois que j’allais à New York ou à Londres, je ne pouvais pas concevoir de ne pas aller faire un tour tout de suite à &lt;a href="http://www.suite101.com/content/the-oscar-wilde-memorial-bookshop-in-new-york-a105461"&gt;Oscar Wilde Memorial Bookshop&lt;/a&gt; ou &lt;a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Gay's_the_Word_(bookshop)"&gt;Gay’s The Word&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Toute cette longue introduction (si vous êtes encore à lire ceci, c’est que vous êtres vraiment une persone curieuse) pour arriver à la description d’un des endroits que j’aime le plus au monde. J’ai souvent exprimé mon amour pour Housing Works, mais je n’ai jamais écrit de texte qui explique pourquoi j’aime tellement cette librairie sur Crosby Street à New York. Housing Works est une &lt;a href="http://www.housingworks.org/"&gt;association&lt;/a&gt; qui a été créée au pire moment du sida. L’idée était simple. Les malades du sida mourraient et laissaient derrière eux des collectons entières de livres et de disques. Au lieu de jeter tout ça à la rue dans la précipitation d’un enterrement souvent problématique, Housing Works proposait de récupérer ces collections et les revendait. Et avec le bénéfice de la vente, l’association aidait les malades en leur offrant des appartements thérapeutiques pour ceux qui n’avaient plus de toit avant de mourir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Non seulement le concept est unique et totalement généreux, mais surtout: il marchait. Grâce à une éthique et une organisation rigoureuse, les livres et les disques en vente provenaient directement de personnes disparues et on sentait dans ces objets le passé de là personne décédée. Certains livres étaient annotés, certains avaient même des dédicaces des auteurs, certains avaient des dédicaces d’homme gay à homme gay, et puis beaucoup de ces livres possédaient un parfum rare de la culture d’alors. Aujourd’hui, l’essentiel des livres vendus par Housing Works ne provient plus vraiment des personnes décédées par le sida, mais ce sont toujours des lots qui arrivent tous les jours, par cartons entiers, d’un décès, d’un déménagement, d'un divorce, d’un drame quelconque.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce n’est pourtant pas le drama qui m’intéresse ici. Housing Works est loin d’être un endroit lugubre. C’est un grand loft, ouvert sur la rue, avec une passerelle circulaire au premier étage, comme une bibliothèque classique, avec des rayons et des rayons de livres présentés par thème. Et ce qui est merveilleux dans cet esprit américain de la passion du livre, c’est qu’il y a un petit bar qui vend des jus de fruits, des cakes et tout ce qui est délicieux et simple dans le cadre d’une recherche de livre. Un autre intérêt non négligeable: dans une ville où il est si difficile de trouver un endroit pour faire pipi ou caca, il y a des toilettes libres toujours propres (avec de très beaux lavabos, fact fans). Donc quand on se promène dans Manhattan, il est toujours judicieux de prévoir un détour par Housing Works pour prendre un verre, se réchauffer (en hiver) et passer au pipi room.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’ambiance de cet endroit est magique. On peut y rester des heures sans avoir le moindre regard d’interrogation de la part d’un employé. L’humeur est studieuse mais cool, les gens discutent à voix basse. Tout est en bois. Il y a une section LGBT assez renversante, avec des livres anciens et modernes. Il y a des sections historiques et scientifiques, tous les sujets en fait, c’est une sorte de mini-&lt;a href="http://www.strandbooks.com/"&gt;Strand&lt;/a&gt; où le prix des livres est affolant: 1 dollars pour un classique, quelques dollars pour un collector. Le seul dilemme est de se demander comment on va ramener tous ces bouquins en France, si lourds dans les bagages à l’aéroport.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les années passent, tout change, mais dès que j’arrive à New York, Housing Works est toujours une des premières choses que je fais dès le lendemain de mon arrivée. C’est un &lt;span style="font-style:italic;"&gt;lucky charm&lt;/span&gt;, une manière de commencer le séjour du bon pied, comme aller voir ce que vend la boutique &lt;a href="http://www.supremenewyork.com/"&gt;Supreme&lt;/a&gt;, juste à côté. C’est un rituel de bienvenue, qui me donne aussi une idée de l’actualité littéraire américaine car dans le lot des livres, beaucoup sont récents. En un clin d’œil, on se met à la page du discours politique du pays. De part son histoire, Housing Works est une boutique gay frienfly, mais qui n’est pas gay en soi. C’est un endroit minoritaire, mixte, des femmes, des noirs, des latins, anything. Je me rappelle qu’un jour, je devais être particulièrement sentimental et quand je suis passé à la caisse, j’ai fait une sorte de déclaration, du genre « Je viens ici à chaque voyage à New York depuis 15 ans et je voulais vous dire que j’adore cet endroit » et le vendeur gay m’avait regardé avec un look détaché, comme si j’étais en plein &lt;span style="font-style:italic;"&gt;overshare&lt;/span&gt;, et je m’étais senti con, mais je n’avais pas regretté d’avoir dit ce que j’avais sur le cœur. Comme Marvin Gaye quand il avait composé un &lt;a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Here,_My_Dear"&gt;double album&lt;/a&gt; à son ex-femme, « Here My Dear ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bref, tout ce texte pour parler d’archives. Internet ferme les librairies les unes après les autres et c’est normal. C’est irréversible, mais il y a dans ces endroits un feeling unique. Après tout, dans 10 ans, je suis persuadé qu’il y aura des livres qui feront l’apologie des premiers Starbucks à Paris, comme celui à côté du Cox à Paris. « Tu te rappelles le Starbucks à côté du Cox ?" diront les jeunes folles d’aujourd’hui, qui y passent des heures à papoter, à parler sur leur portable ou faire whatever the fuck they feel like doing. Donc je ne fais que susciter chez vous l’envie d’aller à Housing Works la prochaine fois que vous irez à New York. N’oubliez pas que ces endroits sont appelés à disparaître, comme la merveilleuse &lt;a href="http://www.google.fr/images?client=safari&amp;rls=en&amp;q=pop+shop+keith+haring&amp;oe=UTF-8&amp;redir_esc=&amp;um=1&amp;ie=UTF-8&amp;source=univ&amp;ei=wVgwTau0Ap6G4gaM0b2LCg&amp;sa=X&amp;oi=image_result_group&amp;ct=title&amp;resnum=4&amp;ved=0CE8QsAQwAw"&gt;Pop Shop&lt;/a&gt; de Keith Haring qui se trouvait à 50 mètres de Housing Works. Il faut respirer l’ambiance de ces endroits avant qu’ils ne soient dispersés par le vent moderne d’aujourd’hui.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8122179745272484880-6106331836481976062?l=didierlestrade.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://didierlestrade.blogspot.com/feeds/6106331836481976062/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8122179745272484880&amp;postID=6106331836481976062' title='8 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8122179745272484880/posts/default/6106331836481976062'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8122179745272484880/posts/default/6106331836481976062'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://didierlestrade.blogspot.com/2011/01/archives-envy.html' title='Archives envy'/><author><name>Didier Lestrade</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01860463568146138859</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_uk0axVVTK34/Sjoznqn3bvI/AAAAAAAAAB4/Aq4TYRtEvSg/S220/1.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_uk0axVVTK34/TTBZ5C9G84I/AAAAAAAAANc/8-JiBdVqs8o/s72-c/Photo0152.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>8</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8122179745272484880.post-3183974172867121081</id><published>2010-12-19T15:14:00.013+01:00</published><updated>2010-12-21T10:55:54.960+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Homophobie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Minorités.org'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Gay'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='didierlestrade.fr'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='mariage gay'/><title type='text'>L'inceste qui fait pshitt</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_uk0axVVTK34/TQ4XLd_IUgI/AAAAAAAAANQ/QMuHXIsJqbQ/s1600/DSC06073.jpg"&gt;&lt;img style="cursor:pointer; cursor:hand;width: 300px; height: 400px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_uk0axVVTK34/TQ4XLd_IUgI/AAAAAAAAANQ/QMuHXIsJqbQ/s400/DSC06073.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5552400876389814786" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Cette histoire d’inceste présumé dans la famille de Villiers est hallucinante. Quand on lit &lt;a href="http://www.liberation.fr/societe/01012308626-inceste-la-plainte-qui-ravage-le-clan-villiers"&gt;l’article&lt;/a&gt; publié dans &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Libération&lt;/span&gt; du 17 décembre, il y a vraiment de quoi se demander pourquoi cette affaire n’est pas la news politique N°1 du moment. Ce n’est pas que &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Libération&lt;/span&gt; nous apprenne beaucoup de choses, cette histoire est tellement abracadabrante que de nombreux détails ont filtré depuis quelques années et à chaque fois nos yeux se sont écarquillés, la tête a été prise de vertiges, on a tous subi une hypoglycémie soudaine et inexpliquée. Une famille hyper catholique qui se déchire pour des rumeurs de viols répétés, tout ça sous le regard de l’entourage et de la classe politique, normalement ça devrait sonner la fin d’une carrière, la fin du nom et surtout la fin de la marque de Villiers.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans n’importe quel pays, les médias et la classe politique auraient soulevé les contradictions entre la parole religieuse et une histoire abjecte (ce que certains ne cessent de dénoncer dans l’Islam, mais je ne sais pas si Caroline Fourrest ou Finkielkraut ont dit quoi que ce soit sur cette affaire de Villiers, étrange). Il y a ici matière à scandale énooorme. Bien sûr, la justice accouche d’un non-lieu. Soit. Mais est-ce que l’annonce de ce non-lieu ne mérite pas davantage en exposition que le simple fait de passer la news dans la file télex des chaines câblées ? Est-ce que cette histoire ne reflète pas ce qui est le pire en France ? Et surtout, quand on voit le retentissement des scandales de pédophilie dans le clergé, dans tous les pays (sauf la France, comme si les curés français ne s’étaient pas amusés avec des petits garçons et des petites filles depuis les années 60), n’y a-t-il pas un seul journaliste pour mener l’enquête à son terme ? Normalement, quand des affaires de ce genre explosent à l’étranger (et c’est courant), les télés montrent toujours la même chose: l’homme politique, père de la famille, s‘excuse devant le portail de la maison, sa femme à ses côtés (furieuse mais silencieuse) et ses enfants (mortifiés). Dans cette affaire, la justice a prononcé un non-lieu, mais cela ne veut pas dire que rien ne s’est passé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me demande: où sont donc passés tous les joyeux laïcards rassemblés par Borloo il y a une semaine qui, normalement devraient dévorer cette affaire, la monter en sauce ? Si on découvrait qu’un homme politique musulman intégriste - ou pas (oui je sais, ça n’existe pas en France) vivait une telle situation dans sa famille, il ne résisterait pas une semaine à la vindicte populaire. La classe politique se détournerait de lui en 24 heures, cet homme se retrouverait isolé, acculé par ses adversaires et par ses alliés qui lui reprocheraient d’attirer la honte sur son camp politique et surtout sur ses convictions religieuses. Or, cela fait plus que 4 ans que cette affaire est rendue publique et tout porte à croire qu’elle va être enterrée. Aimons-nous à ce point de Villiers pour le protéger ainsi ? Que ce soit à droite ou à gauche, n’a-t-il pas assez d’ennemis pour que certains expriment leur dégoût pour cette affaire ? Que faut-il donc faire pour soulever le cœur de la classe politique ? Que pense Ségolène Royal, la voisine de De Villiers ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et là je vais aborder le point central. Que les médias et la classe politique ne fassent pas leur travail, on commence à être habitué. Le pays entier est effaré par cette affaire. Mais ces histoires de pédophilie et d’inceste sont toujours mises sur notre dos, à nous, les homosexuels, alors que dans ce cas spécifique, il n’y a pas de gay à des lieues à la ronde. Pendant des siècles et encore aujourd’hui, les homosexuels ont été associés à ces crimes, c’est notre réputation, et nous nous battons sans cesse contre cette association d’idées, cet amalgame comme on dit de nos jours. Dans cette affaire, je le répète, il n’y a pas un seul homosexuel à l’horizon. On est même au cœur d’une famille hétérosexuelle parfaite, féconde, claironnant sans cesse ses valeurs traditionnalistes. Et pas un média gay, pas une seule association LGBT qui ne fasse le lien entre ce scandale étouffé par on ne sait qui et la régularité avec laquelle les groupes cathos traditionnels de droite accusent les homosexuels de pervertir la société, sur ces thèmes précisément. Je suis fier de le dire: dans cette affaire, nous n’avons rien fait. Nous n’avons pas perverti cette famille. De fait, je suis à peu près certain que l’idée homosexuelle a été bannie à des kilomètres du foyer des de Villiers. C’est donc dans la famille la plus « juste » de France, la plus « légitime », par sa « noblesse » même, que le drame a divisé un clan, les parents et les enfants et pire: les enfants entre eux. Se rebeller contre ses parents, c’est finalement normal. Se battre entre frères et sœurs, c’est catastrophique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Donc, mon conseil. La prochaine fois que vous entendez des hétérosexuels parler de pédophilie, d'inceste, d’impossibilité d’adoption chez les gays ou d’histoires étranges chez les lesbiennes, n’oubliez pas de rappeler ce cas d’école vendéen. Il y a eu non-lieu ? Soit. Mais tout le monde s’est fait sa propre idée. Et elle n’est pas belle du tout. La désaffection politique dont tout le monde parle sans cesse, cette perte de confiance et de respect envers ceux qui ont le pouvoir, elles sont aussi là, très visibles. Et qu’est-ce qu’on fait, qu’est-ce qu’on dit ? Rien.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8122179745272484880-3183974172867121081?l=didierlestrade.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://didierlestrade.blogspot.com/feeds/3183974172867121081/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8122179745272484880&amp;postID=3183974172867121081' title='18 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8122179745272484880/posts/default/3183974172867121081'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8122179745272484880/posts/default/3183974172867121081'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://didierlestrade.blogspot.com/2010/12/linceste-qui-fait-pshitt.html' title='L&apos;inceste qui fait pshitt'/><author><name>Didier Lestrade</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01860463568146138859</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_uk0axVVTK34/Sjoznqn3bvI/AAAAAAAAAB4/Aq4TYRtEvSg/S220/1.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_uk0axVVTK34/TQ4XLd_IUgI/AAAAAAAAANQ/QMuHXIsJqbQ/s72-c/DSC06073.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>18</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8122179745272484880.post-8242614070266676876</id><published>2010-12-15T15:02:00.007+01:00</published><updated>2010-12-15T15:43:11.925+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Minorités.org'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Jardin'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='didierlestrade.fr'/><title type='text'>La testostérone du jardinage</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_uk0axVVTK34/TQjOfsg6s9I/AAAAAAAAANI/4fGAfL_MdpE/s1600/DSC05751.JPG"&gt;&lt;img style="cursor:pointer; cursor:hand;width: 302px; height: 400px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_uk0axVVTK34/TQjOfsg6s9I/AAAAAAAAANI/4fGAfL_MdpE/s400/DSC05751.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5550913584654627794" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une nouvelle machine est en train d’envahir les campagnes. Non, ce n’est pas un des ces tracteurs bulldozer américains de 5 mètres de haut, bourrés de chips et de senseurs électroniques qui labourent et évaluent tout ce qu’il faut savoir sur les demandes de la terre en eau et en engrais, en passant par le satellite s’il vous plait. Ce n’est pas, non plus, la machine miracle qui permettra aux agriculteurs d'arrêter de jeter leur lisier au bord des rivières, juste à côté de la route, comme ça se fait encore partout, rien que pour montrer qu’ils font ce qu’ils veulent et qu’ils vous emmerdent et qu’on n’a pas intérêt de leur dire quoi que ce soit. Cette machine est beaucoup plus humble et elle est déjà au point: c’est l’aspirateur /souffleur de feuilles mortes. Et ça fait un boucan pas possible ce bordel.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avant, à la campagne, les feuilles n’étaient pas un problème. Les gens ne s’embêtaient pas trop avec ça car il y a des arbres partout et le vent se moque totalement du périmètre de votre jardin (si vous avez un périmètre d’ailleurs). Soit vous laissez les feuilles sur place et elles protègent ce qu’elles recouvrent par temps de gel (et procurent un abri à des milliards de petites bêtes comme les coccinelles donc pas besoin d’acheter ces &lt;a href="http://www.histoiredejardin.com/product_info.php?products_id=296&amp;language=fr"&gt;abris ridicules&lt;/a&gt; qu’on essaye de nous fourguer pour faire gentil, moi je veux bien mais 15 euros pour des coccinelles quand on a des tas de bois dehors c’est irréel). Soit vous prenez votre courage à deux mains et vous achetez un des ces râteaux Fiskars magiques qui ont révolutionné la corvée des feuilles mortes : plus larges, plus légers, plus rapides.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais les modes citadines sont si puissantes qu’elles envahissent les petits villages et les campagnes. Tous les magasins de bricolage vendent ces machines qui soufflent et aspirent les feuilles mortes en un temps record, certains les transforment même instantanément en mulch. Avec tous les insectes qui sont passés à la broyeuse, on n’arrête pas le progrès. Le problème, c’est que tout le monde s’y met, croyant accompagner ce progrès, et dans certains endroits, le samedi, c’est un concert de tondeuses et de souffleurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je n’ai pas à me plaindre de ça, à la campagne, ça reste encore minoritaire. Après tout, on est à la campagne et chacun fait plus ou moins ce qu’il veut. Mais je commence à entendre ce bruit. Et le son qui accompagnait cette belle période de l’année, le bruit du râteau sur le gravier, le silence des aller – retour de la brouette vers le compost pour y déverser les feuilles mortes, tout ça est désormais sur le point de disparaître. Comme l’automne dure longtemps et que les feuilles des arbres ne cessent de tomber à des moments divers (les chênes étant les derniers à perdre leurs feuilles), ce sont des semaines et des semaines de souffleur qui sont nécessaires pour que le jardin ne supporte plus la moindre petite feuille morte. Une catastrophe écologique, encore provoquée par le commerce.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un article génial du &lt;span style="font-style:italic;"&gt;New Yorker&lt;/span&gt; &lt;a href="http://www.newyorker.com/reporting/2010/10/25/101025fa_fact_friend"&gt;du 25 octobre dernier&lt;/a&gt; expose les proportions absolument débiles que prend ce phénomène aux Etats-Unis (et probablement en Angleterre aussi). Le jardinage est une occupation merveilleuse qui nous permet de nous entendre penser. On est là, dans le silence de la nature, à écouter les petits bruits du jardin et la rumeur de l’agriculture au loin. But not anymore. Tous les week-ends désormais, c’est la symphonie des souffleurs de feuilles et des tondeuses qui se répondent de jardins en jardins. Ce bruit est le dernier joujou symbolique de la puissance du jardinier viril. Plus ça fait du bruit et plus il est macho. Les hommes ont leurs jouets et celui-ci fait encore plus de bruit que les autres. C’est un bazooka à feuilles. Le jardinage n‘est plus le moment du silence, c’est celui du jeu. Il y a le coin barbecue pour jouer à la dinette du riche. Une terrasse pour faire le bobo qui agrandit sa maison. Il y a la piscine pour jouer au riche tout court.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le problème, c’est que ce jouet a des règles et les hommes  trichent au jeu. Normalement, l’aspirateur de feuilles vous permet de les amener plus rapidement à la déchèterie ou à votre propre compost (c’est mieux). Mais si vous vous êtes flemmard, vous vous amusez surtout à pousser les feuilles de votre jardin chez le voisin, qui vous renvoie à nouveau vos feuilles avec les siennes et tout ça finit en conflit de voisinage. Ah, ces hommes.&lt;br /&gt;L’article de Tad Friend m’a surtout passionné pour 3 choses. D’abord, je commençais à me demander si je devenais con de penser que cet outil avait été créé par le diable. Je vois que je ne suis pas le seul, thank god. Ensuite, je me posais la question: OK, c’est pas écologique (ça marche à l’essence ces trucs), mais ça serait pas dangereux aussi ? Bingo. En fait, avec les feuilles, ces engins remuent des trillions de particules de tout, de pourriture, de germes, de microbes, d’endotoxines, de composés organiques et des crottes de chien – ou pire. On est en plein &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Little Britain&lt;/span&gt; : « &lt;a href="http://www.youtube.com/watch?v=M-XLoHkhZeU&amp;feature=related"&gt;Dust, anyone, dust ?&lt;/a&gt; ». Aux USA, ils ont réglé le problème en employant les Latinos pour faire le boulot, comme ça ce sont eux qui avalent toute la merde, et des fois on ne leur donne même pas le masque, le casque antibruit et les lunettes de protection. C’est pas cher payé en plus. &lt;br /&gt;Mais ! Toute cette poussière ne tombe pas seulement sur les Latinos: elle va partout. Elle pénètre dans la maison, elle se dépose sur le potager, bref, le jardin pollue à partir de ses éléments naturels, ce qui est un comble. On remue la poussière et on étend le risque non seulement à son jardin mais aussi à celui des autres, super ! Vous avez de l’asthme, je vais vous aider ! Vous me voyez en train de dire à mon voisin par dessus la haie : « Heu, vous savez que vous êtes en train de m’envoyer des particules de caca de votre chat dont je me passerais bien parce que c’est pas parce que je suis un séropo avec une charge virale indétectable et un système immunitaire vraiment top que j’ai pas envie de me choper une toxoplasmose ou pire encore ». La tête qu’il ferait.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aux Etats-Unis, il y a déjà des viles qui interdisent l’usage des souffleurs / aspirateurs. 24 dans l’état de Californie. Mais voilà, là-bas, l’état de la pelouse est un signe social très important, c’est quelque chose qui doit être nickel pour appartenir au tissu communautaire. Une pelouse mal entretenue devant la maison et c’est tout le quartier qui vous montre du doigt au supermarché comme si vous aviez pris en otage toute une maternelle avec deux sabres ! Cela me rappelle un article que j’avais lu et découpé (bon je le trouve pas aujourd’hui tant pis et je ne vois pas sur Google) sur les municipalités américaines qui interdisent formellement aux propriétaires de jardins de les laisser un peu sans entretien. Même si les proprios veulent rendre leur jardin plus écolo, laisser quelques mauvaises herbes pour abriter une certaine faune, c’est interdit. Dans le cas des souffleurs / aspirateurs, il sera difficile de créer une culpabilité sur le bruit. La machine de référence, le StihlBR-500, qui ne fait pas beaucoup de bruit, coûte 469$. Mais l’engin juste à côté, qui n’a pas de réduction sonore, est deux fois plus bruyant et il coûte pratiquement pareil (juste 40$ de moins) et il est 33% plus puissant. Les jules jardiniers veulent de la puissance entre les mains. C’est un peu comme si c’était un remplacement phallique, vous voyez ? Le problème du bruit, on verra plus tard. L’article du &lt;span style="font-style:italic;"&gt;New Yorker&lt;/span&gt; le rappelle très bien : après tout, le bruit est une arme. On a utilisé des chansons de Britney Spears pour faire craquer les prisonniers de Guantànamo.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8122179745272484880-8242614070266676876?l=didierlestrade.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://didierlestrade.blogspot.com/feeds/8242614070266676876/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8122179745272484880&amp;postID=8242614070266676876' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8122179745272484880/posts/default/8242614070266676876'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8122179745272484880/posts/default/8242614070266676876'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://didierlestrade.blogspot.com/2010/12/la-testosterone-du-jardinage.html' title='La testostérone du jardinage'/><author><name>Didier Lestrade</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01860463568146138859</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_uk0axVVTK34/Sjoznqn3bvI/AAAAAAAAAB4/Aq4TYRtEvSg/S220/1.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_uk0axVVTK34/TQjOfsg6s9I/AAAAAAAAANI/4fGAfL_MdpE/s72-c/DSC05751.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8122179745272484880.post-5164200199454466914</id><published>2010-12-14T12:28:00.014+01:00</published><updated>2010-12-14T13:35:51.993+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='house'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Facebook'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Minorités.org'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Gay'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Sexy men'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='didierlestrade.fr'/><title type='text'>Bisounours et Musique de bear</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_uk0axVVTK34/TQdfpCCO52I/AAAAAAAAANA/ayYbXNRIOzU/s1600/DSC00169.JPG"&gt;&lt;img style="cursor:pointer; cursor:hand;width: 300px; height: 400px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_uk0axVVTK34/TQdfpCCO52I/AAAAAAAAANA/ayYbXNRIOzU/s400/DSC00169.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5550510224282937186" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;J'ai un ami, Yves, qui est un fan de house et qui est un bear, un homme qui aime les hommes nounours. Comme c'est le phénomène gay le plus important des dix dernières années et que ça débouche aujourd'hui sur les hipsters et surtout tous ceux qui sont ni bear no hipsters mais qui ont envie d'être gay d'une manière indépendante, on a souvent discuté, entre nous, du pourquoi et du comment de la daube musicale qui passe dans les clubs gays, et surtout les clubs de bears. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On aurait pu penser qu'un nouveau look, une nouvelle philosophie (on est des bears et on n'a pas besoin de bouffer des stéroïdes au petit déjeuner et si on a du ventre ben c'est comme ça, casse toi si t'es pas heureux) ou un état d'esprit plus drôle amènerait vers une ouverture musicale dans les clubs de bears. Ben non. J'en suis à mon millième message de copains qui sont bears et qui vont dans ces clubs pour se trouver face à une musique robotique même pas moderne, une ambiance triste et des mecs qui se regardent danser encore plus que les gym queens. Paradoxal, non? Et le pire, c'est que si on a le malheur de dire quoi que ce soit sur ça, les organisateurs de soirées vous envoient des fatwas pas drôles du tout.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voici donc le témoignage de Yves.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Depuis 2003, on a vu le mouvement "&lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Communauté_bear#cite_ref-0"&gt;OURS&lt;/a&gt;" arriver en France. Des boites, des bars ont organisé des soirées "OURS". Le mouvement s’est étendu dans toute l’Europe.&lt;br /&gt;Et comme le milieu "OURS" fonctionne, et que la barbe est à la mode, on a vu les gays "s'oursiser".&lt;br /&gt;Depuis 3 ans le phénomène s’amplifie : des fêtes "OURS" apparaissent partout, enfin pour rester branché, il faut dire des fêtes "BEAR".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ces fêtes sont fréquentées par des ours, de moins en moins représentés (il n’y a pas assez d’ours en France pour remplir tous les bars et les fêtes "BEAR"), et par une majorité de candys et de candys poilues (des gays "average" qui se sont laissés pousser la barbe).. Ces candys étaient JPG, ou techno il y a quelques temps, aujourd’hui elles se précipitent sur le mot BEAR (Mouss Bear, Bear mix, Beardrop, Bear factory, BearKamp, etc etc) sans pour autant être assimilable à la culture ours.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mode d’emploi&lt;br /&gt;Dans une soirée BEAR, on peut se  livrer à 3 activités (comme dans toutes les soirées gays) :&lt;br /&gt;1. Discuter avec ses potes.&lt;br /&gt;2. Draguer les gars présents&lt;br /&gt;3. Danser&lt;br /&gt;Quand je suis célibataire je pratique les 3, quand je suis marié je me restreins à la 1 et la 3.&lt;br /&gt;Dans tous les cas, la 3 est super importante, car danser est un plaisir, et puis si la 1 et la 2 sont moins bonnes, on peut toujours se rabattre sur la 3.&lt;br /&gt;La 1 et la 2, on peut les faire ailleurs que dans une soirée. La 3 c’est ici et nulle part ailleurs. Je danse d’une manière assez particulière, comme un plantigrade, ce qui fait que les candys m’imitent souvent pour se moquer de moi. L’OURS que je suis méprise alors les candys.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une coterie de quelques DJ's commence à truster toutes ces fêtes. Ils sont bons dans leur genre, c’est sûr. Mais leur genre, c’est UN seul type de musique. &lt;br /&gt;Ces DJ's ont tous des CV interchangeables, ils proclament une culture pop-rock à faire pleurer Philippe Maneuvre (ça coûte rien de l’affirmer, ils n’en passent jamais), puis ils mentionnent un passage par une fête ou bar techno dont personne n’a entendu parler (ça fait branché) et qui les a éclairés sur la route du son pointu. Ensuite, ils nous assurent tous qu’ils délivrent des sets qualifiés par les mots « puissant », « envoutant », « festif » (même pas honte). A vous de choisir. Certains garantissent même d’enflammer le dancefloor. Ces DJ's se retrouvent dans toute la France car certaines de ces fêtes exportent leur franchise (la BEARDROP par exemple).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour ces DJ's, il y a un mot qui est une insulte, c’est : RADIO.&lt;br /&gt;Ca veut dire quoi, radio ?  Des morceaux dansants qui passent aussi sur NRJ, FUN, SKYROCK, NOVA, LEMOUV etc.  Vue l’étendue des genres musicaux de ces radios, on comprend déjà l’ineptie du raisonnement. Pour eux, radio c’est caca, il faut passer des morceaux électroniques, vendus à 500 exemplaires en vinyle. J’ai même vu sur &lt;a href="http://soundcloud.com/seb-genre/sets/after-beardrop-v-3-toulouse"&gt;le soundcloud&lt;/a&gt; d’un de ces DJ's un autre confrère mettre en commentaire :  « prise de risque ? » parce que le gars commençait par un remix de « Ta douleur » de Camille. Comme quoi, quand ça chante, qu’il y a une MELODIE, que plus 5% du public peut connaitre le morceau, c’est risqué. Pour qui c’est risqué ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il me semble qu’une position intermédiaire est possible.&lt;br /&gt;Depuis 3 ans, je m’ennuie dans les soirées (mais pas dans les boites). Et depuis deux ans, j’ai un mari, qui s’y ennuie autant que moi. Car la musique qu’on entend dans ces soirées est invariablement la même, de la « housetekelectrodeepprogressive », je les colle tous ensemble car le résultat est un son triste, sans vocaux ou presque sans, garni uniquement d’effets électroniques, parfois péchu, sur deux rythmiques : tribal ou tek.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce son (pour parler comme eux, ils sont au moins lucides, ils ne font pas de la musique) distille un ennui profond. Il n’est absolument pas festif, pas euphonique. Un indicateur évident est quand même le nombre de danseurs.&lt;br /&gt;Pour eux, un DJ c’est un passeur de morceaux, un fabricant de son, le fait qu’il y ait un public à faire danser ne les concerne apparemment pas.  Ils prétendent le contraire mais pour les avoir vu à l’œuvre, ils regardent rarement  leur public. A contrario, j’ai un pote DJ (pas pointu) qui s’acharne à faire danser même ceux qui restent au bar dans sa boite, et quand il perd des danseurs, ça le mine, même s’ils sont juste allés pisser.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En tant que client qui paye ses consos et qui vient pour s’amuser, je me dis que j’ai droit AUSSI à ce que DJ prenne soin de moi.&lt;br /&gt;Pour citer quelques exemples :&lt;br /&gt;• à Marseille  j’ai vécu une soirée "OURS" (où passait entre autres le DJ qui « enflamme le dancefloor »), dans &lt;a href="http://www.trash-bar.com/"&gt;une boite&lt;/a&gt; assez pleine où seulement DEUX candys et le barman dansaient.&lt;br /&gt;• à Nimes j’ai été plusieurs fois à la même soirée où à peine 10% des gens présents dansent.&lt;br /&gt;• à Toulouse, dans &lt;a href="http://www.bears-toulouse.com/fr/index.html"&gt;un bar&lt;/a&gt; bondé, j’ai vu un seul gars danser sur &lt;a href="http://soundcloud.com/justin-freakychups/summerbears"&gt;ce son&lt;/a&gt; et deux candys taper du pied, jusqu'à 2H du matin (j’ai supporté que jusque là), alors que j’ai passé dans ce même bar tout aussi bondé des soirées entières à m’éclater.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A chaque fois mes potes gueulent le lendemain : « On s’est bien amusés entre nous mais musique à chier ». Car mes potes ont de la mémoire : &lt;br /&gt;• on s’est super amusé à l’Esclave (Avignon) avec l’invasion des ours de Toulouse, où des moments d’anthologie ont été vécus sur du R&amp;B mais on n’a jamais eu envie de faire les connes à la Beardrop (Marseille, Toulouse, Paris).&lt;br /&gt;• On s’est fait méga-chier à la Mékanik (Nîmes) le 31/12/2009 de 0H30 à 3H00, où le DJ qui fait des sets « puissants » était à l’œuvre. C’était tragique, le réveillon où tout le monde était remonté comme des pendules, où tout le monde était à donf, c'était triste. A 0H30, venus d’un réveillon super chaleureux entre amis, on s’est retrouvés dans une ambiance glauque et plombée. Les années d’avant, on a souvent fini à la boite gay locale où on s’est toujours amusés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce qui est en cause, ce n’est pas la nature de leur zique (enfin pas tout à fait), tous les goûts sont … etc. Ce qui est en cause, c’est le fait qu’ils imposent UN seul genre de musique durant des heures. J’aime aussi le R&amp;B, mais des soirées entières de R&amp;B me gaveraient, c’est pareil pour la house, le ragga, l’electro, le reggae, le rap.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dernièrement, je suis retourné dans &lt;a href="http://www.lulu-club.com"&gt;la boite gay&lt;/a&gt; de ma ville, à la programmation variée, une chose m’a frappé : tout le monde souriait en dansant - et j’ai rarement vu les gars sourire dans ces fêtes. Pour s’en rendre compte, il suffit de regarder les photos sur leur site ou sur Facebook, les photos des pistes de danse sont très éclairantes. En plus, ils ont la  fâcheuse habitude de se prendre en photo entre eux (car ces DJ s’aiment), dans beaucoup d’albums on voit plus les organisateurs que les participants...&lt;br /&gt;Alors j’ai fait le kamikaze, en écrivant ce texte et en mettant les liens vers les sites. Pas pour me payer ces gens, mais juste pour leur dire, "pointu" est-ce synonyme de chiant ?  C'est obligé ? Dans la même génération de DJ's, il en a qui ne sont pas "radios" mais qui produisent pourtant un son festif et euphonique (&lt;a href="http://emello.podomatic.com/"&gt;Emello&lt;/a&gt;, &lt;a href="http://www.myspace.com/danglesmaxime"&gt;Maxime Dangles&lt;/a&gt;). Alors pourquoi ne pas vous en inspirer et essayer, par exemple, d’arrêter de penser qu’un set doit forcément commencer par « BOUM BOUM ». &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A la &lt;a href="http://www.madbear.org/madbear2010/"&gt;Madbear 2010&lt;/a&gt;, j'ai rencontré le boss &lt;a href="http://www.bears-toulouse.com/fr/index.html"&gt;du bar à ours&lt;/a&gt; de Toulouse où se sont produites les  Beardrop (before &amp; after) et la Summerbars et la Bearfactory et ça m’a permis d’apprendre que ces DJ's sont apparus de rien et qu’ils viennent d’une scène très centrée sur leur musique. Bref, ils sont pris pour animer des bars sans savoir que la clientèle d’un bar n’est  pas monolithique. J’ai même entendu la phrase « ‘Y’ est bon quand il mixe avec un autre ». Quand on sait que ‘Y’ est l’organisateur des évènements cités….&lt;br /&gt;Donc même les organisateurs se rendent compte de l’inadaptation de ces DJ's sur les scènes où ils débarquent. Ca va peut être changer. (On me dit aussi que le DJ marseillais « au son tribal envoutant » a passé Dalida lors de la dernière soirée « candys poilues » marseillaise….)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si ça ne change pas, je continuerai à sortir dans les vrais endroits OURS, et plus dans ces fêtes, ce que font déjà une partie de mes potes OURS. Je rentrerai dans ma caverne et j’irai m’amuser dans les pays étrangers, parce ces DJ's trustent les fêtes locales mais pas plus….&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8122179745272484880-5164200199454466914?l=didierlestrade.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://didierlestrade.blogspot.com/feeds/5164200199454466914/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8122179745272484880&amp;postID=5164200199454466914' title='36 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8122179745272484880/posts/default/5164200199454466914'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8122179745272484880/posts/default/5164200199454466914'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://didierlestrade.blogspot.com/2010/12/bisounours-et-musique-de-bear.html' title='Bisounours et Musique de bear'/><author><name>Didier Lestrade</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01860463568146138859</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_uk0axVVTK34/Sjoznqn3bvI/AAAAAAAAAB4/Aq4TYRtEvSg/S220/1.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_uk0axVVTK34/TQdfpCCO52I/AAAAAAAAANA/ayYbXNRIOzU/s72-c/DSC00169.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>36</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8122179745272484880.post-7970987970920234080</id><published>2010-12-07T15:04:00.024+01:00</published><updated>2010-12-08T09:56:10.020+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Bareback'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Communauté'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Minorités.org'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Act Up'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Gay'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Prévention'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='didierlestrade.fr'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='séronégatifs'/><title type='text'>Fuckyoufuckyeah Halperin</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_uk0axVVTK34/TP5CJPNclzI/AAAAAAAAAM4/P_6oTdFz004/s1600/DSC08554.JPG"&gt;&lt;img style="cursor:pointer; cursor:hand;width: 300px; height: 400px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_uk0axVVTK34/TP5CJPNclzI/AAAAAAAAAM4/P_6oTdFz004/s400/DSC08554.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5547944517436217138" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;So Ms &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Whoever&lt;/span&gt; is coming to Paris to promote her new book on how-to-spend-a-lifetime–and-make-some-dosh-rambling-on-about-Foucault. &lt;br /&gt;And the talk about town is that most of the contents of « &lt;a href="http://www.minorites.org/index.php/2-la-revue/915-foucault-peut-il-combattre-le-sida.html"&gt;Que Veulent Les Gays&lt;/a&gt; » is taken from works already published by Didier Eribon, David Halperin’s comrade in arms. &lt;br /&gt;Jeeeeeez. Foucault is so boring. The vultures around Foucault are many on these shores and we have a long history of trying to dismiss this kind of neo-philosophical shit. We’ve been doing it for more than 2 decades now. And we see all those queens playing with the remaining corpse of a man gone a long time ago. Foucault died, out as a queen but with AIDS still in his closet. But hell, that’s no problem for those who want to use his ideas to describe an AIDS epidemic he never, (unlike we, the poor HIV survivors) got to experience. So they play with the stuff Foucault never said about the virus which can be best described as : (…). One day they take a bone and play with it, the next they choose some finger nail in the coffin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Foucault was at the origins of AIDES – the biggest Aids group in France – which had more in common with GMHC than any social work by the great man, but it still looks good, on paper at least, that his partner in life, Daniel Defert, started the group way back in 1983. &lt;br /&gt;For the first 20 years of AIDS in France, Foulcault hovered like a dark angel over AIDS activism, even if Act Up managed to zap that heritage with a single demo. Foucault suddenly became the refuge of old closet cases. Act Up was where it was at for the new breed of out-as-hell youngsters.&lt;br /&gt;My view of his painful legacy is that you can live and strive and create and be BETTER without reading this shit. Foucault is for suckers. &lt;br /&gt;We have had to prove that gay life, gay culture per se, could escape this freaky old man, a man who didn’t have the guts to tell the world he had HIV, even when everybody knew he was spending his nights in bathtubs of piss in the sex-clubs of the world. He was open about the piss but in denial about the virus – something was clearly wrong there as far as I was concerned. &lt;br /&gt;And this original denial was, I think, the origin of a lot of compromised thinking at AIDES. It was all based on the PC concept of not being judgemental. You know, dowhatchalike, but don’t talk about it. It never sounded philosophically valid to me, and not very queer-studies either.&lt;br /&gt;So we have had to live with this bollocks for more than 20 years, and the feedback from abroad has been huge. Some prat even wrote a book about  making Foucault a hero because it’s just so clever to call somebody a saint when really he’s a traitor. But this, of course, is the way that money is made. &lt;br /&gt;You see, some guy becomes famous from selling a dumb idea and there’s nothing you can do about it. Otherwise we would have put Milli Vanilli in &lt;span style="font-style:italic;"&gt;The Simpsons&lt;/span&gt; after their first song instead of wasting all this time on them only to find out that they were a sham.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;For 20 years, Foucault was the basis of &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Stupid AIDS&lt;/span&gt; as I call it, but for the last 10 years, he has been the backbone of Relapse (wave 1), Bareback (wave 2) and What The Fuck Happened To Gays ? (wave 3). And Halperin, who has been waiting out Waves 1 &amp; 2 like a silent troll, is coming back at us now to spearhead Wave 3. His latest book is just another message telling us to chill, telling us that risky sex is just part of our nature, that we have to grow with it and enjoy it because there’s no way we can change our poor selves.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;I’m not here to discuss the pros and cons of David Halperin's ideas. I think they’re all bollocks. Even the references he chooses in this book are pathetic. Digging up a beautiful / seminal but totally outdated text by Michael Warner from… 1995 to explain what’s happening in today’s gay sexuality is just so very very lazy. Everybody already knows this paper, we’ve been discussing this for such a long time. And so many other books have already gone so much further  in explaining what’s going on in our dirty little minds when we fail to use a condom. People like Halperin write books about AIDS and risk-taking but they don’t know shit about the data, trials, and epidemiology – the real stuff that’s happening right now. Halperin rises high and pretends to look down on us all, but the only thing he grasps is thin air. DON’T talk to me about  bareback when you don’t even know your numbers.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;And don’t fuck with Genet either, because Genet has nothing to do with AIDS. And don’t play the cheap card of summoning up the legacy of some goddess from Mesopotamia who had nothing to do with AIDS either. &lt;br /&gt;If you want to explain mitochondrial stuff using Alexander the Great, be my guest. If you wanna enlighten us on HVC with Jouhandeau, we’ll have a giggle with you. If you think CCR5 rhymes well with Sartre, well you’re just being a silly old git. But don’t you dare start preaching your sloppy ideas on AIDS, a field you don’t master.&lt;br /&gt;What you are really trying to do is convince people who got HIV in the last 10 years that’s it all OK. You’re trying to gather around you all the gays who got HIV when they should have known better. They need your support, they need people like you who will tell them that it’s no sweat, that they were just being gay and &lt;span style="font-style:italic;"&gt;real&lt;/span&gt;. You’re trying to tell them that they should not feel ashamed when shame is such a terrible thing for we gays.  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Well, shame defined my – and David Halperin’s – generation. We grew up with serious hang-ups about being gay. And most of us managed to shake it all off and start Gay Lib movements and then AIDS movements and show just how much you can do that is great when you’re OK with your sexuality. But shame is back in this new century. The new shame is the one that gay people feel when they acknowledge that they wouldn’t be newly-HIV positive if they hadn’t fucked up their lives, their health – and sometimes, and that’s the worst part – &lt;span style="font-style:italic;"&gt;somebody else’s&lt;/span&gt; life and health.&lt;br /&gt;So this is all logical. Foucault was ashamed of AIDS. We managed to scrub that, without your help. Now a second wave of shame is upon us and books like David Halperin’s are trying to convince gays that it’s all OK, that risk taking is part of the gay way of life, that we simply have a self-destructive nature. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;TasP, PreP, and microbicides won’t alter that shame. Barebackers are making the pharmaceutical industry fatter. It’s not AIDS making Gilead or Glaxo richer, &lt;a href="http://www.minorites.org/index.php/2-la-revue/914-prevention-sida-revue-de-presse-et-analyse.html"&gt;it’s the barebackers&lt;/a&gt;. We, as gay men in rich countries, fuel the AIDS epidemic and enable the industry to have a party. This is the shame that’s upon us right now and it’s gonna grow, even if the treatments are easier to take (they are), even if they’re more efficient (they are), even if they are one pill a day (they are). David Halperin and all these guys who tell us that risk taking and forgetting condoms is part of our psyche feed the AIDS industry.&lt;br /&gt;So there’ no philosophical bent here, no Genet, no Jouhandau, no what-ever-the-fuck French author you’ve decided to mess with today. &lt;br /&gt;We don’t give a fuck about your crazed logic. &lt;br /&gt;We love Genet enough that we won’t let you to stamp your dirty name on it. Your book is ultimately about nothing more than enabling gay people to feel good about being traitors to everything that we have achieved in AIDS over the last 30 years. &lt;br /&gt;David Halperin did fuck-all to fight AIDS. &lt;br /&gt;Queer studies did fuck-all to fight AIDS. &lt;br /&gt;And not only did they do nothing to help people when the drugs were still nowhere to be seen, they didn’t even jump on the bandwagon when others did start the fight.&lt;br /&gt;But &lt;span style="font-style:italic;"&gt;now&lt;/span&gt; they’re ready to join in. Gilead, Glaxo, here they come! They love what you’re doing! Put them on board, PLEASE!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Thanks to &lt;a href="http://www.nick-alexander.com/"&gt;Nick Alexander&lt;/a&gt; for better slang.&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8122179745272484880-7970987970920234080?l=didierlestrade.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://didierlestrade.blogspot.com/feeds/7970987970920234080/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8122179745272484880&amp;postID=7970987970920234080' title='14 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8122179745272484880/posts/default/7970987970920234080'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8122179745272484880/posts/default/7970987970920234080'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://didierlestrade.blogspot.com/2010/12/fuckyoufuckyeah-harpelin.html' title='Fuckyoufuckyeah Halperin'/><author><name>Didier Lestrade</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01860463568146138859</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_uk0axVVTK34/Sjoznqn3bvI/AAAAAAAAAB4/Aq4TYRtEvSg/S220/1.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_uk0axVVTK34/TP5CJPNclzI/AAAAAAAAAM4/P_6oTdFz004/s72-c/DSC08554.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>14</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8122179745272484880.post-4816555535059365438</id><published>2010-11-26T16:02:00.018+01:00</published><updated>2010-11-28T18:19:46.294+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Facebook'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Tumblr'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Minorités.org'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='iPhone'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Gay'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Jardin'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Sexy men'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='didierlestrade.fr'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Twitter'/><title type='text'>I Love My Tumblr!</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_uk0axVVTK34/TO_NCJ6fF9I/AAAAAAAAAMw/3AF1ytTBCD4/s1600/DSC00993.JPG"&gt;&lt;img style="cursor:pointer; cursor:hand;width: 300px; height: 400px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_uk0axVVTK34/TO_NCJ6fF9I/AAAAAAAAAMw/3AF1ytTBCD4/s400/DSC00993.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5543875103221028818" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bon, c’est certain désormais, depuis la rentrée de septembre, on est plusieurs à se dire que Facebook Automne 2010 n’est pas le même que celui d’automne 2009 car les gens ne cessent d’évoluer dans leur manière de se comporter ou d’échanger.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a trois ans et demi, peut-être 4, quand je suis arrivé sur FB, je n’avais jamais chatté ou dragué sur le net de ma vie et je n’étais pas du tout intéressé à le faire, à moins de suivre l’exemple d’Ed White et terminer ma vie chez &lt;a href="http://www.silverdaddies.com/index.asp?lang=fr"&gt;Silverdaddies&lt;/a&gt;. J’ai aimé FB instantanément, comme un coup de foudre, parce que FB avait enfin décidé de tourner la page des sites de cul où personne ne se présente avec son vrai nom, sa vraie identité. Pour moi, c’était enfin la réponse à tout ce qui m’énervait sur Internet, ces cons qui ont des pseudos, qui n’ont pas le courage de dire ce qu’ils pensent sur les blogs et signent « Anonyme » par facilité (parfois à des fins politiques en plus, les gros lâches). Tout le monde a décrit ça en long et en large, je ne vais pas m’y mettre, mais je veux dire que pour moi, cette nouvelle franchise était fondamentale. J’ai envie de communiquer avec des vraies personnes, et je n’ai pas envie de draguer un alias ou même de répondre à un commentaire sur mon blog si je vois que c’est quelqu’un qui n’a pas pris la peine de s’identifier.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au début, c’était magique. Il y avait encore cette impression de découverte d’un club bourgeonnant, rempli de surprises quotidiennes. C’était beaucoup plus international, on pouvait voir d’une manière très transparente les amis des gens que l’on rencontrait (l’affichage était plus simple, avec des icônes de photos plus grandes) et surtout cette rêverie de rencontre vous amenait loin, en Indonésie, en Afrique, aux Emirats Arabes, sur tous les continents quoi. Au niveau gay, je n’ai jamais vu FB sous l’angle de la drague, même si les gens se poquaient sans arrêt (un truc qui a disparu). Je voyais FB comme une vitrine du monde, avec des personnes d’une politesse tellement étonnante, nourrie par une communication universelle. C’était comme si les gens étaient plus polis parce qu’ils se rencontraient pour la première fois.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On le sait, ça a explosé depuis deux ans avec toute une nouvelle culture nourrie par 500 millions de personnes, no less, et ensuite à travers Twitter, et aujourd’hui Tumblr. Il y a eu aussi ce sentiment chaleureux au début sur &lt;a href="http://www.craigslist.org/about/sites"&gt;Craigslist&lt;/a&gt; et puis c’est devenu, là aussi, la grande solderie de tout et des corps notamment. Aujourd’hui, à New York, vous pouvez baiser avec un hétéro de 25 ans pour 30 dollars, ce qui est en train de changer beaucoup de choses même dans les relations entre gays et hétéros mais on verra ça un autre jour. Facebook, aujourd’hui, c’est une histoire de promotion. Quand on a 4000 amis, on reçoit une quantité de propositions d’évènements si large que l’on peut la considérer, d’une manière socioculturelle, assez représentative de ce qui se passe, réellement, dans le domaine dans lequel on se trouve.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;FB est donc un outil de promo, tout le monde le sait, c’est d’ailleurs pourquoi il y a beaucoup de personnes qui quittent FB aussi. Et chacun a sa raison de quitter FB. Il y a d’abord ceux qui ont fait la grosse connerie d’y être en 2007, les premiers quoi, et qui sont revenus fin 2008 quand ils ont enfin réalisé que non, on va pas pouvoir faire sans FB, quelle conne je suis des fois (suivez mon regard chez Yagg). Il y a celui qui est parti de FB pour revenir 6 mois plus tard avec de nouvelles règles. Il y a aussi celui qui a quitté FB mais qui a fait une dépression comme quand on arrête de fumer. Et il y a tous ceux qui débarquent encore aujourd’hui, ce qui fait que l’on retrouve des personnes perdues depuis 20 ans et que l’on croyait mortes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce qui me fait dire que FB change, c’est quand je vois à quel point les périodes de vacances font office de break. Et à chaque fin des vacances, FB n’est plus le même. Je m’explique. Lors des vacances d’été 2010, j’ai senti que pas mal de gens avaient décroché, ce que font aussi les webzines d’ailleurs, c’est normal. L’été dernier, on était plusieurs à remarquer que les gens avaient tellement été sur FB pendant l’année scolaire (septembre 2009 à juin 2010) que leurs vacances servaient à se déconnecter un peu, passer du temps avec la famille, voyager, lire et même, peut-être, essayer d’être moins devant l’ordinateur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et quand ils sont revenus, à la rentrée de septembre, ils n’étaient plus les mêmes. Ils avaient pris des résolutions. Malgré l’instabilité sociale (les grèves, vous vous en rappelez ?) et les affaires (Woerth, anyone ?), FB répondait moins. Je regardais ce que disaient les gens sur leur mur et je voyais que beaucoup n’avaient plus envie d’intervenir. Et puis, au bout d’un an ou deux sur FB, certains s’étaient frittés avec des amis, ou ils voulaient prendre du recul ou ils se demandaient où FB allait. Le film allait bientôt sortir. On ne pouvait plus se mentir et persévérer à croire que l’on faisait partie d’un petit club. La machine nous avait avalés depuis longtemps.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’aime toujours FB, je ne suis pas prêt d’en partir, c’est un outil de travail indispensable pour moi, surtout vivant à la campagne et n’aimant pas parler au téléphone. Mais je suis un peu tristounet de ne plus y trouver cette communication de 2007-2008, avant que les folles à problème débarquent et commencent à vous faire chier sur ce que vous dites alors que vous, vous n’allez jamais les insulter sur leur mur (là aussi, suivez mon regard).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Du Tumbr ou je meurs!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://didierlestrade.tumblr.com/"&gt;Tumblr&lt;/a&gt;, à côté, c’est comme si l’on redécouvrait la poésie politique de FB du début. Les gens se comportent avec la même politesse que lors du FB old school. Car Tumblr est toujours au stade préliminaire du big bang, quand les gens ont l’impression de faire partie d’un réseau à part, quand le reste du monde ne regarde pas encore ce que vous faites.&lt;br /&gt;Tumblr est une merveille. Je suis né pour ce truc, je crois. Quand on est un &lt;span style="font-style:italic;"&gt;admirer&lt;/span&gt; comme moi, un peu obsédé par les images depuis toujours, c’est un journal iconographique qui ne cesse de produire du sexe, de l’art, de l’inspiration. Je suis totalement émerveillé par ce que publient les gays sur Tumblr. Si je n’avais pas cette vision de ce qu’ils aiment, si je n’avais pas la preuve tangible de leurs passions, je serais vraiment dans la moquerie, mais là, ils m’impressionnent. Les gays n’ont jamais autant produit d’images qui les décrivent et les définissent. Jamais. Avant, il fallait passer par les artistes gays pour avoir une vision de ce que nous aimions chez nous. Aujourd’hui, c’est le gay lambda qui va faire la plus belle photo de toutes. La manière avec laquelle les gays se montrent sur Tumblr (hors du commerce du cul, ou comment ils se montrent sur les sites de drague) est absolument nouvelle. Bien sûr, il y a beaucoup de sexe et surtout ça, et on voit de tout, du mec bareback au plus gentil/nunuche et plein de films de cul. Mais il y a toute cette génération de kids de 20 ans qui ont élaboré un concept esthétique masculin avec un angle très précis de la beauté masculine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a des blogs de mémorabilia gay avec des milliers d’images d’archives d’hommes et de revues des années 50 et 60 et même avant. Plein d’images de Playgirl et de revues porno des années 70. Il y a bien sur &lt;a href="http://androphilia.tumblr.com/"&gt;Androphilia&lt;/a&gt; qui déroule sans cesse un tapis d’images qui ont toutes un but idéologique non dit : soit faire connaître des aspects de l’art peu connu, des objets et des sculptures orientales ou de design moderne, mélangé avec des images de porno insolite et des photos d’hommes simplement beaux. Et tout ça dans une perspective de gentillesse absolue, pas du tout comme ces folles américaines qui sont toujours obligées de nous écraser avec leur érudition.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un de mes préférés est celui d’un kid de 21 ans, &lt;a href="http://daleclover.tumblr.com/"&gt;Dale Clover&lt;/a&gt;, gay et tout, qui poste sans arrêt des images que je veux reprendre. Lui s’est spécialisé dans le skate et tout ce qui tourne autour : les skaters en train de sauter au skate park, en train de parler, en train de fumer, enfin la vie de skater quoi. Avec de temps en temps des photos de cul vraiment bien choisies et des portraits d’hommes. Le tout avec un goût infaillible pour un kid de 21 ans, qui a une justesse constante, déterminée, sans être désagréable non plus.&lt;br /&gt;Il y a &lt;a href="http://romeisburning.tumblr.com/"&gt;Rome is Burning&lt;/a&gt;, un de mes Tumblr préférés sur les Blacks, avec une myriade de mecs à poil devant leur glace de salle de bains qui se prennent en photo avec leur iPhone et qui ont des bites tellement belles et des tatouages de dingues qui recouvrent tous leur pecs. Il y a aussi &lt;a href="http://-lost-n-found.tumblr.com/"&gt;The Adventures of An Endangered Mind&lt;/a&gt;, un autre black qui lance des invectives drôles à tout le monde tout en présentant d’autres photos de Blacks superbes, pas dans le genre de la photographie léchée, plutôt des mecs real, ce qui est toujours plus excitant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bien sûr, il y a &lt;a href="http://sissydudeomen2.tumblr.com/"&gt;Sissydude&lt;/a&gt;, très hipster dans le choix sexuel, pour les gays de 30 ans et plus, drôles, funkys, barbus, avec un twist naturel ou mode.&lt;br /&gt;Il y a Garden qui est un mix de photos entre les mecs naturels et le jardinage ou la vie à la campagne. &lt;br /&gt;Il y a des Tumblr qui n’ont pas d’angle particulier comme &lt;a href="http://ilikesomuch.tumblr.com/"&gt;Ilikesomuch&lt;/a&gt;, &lt;a href="http://massivemarco.tumblr.com/"&gt;Massice Marco&lt;/a&gt;,  &lt;a href="http://pollafilia.tumblr.com/"&gt;Pollafilia&lt;/a&gt; qui sont juste des jumeaux de moi parce qu’on a l’air tout simplement d’aimer les mêmes mecs. &lt;a href="http://hotrufftrade.tumblr.com/"&gt;Hard &amp; Ruff&lt;/a&gt;, c'est pareil, en plus hard.&lt;br /&gt;Dans le genre wild indépendant, il y a &lt;a href="http://szakall.tumblr.com/"&gt;Szakall&lt;/a&gt;, qui met toujours des images que j’ame, une sorte de Lost And Found sur l’art, les barbes et les vélos (dans cet ordre)/.&lt;br /&gt;Il y a &lt;a href="http://lovepeaceislam.tumblr.com/"&gt;Lovepeaceislam&lt;/a&gt;, le Tumbr d’un mec qui ne poste que les plus belles images de l’art musulman, comme pour montrer aux gens que le religion produit des chef d’œuvres et arrêter avec ce délire anti Islam.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mon idée est de ne pas courir après les nouveaux Tumblr mais plutôt d’évoluer lentement,  naturellement. Si je vois que certains ont reblogué une de mes images, je vais voir ce qu’ils font et si ça me plait, je les suis. Tumblr est le plus bel objet de l’image moderne. Il y a Flickr qui est beaucoup plus riche encore (et qui nourrit beaucoup Tumblr), mais les photos sont trop petites et ce n’est pas facile d’utilisation, c’est normal, autrement tout le monde détournerait cette immense banque d’images. Mais Tumblr est beaucoup plus poétique, on picore les images des autres et on prend ce que l’on aime vraiment. Ce déroulé d’image a un rythme et une fluidité, comme quand Androphilia met une série de vases orientaux avec des designs sublimes ou quand il poste une série sur les hommes pakistanais, wow, voilà un truc qui change de ce que l’on nous montre sur ce pays à la télé. Tumblr a aussi pour base le cut-up et l’association d’idées entre les images. On crée des références qui se suivent ou qui s’entrechoquent, c’est du collage dans le sens le plus artistique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tumblr est donc le symbole le plus frappant de la popularité de l’image à notre époque. C’est le Youtube de l’image et de la photographie. Avec leurs portables, les gens créent des images inimaginables il y a 20 ans. Par exemple, il y a un grand truc tendance en ce moment chez les gays, ce sont les photos de gays dans la nature. Avant, les portraits d’homosexuels étaient surtout urbains. Les mecs de 20 ou 30 ans sont en train d’imposer des photos qui sont toutes des variantes de promenades dans la nature. Genre, on est 4 ou 5 copains à se promener, et il y a toujours une image d’un visage dans une forêt, ou avec le soleil dans le fond, ou en train de fumer une cigarette sur un chemin de bord de mer. C’est absolument nouveau ! Et ce sont surtout des mecs cool, barbus, &lt;span style="font-style:italic;"&gt;no sweat&lt;/span&gt;, tranquilles, gentils, sympas. Très loin de l’image habituel du gay qui fait la gueule pour avoir l’air plus sexy.  Ces gays sont en train d’élargir au sens propre le décorum de l’image gay et les médias n’ont toujours pas pigé cette immense opportunité de révolution de l’iconographie gay. Ces photos sont gratuites et décrivent cent fois mieux l’évolution visuelle et psychologique de l’homosexualité moderne que ces conneries d’images de modèles de pouffiasses travaillés sur Photoshop qu’on tente de bous faire avaler, de force, comme des oies.&lt;br /&gt;Depuis trop longtemps.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8122179745272484880-4816555535059365438?l=didierlestrade.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://didierlestrade.blogspot.com/feeds/4816555535059365438/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8122179745272484880&amp;postID=4816555535059365438' title='43 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8122179745272484880/posts/default/4816555535059365438'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8122179745272484880/posts/default/4816555535059365438'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://didierlestrade.blogspot.com/2010/11/i-love-my-tumblr.html' title='I Love My Tumblr!'/><author><name>Didier Lestrade</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01860463568146138859</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_uk0axVVTK34/Sjoznqn3bvI/AAAAAAAAAB4/Aq4TYRtEvSg/S220/1.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_uk0axVVTK34/TO_NCJ6fF9I/AAAAAAAAAMw/3AF1ytTBCD4/s72-c/DSC00993.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>43</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8122179745272484880.post-9154328163840261119</id><published>2010-11-09T19:26:00.013+01:00</published><updated>2010-11-11T16:46:19.772+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Minorités.org'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Act Up'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Gay'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Crise économique'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='didierlestrade.fr'/><title type='text'>Le cinéma castré</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_uk0axVVTK34/TNmV6y475pI/AAAAAAAAAMo/afyNxZTsr4I/s1600/DSC02198.JPG"&gt;&lt;img style="cursor:pointer; cursor:hand;width: 300px; height: 400px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_uk0axVVTK34/TNmV6y475pI/AAAAAAAAAMo/afyNxZTsr4I/s400/DSC02198.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5537622054154266258" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Encore une histoire toute simple. Comme d’habitude, je passe un week-end à Paris et je vais au cinéma avec mon mari. En général, quand on ne veut pas souffrir, quand on veut vraiment passer un bon moment, on va au MK2 de la Grande Bibliothèque. Mais quand n’a pas envie de se fader la ville, avaler quinze stations de métro, deux changements, la pluie ou le froid, on va à Gambetta.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et à chaque fois, je me fais avoir. Je suis tellement conne. J’entre dans la salle, on se met dans un coin tranquille ou il n’y a personne qui mange du popcorn avec la bouche ouverte et je suis content d’être au cinéma. Commencent les pubs et on a même de la chance, en ce moment c’est beaucoup moins bête, il y a mêmes des pubs multiraciales pour Microsoft et le Blackberry. Et dès que l’on pénètre dans les bandes annonces des films à venir, il se passe quelque chose.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le son vient de baisser de 20% au moins. Tout d’un coup. C’était déjà pas fort avant, mais la transition est si brutale qu’on a l’impression d’avoir perdu son audition à cause d’une maladie grave ou pire. Et le souvenir revient. Ah d’accord, c’est le cinéma où les gens ont bridé le son. Déjà ils ont un son numérique DTS, Dolby SR. (c’est marqué &lt;a href="http://www.allocine.fr/seance/salle_gen_csalle=C0192.html"&gt;sur Internet&lt;/a&gt;) mais dans cette salle, il vient de l’écran, comme en 1960. Surtout, on dirait que quelqu’un vient de baisser les curseurs du volume, comme dans les studios d’enregistrement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est le 7ème art, mais plutôt son murmure. Le film commence, c’est &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Fair Game&lt;/span&gt; et le générique s’apparente à un prout qui vient du ciel. Au fur et à mesure que le film avance, le suspense s’effiloche, il n’y a pas de momemtum, c’est comme si le réalisateur et toutes les personnes qui ont travaillé sur le son s’étaient fatigués pour rien. Au lieu de pénétrer dans l’intrigue qui est pourtant très bonne, on est là à sentir que le son est à son minimum, c’est comme une frustration qui vous empêche de vous laisser aller, d’apprécier le film qui vous envahit. On dirait que Naomi Watts parle très doucement en corps 8 s’il vous plait, et Sean Penn, qui passe son temps &lt;a href="http://www.dailymotion.com/video/xdbkkp_fair-game-extrait-vost-fr_shortfilms"&gt;à gueuler&lt;/a&gt;, est aussi révolutionnaire que Tom Hanks.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vers les deux tiers du film, j’ai déjà un orage noir sur la tête. Je connais l’histoire, j’ai presque envie de sortir. Je suis conscient du comique de la situation, mais je ne trouve pas ça drôle du tout. Je me demande pourquoi les jolis hétéros que j’ai vu dans la salle (et certains sont vraiment des vrais de vrais, pas des bobos du quartier) ne rigolent pas ou ne font pas des remarques quand le vieux qui se lève devant en plein milieu pour aller pisser fait plus de bruit que les explosions tournées pendant la reconstitution de l’invasion en Irak et god knows qu’il y a beaucoup de missiles qui tombent sur ces Arabes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est le cinéma &lt;a href="http://www.wordreference.com/enfr/subdued"&gt;sudued&lt;/a&gt;. Moi qui comprends assez bien l’Anglais, il faut que je lise les sous-titres, parfois on perçoit à peine ce que disent les acteurs – et je ne suis pas sourd, je voudrais le mentionner quelque part. Et personne ne dit rien, il n’y a même pas un frémissement d’énervement, on se demande si on a été inclus à notre insu dans une étude scientifique qui consisterait à baisser progressivement le son de la salle pour trouver le point de rupture qui ferait que, enfin, peut-être, mais on peut toujours rêver, quelqu’un se lève et aille à la caisse du cinéma pour dire au patron : « Heu, il y a un problème là, tout le monde s’est endormi car on n’entend rien. Du. Tout. » &lt;br /&gt;Mais personne ne se lève et je suis bloqué à l’intérieur d’une rangée et je n’ai pas envie de déranger trois personnes pour aller faire l’actupien qui s’immole devant le MK2 Gambetta pour que la collectivité bénéficie d’un vrai moment de cinéma. Cet endroit, c’est déjà là où j’avais vu le dernier &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Star Wars&lt;/span&gt;, il y a quelques années, dans une salle qui était plus petite que mon rez-de-chaussée à la campagne et où, tenez-vous bien à l’établi, la lueur du petit panneau rouge de SORTIE DE SECOURS me tapait dans l’œil, plus fort que ce qui venait de l’écran. &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Star Wars&lt;/span&gt; ! Ils sont où les fans de &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Star Wars&lt;/span&gt; pour faire un groupe de protestation sur FB contre la maltraitance du cinéma ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et puis c’est quoi cette passivité de cons dans ce pays ? On est en train de regarder un film sur les mensonges de Bush et où Sean Penn exhorte les gens à se soulever, pas seulement quand il y a un nid de poule sur la route, mais pour la justice et quand il sortent du cinéma, il n’y en a pas un pour aller dire gentiment au personnel de ce cinéma qu’il faut apporter un appareil auditif pour comprendre pourquoi l’Irak a été bombardé alors qu’il n’y avait pas d’outils de destruction massive ? Ah, vous préférez regarder la derrière merde d’Ozon ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors, à la fin du film, je suis allé m’acheter du popcorn afin de parler à une des responsables, une femme belle et intelligente, ça se voit tout de suite, à qui j’ai tenu à peu près ce langage : « Heu, bonsoir, on ne vous a jamais dit que le son n’était vraiment pas assez fort ? Non parce que je n’ai pas du tout envie de vous énerver et de prendre le rôle de l’emmerdeur un samedi soir à 22h mais à chaque fois que je viens ici, le son est tellement bas que ça me fout les boules et ça se reproduit à chaque fois et c’est pas normal ». A ce stade, je ne dis même plus ça dans l’espoir que ça change un jour, je parle comme si j’étais dans &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Brazil&lt;/span&gt;. Je suis juste en train d’exprimer un besoin de justice. I need to vent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle me regarde pour savoir si c’est du lard ou du cochon ou si j’ai pas une caméra du Petit Journal derrière moi. Mais elle voit très bien à mon attitude que je suis sérieux comme la mort même si je commence à grignoter mon popcorn pour faire le mec calme. Elle me dit : « C’est vrai, on nous l’a déjà dit, mais on nous a aussi dit que c’était trop fort ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Oublie. C’est encore un coup des vieux qui aiment leur cinéma atténué. Je sors, il y a 2 bobos pédés qui se disent en se donnant des coups de coude « Ah tu as vu, il a fallu qu’elle aille gueuler encore une fois » et je vois le regard de mon mari qui dit « S’il te plait, ne les tue pas tous ce soir, on et samedi ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a 15 ans, J’allais à l’UGC Ciné Cité des Halles avec Loïc Prigent et des fois on s’amusait à aller voir un film de nul comme le dernier Chabrol dans une des très grandes salles, bien 300 personnes, pas un siège libre, et au bout de 5 minutes du film, on disait très fort : « QUOI, 5 MINUTES DANS LE FILM ET IL N’Y A PAS D’EXPLOSIONS ???  C’EST QUOI CE FILM FRANÇAIS ? » Et on faisait ça pour leur faire comprendre qu’un film sans explosion au bout de 5 minutes, c’est pas viable quoi. Des fois, je me demande s’il ne faudrait pas programmer &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Network&lt;/span&gt; de &lt;a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Network_(film)"&gt;Sidney Lumet&lt;/a&gt; tous les dimanche soir sur TF1 . La passivité de notre époque. J’aimerais tellement voir des fenêtres s’ouvrir avec des gens qui crient « &lt;a href="http://www.youtube.com/watch?v=q_qgVn-Op7Q&amp;feature=related"&gt;I'm mad as hell and I won’t take this anymore !!! »&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8122179745272484880-9154328163840261119?l=didierlestrade.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://didierlestrade.blogspot.com/feeds/9154328163840261119/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8122179745272484880&amp;postID=9154328163840261119' title='11 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8122179745272484880/posts/default/9154328163840261119'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8122179745272484880/posts/default/9154328163840261119'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://didierlestrade.blogspot.com/2010/11/le-cinema-murmure.html' title='Le cinéma castré'/><author><name>Didier Lestrade</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01860463568146138859</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_uk0axVVTK34/Sjoznqn3bvI/AAAAAAAAAB4/Aq4TYRtEvSg/S220/1.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_uk0axVVTK34/TNmV6y475pI/AAAAAAAAAMo/afyNxZTsr4I/s72-c/DSC02198.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>11</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8122179745272484880.post-5648320367767806774</id><published>2010-11-03T18:02:00.015+01:00</published><updated>2010-11-04T10:59:47.968+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Minorités.org'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='iPhone'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Jardin'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Sexy men'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='didierlestrade.fr'/><title type='text'>Sur la route</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_uk0axVVTK34/TNGejbJJbbI/AAAAAAAAAMg/TY75RyZgwXs/s1600/DSC01583.JPG"&gt;&lt;img style="cursor:pointer; cursor:hand;width: 300px; height: 400px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_uk0axVVTK34/TNGejbJJbbI/AAAAAAAAAMg/TY75RyZgwXs/s400/DSC01583.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5535379748433784242" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans de nombreux films, on voit des gens traverser en voiture les étendues de l’Amérique ou d’ailleurs. J’en ai encore vu un hier, « The Private Life of Pippa Lee » dans lequel &lt;a href="http://en.wikipedia.org/wiki/The_Private_Lives_of_Pippa_Lee"&gt;Rebecca Miller&lt;/a&gt; et Keanu Reeves traversent une simili savane du Far West avec un soleil rouge caractéristique. Et à chaque fois, à chaque film, je me demande quand on va enfin voir quelqu’un piler au milieu de la scène et sortir en courant parce qu’il a vu une belle plante sur le côté de la route. C’est le rêve de tous les jardiniers, de s’arrêter pratiquement n’importe où parce qu’une graminée que vous avez remarquée quelques instants auparavant vous intrigue et, &lt;span style="font-style:italic;"&gt;tiens, en voilà une qui est juste là&lt;/span&gt; sur le côté et vous stoppez illico pour la voir de plus près. C’est une plante que vous n’avez jamais vue, normal, vous êtes loin de la maison et il n’y a personne sur cette route de désert et ce n’est pas comme si vous gêniez la circulation, vous êtes seul et personne n’est dans la voiture à râler parce que c’est la dixième fois que vous faites le coup en une heure.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vous arrêtez le moteur et vous sortez de la voiture, le regard dirigé vers l’endroit où vous avez vu cette pante et vous descendez dans le fossé pour pénétrer dans le désert. La plante est là, en parfaite santé, c’est une de ces milliers d’espèces qui poussent partout. Elle a attiré votre regard et vous êtes désormais à 50 cm, la tête penchée, pour la voir de plus près. Un gros soupir d’émerveillement. Vous vous agenouillez dans la poussière et les brins d’herbe pour obserser ce qui l’entoure et toucher la base de la terre pour sentir comment sont les racines. S’il y a des fleurs, vous les sentez à tout hasard, s’il y a de jolies feuilles, vous les touchez, doucement. &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Non, vous ne prenez pas tout de suite votre iPhone pour faire une photo et non, vous twittez encore moins « J’ai trouvé un &lt;a href="http://farm3.static.flickr.com/2239/2091558332_312e69d627_z.jpg?zz=1"&gt;Chionochloa rubra&lt;/a&gt; dans son élément naturel en Nouvelle-Zélande et il y en a plein sur la colline » (140 signes)&lt;/span&gt;. Vous jubilez plutôt car il fait encore jour et vous avez le temps. En fait, vous êtes venu dans ce coin du monde pour ça.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Car derrière la plante, il y a tout le reste, cette étendue de nature qui se déploie et que vous regardez ensuite à 360°, il n’y a pas de bruit, le vent léger sur les feuilles, à peine, enfin l’air n’est pas statique quoi, et vous êtes le seul à vous arrêter sur cette route. C’est la version jardinage du « Stop the world, I want to get off ! » : je veux descendre de la voiture tout de suite pour voir cette plante ! En plus, il y a des graines partout et comme vous êtes un passionné nerd de dingue, vous avez préparé des petits sacs pour en prendre autant que vous voulez.&lt;br /&gt;Ce genre de descente de voiture peut durer des heures car il  y a toujours à 20 mètres une nouvelle plante ou une sous-espèce ou même une autre que vous avez déjà vue mais qui est vraiment en bonne santé, toute belle et solide. Ce sont des plantes complètement sauvages, la plupart vous sont totalement étrangères et vous regardez la terre pour savoir en quoi elle consiste, s’il y a beaucoup de sable ou des cailloux. Bientôt la voiture est très loin et il faut l’arrivée d’un phénomène naturel comme la pluie ou la nuit pour vous faire faire demi-tour, à contre cœur, mais content. Bonne chasse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avec tous ces films qui nous ont montré l’intérieur des Etats-Unis et les immenses paysages traversés par les acteurs en voiture ou à cheval, il n’y en a pas un seul ou un personnage se serait arrêté pour cueillir des fleurs. J’ai entendu dire qu’il y a des lois pour interdire aux voitures de s’arrêter sur le bas côté et mon ami Robert m’a raconté que lorsqu’il a traversé un parc célèbre, cet été, la police américaine était très présente et ils ne rigolait pas avec l’idée de pénétrer et donc d’abîmer potentiellement les espaces sauvages. J’espère que ce n’est pas le cas partout. Dans ces road movies, on se demande forcément ce qui se serait passé si Thelma et Louise avaient freiné au bout du premier kilomètre dans une étendue de fleurs comme on en trouve dans le &lt;a href="http://www.google.fr/images?hl=fr&amp;expIds=17259,17291,17311,25532,26637,26788,26846,27218,27295,27357&amp;xhr=t&amp;q=namaqualand&amp;cp=6&amp;client=safari&amp;rls=en&amp;um=1&amp;ie=UTF-8&amp;source=univ&amp;ei=CpnRTJmVFpCq4Aa1ieSyDA&amp;sa=X&amp;oi=image_result_group&amp;ct=title&amp;resnum=1&amp;sqi=2&amp;ved=0CCoQsAQwAA"&gt;Namaqualand&lt;/a&gt; à un moment précis du printemps. Le plus proche, c’est bien sûr « Into the Wild » où E&lt;a href="http://www.google.fr/images?client=safari&amp;rls=en&amp;q=emilie+hirsch&amp;oe=UTF-8&amp;redir_esc=&amp;um=1&amp;ie=UTF-8&amp;source=univ&amp;ei=g5nRTPisN9SO4gax0bSODA&amp;sa=X&amp;oi=image_result_group&amp;ct=title&amp;resnum=4&amp;ved=0CEUQsAQwAw"&gt;milie Hirsch&lt;/a&gt; sort vraiment de la route pour pénétrer dans l’inconnu, mais toute personne qui s’y connaît savait déjà qu’il finirait très vite sur une plante toxique (elles sont nombreuses) donc on a pas trop adoré cette partie du film. Après tout, c’est une plante qui tue le personnage principal.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ces road movies ne montrent pas les acteurs pénétrer dans la prairie, la savane ou le désert parce que l’impression moderne, pour tous ceux qui sont nés à la ville et non pas à la ferme, c’est que la nature est dangereuse – et elle l’est. Mais pas au point de redouter de s’arrêter trois heures dans la Garrigue pour regarder de près les plantes merveilleuses et biscornues qui vivent des Corbières à Marseille, par exemple. Dès que ces films montrent des gens qui s’arrêtent quelque part, ça tourne au film d’horreur comme « La Colline a des Yeux » (j’aime le film, ça n’empêche pas). L’idée sous-jacente, c’est qu’il faut conduire d’une traite à travers ces étendue inhabitées et surtout ne pas s’arrêter dans la nature. Si vous sortez de la voiture, vous êtes déjà mort.&lt;br /&gt;Il a souvent été dit que les acteurs du « Projet Blair Witch » n’ont aucune idée de la nature, ce ne sont vraiment pas des castors juniors. Même si l’endroit est hanté, tout le monde devrait savoir que si l’on trouve une rivière, comme c’est le cas dans le film, il suffit de suivre le cours d’eau car il mène toujours quelque part, même si ça prend des jours. Ces kids ne savent pas où sont les étoiles, ils ont tous grandi dans un environnement périurbain et ça donne désormais des amis qui viennent des fois chez moi et qui ne sont pas allés depuis 20 ans dans la forêt (véridique!) et qui, par conséquent, se promènent en caressant négligemment de la main la tête des orties Des orties ! S’il y a bien une plante que tout le monde devrait connaître par cœur, se sont les orties.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand je vais quelque part en voyage, j’ai réellement besoin de quitter l’hôtel ou l’endroit où je me trouve pour aller voir les plantes qui poussent au bord de la route ou dans les terrains vagues qui ne sont pas loin. Je fais déjà ça sur la plage en regardant les cailloux. C’est pour ça que j’ai ce problème de plus en plus avec les villes, c’est qu’il n’y a rien à voir de ce côté. Mon rêve serait de passer 15 jours dans une cabane d’un grand ranch où il faut plusieurs heures pour y aller en cheval ou en voiture et rester là, au bord d’une petite rivière, à quadriller tout l’espace autour de la cabane en regardant ce qui pousse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’ai un ami qui m’a dit un jour que ce serait une bonne idée de faire la route entre Dallas et &lt;a href="http://www.google.fr/images?hl=fr&amp;client=safari&amp;rls=en&amp;q=marfa+texas&amp;um=1&amp;ie=UTF-8&amp;source=univ&amp;ei=DJvRTLKpF8v54Abdv535DA&amp;sa=X&amp;oi=image_result_group&amp;ct=title&amp;resnum=5&amp;ved=0CEsQsAQwBA"&gt;Marfa&lt;/a&gt; au Texas, tout ça afin de s’arrêter dans toutes les stations d’essence sur le chemin pour regarder les gens et surtout les hommes. Pour finir chez &lt;a href="http://www.juddfoundation.org/"&gt;Donal Judd&lt;/a&gt; et &lt;a href="http://www.guardian.co.uk/travel/2005/oct/22/onlocationfilminspiredtravel.unitedstates.guardiansaturdaytravelsection"&gt;James Dean&lt;/a&gt;. Je trouvais cette idée géniale surtout parce que je savais que j’aurais l’occasion de m’arrêter plusieurs fois sur le bord de la route. Il y a des milliers d’endroits comme ça à travers le monde et même en France et je sais que je ne les ferai pas, ou plus beaucoup, parce que le temps passe vite et il y a des rêves plus urgents à réaliser avant que ce ne soit trop tard. Ce sont des choses qu’il faut faire seul ou avec quelqu’un qui est vraiment passionné par la nature, et il y en a de moins en moins. OK, il y a de plus en plus de monde qui jardine, et c’est formidable. Mais la modernité de la vie a changé l’identité même de la nature. Des événements comme la Course du Rhum sont des hérésies pour moi, une sorte de machination de l’industrie de la mer, qui a toujours un délire de domination économique des océans. Je sais pas pourquoi je dis ça ici, je déteste ce truc de Bretons.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Désormais, des millions de personnes à travers le monde font des randonnées à pied ou à cheval et toute cette immense philosophie acquise n’est représentée par personne, à part, OK, la photographie. Je ne sais pas s’il existe l’équivalent d’un &lt;a href="http://www.yosemite.ca.us/john_muir_writings/a_thousand_mile_walk_to_the_gulf/"&gt;John Muir&lt;/a&gt;, mais il doit y en avoir. En tout cas,  la prochaine fois que vous prenez la voiture, essayez au moins de regarder ce qui pousse sur le bord de la route (pas d’accident quand même). C’est hallucinant ce qu’on y trouve. On pourrait faire un jardin entier uniquement avec ces plantes. C’est la base botanique de tout.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8122179745272484880-5648320367767806774?l=didierlestrade.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://didierlestrade.blogspot.com/feeds/5648320367767806774/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8122179745272484880&amp;postID=5648320367767806774' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8122179745272484880/posts/default/5648320367767806774'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8122179745272484880/posts/default/5648320367767806774'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://didierlestrade.blogspot.com/2010/11/sur-la-route.html' title='Sur la route'/><author><name>Didier Lestrade</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01860463568146138859</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_uk0axVVTK34/Sjoznqn3bvI/AAAAAAAAAB4/Aq4TYRtEvSg/S220/1.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_uk0axVVTK34/TNGejbJJbbI/AAAAAAAAAMg/TY75RyZgwXs/s72-c/DSC01583.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8122179745272484880.post-1084832398670260498</id><published>2010-10-27T14:46:00.013+02:00</published><updated>2010-10-29T10:06:01.989+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Minorités.org'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Jardin'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Crise économique'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='didierlestrade.fr'/><title type='text'>Les 3 principes</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_uk0axVVTK34/TMgplYyFTEI/AAAAAAAAAMY/Duv1McbI_dw/s1600/DSC05217.JPG"&gt;&lt;img style="cursor:pointer; cursor:hand;width: 300px; height: 400px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_uk0axVVTK34/TMgplYyFTEI/AAAAAAAAAMY/Duv1McbI_dw/s400/DSC05217.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5532717864509066306" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est à partir de maintenant que l’on commence à remarquer les feuillages persistants panachés que l’on n’a pas regardés le reste de l’année parce que c’est comme ça, pendant l’été, il y a tellement de fleurs et de plantes beaucoup plus belles. A la rigueur, au soleil, on se demande même pourquoi on a choisi des feuillages panachés, comme si ces fusains et ces houx paraissent ternes et ennuyeux. On ne les apprécie plus, on se demande pourquoi on les a plantés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mon ex Jean-Luc me disait que tous les jardiniers savent que ces feuillages éclairent le jardin. Moi j’avais mes préjugés d’idiote et j’avais décidé que les panachés avaient un côté préfabriqué qui m’énervait dans le jardin. J’en avais tellement marre des &lt;a href="http://www.google.fr/images?client=safari&amp;rls=en&amp;q=eleagnus+panachés&amp;oe=UTF-8&amp;redir_esc=&amp;um=1&amp;ie=UTF-8&amp;source=univ&amp;ei=jyLITIbsBoKJ4QbFpqHmBg&amp;sa=X&amp;oi=image_result_group&amp;ct=title&amp;resnum=1&amp;ved=0CC8QsAQwAA"&gt;éléagnus&lt;/a&gt; que j’élargissais cet énervement à tous les feuillages persistants panachés. J’ai compris dès l’année suivante que j’avais tort.&lt;br /&gt;C’est Jean-Luc qui m’a imposé la majeure partie des persistants panachés de mon jardin et je vois chaque année à quel point il a eu raison de me forcer la main. J’ai un bout de haie de houx panachés dans laquelle on trouve un ou deux pieds de la version aux feuilles ourlées et piquantes, un truc fascinant qui demande que l’on s’approche pour voir ces feuilles toutes différentes, avec des dizaines de variantes sur un même pied. J’ai des fusains panachés qui sont les seuls arbustes qui poussent bien à la base d’une grande haie mitoyenne de charmes, avec des racines qui pompent toute l’eau en été. J’ai des fusains miniatures qui sont vendus trois fois rien dans les catalogues comme Briant et que l’on ne voit pas du tout le reste de l’année et qui deviennent un point focal en hiver. Et bien sûr un érable "&lt;a href="http://www.jardiland.com/plantes_d_exterieur/arbustes_decoratifs/feuilles_et_haies_decoratives/erable_panache__flamingo_/783/index.html"&gt;Flamingo&lt;/a&gt;" que Jean-Luc m’a offert qui est au fond d’une mini-clairière dans ce qui reste du petit bosquet entourant la maison avant les travaux, il y a 9 ans. Chaque année, certains papillons blancs (surtout des piérides du chou) se cachent tout l’été sur ses feuilles, en plein mimétisme. Dès qu’on s’approche de l’arbre, 10 papillons se mettent à voler.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ces buis panachés, ces pittosporums, ces fougères persistantes, ces heuchères, ces euphorbes sont aussi des plantes qui sont faites pour briller la nuit. Il y a de plus en plus de jardiniers qui arrangent leurs espaces pour être beaux le soir, quand il rentrent du travail. Ils peuvent alors apprécier le jardin ou la terrasse dont certaines fleurs s’épanouissent la nuit, avec des parfums particuliers qui attirent les insectes nocturnes, ou de grands pétales de fleurs qui accrochent la moindre lueur nocturne. Quand le clair de lune est important, et pour moi il n’est jamais aussi puissant qu’en hiver, quand l’air est froid, alors ces plantes persistantes panachées prennent toute leur importance. Pareil pour les topiaires, c’est en hiver que leur graphisme ressort.&lt;br /&gt;Un &lt;a href="http://online.wsj.com/article/SB10001424052748703571704575341302065544106.html"&gt;article&lt;/a&gt; du &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Wall Street Journal&lt;/span&gt; parlait de cette nouvelle tendance du jardinage : choisir les feuilles, les fleurs ou les herbes qui sont belles le jour, bien sûr, mais qui le sont aussi la nuit. Il y a &lt;a href="http://books.google.fr/books?id=nrJh9nqPpLMC&amp;printsec=frontcover&amp;dq=The+evening+garden+:+Flowers+and+Fragrance+from+Dusk+till+Dawn%22&amp;source=bl&amp;ots=NUg4t7m-24&amp;sig=cCf0v6eRXOt_zy2jrkYsblcnN-c&amp;hl=fr&amp;ei=VCfITNKACpTe4AbF583vCA&amp;sa=X&amp;oi=book_result&amp;ct=result&amp;resnum=1&amp;ved=0CBcQ6AEwAA#v=onepage&amp;q&amp;f=false"&gt;un livre&lt;/a&gt; sur ça, "The evening garden : Flowers and Fragrance from Dusk till Dawn". Une des recettes principales consiste à choisir des fleurs blanches (évident) qui seront visibles la nuit, même sans éclairage, alors que les fleurs foncées ne se verront pas. Il n’est pas question de planter un jardin tout blanc, ça c’est déjà fait et c’est joli mais bon, l’idée ici est plutôt de placer ces plantes à des endroits stratégiques comme à côté de la porte d’entrée de la maison, à l’entrée du jardin, à côté de la voiture, au fond d’une allée, à côté d‘un endroit casse gueule, bref tous les coins qui servent de repère car il faut s’imaginer dans le noir en arrivant chez soi. Ou en se promenant la nuit dans le jardin sans lampe. Cela permet d’évaluer de loin où on est, de faire attention là où on marche (comme un panneau signalétique) ou alors tout simplement d’attirer le regard pour donner envie de s’approcher. Un gros hortensia &lt;a href="http://www.google.fr/images?client=safari&amp;rls=en&amp;q=hortensia+annabelle&amp;oe=UTF-8&amp;redir_esc=&amp;um=1&amp;ie=UTF-8&amp;source=univ&amp;ei=uSDITPGmCcnJ4AaX8MDvCA&amp;sa=X&amp;oi=image_result_group&amp;ct=title&amp;resnum=2&amp;ved=0CDQQsAQwAQ"&gt;Annabelle&lt;/a&gt;, je vous assure, ça se voit la nuit de très loin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En hiver, quand il fait froid, ces feuillages sont ce qui est le plus beau dans le jardin, avec les écorces et les graminées. Un autre article qui m’a appris beaucoup de choses que je tentais de faire, au pif, depuis deux ans. La news principale de &lt;span style="font-style:italic;"&gt;The Garden&lt;/span&gt; (&lt;a href="http://www.rhs.org.uk/Plants/RHS-Publications/Journals/The-Garden/2010-issues/September"&gt;septembre 2010&lt;/a&gt;) nous rappelle que les deux derniers hivers ont été si rudes que les Anglais évaluent tout ce qui a grillé dans les parcs et les jardins privés. Désormais, je ne renouvelle plus les plantes qui n’ont pas résisté à ces deux hivers. Quand j’ai vu les lavandes et les romarins geler, ainsi qu’un pittosporum ramené du Cap Ferret en… 1995, je me suis dit qu’il n’y avait rien à faire car ces hivers montrent les limites des plantes méditerranéennes que l’ont met trop souvent dans les jardins d’aujourd’hui. Les agapanthes qui meurent, certains thyms rampants, à la rigueur cela ne sert à rien de les protéger du gel quand le sol est constamment à -10° pendant plus de 15 jours. Bien que, à 1 kilomètre de chez moi, les agaves de mon ami Ray ont grillé, mais sont reparties en flèche de la base, même sans protection. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous sommes trop tentés par des plantes qui ne sont pas du coin du tout et forcément, un hiver dur arrive un jour et brule un sujet qui a grandi, que l’on aime, auquel on s'est attaché. Il y a des gens qui emmitouflent leurs plantes, je n’ai pas de problème avec ça, mais je préfère avoir des plantes qui survivent au froid. Certains aiment ça, c’est connu, les pommiers ont besoin de ce froid comme certains rosiers. Je trouve qu’un jardin doit être mis à la rude parce que c’est un moyen de tester sa résistance (un mot, comme « hardy » en anglais, qui a plein de sens différents). Je m’imagine toujours avec une jambe (ou deux) cassée : que se passerait-il dans le jardin ? Les plantes seraient-elles capables de vivre sans soin ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce que j’essaye de faire chez moi, surtout depuis que j’ai eu ce petit problème cardiaque il y a 2 ans, c’est de laisser le jardin pendant un an ou deux pour voir ce qui survit et qui apprécie même le manque de soins. Il y a des plantes qui n’ont pas du tout envie qu’on les dérange comme les miscanthus et parmi eux je sélectionne ceux qui sont les plus résistants à tout, comme à la sécheresse. J’arrose beaucoup moins qu’il y a 6 ou 7 ans, d’abord parce que mon jardin s’est installé, mais surtout parce que j’ai complètement mis de côté l’idée d’arroser tous les soirs en été. Je ne choisis que des plantes qui répondent à l’idée du « xeriscaping », cette autre manière de faire du jardinage pour limiter l’usage de l’eau.  J’ai trouvé ce terme pourtant pas nouveau dans un &lt;a href="http://online.wsj.com/article/SB10001424052748704868604575433403900683476.html"&gt;papier&lt;/a&gt; du &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Wall Street Journal&lt;/span&gt; (encore). Fini donc le rêve d’avoir un bosquet de gunneras comme j’avais vu chez les Lalanne il y a 30 ans. Même mes osmondes royales, je vais les sortir de terre et les mettre dans des pots pour qu’elles aient leur propre réserve d’eau. Les hortensias ? Il n’y a qu’un endroit chez moi pour en mettre. Même les paniculatas, il faut les surveiller tellement c’est sec ici. L’article du WST raconte que certaines municipalités encouragent le gens à devenir « &lt;a href="http://www.texasgardener.com/pastissues/mayjun01/xeric.html"&gt;xérique&lt;/a&gt;s (du mot latin qui dit sec) et donnent de l’argent aux jardiniers qui remplacent leurs pelouses. A Austin, au Texas, la ville donne 20 à 30$ par 100 mètres carrés convertis. La ville de Peoria dans l’Arizona a lancé un programme en 2009, offrant jusqu’à 715$ pour se débarrasser des pelouses afin d'y mettre des plantes plus adaptées à la sécheresse ou même des variétés de gazon qui résistent mieux à la chaleur&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aux Etats-Unis, les gens sont tellement obsédés par leurs pelouses que cela engloutit des milliers de dollars dans le budget d’une maison, rien que pour l’eau et les produits qu’ils mettent pour que ça soit bien vert. Selon un point de vue de Kevin McCoud publié dans &lt;span style="font-style:italic;"&gt;The Garden&lt;/span&gt;, les Anglais déversent 7300 tonnes de pesticides, fongicides et herbicides dans les jardins.  45% des anglais qui possèdent un bout de terre utilisent des produits pour leurs pelouses. J’ai lu récemment combien les Américains et les Anglais dépensent pour leurs pelouses et je ne retrouve pas cet article, ça m’énerve, il y a plein de magazines par terre dans ma chambre - il doit être sous mon nez. Bref, je ne sais pas combien les Français dépensent non plus, moi je laisse ma pelouse griller. Je n‘arrose jamais jamais jamais ma pelouse. Moins je tonds et plus je suis content. Mais le conformisme urbain fait que tout le monde copie le voisin et la pelouse est le signe par excellence du succès social. Il faut que ça soit vert, bien tondu, enrichi, scarifié, désherbé, ressemé aux endroits abîmés, des tâches affreuses et totalement boring à faire dans un jardin.&lt;br /&gt;Alors, les Américains transforment leurs pelouses en potager ou en aire libre, avec des arbustes et des vivaces, des plantes qui enrichissent la flore et la faune, mais c'est une toute petite minorité car les voisins sont en colère ! L’article du &lt;span style="font-style:italic;"&gt;WST&lt;/span&gt; raconte qu'ils protestent car cela fait tâche dans l’uniformité sociale de leur quartier (il faudrait qu’ils parlent de ça dans &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Desperate Housewifes&lt;/span&gt;, ça serait drôle) et il y a beaucoup de municipalités qui interdisent carrément à leur habitants de concevoir des jardins qui donnent l’impression d’être abandonnés. Ils ne le sont pas, bien sûr, ils sont juste touffus et libres, avec des plantes qui s’abritent les unes les autres et donc résistent mieux au soleil, au vent et à la sécheresse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Donc pour moi, les trois principes du jardinage sont : résistance à la sécheresse, beauté la nuit et surtout en hiver. Ce qui m’intéresse le plus, c’est quand je m’imagine dans mon jardin. Pas en été mais en hiver, en plein froid pendant une nuit calme de clair de lune, avec un bonnet et une couverture polaire et, allez, tiens, une cigarette, juste une. Même sans givre, sans neige, tel quel, le jardin doit être le plus beau pour les mois les plus tristes de l’hiver. Après tout, c’est facile d’avoir un joli jardin au printemps et en été, même en automne. Mais en hiver ? Pour moi, c’est la saison la plus importante. Par exemple, je suis fou amoureux des a&lt;a href="http://www.lesfillesduvent.fr/contenu/,,anemanthele_lessoniana,,554,?idP=119356&amp;idRef=2657&amp;catalogueQueryString="&gt;nemanthèles lessoniana&lt;/a&gt;, elles ont été magnifiques pendant deux ans, j’étais sur le point d’en mettre partout car en plus ça se ressème beaucoup ces choses, et deux hivers rudes sont passés par là. Pratiquement toutes sont mortes, normal, elles viennent de Nouvelle-Zélande je crois.   Depuis, je n’ose plus en planter. C’est comme une sorte de passion coupée en plein vol. Bong. Par terre. Il faut être fidèle à ses principes.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8122179745272484880-1084832398670260498?l=didierlestrade.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://didierlestrade.blogspot.com/feeds/1084832398670260498/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8122179745272484880&amp;postID=1084832398670260498' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8122179745272484880/posts/default/1084832398670260498'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8122179745272484880/posts/default/1084832398670260498'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://didierlestrade.blogspot.com/2010/10/les-3-principes.html' title='Les 3 principes'/><author><name>Didier Lestrade</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01860463568146138859</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_uk0axVVTK34/Sjoznqn3bvI/AAAAAAAAAB4/Aq4TYRtEvSg/S220/1.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_uk0axVVTK34/TMgplYyFTEI/AAAAAAAAAMY/Duv1McbI_dw/s72-c/DSC05217.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8122179745272484880.post-622108283314770032</id><published>2010-10-22T12:54:00.012+02:00</published><updated>2010-10-23T00:26:34.988+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Minorités.org'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Delanoë'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Crise économique'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='didierlestrade.fr'/><title type='text'>Yann Arthus Bertrand m'écrit</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_uk0axVVTK34/TMFuuRP4yoI/AAAAAAAAAMQ/xtpEIku325M/s1600/DSC08098.JPG"&gt;&lt;img style="cursor:pointer; cursor:hand;width: 300px; height: 400px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_uk0axVVTK34/TMFuuRP4yoI/AAAAAAAAAMQ/xtpEIku325M/s400/DSC08098.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5530823558570756738" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vous savez, c’est comme le spam qui fait rigoler nerveusement tout le monde. Après la femme africaine qui vous assure que c’est tout à fait Kasher de virer 18.000 euros sur le compte en banque de quelqu’un que vous n’avez jamais vu, et après le spam au ton faussement intime du fourgueur de Viagra (&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Bonjour, J'ai commencé a prendre des bonnes décisions il y a quelques mois et même si j'avais des doutes, je suis content du résultat car je peux le dire : Ca MARCHE. Ca m'aide a chaque fois a être prêt quand il le faut et jamais plus je ne rate une occasion et vu que je sors comme un fou, c'est extra. C'est 100% discret. Bonne semaine. Alain&lt;/span&gt;). Voici un spam écolo de Yann Arthus Bertrand que j’ai reçu il y a plus de 10 jours pour m’inviter à rejoindre une manif écolo sur le Parvis de l’Hôtel de Ville à Paris. Ce mec est toujours en train d’essayer de nous vendre quelque chose.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D’abord, je ne lui ai rien demandé à celui-là. Quand on est au stade d’avoir sa propre marionnette aux Guignols de l’info, aux côtés de Nicolas Hulot, cela veut dire qu’on est parvenu à provoquer un niveau d’énervement national qui mérite d’être un objet de dérision. &lt;a href="http://www.developpementdurable.com/videos/2010/05/V372/nicolas-hulot-et-yann-arthus-bertrand-aux-guignols-de-linfo.html"&gt;A chaque fois&lt;/a&gt;, on voit Yann Arthus Bertrand échanger des clichés à vendre au plus haut prix avec son copain d’Ushuaia et on voit bien que l’argent est au centre de la moquerie. C’est devenu un leitmotiv des Guignols, ce qui veut dire qu’on en a marre de le voir, qu’il devrait se casser ou faire les choses différemment. Une partie du public français exprime sa colère à travers les Guignols. Si on n’avait pas cet exutoire, on deviendrait tous fous.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout le monde a déjà écrit sur cette manière si particulière qu’a Yann Arthus Bertrand pour pénétrer (d’en haut) dans notre vie sans qu’on lui ait demandé quoi que ce soit. Quand je vais au Luxembourg, j’espère autre chose que ces immenses photos débiles sur les grilles, comme si la beauté de ce parc ne suffisait plus, quelle honte. Sa surexposition à la télé en a fait une personne que tout le monde connaît, un visage tout de suite identifiable. Derrière cet « engagement » écolo, il y a une carrière et du fric. A la rigueur, s’il s’amuse à faire de l’argent sur l’écologie, c’est pas nouveau, mais avons-nous besoin d'être à ce point témoins de la magouille ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce qui m’énerve encore une fois, c’est ce besoin d’avoir toujours plus d’argent quand on est riche. Je n’ai rien contre les Arthus Bertrand, j’ai été ami avec son frère Pascal Arthus Bertrand qui a toujours été étonnamment gentil et poli avec moi pendant toutes ces années au Palace, et puis on a rencontré le même homme dans les années 90. Pour moi, le nom de la famille était associé à ce magasin anachronique dans les années 70 à Saint Germain des Près, quand j’habitais pratiquement à 40 mètres, cette boutique très vieille, tout en bois, où personne n’entrait jamais, avec des vieilles médailles dans la vitrine. Une marque à la dérive. C’était joli, poétique, même si on connaissait la signification profonde de ce joaillier des armées et des rois.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Depuis la marque est ressuscitée et le clan Arthus Bertrand est plus prestigieux que jamais. Mais est-il possible de dire stop, quand on reçoit un mail de Yann Arthus Bertrand qui tente de vendre une manif à la maison, chez soi ? C’est quoi ce besoin de profit et de célébrité quand on est déjà riche et trop exposé ? De l’avidité pure et simple ? On s’en fout d’un nouveau rassemblement à la noix devant la mairie de Delanoë, ce parvis est déjà le mouroir culturel et politique de la ville. Toutes les mauvaises initiatives citoyennes viennent s’étaler directement sous les yeux du maire comme s’il était en train de s’exciter derrière les rideaux. Mais je trouve hallucinant qu’un grand bourgeois se permette de se comporter comme une femme africaine qui vous demande de l’argent ou un vendeur de Viagra à la limite de la mafia. Ca me rappelle, dans le jardinage, ce Prince Jardinier qui vend des sécateurs bordés de cuir à plus de 100 euros pièce.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ces princes et ces grand bourgeois nous vendent des choses chères dont on n’a pas besoin. Et leur marketing est si agressif qu’ils donnent leurs noms à des sous traitants qui nous envoient des mails et demandent notre attention, notre temps, donc notre argent. C’est absolument dingue, dans la période dans laquelle nous vivons, avec tout ce monde dans la rue. Ce mail, aussi anodin soit-il, c’est comme l’affaire Banier, ces gens qui ont tout et qui vous font chier parce qu’ils en veulent toujours plus. Et cette &lt;span style="font-style:italic;"&gt;greed&lt;/span&gt;, (je trouve que le mot français &lt;span style="font-style:italic;"&gt;cupidité&lt;/span&gt; n'est pas assez fort) n’est même pas celle des adultes plus jeunes, ceux qui ont moins de 40 ans, qui engrangent pour leur vieux jours. Non, ça vient toujours de personnes de 60 ans qui devraient être déjà à la retraite. Je trouve énervant qu’une partie du pays se demande comment va se passer sa retraite et voir ces vieux riches nous imposer encore leur présence. Ce pays a besoin de nouveaux visages et surtout pas les superbourges avec des noms de nobles, thank you. Ce pays est en crise, il y a plein de personnes comme moi qui sont en train de réaliser qu’elles ne trouveront peut-être plus de travail, &lt;span style="font-style:italic;"&gt;ever&lt;/span&gt;, et il faut que ce soit la classe A des  super riches qui nous nargue avec ses problèmes de fric ? On en a tellement marre des super riches, avec leurs procès, leurs scandales, leurs ventes aux enchères dégoûtantes, leurs magouilles pour gagner toujours plus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ou alors tout ce fric, c’est pour nourrir leur entourage qui leur suce le sang, c’est ça ?&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8122179745272484880-622108283314770032?l=didierlestrade.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://didierlestrade.blogspot.com/feeds/622108283314770032/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8122179745272484880&amp;postID=622108283314770032' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8122179745272484880/posts/default/622108283314770032'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8122179745272484880/posts/default/622108283314770032'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://didierlestrade.blogspot.com/2010/10/yann-arthus-bertrand-mecrit.html' title='Yann Arthus Bertrand m&apos;écrit'/><author><name>Didier Lestrade</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01860463568146138859</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_uk0axVVTK34/Sjoznqn3bvI/AAAAAAAAAB4/Aq4TYRtEvSg/S220/1.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_uk0axVVTK34/TMFuuRP4yoI/AAAAAAAAAMQ/xtpEIku325M/s72-c/DSC08098.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8122179745272484880.post-1936848370039566114</id><published>2010-10-14T12:09:00.025+02:00</published><updated>2010-10-14T14:06:44.079+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Facebook'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Minorités.org'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Delanoë'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Gay'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Crise économique'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='didierlestrade.fr'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='K.A.B.P.'/><title type='text'>Le syndrome Safire</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_uk0axVVTK34/TLbj846abBI/AAAAAAAAAMI/cYdSpL4_iow/s1600/DSC08879.JPG"&gt;&lt;img style="cursor:pointer; cursor:hand;width: 300px; height: 400px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_uk0axVVTK34/TLbj846abBI/AAAAAAAAAMI/cYdSpL4_iow/s400/DSC08879.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5527856227852905490" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;What a pen can do&lt;/span&gt;. J’écrivais quelque chose et ces mots me sont venus à l’esprit car mon nouveau Paper Mate (quel nom génial) glissait si bien sur le papier que je savais que c’était grâce à lui si j’avais du plaisir à écrire. Et comme d’habitude, les mots qui me viennent à l’esprit sont des slogans anglais. Je sais très bien qu’il y a beaucoup de personnes qui sont très irritées lorsqu’on mélange l’anglais et le français et je me les aliène les uns après les autres dès que j’utilise une bêtise américaine, mais c’est comme ça, je fais ça depuis toujours, je m’en excuse même si vous voulez, mais il y a cette franchise dialectique bien connue qui permet de faire des phrases courtes qui vont à l’essentiel du mot. Par exemple, ces phrases avec des mots à une syllabe. « &lt;a href="http://www.facebook.com/group.php?gid=7706287133"&gt;Otra Otra&lt;/a&gt; : I like it so much I say it twice ». « Be as man as you can be ». « Porn is Good ». &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans le &lt;span style="font-style:italic;"&gt;New York Times&lt;/span&gt;, il y a cette chronique sur le langage qui est, les trois quart du temps, merveilleuse et drôle à la fois. Ils n’arrêtent pas de décortiquer pourquoi on dit ça et pas ça, pourquoi certains nouveaux mots sont des hérésies merveilleuses. Par exemple, j’ai été personnellement étonné de remarquer depuis 4 ans la résurrection du mot « charmant » par les jeunes. Avant, on ne disait pas « charmant » pour désigner quelqu’un qui est sexy, on utilisait plutôt « bandant ». « Charmant » a toujours été un mot désuet, que l’on n’utilisait même pas à mon époque, à par mon frère Lala qui a jeté son dévolu sur « exquis » depuis toujours et avec qui j’ai eu des discussions sans fin (et amusantes) pour argumenter si c’était un adjectif légèrement trop exagéré dans son expression, un peu comme les gens qui font roucouler le vin dans leur bouche, quelle horreur.&lt;br /&gt;Quand mon ami Fred à qui je fais confiance pour tout ce qui est &lt;span style="font-style:italic;"&gt;cutting edge&lt;/span&gt; a commencé à utiliser « charmant » pour décrire les beaux mecs qu’il regardait, et que j’ai entendu mes neveux le dire dans un autre contexte (genre « Tu es sexy, mais je vais le dire d’une manière moins soutenue car on est des ados et on n’a pas envie de prendre un mot trop daté des années 90), je me suis dit que les jeunes avaient un drôle de goût pour sauver certains mots de l’oubli. Ca serait intéressant de savoir qui a lancé le mot « charmant » dans les années 2000, puisque ces mots proviennent toujours d’une source précise. Je sais pas non plus s’il existe des chroniques linguistiques de ce type en France, écrites je veux dire, mais pour moi une chronique sur le langage me semble logique dans un grand quotidien anglo-saxon.&lt;br /&gt;Parfois, ces chroniques sont tellement recouvertes de mon Stabilo que je les découpe et je les range dans une boite. J’adore les mots en portemanteaux (don’t we all ?). A force de tout lire en anglais, j’ai fini par comprendre que les mots anglais ont plus d’impact pour moi. Cela ne veut pas dire que je n’aime pas le français, j’adore écrire, surtout à la main. Et j’adore la manière avec laquelle les gens formulent les choses, puisque l’on sait que les jeunes, s’ils n’écrivent plus de lettres, n’ont jamais autant écrit. Je ne parle pas des SMS parce que je ne vais pas pénétrer là-dedans, c’est trop &lt;span style="font-style:italic;"&gt;gross&lt;/span&gt;. Je parle de la manière d’écrire par email et sur FB et sur Twitter. Il y a plein de livres qui sortent sur ces sujets aux USA, qui expliquent pourquoi et comment, par exemple, on juge nécessaire de n’utiliser que des minuscules. Sur FB, parfois, je fais des blagues en lettres minuscules ou des messages de dude parce que ça a un côté &lt;a href="http://en.wiktionary.org/wiki/subdued"&gt;subdued&lt;/a&gt;, avec un sous-statement. Dans le genre « hey » ou « beaucoup de chouettes qui hululent autour de la maison cette nuit ». Le fait de mettre un point ou pas souligne encore plus le côté flottant de la phrase, dans de genre « je suis un peu cassé » ou « je m’endors devant mon ordi ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le &lt;a href="http://www.nytimes.com/2010/08/08/magazine/08FOB-onlanguage-t.html"&gt;5 août dernier&lt;/a&gt;, Ben Zimmer se demandait comment on disait « on va à la plage » en anglais. En espagnol, on le sait grâce à la &lt;a href="http://www.dailymotion.com/video/x573kf_righeira-vamos-a-la-playa-maxi-vers_music"&gt;chanson&lt;/a&gt;, mais en anglais, c’est selon la proximité avec la mer, bien sûr. Dans le New Jersey on dit « down to the shore » parce que l’océan est juste là, et à Baltimore on dit « down the shore", parce que, heu, l’océan et juste là aussi. Le &lt;a href="http://www.nytimes.com/2010/10/03/magazine/03FOB-onlanguage-t.html?_r=1&amp;ref=on_language"&gt;1er octobre&lt;/a&gt;, Ben Zimmer a incorporé l’étrange mot « trifecta » dans une chronique amusante sur les gens célèbres qui disent « nous ». Comme la reine d’Angleterre qui dit « We are not amused » ou comme Thoreau qui avait déclaré (mais ce n’est pas prouvé) : « Le Nous est utilisé par les rois, les éditeurs, les femmes enceintes et les gens qui ont des asticots dans la bouche » (morts, quoi). Donc, nous, l’éditeur de &lt;a href="http://www.minorites.org/index.php/1-accueil.html"&gt;Minorités&lt;/a&gt;, avons le droit de parler à la première personne du pluriel. Quelle horreur. « Trifecta », pour revenir au &lt;span style="font-style:italic;"&gt;New York Times&lt;/span&gt;, veut dire un pari comme un tiercé où il faut prévoir les trois premières places d’une course, dans l’ordre. C’est un terme anglais qui peut être utilisé avec amusement dans une chronique de cuisine, mais encore plus dans la proctologie : « Je lui ai enlevé une trifecta d’hémorroïdes ».&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.lagrandedepression.com/?p=206"&gt;Guido Minisky&lt;/a&gt;, avait inventé il y a quelques années, dans ses flyers de clubs, le mot génial « friendlyment », pour finir ses annonces. C’est « gentiment », ou « affectueusement », en franglais. C’est une marque linguistique géniale. Si Facebook déçoit de plus en plus sur les sujets politique, le réseau social reste toujours le creuset de l’humour de Now. Il y a des mecs comme (eeeeek! je ne me rappelle plus qui, il va falloir que je checke mes 4000 amis!) qui se font une spécialité de dire des trucs drôles tout le temps comme « Ma mère dit que ses cuisses deviennent si grosses quelles ressemblent à celles de Beyoncé ». C’est de l’humour &lt;a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Deadpan"&gt;deadpan&lt;/a&gt;, comme ça, un jet d’écriture sans écriture, du genre je suis drôle même quand je ne fais pas d'effort. &lt;br /&gt;Le &lt;a href="http://www.nytimes.com/2010/03/21/magazine/21FOB-onlanguage-t.html?ref=on_language"&gt;19 mars&lt;/a&gt;, Ben Zimmer faisait une démonstration très délicate des utilisations politiques derrière les mots les plus simples du langage : le oui et le non. Le  12 octobre 2009, dans sa première chronique, Zimmer rendait hommage à son prédécesseur, &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/William_Safire"&gt;William Safire&lt;/a&gt;, bien sûr, disparu un mois plus tôt, qui avait débuté cette chronique le 18 février 1978 avec ces mots extrêmement simples dans un style presque robotique à la Kubrick : « How do you do. This is a new column about language ». Car bien sûr, le grand manitou de ce genre d’obsession linguistique, c’est Safire lui-même. Il y avait bien des connaisseurs qui intervenaient régulièrement dans ses chronique comme Jan Freeman qui, le 31 janvier 2007, se posait cette question fondamentale : « Comment met-on au pluriel la voiture Prius ? » tout en produisant une suite de blagues sur les raisons qui conduisent à marmonner « Mm-humm » quand on a la flemme de répondre à une question. As in, dans l’avion : « Vous voulez un verre d’eau, Monsieur ? » - « Mm-hmm », du genre, j’ai même pas envie de m’emmerder à répondre « Non merci ». Quelle horreur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le leader (certains l'appelaient le "dictateur") était bien William Safire (dèjà, quel joli nom !) qui s’est fait une spécialité de décortiquer l’accélération du shortspeak (le &lt;a href="http://www.nytimes.com/2008/05/25/magazine/25wwln-safire-t.html"&gt;25 mai 2008&lt;/a&gt;) de ces dix dernières années, exagéré par le portable et l’ordinateur. Tout en dirigeant le lecteur vers des &lt;a href="http://americanspeech.dukejournals.org/cgi/reprint/83/1/3.pdf"&gt;essais essentiels&lt;/a&gt; comme « Linguistic ruin ! LOL ! Instant Messaging and Teen Language » de Sali Tagliamonte et Derek Denis ou des livres comme « &lt;a href="http://www.oup.com/us/catalog/general/subject/Linguistics/SociolinguisticsAnthropologicalL/~~/dmlldz11c2EmY2k9OTc4MDE5NTMxMzA1NQ=="&gt;Always on&lt;/a&gt; : Language in an online World » de Naomi S.Baron.&lt;br /&gt;Le &lt;a href="http://www.nytimes.com/2008/03/16/opinion/16iht-edsafire.1.11133878.html"&gt;16 mars 2008&lt;/a&gt;, pendant la course aux élections, il décrit comment les prétendants à la Maison Blanche s’adressent à leur public et note que John McCain, le 14 janvier de la même année, avait battu un record en disant 31 fois « Mes amis » pendant un speech. C’est un peu comme compter les 256 voitures qui sont pulvérisées dans « GI Joe », le film.&lt;br /&gt;Le &lt;a href="http://www.nytimes.com/2009/07/05/magazine/05FOB-OnLanguage-t.html?ref=william_safire"&gt;1er juillet 2009&lt;/a&gt;, il s’amuse à décrire ce qui peut être qualifié comme un « moment Aha ! », quand vous avez la preuve d’une conviction bien ancrée, comme, je sais pas moi, quand Delanoë fait un deal avec Chirac pour que certaines poursuites légales disparaissent contre quelques millions.&lt;br /&gt;Le &lt;a href="http://www.nytimes.com/2008/10/05/opinion/05iht-edsafire.1.16695759.html"&gt;5 octobre 2008&lt;/a&gt;, il fait tout un laïus sur le mot « toxique », qui est devenu si populaire avec la crise financière, quand tout est devenu toxique, des placements en bourse au karma de Madoff. Mon petit avis là-dessus, c’est que Britney Spears avait anticipé (pour une fois) cette mode du tout toxique avec son album de.. 2004.&lt;br /&gt;Une de mes chroniques préférées : le &lt;a href="http://www.nytimes.com/2009/01/11/magazine/11wwln-safire-t.html"&gt;6 janvier 2009&lt;/a&gt;,  Safire nous apprend que la ponctuation vocale « Y’know » a culminé chez les jeunes dans les années 80 (c’est vrai, tous mes amis anglais disaient ça non-stop), puis ça a été remplacé par « I mean » (j’ai commis 4 meurtres à cause de ça), puis c’est devenu « Like » (que j’utilise toujours) pour devenir juste « uh ». Comme :  « Y’know, j’ai pensé à un truc que tu m’as dit l’autre jour, I mean, c’est pas que j’ai envie d’en parler forcément, like comme si ça t’intéressait, uh ». Bref, chez les jeunes, les mots deviennent de plus en plus courts, bientôt on va avoir un mot qui va dire juste : « d ».&lt;br /&gt;Le &lt;a href="http://www.nytimes.com/2008/11/23/magazine/23wwln-safire-t.html"&gt;21 novembre 2009&lt;/a&gt;, Safire s’emmêle les pinceaux (so to speak) en hésitant entre plein de mots qui pourraient symboliser l’année écoulée. Comme c’est la crise, il finit par admettre son attrait pour « frugalista », une « personne qui vit d’une manière frugale mais reste à la mode et en bonne santé en gardant ses vêtement ou en les échangeant, en achetant des objets d’occasion et en faisant pousser ses propres produits ». C’est le &lt;span style="font-style:italic;"&gt;nom de guerre&lt;/span&gt; (en français dans le texte) du « guerrier de la récession ». Hey, c’est moi ça ! Safire dit que « frugalista » est plus juste que « recessionista » qui est trop évident.&lt;br /&gt;Enfin, le &lt;a href="http://www.nytimes.com/2008/12/21/magazine/21wwln-safire-t.html"&gt;19 décembre 2008&lt;/a&gt;, Safire se demandait pour quoi le mot « dear » était en train de disparaître des emails et des SMS, alors que ce fut le premier mot de toutes les correspondances amicales ou amoureuses pendant si longtemps. En plus, « dear », « mon cher », « ma chère » est tellement camp ! Et il s’amuse à parler de « séminal », un mot bien connu qui veut dire « créatif ». Ah oui, il se demande aussi si nous sommes en train de développer une génération de « pancake people », des personnes qui ont des connaissances très étendues dans leur domaine, mais manquant de profondeur ? Plein de sujets de réflexion !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’ai un ami dont la spécialité est d’enfiler des expressions toutes faites, ce qui a le pouvoir de me faire rouler sur le sol. Un autre considère que le mot le plus laid de la langue française, c’est « régal » ou « se régaler ». Comme il est du Sud-Ouest, où on dit ça tout le temps sur la nourriture (enfin, la boulimie plutôt), dès qu’il entend quelqu’un dire « On va se régaler » ou « On s’est bien régalés ! », ce toulousain se tord de convulsions. Chez les gays, on est en plein dans le mot « discriminatoire » comme à la télé, on utilise encore le mot « opus » en croyant que ça fait branché (sur France 24 notamment) alors qu’il FAUT VRAIMENT ARRETER tout de suite de l’utiliser, on s’en moquait déjà en 2002. Quelle horreur. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette notion du langage a toujours des connotations sociales. J’ai vu que dès que j’utilise le mot « ronces », il y a des gens autour de moi qui se mettent à crier. Un exemple : si vous dites que vous allez arracher des ronces ou mettre de l’anti-débroussailleur parce que c’est vraiment le seul moyen de tuer le liseron, ils sont capables de faire tout un cinéma de parisien bobo sur le fait que les ronces abritent une diversité d’insectes remarquable et nourrissent les oiseaux et que le liseron fait de très jolies fleurs. Mais on le sait ça ! on est pas débiles ! Nous avons juste décidé (remarquez la 1ère personne du pluriel here) qu’on aurait un jardin sans ronces car nous prenons du Kardegic parce que nous sommes un homosexuel qui a des problèmes cardiaques liées aux traitements VIH et que les ronces ça fait saigner les jambes et que oui, le liseron fait de jolies fleurs, mais il y a au moins 30.000 fleurs qui seraient plus jolies à cet endroit précis, &lt;span style="font-style:italic;"&gt;gracias de nada&lt;/span&gt;. C’est quoi ces idiotes de Paris qui nous disent que les orties sont géniales ! On le sait ! Mais il y en a partout, c’est pas comme si on attaquait un végétal rare ! Ce sont des plantes coriaces, il y en a plein, c’est comme les barebackers, il y en a assez partout pour qu’on se mette à les défendre ! Quelle horreur!!!&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8122179745272484880-1936848370039566114?l=didierlestrade.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://didierlestrade.blogspot.com/feeds/1936848370039566114/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8122179745272484880&amp;postID=1936848370039566114' title='7 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8122179745272484880/posts/default/1936848370039566114'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8122179745272484880/posts/default/1936848370039566114'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://didierlestrade.blogspot.com/2010/10/le-syndrome-safire.html' title='Le syndrome Safire'/><author><name>Didier Lestrade</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01860463568146138859</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_uk0axVVTK34/Sjoznqn3bvI/AAAAAAAAAB4/Aq4TYRtEvSg/S220/1.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_uk0axVVTK34/TLbj846abBI/AAAAAAAAAMI/cYdSpL4_iow/s72-c/DSC08879.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>7</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8122179745272484880.post-7832383116003220193</id><published>2010-09-27T12:13:00.016+02:00</published><updated>2010-09-27T19:46:15.030+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='house'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Minorités.org'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Act Up'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Gay'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='didierlestrade.fr'/><title type='text'>For a friend</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_uk0axVVTK34/TKBwXfE2vTI/AAAAAAAAALg/lLUdFaQsuJY/s1600/DSC00743.jpg"&gt;&lt;img style="cursor:pointer; cursor:hand;width: 300px; height: 400px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_uk0axVVTK34/TKBwXfE2vTI/AAAAAAAAALg/lLUdFaQsuJY/s400/DSC00743.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5521536691937393970" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Donc vous avez un ami qui meurt d’un accident cardiaque et vous savez très bien que ça devait arriver un jour parce que c’est un mec qui avait pris pour bible les paroles de « &lt;a href="http://www.youtube.com/watch?v=aFd5Cci_pE4"&gt;No Limit&lt;/a&gt; » de 2 Unlimited. Que ce soit d’overdose ou de sida, d’une manière normale ou tout simplement en s’endormant au milieu de la route à 4h du matin avant qu’un semi-remorque passe par là pour livrer les fruits et les légumes du marché des Capucins à Bordeaux, ça devait arriver et il y en a même qui se demandent sincèrement, sans jugement ni rien, pourquoi ce n’était pas arrivé plus tôt. Certains de vos amis sont les plus wild, les plus incontrôlables, les plus seuls.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’ai rencontré &lt;a href="http://didierlestrade.fr/archives/photos/article/herve-robin?var_mode=calcul"&gt;Hervé Robin&lt;/a&gt; à la première vraie Gay Pride d’Act Up en 1990. On s’était déjà vus de loin dans les clubs, mais je me rappelle très bien l’endroit et le moment précis quand il est venu me voir pour parler en défilant. On était sur la rue du Faubourg Saint Antoine, à 400 mètres de la Bastille, à peu près avant l’immeuble de Radio Nova. J’étais content de la manif, on avait des grands drapeaux devant avec Laurent Mouret qui les faisait tourner dans l'air, il faisait beau et Robin est venu me dire qu’il voulait faire des choses pour Act Up. Je lui ai dit qu’il pouvait commencer tout de suite, mais il m’a répondu qu’il partait pour deux mois en Inde. J’étais là « Bien sûr, ah oui, tu pars en Inde pour deux mois et ça va tellement te péter dans la gueule ce voyage que lorsque tu reviendras, tu auras oublié même le nom d’Act Up. OK ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Deux mois plus tard, il débarquait en réunion. C’est là que j’ai appris qu’il tenait ses promesses. Et très vite je l’ai vu mettre tout le monde dans sa poche, les uns après les autres. On découvre alors que c’est une folle super intelligente et qu’il a plein d’idées parce que c’est un instituteur pour gosses de 6 ans et donc Act Up ça ne le change pas beaucoup quoi. A vitesse grand V, il se trouve à la tête du groupe qui organise les soirées et qui conçoit et vend les T-shirts, le poste très important qui a fait vivre Act Up durant les premières années. Comme Hervé connaissait tous les clubs et tous les patrons de bars, c’est lui qui, réellement, a imposé Act Up dans la house. C’est lui qui a créé le slogan « Danser = Vivre » et surtout « Sida Is Disco » à moins que ce soit Loïc Prigent, je ne me rappelle plus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Donc pendant les premières années, Hervé était très respecté à Act Up, un mec qui faisait rire tout le monde, qui avait toujours de l’énergie, qui savait se faire respecter aussi, quand il se mettait à crier tout le monde se calmait. Et puis, instantanément, c’est devenu un ami de clubbing. Il faut comprendre. Hervé Robin était bordelais. Moi je viens d’Agen et dans ma génération, on a toujours considéré que les folles bordelaises étaient les plus extravagantes, les plus érudites, les plus fashion, les plus droguées, les plus cuir, etc. La génération d’après, c’était plus Marseille, Montpellier, Lyon. Mais les bordelaises avaient le clubbing dans le sang. On a commencé très vite à la Luna et surtout aux raves de Mozinor avec mon mari d’alors, Eric. Notre truc, c’était toujours de faire plus de bruit que tous les autres puisque ces raves étaient quand même hétéros à 90%. Hervé avait un délire à lui qui consistait à casser ses bouteilles de bière sur le sol et de faire du smurf dessus en criant « Aciiiid ». On avait les sifflets d’Act Up sans arrêt dans la bouche et les gens à côté de nous suppliaient d’arrêter et c’est pourquoi, la rave suivante, on venait avec les sifflets ET les cornes de brume d’Act Up (oui on en a piqué une dizaine à peu près) mais c’est un travail d’outreach vers les ravers puisqu’on était toujours là à crier des slogans sur &lt;a href="http://www.youtube.com/watch?v=FPqMAAdCDHw&amp;feature=related"&gt;D-Shake&lt;/a&gt;. Quand on rentrait en voiture, on rigolait tellement qu’on y voyait plus rien et Eric conduisait à 30 à l’heure tellement il était bourré. Aujourd’hui, ça ne pourrait pas tenir plus d’un kilomètre, il y a trop de flics.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avec le temps, Hervé s’est mis à exagérer à Act Up. Son groupe rapportait beaucoup d’argent, il organisait des soirées au Queen qui marchaient, mais il arrivait souvent cassé. Il y a même une histoire super connue comme quoi il s’est fait un fix un soir en comité de coordination rue René Boulanger et qu’il est tombé sur le sol et la seule chose que les autres d’Act Up ont pu faire, c’est de lui mettre une couverture dessus. Et la réunion a continué avec tous les chefs de groupe, comme des pros. La plus grosse blague a été de découvrir dans son bureau à Act Up, là où il rangeait ses carnets de commande de T-shirts et tous les comptes des soirées au bénéfice d’Act Up, qu’il y avait un tiroir en bas avec plein de chèques de dons ou de commandes de merchandising qui n’avaient pas été encaissés. Il faisait les envois et oubliait de donner les chèques au trésorier qui était juste à 5 mètres de lui. On était pas contents.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pendant ce temps, Hervé continuait son boulot de prof et il était très bon, il prenait toujours des initiatives géniales comme faire découvrir à des gosses de 6 ans tout le travail de Keith Haring (on est alors en 92,93) et il les faisait dessiner et discuter sur ça et les parents d’élèves l’adoraient, même s’il arrivait bourré le samedi matin après une nuit blanche au Transfert. Il avait de l’autorité sur les enfants, mais il était juste et savait leur faire découvrir des milliers de choses tout en restant dans le programme. On peut pas demander mieux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ensuite, j’ai un peu moins vu Hervé quand il a partagé un appartement à Montmartre avec Eric. Pour moi, c’était 1994 et il commençait à être un peu too much, même si tout le monde disait à Act Up que les chercheurs auraient du faire un essai comparatif sur lui avec antirétroviraux + alcool versus antirétroviraux seuls car il avait toujours de bons résultats sanguins, ses CD4 étaient bons et même ils montaient en plus, on était tous verts, on se disait que peut-être il fallait être défoncé comme lui pour survivre même si on savait bien que scientifiquement ça ne tenait pas la route une minute. Il était increvable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les années 90 ont passé, il est parti d’Act Up avant moi, il est retourné vivre à Bordeaux à nouveau où il s’est mis en tête de terroriser la ville quartier par quartier. En fait, vous devez vous demander pourquoi je parle de lui, vous ne le connaissez pas mais en fait, justement si, vous vous trompez, vous l'avez déjà vu, il a terrorisé Paris, Bordeaux, l’Espagne et un grand pays comme l’Inde donc ça fait beaucoup de monde si on additionne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A la fin des années 90, on se voyait toujours dans les clubs et c’est là que j’ai commencé à lui gueuler dessus de temps en temps. Il m’adorait mais un peu trop et quand il était bourré en boite, il était juste insupportable comme tous les alcoolos, bien que lui n’était pas à vous cracher au visage comme certains (je n’en dirai pas plus ici). Moi j’étais juste sur le dance floor à essayer de trouver un mec et je voyais Hervé tituber vers moi pour m’offrir une bière. Je disais merci en maugréant dans ma tête car je savais ce qui allait arriver. J’étais là à danser avec un demi dans la main et ça aide pas et 3 minutes après, il revenait avec une autre bière alors que j’avais pas fini la première et il fallait que je lui crie dessus "Arrête avec les bières, c’est bon comme ça" sinon il remettait ça 3 minutes plus tard et des fois je me suis retrouvé comme ça avec 3 bières. Aucune notion de l’espace temps.&lt;br /&gt;Hervé était devenu un magnet de poisse en boite si aviez envie de rencontrer quelqu’un  et ça se répétait tellement, toujours de la même manière, avec une telle usure qu’à la fin quand j’arrivais dans un club, je checkais s’il était là. Au Queen, il pissait contre le bar principal. A Scream, dès qu’on le voyait arriver, on se mettait à danser à l’ombre. A chaque fois qu’on le voyait, c’était sur le même niveau alors qu’à jeun, c’était un homme calme, drôle, totalement cultivé, et quand il se mettait à parler en espagnol, il était si irrésistible que c’était du rire non stop. Il me téléphonait toujours pour me dire qu’il allait passer un week-end à Paris pour voir des spectacles de danse et je baillais.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ensuite je suis parti vivre à la campagne et la plus belle blague, c’est quand il est venu passer un week-end. C’était l’hiver, il pleuvait beaucoup, il a raté plusieurs fois son train et il a fini par arriver des heures après, dans la nuit, en taxi. Je savais déjà que les taxis de province sont beaucoup plus gentils que ceux de Paris mais celui-ci était tellement adorable qu’il a aidé Robin à sortir de la voiture alors qu’il avait gerbé dedans. Quand il est arrivé dans le salon, il a jeté un regard vers le feu dans la cheminée que j’avais allumé pour le réchauffer et il a dit ce truc génial, avec l’accent du sud-ouest, bourré : « Ah bé tu sais, moi j’aime pas la cheminée, hein ». Ca m’a fait tellement rire parce que tout le monde, &lt;span style="font-style:italic;"&gt;I repeat&lt;/span&gt;, tout le monde aime un feu dans la cheminée en hiver. Il a fallu deux heures pour qu’il commence à dessoûler et faire des phrases avec un sujet, un verbe et un complément.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avec le temps, il me téléphonait toujours pour donner des nouvelles mais je commençais à en avoir marre qu’il me dise qu’il avait arrêté de boire alors que j’entendais l’alcool du week-end précédent dans sa voix. Et moi ce genre de délire, j’accepte pas trop longtemps, même de la part des amis. En plus j’étais en plein combat sur la prévention et god knows ce que faisait Hervé quand il était bourré.  Il avait le don de me sortir des énormités comme « Je crois que je vais partir un mois en Iran » il y a 4 ans, quand toutes les milices et les terroristes basés en Irak sont passés par l’Iran pour rejoindre l’Afghanistan où ils sont toujours d’ailleurs. Et je lui disais « Ah oui, super, tu es séropo, tatoué et percé de partout, c’est la guerre là-bas et tu t’approches de plus en plus de l’endroit où on cultive le plus de drogue dans la région et tu veux que je te dise vas-y, bon voyage ? T’es folle ou quoi ? ».  Je sais très bien que l’Iran est merveilleux et pas si dangereux, mais pour un mec comme ça, c’est comme s’il se promenait avec un écriteau dans le dos avec écrit dessus « Trempez moi dans un baril de pétrole avec beaucoup de plumes SVP ».&lt;br /&gt;Il me disait « Tu crois ? » et là le téléphone me tombait des mains et je lui demandais « Mais tu regardes pas les news ? Tu ne peux pas choisir un pays où il n’y a pas un conflit mondial ? ça existe encore tu sais ». Je le suppliais de ne pas y aller car je savais que c’était un voyageur qui n’avait peur de rien et qui pouvait très bien partir sans rien dire à personne. Comme il ne travaillait plus à l’Education nationale depuis longtemps, il ne savait pas quoi faire et sa vie le menait de plus en plus vers la marge. Il était tricard de tous les bars et les clubs de Bordeaux sauf de l’Ours Polaire où, pour le calmer, ils mettaient un peu de bière dans un panaché pour lui faire croire qu’il buvait une pression. Mais ce mec a enrichi plein de bars  et de clubs et il a fini dehors.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Moi, à la fin, je ne répondais plus quand il appelait car Hervé était devenu la seule personne au monde qui m’épuisait au téléphone, au stade où je ne pouvais pas tenir la conversation. C’était comme pénétrer dans un brouillard de plus en plus épais où tout était lent, très lent, alors qu’il y a toujours plein de choses à faire quand il appelait comme rentrer le bois parce qu’il fait froid, faire à manger pour 4 personnes. Tout était devenu plus important qu’un coup de fil de Robin car on avait en plus l’impression que le mec était indestructible, physiquement. Il y a beaucoup de gens qui sont morts alors qu’ils se tenaient à carreau et qu’ils prenaient leurs médicaments et tout alors que lui a tellement abusé qu’il tenait toujours, il se remettait toujours debout après sa cuite donc on finissait par se dire qu’on serait tous morts de mort naturelle quand lui aurait son premier petit souffle au cœur de rien du tout.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bien sûr on s’est trompés et il est mort vendredi 18 septembre, par le cœur. C’est vraiment particulier de mourir par le cœur, ce sont vraiment les sentiments qui lâchent, une douleur unique dans le corps, une crampe affective profonde, comme un muscle qui se tord à mort. Je crois qu’Hervé ne supportait plus sa solitude car nous avons été nombreux à ne plus décrocher le téléphone. Mais c’est comme ça. Il était trop fou. Les blagues que je raconte ici, tous ses amis les connaissent par cœur. C’est sa mythologie, des histoires qu’on se raconte quand on parle de lui. C’est quelqu’un qui a fait des trucs importants contre le sida.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8122179745272484880-7832383116003220193?l=didierlestrade.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://didierlestrade.blogspot.com/feeds/7832383116003220193/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8122179745272484880&amp;postID=7832383116003220193' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8122179745272484880/posts/default/7832383116003220193'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8122179745272484880/posts/default/7832383116003220193'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://didierlestrade.blogspot.com/2010/09/for-friend.html' title='For a friend'/><author><name>Didier Lestrade</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01860463568146138859</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_uk0axVVTK34/Sjoznqn3bvI/AAAAAAAAAB4/Aq4TYRtEvSg/S220/1.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_uk0axVVTK34/TKBwXfE2vTI/AAAAAAAAALg/lLUdFaQsuJY/s72-c/DSC00743.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8122179745272484880.post-3547533947021663545</id><published>2010-09-20T17:02:00.011+02:00</published><updated>2010-09-21T10:36:52.878+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Gaza'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Facebook'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Minorités.org'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Delanoë'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Obama'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Gay'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='didierlestrade.fr'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Lady Gaga'/><title type='text'>Obama m'écrit</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_uk0axVVTK34/TJd8gmYXbGI/AAAAAAAAALY/ySvqHybi_Bo/s1600/DSC08592.JPG"&gt;&lt;img style="cursor:pointer; cursor:hand;width: 300px; height: 400px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_uk0axVVTK34/TJd8gmYXbGI/AAAAAAAAALY/ySvqHybi_Bo/s400/DSC08592.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5519016767866236002" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;J’adore recevoir des mails de la Maison Blanche. Régulièrement, un docu apparaît alors que mon index appuie automatiquement sur la touche delete de mon ordi. Une invitation FB pour un club avec un flyer immonde. Encore une étude absolument pas nécessaire sur le sida. Une newsletter gay qui me parle de, &lt;span style="font-style:italic;"&gt;wait for it&lt;/span&gt;, c’est très inattendu… Lady Gaga. Quelqu’un peut m’envoyer une information digne de ce nom, bordel de merde ? Je suis à mon centième mail éliminé depuis ce matin et soudain, Michelle Obama m’écrit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce n’est pas une histoire de prestige. Je ne suis pas particulièrement impressionné à l’idée de recevoir un message « personnel » de la Première Dame des Etats-Unis ou même un coucou de David Axelrod. En fait, tout le clan de la Maison Blanche semble se donner le relais pour nous envoyer ses petites nouvelles. Lundi matin, l’empereur, sa femme et le p’tit prince… « Alors, Michelle, tu écris à Didier le lundi et David (Axelrod), on t’a prévu une lucarne d’envoi pour vendredi ». Non, tout le monde y passe, dans un système d’alternance équitable qui privilégie soit le président, soit un secrétaire d'état qui a quelque chose à dire soit quelqu’un de totalement inconnu. &lt;br /&gt;Je me suis abonné à la Maison Blanche (ça fait une jolie phrase à écrire, je vous assure) il y a plus d’un an, je ne me rappelle plus comment. J’avais sûrement appuyé sur la touche « Submit » du formulaire « &lt;a href="http://www.whitehouse.gov/?utm_source=email76&amp;utm_medium=footer&amp;utm_campaign=economy"&gt;Get Email Updates&lt;/a&gt; » en haut à droite de la home page de la Maison Blanche, par défi, du genre « on va voir si vous êtes capables de m’étonner ». Et à chaque fois que je reçois un de ces mails, un petit sourire apparaît sur mes lèvres, même quand je suis de mauvaise humeur.&lt;br /&gt;Je vais vous dire : recevoir ces mails, c’est l’équivalent d’un bonbon à la menthe très frais au milieu de mails qui ont tous l’air d’avoir été lourdement amidonnés avant leur envoi. Car, merde, quelle maquette. C’est un vent de fraîcheur qui vous entoure, une brise transparente et caressante, et ce n’est pas pourtant quelque chose que l’on imagine facilement venir de la Maison Blanche. Quelqu’un, quelque part dans la West Wing, ou alors dans un sous-sol de bureau outsourcé ailleurs, a appuyé sur une touche qui a envoyé des millions de mails à travers le monde et le mien est parvenu dans mon petit village de Normandie. Cool, non ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et surtout, c’est là le point central, quel joli mail. Le &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Fichier:US-WhiteHouse-Logo.svg"&gt;logo&lt;/a&gt; de la Maison Blanche est calé au centre supérieur du docu, entouré d’un halo grisé d’une luminosité incroyable. Ce n’est pas du blanc, ce n’est pas du gris, c’est un gris-blanc-poudré qui semble accrocher la lumière de votre ordinateur. Cela rappelle l’émerveillement qui a accompagné les premiers jours de Photoshop. On imagine même des sous-couches de couleurs encodées dans le blanc, indiscernables par le commun des mortels, pour le rendre inconsciemment plus beau, plus riche, plus institutionnel, plus américain quoi ! C’est l’équivalent du parchemin moyenâgeux avec le ruban scellé par la bougie. &lt;span style="font-style:italic;"&gt;A message from the White House to youuuuu &lt;/span&gt;! C’est ce blanc qui signe l’envoi de la Maison Blanche et on imagine une équipe de 25 geeks en train de faire des sessions de brainstorming pour lui donner encore plus de relief, dans un style très WASP, très Calvin Klein. D’ailleurs, pour ajouter du prestige, quand vous recevez un mail d’Obama-himself, le logo de la Maison blanche a carrément disparu pour un  autre en-gris-sur-blanc-sur-beige. Du genre &lt;span style="font-style:italic;"&gt;less is more&lt;/span&gt;, là on ne rigole plus.&lt;br /&gt;Et le texte ! En bas, le titre du mail est inscrit en doré, oui en or ! On dépense sans compter ! Et dans le texte, chaque mot paraît plus clair, plus dynamique. C’est la Maison Blanche qui vous écrit, bordel. Et vous lisez le mail, même si le sujet ne vous intéresse pas, parce que vous vous dites qu’ils ont pris la peine de faire ça bien, eux. C’est pas comme si vous receviez un message de la Mairie de Paris pondu par un stagiaire du PS qui est arrivé là juste parce qu’il espère coucher avec quelqu’un pour avoir de l’avancement et qui vit dans un studio avec une mezzanine en bois clair (du pin, tiens) achetée dans une rue secondaire du sixième arrondissement.&lt;br /&gt;Ah, vous me voyez venir. La Mairie de Paris. Ben non, pour une fois, je parlerai plutôt de la Présidence de la République française. Vous avez remarqué le joli pupitre qu’ils ont choisi pour les conférences de presse de l’Élysée ? Avec un joli logo bleu en relief qui donne un côté Washington au 55, du Faubourg Saint-Honoré ? C’est bien, on s’en approche de la signalisation présidentielle. Mais le reste ! C’est comme si les gens qui « travaillent »  à &lt;a href="http://www.elysee.fr/president/accueil.1.html"&gt;l’habillage&lt;/a&gt; de l’Élysée s’étaient dit, d’un commun accord : « OK, on a réussi le pupitre de la salle des médias, on fera le reste et toute la déclinaison de la charte graphique quand la maquette du &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Canard Enchaîné&lt;/span&gt; sortira du 19ème siècle. Traduction : NEVER !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a vraiment un truc qui me tarabiscote dans le design Web o.2 machin. Comme Facebook est le &lt;a href="http://www.lemonde.fr/technologies/article/2010/07/23/facebook-troisieme-etat-de-la-planete_1391506_651865.html"&gt;"troisième Etat" de la planète&lt;/a&gt;, on est submergé d’invitations à des fêtes ou à des événements avec des images hideuses. C’est le revival des flyers pédés des années 90. Et que je te mets des mecs dénudés qui n’ont même pas le look de Now et qui semblent sortis d’une banque d’images qui vient de Budapest. Et que je t’envoie des invitations d’expo qui ressemblent à des cartons pour des débats de quartiers organisés par la mairie du onzième arrondissement (je crois que c’est PS là-bas, ahah) ou alors une icone de pouffiasse par une pouffiasse qui t’invite à jouer à Farmville. Connasse, je vis à la campagne, j’ai pas besoin de ton succédané de récolte champêtre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Moi je dis. Regardez un peu les mails de Michelle Obama. J’ai beau être furax à mort contre son mari et Hilary Clinton qui se foutent de notre gueule sur le sujet de Gaza et tout ce qui se trouve autour dans un rayon de 1000 kilomètres (au moins), mais ça fait du bien de respirer et de mettre de côté sa colère pour écouter à ce qu’elle a à dire. Tiens, aujourd’hui, c’est la maltraitance des bébés girafes. Intéressant.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8122179745272484880-3547533947021663545?l=didierlestrade.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://didierlestrade.blogspot.com/feeds/3547533947021663545/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8122179745272484880&amp;postID=3547533947021663545' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8122179745272484880/posts/default/3547533947021663545'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8122179745272484880/posts/default/3547533947021663545'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://didierlestrade.blogspot.com/2010/09/obama-mecrit.html' title='Obama m&apos;écrit'/><author><name>Didier Lestrade</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01860463568146138859</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_uk0axVVTK34/Sjoznqn3bvI/AAAAAAAAAB4/Aq4TYRtEvSg/S220/1.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_uk0axVVTK34/TJd8gmYXbGI/AAAAAAAAALY/ySvqHybi_Bo/s72-c/DSC08592.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8122179745272484880.post-5554260906828030633</id><published>2010-09-07T11:52:00.014+02:00</published><updated>2010-11-04T10:50:47.699+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Minorités.org'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Delanoë'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Paris'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Gay'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='PS'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Crise économique'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='didierlestrade.fr'/><title type='text'>Delanoë, le Boniface de Paris</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_uk0axVVTK34/TIYOydyG7WI/AAAAAAAAALQ/SVCWASVZzUc/s1600/DSC01225.JPG"&gt;&lt;img style="cursor:pointer; cursor:hand;width: 300px; height: 400px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_uk0axVVTK34/TIYOydyG7WI/AAAAAAAAALQ/SVCWASVZzUc/s400/DSC01225.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5514111053912796514" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;De passage à Paris, il y a quelques jours, je suis tombé sur le magazine de la ville de Paris, &lt;span style="font-style:italic;"&gt;A Paris&lt;/span&gt;. Arrêtez de vous moquer, je vais juste donner mon avis. Au début, j’ai feuilleté les pages d’une manière distraite. Je n’attendais pas grand chose d’un &lt;a href="http://www.paris.fr/portail/publications/portal.lut?page_id=6311"&gt;gratuit municipal&lt;/a&gt;. Et puis, très vite, j’ai fini par réaliser que même dans ces brochures municipales, le message du maire de Paris, c’était : « Surtout, rien de masculin, rien de dangereux ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On a beaucoup parlé du maire de Reykjavik en Islande qui est allé à la Gay Pride &lt;a href="http://www.liberation.fr/monde/0101650816-le-maire-de-reykjavik-debarque-a-la-gay-pride-en-femme"&gt;en travelo&lt;/a&gt;. Normal, c’est un acteur. On a beaucoup moins parlé du même élu, qui a surpris &lt;a href="http://www.nytimes.com/2010/06/26/world/europe/26iceland.html"&gt;tout le monde&lt;/a&gt; en prévenant qu’il ne travaillerait qu’avec des partenaires (dans son camp ou contre lui) qui auraient vu l’intégrale des 5 saisons de « &lt;a href="http://en.wikipedia.org/wiki/The_Wire"&gt;The Wire&lt;/a&gt; ». Quand j’ai lu ça dans l’&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Herald Tribune&lt;/span&gt;, mon cœur a fait un bond, c’est comme si un EUREKA ! avait traversé ma journée. Enfin un homme politique qui annonce que son travail serait directement influencé par la série la plus politique de tous les temps, celle qui va au fond des problèmes urbains les plus insolubles, une série qui présente le monde à travers les quartiers pauvres de Baltimore. C’est comme si les spin doctors de Sarkozy décidaient, pour le remaniement ministériel prochain, de s’entourer uniquement de collaborateurs qui se comporteraient à longueur de journée comme les personnages de « &lt;a href="http://en.wikipedia.org/wiki/The_West_Wing"&gt;The West Wing&lt;/a&gt; ». On peut toujours rêver…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je sais très bien que je demande la lune. Espérer de Delanoë la moindre influence trouvée chez « The Wire », c’est un peu comme si vous attendiez de Fogiel une interview approfondie et sensible de &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Tony_Kushner"&gt;Tony Kushner&lt;/a&gt;. Mffff, wtf. Mais penchons nous, si vous le voulez bien, sur le contenu de &lt;span style="font-style:italic;"&gt;A Paris&lt;/span&gt;. Tiré à 1.150.000 exemplaires (c’est pas rien), c’est l’exemple typique du magazine qui n’a aucune saveur. L’édition Automne 2010 débute en fanfare avec un édito du maire qui, dès la 9ème ligne, nous rabat les oreilles avec la politique de la ville pour les crèches et les haltes garderies. Je crois qu’il écrit ces textes pendant son coma. Intitulé « Les enfants dans la ville » (on nous a épargné « Les enfants dans&lt;span style="font-style:italic;"&gt; la cité&lt;/span&gt; »), cet édito est tellement téléguidé qu’on a envie de se plaindre directement à la hotline de maltraitance. Peut-on aborder un autre thème pro-bobo, SVP ? C’est l’ensemble des articles de ce canard municipal qui semble dédié « aux enfants de Paris, à leurs parents, à leurs enseignants », comme si ce maire ne parvenait pas à se libérer de l’obligation de s’affranchir de son homosexualité tout en dorlotant son électorat socialiste.&lt;br /&gt;Delanoë, l’homme, semble mal à l’aise avec les hommes. Il y a bien un micro-article en page 22 sur Jean-Michel Basquiat, mais on ne sait rien de ce qui se cache derrière la phrase : « Né en 1960 à Brooklyn (Etats-Unis), Jean-Michel Basquiat disparaît en 1988 ». De quoi ? Est-ce que ça arracherait la gueule du directeur de la rédaction, Patrice Tourne, de publier le mot « overdose »  ou « léger petit problème de drogue »?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Des années après son élection, je me demande si les gays et les lesbiennes qui ont contribué à élire ce maire avaient comme espoir de le voir devenir le champion de la natalité. Delanoë est un de ces homosexuels breeders, très concerné par les possibilités d’élevage de ses concitoyens. C’est un peu comme quand vous regardez les pages Facebook de ses collaborateurs comme Bruno Juillard, toujours très attentif à poster des statuts virils et consensuels comme « Je suis allé au Stade de France pour encourager les Bleus ». Ouais, bien sûr. Il y a une envie très précise de ce maire de se dissocier de tout ce qui est gay, mais surtout, c’est ça qui est nouveau, de tout ce qui est masculin. C’est comme si ce maire s’appuyait sans cesse sur son électorat féminin, comme si la fidélité électorale était du côté des femmes, un peu comme tous ces écrivains gays célèbres, d’Yves Navarre à Guibert, qui ont gagné des prix littéraires en témoignant de leur amour des femmes. C’est le syndrome haute couture : vous êtes une folle à lier, mais du moment que vous dites devant les caméras, quatre fois par an pour les défilés, que vous êtes « amoureux du corps de la femme et que vous voulez les rendre plus belles encore », vous avez votre laisser passer pour les bordels où personne ne vous emmerdera si vous vous relaxez dans des baignoires remplies de pisse. Je dis pas que Delanoë fait ça, mais d’autres le font.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour rester en place et traverser ses périodes de déprime, Delanoë doit se montrer asexuel, un homme attiré par les hommes qui ne parle jamais des hommes ou de sa sexualité, qui est pourtant si fondamentale dans son identité (enfin, j’espère) et qui se comporte comme n’importe quel homme politique de droite : la porte de la vie privée est fermée, c’est un coffre fort. Pire, non seulement cette porte est fermée avec une combinaison digne de « &lt;a href="http://www.imdb.com/title/tt1375666/"&gt;Inception&lt;/a&gt; », mais le hall de l’amour des femmes est grand ouvert. &lt;span style="font-style:italic;"&gt;A Paris&lt;/span&gt; est la publication la plus hygiéniste que l’on peut imaginer. Si vous vous y connaissez en iconographie, c’est fascinant de voir comment les hommes et les femmes sont représentés. A force de montrer une image socialiste, apaisée de la société, c’est comme si les habitants de cette capitale française n’existaient pas, c’est le rêve citadin de Delanoë dans toute sa flemmardise. Plus de débats, plus de problèmes, plus de RER B encore bloqué aujourd’hui même, c’est le village « Tout va bien ». On dirait que le maire et son entourage ne voient pas à quel point les parisiens se transforment vite. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Par exemple, je viens à Paris une fois par mois seulement, mais je suis ébahi de voir à quel point le look des parisiens, jeunes ou vieux, évolue vite. Toutes les modes du monde s’imprègnent dans cette ville, avec les noirs qui adoptent de plus en plus des coupes de cheveux qui font des chignons crêpés, des fringues de streetwear que l’on ne voyait qu’aux USA il y a encore deux ans. Et ce que veut nous montrer Delanoë dans sa brochure de paroisse tirée à plus d’un million d’exemplaires, ce sont des images génériques d’enfants, d’hommes et de femmes qui semblent sortir des dépliants de l’industrie pharmaceutique. Mais qui sont ces gens qui décrivent l’activité sociale et culturelle de cette ville uniquement à travers le prisme de la gentillesse conne, de l’Opéra middle-of-the-road, la Techno Parade agueubeubeu, la « fête des vendanges qui fait la part belle à l’humour » et de tout un bêtisier de formules toutes faites qui sont sensées donner une image positive d’une ville remplie de SDF ? Ce maire vit dans une dimension de proximité à la France 3, comme un Samuel Etienne franchement de gauche, mais qui nous parle avec ses grands yeux en surjouant sa capacité à dire des banalités feel good pour les plus de 65 ans. On est dans un monde de cuicui les petits oiseaux rempli d’annonces d’agenda connes comme « Montmartre fait la fête » (on dirait la dernière image de Groland) avec une pleine page du groupe le plus idiot du monde, Le duo de la chanson du dimanche. C’est ça la ville de Paris, qui rayonne sur le monde de la culture ? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Six mois après les élections régionales qui ont vu un raz-de-marée de la gauche et des Verts dans la région, vous avez l’impression que quelque chose est sur le point de changer, vous ? Moi je vis en Normandie et de chez moi, la seule chose que j’entends, ce sont des potins comme Clémentine Autain qui dit à qui veut l’entendre qu’Emmanuelle Cosse ne lui a pas donné le moindre coup de téléphone depuis qu’elle a été élue chez les Verts. On s’est bien fait avoir, non ?&lt;br /&gt;Delanoë a vraiment un problème. A force de prendre ses distances avec tout ce qui le définit, il devient un homme hybride, immatériel, sans passion réelle, sans élan, un homme transparent, comme les "magazines" qu’il publie à 1 million d’exemplaires. C’est un homme qui n’a pas de sexe, qui n’a plus la moindre aspérité et je m’émerveille que l’on puisse encore dire que c’est un « grand communiquant ». Si c’est ça la communication politique, donnez moi tout de suite une brochure dépliante de Pasteur Mérieux. Quand je pense à la beauté des gens de la rue, qui m’émerveille à chaque fois que j’arrive à Paris, dès les premiers pas sur les quais de la gare Montparnasse, et que je vois un magazine aussi aliénant que ce &lt;span style="font-style:italic;"&gt;A Paris&lt;/span&gt;, je me dis que le peuple de gauche ne devrait pas uniquement manifester contre Sarko comme ce samedi 4 septembre, mais s’insurger aussi contre cette aseptisation que leur impose l’administration d’un maire homosexuel, le plus terne de la planète, car c’est une insulte à ce que nous sommes, ce que nous espérons devenir. C’est un visage Boniface qui croit qu’on ne voit pas son jeu quand il traverse toutes les crises économiques et les universités d’été du PS sans sourciller, sans motiver quoi que ce soit. C’est bien gentil de crier contre un président qui fait honte à la France. Il faudrait aussi crier contre ce maire qui fait honte à la culture de notre capitale. Cet homme est un homme générique. No testostérone here.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8122179745272484880-5554260906828030633?l=didierlestrade.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://didierlestrade.blogspot.com/feeds/5554260906828030633/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8122179745272484880&amp;postID=5554260906828030633' title='21 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8122179745272484880/posts/default/5554260906828030633'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8122179745272484880/posts/default/5554260906828030633'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://didierlestrade.blogspot.com/2010/09/delanoe-le-boniface-de-paris.html' title='Delanoë, le Boniface de Paris'/><author><name>Didier Lestrade</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01860463568146138859</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_uk0axVVTK34/Sjoznqn3bvI/AAAAAAAAAB4/Aq4TYRtEvSg/S220/1.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_uk0axVVTK34/TIYOydyG7WI/AAAAAAAAALQ/SVCWASVZzUc/s72-c/DSC01225.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>21</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8122179745272484880.post-8631303545082015326</id><published>2010-08-22T14:33:00.033+02:00</published><updated>2010-10-27T17:16:53.623+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Bareback'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Minorités.org'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Gay'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Laurent Chambon'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='INPES'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Prévention'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='didierlestrade.fr'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='séronégatifs'/><title type='text'>Sur la "pénalisation" du sida</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_uk0axVVTK34/THEl5RBhYQI/AAAAAAAAALA/GePS_Nx3cJM/s1600/DSC01531.JPG"&gt;&lt;img style="cursor:pointer; cursor:hand;width: 300px; height: 400px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_uk0axVVTK34/THEl5RBhYQI/AAAAAAAAALA/GePS_Nx3cJM/s400/DSC01531.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5508225485003383042" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il s’est passé quelque chose cette semaine sur le sida. On a pris connaissance des &lt;a href="http://www.invs.sante.fr/presse/2010/communiques/cp_infection_gonocoque_190810/"&gt;derniers chiffres&lt;/a&gt; de l’InVS sur les nouveaux cas d'infections à gonocoques (chaude pisse) qui ont augmenté de 52% en un an seulement, de 2008 à 2009. Non seulement ces chiffres sont impressionnants et récents, mais ils donnent une idée presque en temps réel de ce qui se passe en 2010. On peut déjà supposer que la banalisation du Treatment as Prevention va contribuer à l'augmentation des IST que l'on constate depuis dix ans. Le &lt;a href="http://www.minorites.org/index.php/2-la-revue/833-aux-armes-les-folles.html"&gt;TasP&lt;/a&gt;, qui propose de réduire la transmission du VIH par des campagnes intensives et ciblées de dépistage et la mise sous traitement des séropositifs pour faire baisser leur charge virale et les rendre moins contaminants, fait que les gays mettent moins souvent la capote et ils ont moins peur du sperme lors des fellations. La « couverture » espérée du TasP entrainera forcément une augmentation des IST puisque le TasP concerne la prévention du VIH (théoriquement) mais pas les IST.&lt;br /&gt;Comme d’habitude, sur les webzines gays, ces chiffres qui pourtant concernent aussi les gays sont annoncés sans faire de &lt;a href="http://v2.e-llico.com/article.htm?rubrique=actu&amp;articleID=22459"&gt;commentaire&lt;/a&gt;, et certains sites n’en parlent pas du tout. Et Dieu sait que lorsque l’on apprend qu’un acteur hétéro est en couverture d’un magazine gay à l’autre bout du monde, l’info circule.&lt;br /&gt;Donc on ne parle pas beaucoup des IST chez les gays et on ne parle pas beaucoup non plus beaucoup de la &lt;a href="http://www.rfi.fr/europe/20100816-ange-dechu-devant-juges"&gt;récente affaire&lt;/a&gt; de juridicialisation de la transmission du VIH alors que tout le monde en a parlé, il y a une dépêche AFP, Doug Ireland a relayé &lt;a href="http://www.guardian.co.uk/commentisfree/libertycentral/2010/aug/17/nadja-benaissa-trial-distracting-sideshow"&gt;l'article&lt;/a&gt; d'Edwn J Bernard dans le &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Guardian&lt;/span&gt;, etc. Déjà, il me semble que certaines rédactions ont envie de faire une impasse d’info sur ces cas de contamination volontaire (ou pas). C’est un sujet sur lequel on s’est écharpé et il y a peut-être l’idée selon laquelle si on n’en parle pas, le phénomène prendra moins d’importance. Le problème, c’est qu’il y a deux forces importantes en jeu.&lt;br /&gt;Primo, certains de ces procès ont un retentissement international, comme &lt;a href="http://www.minorites.org/index.php/2-la-revue/276-contamination-volontaire-du-vih-un-proces-hors-norme.html"&gt;l’affaire&lt;/a&gt; des 3 séropos hollandais qui avaient drogué et infecté 12 partenaires de partouze en leur inoculant du sang contaminé (un des accusés était infirmier, pratique). L’autre exemple est le cas récent de Nadja Benaissa, une chanteuse allemande qui s’est exprimée la semaine dernière lors du procès pour s’excuser. Elle avait contaminé un de ses ses partenaires en ne lui disant pas qu’elle était séropositive, chose qu’elle considère aujourd’hui comme stupide. Donc c’est une affaire qui prend une nouvelle tournure. L’accusée n’est pas, comme c’est souvent le cas, une personne lambda, des classes modestes. C’est une artiste célèbre.&lt;br /&gt;Donc, la force médiatique de ce procès est émotive et éthique. Secundo, il ne faut pas sous-estimer la force des avis exprimés par les internautes qui lisent (ou pas) les news liées à ces procès. On l’a vu avec d’autres affaires dans d’autres médias et pas les pires comme &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Libération&lt;/span&gt;, quand les gays s’expriment sur ces procès, ce n’est pas toujours l’argumentaire pré-enregistré, que l’on retrouve dans l'article du &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Guardian&lt;/span&gt;. Non, ils ne croient pas que ces affaires font le jeu de l’augmentation des cas de sida sous l’idée communément acquise (par qui ? où ça ? des études ?) que les gens ne se dépistent pas par peur de ces procès. D’abord, ces procès sont rares: plusieurs centaines de cas dans le monde, sur des millions de personnes infectées. Ensuite, le dépistage a de gros retards dans notre pays, surtout chez les gays, largement du fait des lenteurs d’adaptation des associations de lutte contre le sida et du gouvernement sur le dépistage rapide. Ce n’est donc pas ces procès qui effraient les gays au point de refuser de se faire dépister. Ils ne se sont pas dépister car, pour l’instant, ni les associations ni le gouvernement ont décidé de lancer une grande opération d’incitation au dépistage rapide pour vraiment accompagner le concept du TasP. Mettre  tous les séropos sous traitement sans aller chercher les 40% de gays qui sont séropos sans le savoir, c’est bancal, ça ne marchera pas. C’est comme si vous éteigniez un feu qui continue de brûler sans entrave un kilomètre plus loin. Les 40% qui ne se savent pas séropos vont continuer à faire circuler le virus alors que les pratiques de prévention vont se relâcher encore plus qu’aujourd’hui (c’est un euphémisme).&lt;br /&gt;Quand les gays s’expriment sur ce sujet, on est loin du discours rabâché lors des conférences internationales. Et il vaut mieux que le modérateur du site soit là pour mettre de l’ordre. Une bonne partie des lecteurs est ulcérée parce qu’ils le prennent personnellement. A force de nourrir ces sites Internet gay de faits divers, ils ne comprennent pas que l’on passe sous silence des histoires parfois choquantes. Ils voient bien que le risque du VIH et des IST se rapproche d’eux, même quand ils sont safe. Rappelez-vous, 52% d’augmentation de chaude pisses en 1 an, cela fait beaucoup de personnes qui se sont emmerdées à traiter une bléno, des condylomes ou une syphilis. Et je ne parle pas de l’explosion des hépatites C chez les gays.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Donc les homosexuels ont un rapport passionnel et moral face à ces procès. Parce que le sexe n’est pas que du cul, il y a tout ce qui l’entoure, le comportement des partenaires, la politesse, la correction, la morale, appelez ça comme vous voulez, mais quand on baise, on n’a pas envie de rencontrer quelqu’un qui va nous faire du mal tout en le sachant. Voilà les mots qu’il faut dire sur ces histoires. Qu’il y ait des procès ou pas (et c’est ma position catégorique depuis toujours), ce n’est pas à moi d’en décider, mais je refuse publiquement que ce soit un sujet tabou dans le sens où les gens se font des procès pour trois fois rien aujourd’hui et je comprends mal que les leaders associatifs s’adressent à l’ensemble du système judiciaire pour demander de ne pas instruire ces affaires parce qu’il faut étouffer dans l’œuf l’idée même de faire un procès si on a été affecté d’une manière particulièrement abjecte. Si on avait l’affaire des 3 gays hollandais séropos, on réagirait comment ? On dirait qu’il ne faut pas faire de procès ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La troisième force en jeu dans ces procès, c’est le lobby international contre la jurdicialisation de la contamination du VIH. Depuis le &lt;a href="http://www.jiasociety.org/content/11/1/7"&gt;célèbre appel&lt;/a&gt; du juge &lt;a href="http://didierlestrade.fr/archives/articles/article/afrique-du-sud-avec-laurent"&gt;Edwin Cameron&lt;/a&gt; en Afrique du Sud, que Laurent Chambon et moi avons rencontré en 2007 pour &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Têtu&lt;/span&gt;, il y a cette idée que ces procès ont un impact encore plus grave dans les pays en voie de développement. C’est ce que nous rappelle l'article du &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Guardian&lt;/span&gt;. Et c’est vrai, c’est un fait. Il y a donc une forte pression pour faire étouffer ces procès dans les pays occidentaux (riches) parce que cela affecte les pays en voie de développement. Encore une fois, on nous demande d’ajuster notre éthique occidentale par rapport à ce qui se passe au sud. OK. Mon point de vue, de gay à gay, c’est que l’appel de Cameron est tout à fait justifié. Nous ne vivons pas, en Europe et en Amérique, comme si on était à Soweto. Nous sommes dans des pays obsédés par la protection, tout le monde le sait, et c’est un droit légitime de faire appel à la justice quand on considère que l’on a subi un préjudice qui ne peut être apaisé par l’oubli. Nous sommes dans des cas moraux qui sont très proches du viol. Bref, des sentiments très profonds qui demandent, parfois, une décision de justice par respect de ce que l’on est, pas forcément pour punir la personne accusée. Il faut arrêter de considérer le sida comme une maladie qui a ses propres lois. Surtout quand on vit dans un pays riche, où les tests de dépistage sont partout, les capotes et le gel aussi, ainsi que les traitements d'urgence et les multithérapies que les pays pauvres n’ont pas encore. Sur ce sujet, l’éthique ne peut pas être la même partout car cela fait dix ans que nous avons les multithérapies dans nos pays (pas dans le sud) et nous savons tous que cela change l’essence même de ce qu’est le sida.&lt;br /&gt;Je répète : je n’ai jamais dit qu’il fallait emprisonner les personnes qui contaminent. On ne peut trouver nulle part une expression de ma part qui va en ce sens. Je ne suis pas une folle sécuritaire, je n'ai même pas particulièrement confiance en la justice de mon pays. Et je ne crois pas que ces lois qui ont été instaurées à travers le monde ont un rapport direct avec l’espoir de  réduire l’épidémie. Donc tout l’argumentaire actuellement présenté au plus au niveau des conférences internationales et si bien résumé par Edwin Cameron passe à côté de l’élément central : si la grande majorité des procès à travers le monde ne concerne pas des transmissions volontaires, que fait-on lorsqu’elles le sont vraiment, avec volonté de nuire ? On passe à autre chose ? On oublie ? &lt;br /&gt;Ce que je dis depuis toujours, c’est qu’il y a des jugements de justice qui n’entraînent pas forcément l’incarcération. Il peut y avoir des décisions symboliques. On ne peut pas, non plus, s’en tenir au cliché du « On ne peut pas mettre un flic derrière chaque homosexuel ». C’est une réponse  profondément idiote, car c’est ne pas comprendre l’évolution de cette épidémie dans les pays riches, nourrie par la remontée des cas de contamination chez les gays qui disposent de tout pour se protéger, ce qui n’a rien à voir avec ce qui se passe dans les pays en voie de développement. Chaque avancée thérapeutique comme le TasP nous éloigne un peu plus du standard de soins des pays pauvres. Le TasP est une stratégie thérapeutique de prévention pour les pays riches et on est loin de l’introduire en Afrique où l’on est même pas en mesure de donner des antirétroviraux à ceux qui sont malades. Nous sortons d’un dogme de 30 ans où la capote était centrale et on entre dans une nouvelle ère où on dit aux gays : « Vous pouvez oublier la capote si vous faites ceci ou cela ». Ce n’est vraiment pas le message de prévention qui est offert en Afrique du Sud, je vous le garantis.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Que ferions-nous si nous étions un des 12 homosexuels endormis endormis sous GHB et médicalement contaminés par trois séropos qui ont déclaré : "plus il y a de séropos chez les gays, mieux c'est"? Que ferions-nous ? Que ferions-nous si nous étions dans un couple de gays de 60 ans, qui se sont jurés de rester safe en dehors du couple pour ne pas avoir à utiliser la capote entre eux et puis un jour, un des deux devient séropo, et infecte son partenaire de 40 ans parce qu'il a peur de lui dire qu'il a rompu le pacte ? Après avoir lutté ensemble pendant 30 ans pour ne pas s’infecter l’autre ? Que ce passe-t-il s’il y a un patrimoine commun ? Que feriez-vous si votre partenaire est séropo et qu’il le sait et il ne vous le dit pas alors que vous avez, à de nombreuses reprises, des rapports contaminants? Laissez-moi vous rappeler que l’idée du TasP, précisément, c’est aussi de dire à son partenaire : « Tu sais, on ne va pas mettre de capote même si je suis séropo car je prends une multithérapie et ma charge virage est indétectable depuis 5 ans donc y’a pas de problème ». A un moment du TasP, il faut dire qu’on est séropo, non ? Ou alors vous voulez qu’on arrête carrément de mentionner le sida dans des négociations sexuelles à un moment où les chaude pisses augmentent de 52% en une année ? Comme si ces gonorrhées n’étaient pas un risque aggravant de choper le VIH ?&lt;br /&gt;Mama mia.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8122179745272484880-8631303545082015326?l=didierlestrade.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://didierlestrade.blogspot.com/feeds/8631303545082015326/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8122179745272484880&amp;postID=8631303545082015326' title='13 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8122179745272484880/posts/default/8631303545082015326'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8122179745272484880/posts/default/8631303545082015326'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://didierlestrade.blogspot.com/2010/08/sur-la-penalisation-du-sida.html' title='Sur la &quot;pénalisation&quot; du sida'/><author><name>Didier Lestrade</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01860463568146138859</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_uk0axVVTK34/Sjoznqn3bvI/AAAAAAAAAB4/Aq4TYRtEvSg/S220/1.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_uk0axVVTK34/THEl5RBhYQI/AAAAAAAAALA/GePS_Nx3cJM/s72-c/DSC01531.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>13</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8122179745272484880.post-1184496795614988771</id><published>2010-08-12T14:56:00.017+02:00</published><updated>2010-08-16T17:47:48.771+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Facebook'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Minorités.org'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Paris'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Act Up'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Gay'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Jardin'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='didierlestrade.fr'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Lady Gaga'/><title type='text'>Les Tuileries, selon Luc et Yves</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_uk0axVVTK34/TGQ0Q-sn-9I/AAAAAAAAAK4/KsLnV0f5HNM/s1600/DSC03904.JPG"&gt;&lt;img style="cursor:pointer; cursor:hand;width: 300px; height: 400px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_uk0axVVTK34/TGQ0Q-sn-9I/AAAAAAAAAK4/KsLnV0f5HNM/s400/DSC03904.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5504582110866308050" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Je n’ai pas beaucoup écrit sur ce blog car j’ai eu pas mal de problèmes d’accès à Internet depuis un mois – je ne vais pas entrer ici dans les détails, c’est totalement banal, mais quand j’ai reçu ma nouvelle Freebox, j’en ai profité pour mettre sur mon site beaucoup de vieilles photos des années 80 et des articles pus récents, ce qui a provoqué un pic de visites jamais vu depuis le lancement de ce site. Bref, le gag, c’est qu’à nouveau Internet déconne et je me dis qu’il doit y avoir quelqu’un là haut (je prends ça avec humour) qui veut que j’arrête de télécharger des photos datant de 25 ans, des images qui suscitent des réactions à la fois amusées et émues, mais aussi gênées, comme si nous avions du mal à nous voir plus jeunes, plus beaux, plus insouciants. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un article du &lt;span style="font-style:italic;"&gt;NYT&lt;/span&gt; parlait, le 21 juillet dernier, de ce besoin d’oublier, qui est aussi remis en cause par Internet, dans "&lt;a href="http://www.nytimes.com/2010/07/25/magazine/25privacy-t2.html"&gt;The Web means the end of forgetting&lt;/a&gt;".  Avec toutes ces images que les gens mettent sur FB ou ailleurs, notre passé resurgît parfois sans l’avoir demandé. Internet nous incite à partager des aspects de notre vie privée antérieure qui séduit et dérange à la fois. Dans toutes les sociétés, l’oubli sert à avancer car oublier ses erreurs, c’est aussi amoindrir les mauvais souvenirs qui nous hantent. Personnellement, je considère que ma vie privée n’est pas très privée et je n’ai plus beaucoup de gêne par rapport à ces vieilles images. Pendant longtemps, je n’ai pas aimé les photos de moi, surtout quand j’étais mal habillé ou maigre. Tout le monde sait ça dans ma famille. Mais le temps et l’âge font que tout ça prend une tournure plus calme, plus assagie et je finis par apprécier des photos que je n’aimais pas lorsque je les ai prises. Par exemple, j’ai eu longtemps du mal à regarder les photos des boyfriends décédés, ou ceux qui m’avaient plaqué. Not anymore.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mon ami Yves Averous, qui vit à San Francisco depuis presque vingt ans, est en France en ce moment pour voir sa famille et ses amis. Il est passé à Paris, il s’est promené et je ne peux résister à l’envie de reproduire ici son message sur FB. Car il dit beaucoup de choses.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bonjour Didier,&lt;br /&gt;Hier, à mon arrivée à Paris, je montrais ton blog plein de nostalgie des années 80 à l'ami hôtelier qui m'héberge, et plus tard, dans la soirée, j'ai remonté les berges de la Seine jusqu'aux hauts-lieux de drague gay de l'époque de tes photos, ou encore de celle du retour de la fête foraine lorsque j'y ai retrouvé l'"infamous" Gaël, pour le perdre plus tard pour cause de séropositivité.&lt;br /&gt;Plus un seul gay aux alentours, comme à Malibu, où mon ami Laurent la semaine dernière s'y désolait de la disparition de la scène des plages (référencée dans "&lt;a href="http://www.asphalt-stars.com/chris-and-don/home.html"&gt;Don and Chris&lt;/a&gt;" et "A Single Man"). Nos confrères sont maintenant devant leurs écrans, ou je ne sais où.&lt;br /&gt;Mais devant la beauté de la ville hier soir, je ne pouvais m'empêcher de me sentir "empowered" et si chanceux de pouvoir revenir sur ces lieux, un quart de siècle plus tard, et goûter aux délices d'une ballade dans le Jardin, qui après tout, constituait aussi une bonne partie du plaisir. C'est alors que j'ai eu une grosse remontée de chagrin en pensant à ceux de nos anciennes relations et amis qui n'ont pas cette chance et auraient dû l'avoir, comme Luc Coulavin. J'avais envie de partager cette petite pensée avec toi.&lt;br /&gt;Je t'embrasse bien fort de Paris,&lt;br /&gt;Yves&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Yves parlait ici de Luc Coulavin, parmi les &lt;a href="http://didierlestrade.fr/archives/photos/article/a-gai-pied-hebdo"&gt;photos&lt;/a&gt; prises au &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Gai Pied&lt;/span&gt; en 1985, où on le voit, mystérieux et doux à la fois, presque 25 ans après sa mort. Voir cette image, où il est en bonne santé, me rend heureux, et provoque en moi ces questions, qui sont toujours les mêmes face à quelqu’un qui a disparu. Je me demande quelle serait la guidance de Luc aujourd’hui ? Que ferait Luc Coulavin en 2010 ? Que dirait-il sur la politique, les gays, le monde ? Luc a toujours été un conseiller important pour moi. Il fut la seule personne de mon âge, dans les années 80, qui me donnait des conseils spirituels, mais aussi politiques. C’est lui qui m’a versé dans ce qui était holistique, sans en faire tout un tralala mystique. Il prenait ses propres conseils avec beaucoup d’humour, il ne vous obligeait à rien, mais il avait un certain regard quand je faisais l’idiot ou le con, quand je faisais le mauvais choix dans la vie, quand je disais une énormité. C’était ma conscience, comme Jean-Marc Arnaudé est devenu plus tard ma conscience, même si cette crétine est injoignable (une sorte de conscience qui refuse de vous voir, super). Il y a des amis à qui on décerne le droit d’avoir un jugement catégorique sur ce que l’on fait, comme s’il y avait des limites à ne pas dépasser. Par exemple, Arnaudé fut le premier à me dire que je n’aurais pas du choisir le nom « Paradise Garage » pour la compilation de ce nom. En 1991, quand Luc est devenu plus faible à cause du sida, il a pris du recul à Act Up (c’est un des trois co-fondateurs) car il était critique sur l’ambiance à l’intérieur du groupe qui grandissait sans cesse, trop vite selon lui. Il y avait des disputes internes qui lui faisaient mal. J’ai compris ce qu’il disait, je lui en ai voulu intérieurement car j’avais besoin de lui, je ne voulais pas qu’il s’écarte, je savais qu’il avait raison, mais je savais aussi qu’Act Up devait aller de l’avant, on ne pouvait pas ralentir cette machine, elle était trop remplie d’énergie, même si cela provoquait des heurts internes.&lt;br /&gt;Je m’écarte. Ce que dit Yves dans son message, c’est que nous avons dépassé la douleur de la mort des amis et des amants. On s’est endurci en vieillissant, mais les photos nous rappellent des personnes qui ne provoquent pas en nous de la nostalgie, comme le dit Yves – même si je sais qu’il ne pense même pas que c’est de la nostalgie, Yves utilise ce mot pour faire plus rapide, il sait bien que ce n’est pas ça.&lt;br /&gt;Ces images des années 80 ne sont pas faites pour provoquer de la nostalgie. Pour l’instant, je n’ai pas voulu clarifier mon idée dans le fait de les partager avec qui veut les voir. Ces images ne sont pas faites pour glorifier une époque ou la mettre particulièrement en valeur. Il y a des jeunes de 20 ans qui me disent qu’ils adorent ces images parce que c’est un aspect de la vie homosexuelle qu’ils n’ont jamais connu, puisqu’ils n’étaient pas nés. Ils me demandent si c’était mieux avant et je ne sais pas quoi leur répondre. Ce que je sais, c’est que ces images, même intimes, avec mes boyfriends, ça ne m’appartient plus. J’ai fait ces photos, elles portent ma signature, mais ce sont des vraies personnes sur ces photos et je considère que je dois révéler un moment de leur vie qu’ils ont peut-être oublié, quand ils étaient jeunes, beaux, insouciants.&lt;br /&gt;Je n’ai pas pensé expliquer de que je voulais faire avec ces photos car je voulais les montrer comme si c’était un album de famille. Ce n’est pas un album nostalgique, c’est un aspect de ce qui se passait alors, comme ces promenades aux Tuileries et ces endroits de drague dont parle Yves, sur les bords de Seine, qui ont pratiquement disparu. C’est un moment du passé, au milieu de beaucoup d’autres moments du passé. Aujourd’hui, il n’y a plus d’endroit ouvert à Paris où les gays peuvent aller se promener, pas forcément pour draguer d’ailleurs, mais pour prendre l’air, pour discuter, pour rêver, s’appuyer sur un de ces arbres qui poussent à &lt;a href="http://didierlestrade.fr/archives/photos/article/aux-tuileries-1984"&gt;Tata Beach&lt;/a&gt;, au bord du jardin des Tuileries. Partout où on va aujourd’hui, il y a un établissement commercial. A Londres, il y a plein de jardins, à Berlin ce sont des parcs entiers, à Montpelier il y a le Pêyrou, des endroits où, forcément, dès qu’on y arrive, on s’ouvre l’esprit, parce que c’est beau, c’est ouvert, il y a une perspective. Ce n’est pas comme draguer entre les ifs sombres du Carrousel du Louvre, avec ces passages usés par les va et vient des gays, avec quelques rats qui passent de temps en temps. Ce n’est pas la Porte Dorée non plus, qui ne sert que pour la drague.&lt;br /&gt;Je parle d’un endroit où on pouvait lire, ou draguer, ou venir avec ses amis. La vie des gays aujourd’hui, c’est beaucoup de consommation alors qu’avant, il n’y avait pratiquement rien à consommer car le business gay n’était pas vraiment né. A la limite, nous nous comportions comme les Arabes de la Méditerranée, nous trompions notre ennui par beaucoup d’affection, le dos contre des murs ou des arbres.&lt;br /&gt;Ces photos, c’est un moyen de se rappeler, pas dans le sens de la mémoire et des archives, mais dans un laisser-aller avec le passé. C’est une sorte de rêverie qui fait peur à certains, je le sais. Mais c’est un moyen de nous accepter tels que nous étions. Plus maigres, plus pauvres, plus jeunes. C’est aussi un message à ceux de ma génération. Après tout, c’est nous qui avons délaissé les endroits comme Tata Beach ou les Tuileries. Nous avons cessé d’y aller. Nous sommes allés ailleurs, pensant que les Tuileries seraient toujours là, comme elles l’ont été depuis des siècles, puisque ça drague dans ce coin depuis toujours. On pensait que les Tuileries étaient un acquis qui ne disparaîtrait jamais. Je me demande alors, puisque notre société est totalement gouvernée par l’idée du revival, que Lady Gaga est l’ultime symbole de ce concept de réappropriation, pourquoi les gays ne choisisseraient pas de se réapproprier les Tuileries ?&lt;br /&gt;Et je m’adresse aussi surtout aux jeunes qui sont fascinés (enfin, c’est une minorité) par ce flair des années 80 et 90 qui les attire. Pourquoi ne seraient-ils pas les leaders de ce revival, pour en faire quelque chose de nouveau ? Tous les queers, les transgenre et whatnot, au lieu de faire des pique-nique républicains, pourquoi n’envahissent-ils pas à nouveau cette partie du Louvre qui serait un écrin de leurs différences, pour se voir, s’amuser, parader, faire les folles, des flashmobs ou des vidéos drôles pour Youtube ?&lt;br /&gt;C’est un endroit gratuit. C’est inestimable à notre époque. Cet endroit est là, personne n’y va, il pourrait être l’équivalent des Piers de New York avec des kids et des boom boxes et des mange disques. Cela pourrait même devenir un endroit mondain, comme c’était avant, quand les gays venaient pour voir et être vus. Et un dernier conseil maternel, comme en avait Luc Coulavin. Aller au soleil, prendre l’air, c’est le meilleur moyen de produire de la vitamine D. Quelques moments d’exposition au soleil et à la lumière produit la quantité journalière de vitamine D. Et je vous assure, amis gays et les autres : vous en avez besoin. Moi ça va, à la campagne, j’ai plus que ma dose. Mais vous, les folles d’aujourd’hui, ce n’est pas dans le Marais que vous allez trouver votre vitamine D.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8122179745272484880-1184496795614988771?l=didierlestrade.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://didierlestrade.blogspot.com/feeds/1184496795614988771/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8122179745272484880&amp;postID=1184496795614988771' title='11 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8122179745272484880/posts/default/1184496795614988771'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8122179745272484880/posts/default/1184496795614988771'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://didierlestrade.blogspot.com/2010/08/les-tuileries-selon-luc-et-yves.html' title='Les Tuileries, selon Luc et Yves'/><author><name>Didier Lestrade</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01860463568146138859</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_uk0axVVTK34/Sjoznqn3bvI/AAAAAAAAAB4/Aq4TYRtEvSg/S220/1.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_uk0axVVTK34/TGQ0Q-sn-9I/AAAAAAAAAK4/KsLnV0f5HNM/s72-c/DSC03904.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>11</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8122179745272484880.post-4866163341059165571</id><published>2010-07-20T12:40:00.011+02:00</published><updated>2010-07-21T15:37:06.282+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Minorités.org'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Gay'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Jardin'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='didierlestrade.fr'/><title type='text'>C'est le moment</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_uk0axVVTK34/TEV_NkhNUhI
